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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Sujet : « Il n'y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien; tout ce qui est utile est laid, car c'est l'expression de quelque besoin, et ceux de l'homme sont ignobles et dégoûtants comme sa pauvre et infirme nature », écrivait Th. Gautier. Que pensez-vous de ce jugement? Vous direz, en particulier, en empruntant vos exemples à vos propres lectures, quelle utilité vous reconnaissez aujourd'hui à la littérature.

Définitions des termes :
  • vraiment : Ce terme implique de prendre en compte qu'il s'agit d'interroger toute la profondeur de l'échange en ne se contentant pas d'une définition superficielle. Il va s'agir de définir l'échange dans ce qu'il a d'essentiel pour nous (on), c'est-à-dire les hommes.
  • beau : 1. Norme permettant le jugement esthétique ; cf. valeur. 2. Sens concret : objet du jugement esthétique ; ce qui provoque une émotion esthétique par l'harmonie des formes, l'équilibre des proportions. 3. (Par ext.) Ce qui suscite une idée de noblesse, de supériorité morale (un beau geste). 4. Pour KANT, le jugement de goût ne détermine pas son objet en le pensant sous un concept universel, puisqu'il porte toujours sur un cas parti­culier ; c'est un jugement réfléchissant dont l'universalité réside dans l'accord des sujets ; c'est pourquoi le beau est défini comme « ce qui plaît universellement sans concept » ; « la beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle est perçue en lui sans représentation d'une fin. »
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • rien : Le néant, l'absence, la nullité.
  • tout : La totalité sans exception.
  • utile : Qui sert à quelque chose. Qui a une fonction.
  • laid : Antithèse du beau en tant que critère de la valeur esthétique du jugement de goût. D'un point de vue moral: mauvais, malhonnête.
  • expression : Action d'exprimer, de dire, de manifester quelque chose. « L'expression de ma liberté » c'est la façon dont ma liberté se réalise et se montre, se donne à voir.
  • besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.
  • dernier homme : Homme médiocre. Ultime produit de l'esclavage engendré par la civilisation.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
  • jugement : Le jugement de réalité (ou d'existence) est un jugement porté sur les faits. Il s'oppose au jugement de valeur, qui est une appréciation subjective sur la valeur d'un objet, d'une action. Le jugement synthétique, d'après Kant, correspond au jugement de réalité, par opposition au jugement analytique, qui correspond aux propositions tautologiques de la logique (par exemple: un triangle a trois angles). JUGEMENT ESTHETIQUE : Acte de l'esprit par lequel nous déterminons si une chose est belle ou laide.
  • exemple : 1. Ce qui peut être imité en tant que modèle. 2. (Logique, math.) Cas particulier quelconque sur lequel on entend démontrer une proposition de portée générale. 3. Invalidation par contre-exemple : raisonnement qui consiste à réfuter une proposition universelle quelconque en exhibant un cas particulier qui ne la vérifie pas.
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.

Extrait du corrigé : Les musées sont pleins d'objets que nous trouvons beaux mais que jadis on trouvait simplement utiles : des vases, des coupes, des bougeoirs, des portraits, des statues. Les portraits servaient à fixer les traits des visages; quand un roi de France voulait se marier, on lui apportait les portraits de vingt princesses lointaines; il fallait d'abord qu'ils fussent ressemblants; mais aujourd'hui nous sommes indifférents à la ressemblance; nous ne sommes plus sensibles qu'à l'art du peintre. De même, de nos jours des touristes athées s'extasient devant la beauté des cathédrales ou des temples grecs. Mais autrefois c'étaient des lieux de culte, c'est-à-dire des bâtiments utiles. Tout se passe donc comme si la beauté était ce qui apparaît quand l'utilité a disparu. Est-ce à dire que ces objets n'ont jamais été beaux et que cette beauté que nous leur découvrons n'est qu'une illusion? Certainement pas. Ces objets étaient à la fois utiles et beaux. Avant l'ère de l'industrie, ces deux notions n'étaient pas séparées, mais bien évidemment leur utilité était au premier plan, et elle dissimulait leur beauté; l'utilité évanouie, la beauté apparaît seule; de là naît l'impression que beauté et utilité sont des choses distinctes, voire incompatibles.

Corrigé : Corrigé directement accessible

Le corrigé du sujet " « Il n'y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien; tout ce qui est utile est laid, car c'est l'expression de quelque besoin, et ceux de l'homme sont ignobles et dégoûtants comme sa pauvre et infirme nature », écrivait Th. Gautier. Que pensez-vous de ce jugement? Vous direz, en particulier, en empruntant vos exemples à vos propres lectures, quelle utilité vous reconnaissez aujourd'hui à la littérature." a obtenu la note de : aucune note

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