Podcast littérature
NoCopy.net

LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN FRANCAIS

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» inscrits
Partager

Sujet : Le romantisme a été la grande révolution littéraire moderne. On a parlé souvent de réactions contre le romantisme. On a donné ce nom à des mouvements comme le Parnasse, le réalisme, le naturalisme, le symbolisme, le néo-classicisme. Mais il ne serait pas difficile de montrer qu'ils sont bien plutôt des décompositions ou des transformations du romantisme. Commentez ce jugement ?

Définitions des termes :
  • romantisme : Mouvement artistique et littéraire, conçu comme une rupture avec le goût et le beau classique, amorcé dès la fin du XVIIIe siècle. Chateaubriand, Musset, Hugo...
  • révolution : Du latin revolutus, qui a donné en bas latin revulotio. Revolutus signifie: révolu, dont le cycle est achevé. En astronomie, une révolution désigne le retour périodique d'un astre sur son orbite. En ce qui concerne les choses humaines, le mot désigne un bouleversement. C'est à partir du XVIIIe siècle qu'il prendra un autre sens: fondation d'un ordre nouveau.
  • littéraire : Qui à rapport avec la littérature, les lettres.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • Parnasse : Groupe de poètes qui créa en 1866 la revue le Parnasse contemporain autour du principe de l'art pour l'art. Le Parnasse se définit avant tout par un rejet de la poésie romantique (notamment celle de Lamartine), à laquelle il reproche son lyrisme incontrôlé. Derrière Leconte de Lisle qu'ils se reconnaissent pour maître, les poètes du Parnasse (Gautier, Bainville, Heredia...) définissent les principes d'une nouvelle poésie : le culte de la beauté, la règle de l'impassibilité, le travail de la forme. Pourtant, dix ans après sa naissance, le Parnasse est miné de l'intérieur par la systématisation de sa pensée : la poésie est devenue une recherche gratuite de l'esthétique. Mais le mouvement aura ouvert la voie aux grands poètes de la fin du siècle : Baudelaire, Mallarmé, Verlaine, Rimbaud.
  • réalisme : Toute doctrine considérant qu'il existe une réalité indépendante de la pensée. Aussi, l'esprit est d'abord sensible à la réalité des choses avant de pouvoir les concevoir et les expliquer.
  • naturalisme : Le naturalisme constitue un durcissement du réalisme. L'écrivain tente de tirer des lois de l'observation de la réalité. Emile Zola est le chef de file du mouvement. Il adopte la méthode expérimentale de Claude Bernard et l'adapte à la littérature: l'écrivain est désormais le transcripteur de la réalité sous tous ses aspects, même les plus noirs.
  • symbolisme : Le symbolisme connut son apogée dans les dernières années du XIXe siècle. Réunis par le gout du mystère et du surnaturel, les poètes symbolistes travaillaient la langue en musiciens pour établir les "correspondances chères à Baudelaire. Pour ces artistes, la science ne suffisait pas. Seule l'intuition, en forgeant des images à valeur de symbole, pouvait parvenir à dévoiler toute la réalité, visible et invisible.
  • classicisme : Ce qui appartient à l'époque classique => XVIIe siècle (Molière, Louis XIV, Racine...).
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).
  • jugement : Le jugement de réalité (ou d'existence) est un jugement porté sur les faits. Il s'oppose au jugement de valeur, qui est une appréciation subjective sur la valeur d'un objet, d'une action. Le jugement synthétique, d'après Kant, correspond au jugement de réalité, par opposition au jugement analytique, qui correspond aux propositions tautologiques de la logique (par exemple: un triangle a trois angles). JUGEMENT ESTHETIQUE : Acte de l'esprit par lequel nous déterminons si une chose est belle ou laide.

Extrait du corrigé : Une vue classique des manuels consiste à montrer le romantisme envahissant la scène littéraire dans les années 1815 à 1830, disparaissant comme école, mais se continuant comme tendance jusqu'en 1843, date de l'échec des Burgraves. Le grand succès de Lucrèce, tragédie « classique » de Ponsard, en 1843, les débuts de Leconte de Lisle vers 1845 semblent amorcer une réaction qui ne s'interrompra plus jusqu'à nos jours. Traiter une oeuvre de romantique sera dorénavant une qualification plutôt péjorative, comme si précisément on voulait souligner son caractère démodé, suranné. Or certains critiques, prenant les choses d'une vue plus large, estiment que le romantisme a introduit dans nos lettres des valeurs dont celles-ci n'arriveront jamais à se débarrasser vraiment : un Thibaudet pense par exemple que le romantisme est un mal si profond dans notre littérature moderne qu'il n'est plus possible de l'extirper, car le détruire ce serait détruire la littérature; à son avis, en effet, le romantisme « a été la grande révolution littéraire moderne ». un peu comme la Révolution française, même si ses principes ont été depuis très violemment combattus, reste la grande coupure de notre histoire et marque le début des temps modernes. De même, en littérature « on a parlé souvent de réactions contre le romantisme. On a donné ce nom à des mouvements comme le Parnasse, le réalisme, le naturalisme, le symbolisme, le néo-classicisme. Mais il ne serait pas difficile de montrer qu'ils sont bien plutôt des décompositions ou des transformations du romantisme ». Ainsi Thibaudet ne nie pas une apparente rupture, il reconnaît le paradoxe de sa position; d'ailleurs il ne prétend pas que le romantisme a survécu, il parle de « décomposition » (d'une survivance en « pièces détachées », si l'on peut dire), certains éléments même ont été transformés : on pourra se demander notamment s'ils n'ont pas été purifiés et si le rôle de certaines écoles ne sera pas de reprendre telle ou telle notion romantique pour l'amener à un degré d'élaboration supérieur. Mais surtout Thibaudet, nous invitant à dominer un peu la question, nous suggère que le romantisme est plus qu'une école parmi d'autres, qu'il est avant tout une grande tendance artistique.

Corrigé : Corrigé directement accessible

Le corrigé du sujet "Le romantisme a été la grande révolution littéraire moderne. On a parlé souvent de réactions contre le romantisme. On a donné ce nom à des mouvements comme le Parnasse, le réalisme, le naturalisme, le symbolisme, le néo-classicisme. Mais il ne serait pas difficile de montrer qu'ils sont bien plutôt des décompositions ou des transformations du romantisme. Commentez ce jugement ?" a obtenu la note de : aucune note

LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN LITTERATURE

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :