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Sujet : Le roman européen

Définitions des termes :
  • Roman : Récit en prose d'aventures imaginaires qui se distingue : a) de la nouvelle, par sa durée prolongée dans le temps ou par le fait que, même dans un récit assez court, nous avons une vue de la psychologie totale des personnages; b) du conte, par le fait qu'il donne l'existence aux choses et aux êtres qu'il décrit, sans les considérer comme des inventions merveilleuses ou des symboles philosophiques. Oeuvre d'imagination en prose, assez longue, qui présente et fait vivre des personnages donnés comme réels, dont elle raconte leurs histoire, aventures, psychologies, destins. Les romans se distinguent par l'importance relative des divers éléments qui coexistent dans la plupart d'entre eux : a) l'action, qui domine dans le roman d'aventures, policier, de cape et d'épée, le roman noir (genre venu d'Angleterre, très à la mode à la fin du XVIIIe s. et au début du XIXe : récit d'aventures merveilleuses et terribles dans des décors effrayants) ; b) l'analyse psychologique qui prédomine dans le roman dit d'analyse, le roman autobiographique (confession de l'auteur sous forme de récit ou de journal), le roman intime ou intimiste, le roman par lettres ou épistolaire; c) la peinture de la société : roman historique, picaresque, de moeurs, paysan, populiste, de la famille, d'une époque; roman fleuve : vaste roman qui se déroule sur un long espace de temps et donne souvent, grâce à plusieurs intrigues simultanées, une large vue de la société d'une époque : Exemple: Les hommes de bonne volonté, de Jules Romains; d) la peinture du monde extérieur : roman exotique, planétaire (c'est-à-dire, après 1920, le roman qui se passe à travers tous les pays du monde); e) les idées : le roman peut avoir un but didactique (roman scientifique, allégorique, symbolique), contribuer à développer le savoir vivre et la politesse (XVIIe s. roman pastoral, précieux), défendre des idées morales et philosophiques (roman à thèse), attaquer la société (roman satirique), proposer un idéal social.

Extrait du corrigé : Il y a cent ans, le roman était loin d'être mort ou même en sommeil ; mais on notait le dépassement du roman en direction de l'épopée. Pour ne citer que quelques noms parmi les plus illustres, l'Italie avait Italo Svevo, l'Angleterre Virginia Woolf et ce Conrad qu'elle partage avec la Pologne, l'Allemagne Thomas Mann, enfin la France Bernanos. Entre ces divers écrivains européens il y avait peu de choses en commun, du moins à première vue, sinon leur ambiguïté, leur vision symbolique, leur sens de la durée et peut-être une certaine nostalgie des choses qui périssent... On ne peut enfermer le roman dans une formule exclusive : il contient tous les genres, du poème à l'essai, du drame à la biographie. Héritier de la grande tradition du roman russe ­ celle de Gogol, de Dostoïevski, de Tourgueniev, de Tchekhov, de Gorki ­ voici qu'apparaît, à l'autre extrémité du continent européen, le puissant, le tendre Bernanos, romancier catholique, chrétien comme Péguy, mais venu de la droite, et pour qui la vérité se trouve dans le regard de la sainteté. Quel peut être le commun dénominateur entre l'auteur du Journal d'un Curé de Campagne et le révolutionnaire Gorki ? Eh bien, cet écrivain si fier d'être Français semble être paradoxalement, on l'a souligné, " de tous nos écrivains celui qui est le plus proche des romanciers russes, notamment par la place qu'il accorde dans son oeuvre à l'illogisme ". Et les héros de Bernanos, en proie au vertige, paraissant avoir goûté l'enfer, connaissant l'épreuve des ténèbres et du désespoir, ne semblent-ils pas déjà se profiler chez Gogol ? Ne trouve-t-on pas chez les grands écrivains russes du XIXe siècle la première vision de cette humanité sur qui brille et brûle le sinistre " soleil de Satan " et qui nous annonce, longtemps à l'avance, ce cadavre en voie de décomposition que sera M. Ouine ? Un autre trait, bien différent, rapproche Georges Bernanos de Dostoïevski et de Tolstoï : son discernement des âmes et son insatiable soif de justice. Ses personnages sont rongés par un mal intérieur. Il ne fait qu'un avec ses livres. Comme Dostoïevski, c'est un écrivain pour qui " l'imaginaire n'est qu'un médium ", a-t-on dit, et " ses colères partent d'un foyer de charité " ; il a l'esprit d'enfance, mais il vit sous le signe de l'agonie. Dostoïevski exercera d'ailleurs son influence marquante sur tous les écrivains du XXe siècle : il est le précurseur d'une vision nouvelle de l'homme, imprévisible et polymorphe.

Corrigé : Corrigé directement accessible

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