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Sujet : Dans La Religieuse "Diderot se livre à ce qu'il nomme lui-même une effroyable satire des couvents, mais cette volonté polémique ne vaudrait que pour l'anecdote s'il n'y développait une véritable méditation sur les méfaits de la solitude et sur les effets pervers de la violence que l'homme exerce contre la nature et contre lui-même- spirituellement par le fanatisme, physiquement par la répression systématique des besoins du corps". Dans quelle mesure ce propos de Pierre Lepape (Diderot, Flammarion, coll.Champs) éclaire-t-il votre lecture de l'oeuvre ?

Définitions des termes :
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • diderot : "D'une curiosité universelle, causeur merveilleux,Denis Diderot fut, pour le XVIIIe siècle, le «philosophe» par excellence, le citadin qui ne peut se passer longtemps des salons, des discussions et de la vie intellectuelle de la capitale. Mais ce fut aussi, selon les frères Goncourt, le créateur du roman réaliste."
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
  • satire : C'était, autrefois, une pièce en vers qui attaquait les vices et ridicules de son temps. De nos jours, c'est un discours oral ou écrit, qui tourne en dérision tel aspect de la vie sociale, avec une verve qui n'est pas toujours exempte de médisance.
  • volonté : Au sens large, ensemble des forces psychiques portant à l'action. Inclinations, désirs, passions relèvent de la volonté ainsi entendue. C'est la détermination arrêtée d'accomplir une certaine action. VOLONTE DE PUISSANCE: Cette notion n'a, dans la philosophie de Nietzsche, aucune connotation militaire, belliqueuse. Celui qui est puissant est celui qui a le courage et la force de réaliser ce que la vie lui demande de réaliser. VOLONTE GENERALE: Selon Rousseau, elle ne peut pas s'identifier seulement à la majorité. La volonté générale est unanime. Elle exprime en sa totalité l'esprit d'une communauté.
  • polémique : Débat d'idées fondé sur un désaccord. Discussion violente et passionnée, la polémique prend quelquefois le visage d'un règlement de comptes. Utilisant souvent la satire comme forme d'expression, elle cherche à terrasser l'adversaire par des arguments qui, dans le meilleur des cas, font appel à la raison et au droit, et qui, dans le pire des cas, ne traduisent que passions et préjugés. Dans le domaine littéraire, les polémiques sont fréquentes ; elles expriment des désaccords sur une théorie, une oeuvre, un auteur, une idéologie... Une des plus célèbres polémiques de l'histoire littéraire est celle qui, au XVIIIe siècle, opposa Voltaire à Rousseau et qui se termina par une brouille définitive. La polémique a ses formes d'expression : le conte philosophique (ex. : Candide ou l'Optimisme, Voltaire, 1759), le pamphlet (ex. : A l'agité du bocal, Louis-Ferdinand Céline, 1948), la comédie (ex. : Tartuffe, Molière, 1664), la lettre (ex. : lettre du 30 août 1755 de Voltaire à Rousseau).
  • véritable : vrai, authentique, conforme à la vérité.
  • méditation : Réflexion profonde et attentive sur un sujet donné. En religion, la méditation désigne une attitude de recueillement et d'oraison mentale.
  • effet : Tout phénomène considéré comme le résultat d'une cause, et plus particulièrement d'une cause efficiente.
  • violence : Du latin violentia, "abus de la force". A l'origine, le terme désigne le fait "d'agir sur quelqu'un ou de le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.
  • dernier homme : Homme médiocre. Ultime produit de l'esclavage engendré par la civilisation.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
  • fanatisme : Passion religieuse ou politique de celui qui croit détenir la vérité absolue. Ce mot vient du latin famum "temple", et s'appliquait aux prêtres affectés au service du temple, en particulier des prêtres dans les transes de l'inspiration divine. De la même façon, on qualifiait de fanatica la philosophie qui expliquait les faits par l'intervention du sacré.
  • besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.
  • corps : Ce mot a trois sens: A) Il désigne toute substance matérielle que l'homme peut percevoir et qui existe en dehors de lui. En ce sens, un corps possède une masse, occupe un espace et a trois dimensions. B) Il désigne le corps humain, dont les propriétés physiques font l'objet d'études anatomo-physiologiques. C) Il désigne enfin cet épace occupé par la pensée de chacun.

Extrait du corrigé : Dans quelle mesure cette infamie qu'il dénonce dans les ordres monastiques constitue-t-elle la trame de son roman? C'est la distinction compliquée entre nature bonne et nature déchue que Diderot essaie de résoudre à travers l'histoire de Soeur Suzanne. Il semble que deux axes principaux ont guidé son entreprise, et ce à travers les différents couvents fréquentés par la religieuse: D'une part l'observation empirique des effets pervers de la continence non consentie, quelle soit dans le domaine de la solitude ou des besoins naturels au corps, et d'autre part la condamnation sans appel des institutions (en particulier religieuses…) qui laissent libre cours à ces actes odieux sous couvert de piété, et qui justifient d'écrire ce qu'il appelle lui-même "une effroyable satire des couvents".

Corrigé : Corrigé directement accessible

Le corrigé du sujet " Dans La Religieuse "Diderot se livre à ce qu'il nomme lui-même une effroyable satire des couvents, mais cette volonté polémique ne vaudrait que pour l'anecdote s'il n'y développait une véritable méditation sur les méfaits de la solitude et sur les effets pervers de la violence que l'homme exerce contre la nature et contre lui-même- spirituellement par le fanatisme, physiquement par la répression systématique des besoins du corps". Dans quelle mesure ce propos de Pierre Lepape (Diderot, Flammarion, coll.Champs) éclaire-t-il votre lecture de l'oeuvre ?" a obtenu la note de : aucune note

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