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Sujet : « Le théâtre peut apparaître comme un genre littéraire inférieur, un genre mineur. Il fait toujours un peu gros. C'est un art à effets sans doutes. On a l'impression que les choses s'y alourdissent. Les nuances des textes de littérature l'éclipsent. Un théâtre de subtilité littéraire s'épuise vite. » Commentez cette citation de Ionesco.

Ione

Définitions des termes :
  • théâtre : Sens 1 Lieu ouvert ou fermé destiné à la représentation de spectacles. Sens 2 Art de la représentation d'oeuvres par des êtres humains. Sens 3 Genre littéraire comprenant les oeuvres écrites pour être jouées par des comédiens sur scène. Sens 4 Ensemble des pièces d'un auteur, d'un pays, d'une époque.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • Genre : Ensemble d'oeuvres littéraires définies par le fait qu'elles possèdent toutes, et sont seules à posséder, divers caractères communs. En poésie, le genre lyrique, le genre épique, le genre dramatique, le genre didactique; en prose, le genre oratoire, le genre historique, le genre didactique, le genre dramatique, le genre romanesque. Evolution des genres : théorie née au XIXe s., sous l'influence de l'évolutionnisme en biologie, et soutenue notamment par Brunetière (L'évolution des genres dans l'histoire de la littérature, 1890-94) : un genre ne se définit pas par des caractères fixes, mais il naît, évolue, meurt, renaît sous une nouvelle forme, en incorporant parfois des éléments d'un autre genre défunt. Séparation des genres : règle classique interdisant de mélanger le tragique et le comique, et en général de juxtaposer dans une même oeuvre des tons et des genres différents (Exemple: la poésie bucolique et la poésie héroïque). Mélange des genres (romantisme) : mélange du grotesque et du sublime dans le drame.
  • littéraire : Qui à rapport avec la littérature, les lettres.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • toujours : A tout moment, à toute époque ; éternellement, perpétuellement.
  • effet : Tout phénomène considéré comme le résultat d'une cause, et plus particulièrement d'une cause efficiente.
  • sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
  • chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.

Extrait du corrigé : Dans une pièce, chaque personnage, pour imposer sa logique, s'obstine jusqu'à l'extrême : chaque personnage de la pièce Andromaque poursuit son but (épouser Pyrrhus pour Hermione, séduire Hermione pour Oreste)  jusqu'à atteindre la mort ou la folie. Grossissement psychologique qui conduit à un grossissement des situations : la dynamique du théâtre exige de mettre en scène des situations contrastées, pour toucher le spectateur. Le drame romantique, tel que Hugo le définit dans sa préface à Hernani, revendique une esthétique contrastée, pouvant aller jusqu'au grotesque : dans sa pièce Ruy Blas, le héros éponyme promet à Don Salluste d'accourir dès que celui-ci sonnera du cor, en échange de quoi il parvient jusqu'à la reine d'Espagne, et l'épouse; juste après la scène du mariage, alors que le couple savoure ce moment de bonheur, on entend sonner le cor : la dynamique de la pièce repose sur le contraste brutal entre l'idylle amoureuse et le rappel de l'accord passé, qui suggère aussi des intrigues politiques et un danger mortel.     II. Le texte poétique est possible, mais pas systématique au théâtre    Que les caractères soient schématiques et les effets visibles n'empêche pas une forte valeur littéraire du théâtre : Les trois auteurs tragiques du Ve siècle avant JC parvenus jusqu'à nous (Eschyle, Sophocle, Euripide) font preuve d'une très belle écriture poétique, à forte valeur littéraire. Plusieurs textes de théâtre peuvent être pris séparément comme des poèmes, par exemple les Stances très connues du Cid dans la pièce du même nom, ou la narration par Néron, dans l'acte I de Britannicus de Racine, de sa rencontre nocturne avec Junie, dont il tombe alors amoureux. Paul Claudel, auteur plus récent, affirme aussi la possibilité d'une poésie au théâtre, par exemple en écrivant L'annonce faite à Marie, en vers libres. L'exigence de simplicité et de schématisation extrême pose tout de même la question de la valeur d'un texte littéraire au théâtre : Anne Ubersfeld, dans Lire le théâtre, souligne le danger qu'il y aurait à figer le texte, à le sacraliser en le mettant au centre de la mise en scène : il faut au contraire l'écarter, le rendre "mineur" pour augmenter la part de théâtralité. Plusieurs auteurs de théâtre se caractérisent par une écriture dépourvue de recherche : les dialogues en prose chez Molière sont écrits dans un style simple,clair, assez courant, sauf lorsqu'il imite par contraste le langage des "précieuses". Le dépouillement, la pauvreté syntaxique sont permis et créent même des effets intéressants, chez Ionesco par exemple, qui, dans le début de la Cantatrice chauve, fait répéter à ses personnages des phrases qu'il a tirées d'un manuel pour apprendre l'anglais.

Corrigé : Corrigé de 1268 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " « Le théâtre peut apparaître comme un genre littéraire inférieur, un genre mineur. Il fait toujours un peu gros. C'est un art à effets sans doutes. On a l'impression que les choses s'y alourdissent. Les nuances des textes de littérature l'éclipsent. Un théâtre de subtilité littéraire s'épuise vite. » Commentez cette citation de Ionesco." a obtenu la note de :

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