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Sujet : Pour Rousseau, les Fables de La Fontaine ne jouent pas leur rôle éducatif parce qu'elles donnent à voir ce qu'il ne faut pas faire. Vous discuterez son point de vue en prenant appui sur la fonction traditionnelle des apologues et sur les moyens mis en oeuvre pour faire passer un message didactique et moral.

Définitions des termes :
  • rousseau : Deux grandes questions ont préoccupé Rousseau: la liberté, qui est selon lui la véritable destination de l'homme, et l'alliance de la nature et de la société. Rousseau, quoique mal compris à son époque, est l'un des plus grands esprits du siècle des Lumières.
  • fable : Petit récit imaginaire, en prose ou en vers, qui met en scène des animaux ou des personnages symboliques afin d'illustrer une morale. La fable est un apologue et a une forte valeur argumentative.
  • faut-il : "Faut-il ?" est une question qui peut se poser à deux niveaux et donner lieu à un plan en deux parties : 1) la nécessité physique/matérielle/naturelle/économique/sociale, c'est-à-dire la contrainte des choses. 2) l'obligation morale, le devoir, c'est-à-dire l'impératif de la raison pratique.
  • savoir-faire : Ensemble de procédés de gestes habituels permettant la réalisation régulière de certains buts.
  • fonction : Rôle, activité.
  • apologue : Récit court et plaisant porteur d'un message, d'une morale. Candide et L’Ingénu de Voltaire sont des apologues. Les Fables de La Fontaine sont également des apologues.
  • moyen : Ce qui sert à la réalisation d'une fin: "La fin justifie les moyens."
  • moral : Moral: 1) qui concerne la morale. 2) qui est conforme aux règles de la morale; opposé à immoral. Morale: ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.

Extrait du corrigé : Ce sont encore là, direz-vous, des paradoxes. Soit ; mais voyons si ce sont des vérités. [...] Sans citer cette multitude de fables qui n'ont rien d'intelligible ni d'utile pour les enfants, et qu'on leur fait indiscrètement apprendre avec les autres, parce qu'elles s'y trouvent mêlées, bornons-nous à celles que l'auteur semble avoir faites spécialement pour eux. Je ne connais dans tout le recueil de la Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; de ces cinq ou six je prends pour exemple la première de toutes, parce que c'est celle dont la morale est le plus de tout âge, celle que les enfants saisissent le mieux, celle qu'ils apprennent avec le plus de plaisir, enfin celle que pour cela même l'auteur a mise par préférence à la tête de son livre. En lui supposant réellement l'objet d'être entendue des enfants, de leur plaire et de les instruire, cette fable est assurément son chef-d'oeuvre : qu'on me permette donc de la suivre et de l'examiner en peu de mots. Rousseau analyse ensuite « à la manière d'un enfant » Le Corbeau et le Renard de La Fontaine et conclut qu' « on leur apprend moins à ne pas le laisser tomber de leur bec qu'à le faire tomber du bec d'un autre ». La fable opère donc sur l'enfant l'effet inverse de celui escompté : Suivez les enfants apprenant leurs fables, et vous verrez que, quand ils sont en état d'en faire l'application, ils en font presque toujours une contraire à l'intention de l'auteur, et qu'au lieu de s'observer sur le défaut dont on les veut guérir ou préserver, ils penchent à aimer le vice avec lequel on tire parti des défauts des autres. Dans la fable précédente, les enfants se moquent du corbeau, mais ils s'affectionnent tous au renard ;   - Mais la critique des penseurs du XVIIIe contre les fables et l'apologue à visée didactique semble tenir à une différence d'acception du terme « morale » : Au XVIIème siècle, la morale n'était pas normative, elle était, conformément â l'étymologie, la « science des moeurs », et les moeurs étaient, selon la définition de Furetière, les "habitudes naturelles ou acquises suivant lesquelles les peuples ou les particuliers conduisent les actions de leur vie". Autrement dit, la "morale" du XVIIème siècle ressemble plus à notre psychologie et à notre sociologie qu'à notre morale. Il ne faut peut-être donc pas analyser les apologues comme des règles de conduites mais comme des textes délivrant un enseignement plus objectif et social.

Corrigé : Corrigé de 2311 mots (soit 4 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Pour Rousseau, les Fables de La Fontaine ne jouent pas leur rôle éducatif parce qu'elles donnent à voir ce qu'il ne faut pas faire. Vous discuterez son point de vue en prenant appui sur la fonction traditionnelle des apologues et sur les moyens mis en oeuvre pour faire passer un message didactique et moral." a obtenu la note de : aucune note

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