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Sujet : POURQUOI AIMONS-NOUS LA FONTAINE ? Après avoir étudié l'oeuvre de La Fontaine, un critique contemporain conclut : « Il n'y a pas de note humaine qui ne s'y fasse entendre, l'ironie, l'émotion, la pitié, le courage, le goût du plaisir et de la retraite, l'acceptation de la vie et le besoin du rêve. On voudrait faire sentir pourquoi on l'aime ; mais on n'ose forcer la voix quand on parle du plus discret des poètes. » Vous direz si vous retrouvez dans ces quelques lignes l'impression que vous a laissée la lecture de la Fontaine.

Définitions des termes :
  • pourquoi : Pour quelle raison, quel motif: raison intellectuelle de parler ou d'agir OU pour quel mobile, force irrationnelle qui pousse à parler ou à agir.
  • critique : Ce mot désigne l'examen, par la raison, de la valeur logique d'une démonstration.
  • humain : Sens 1: Personne humaine. Synonyme: individu. Sens 2: Qui a trait à l'homme. Sens 3: Sensible, compréhensif. Synonyme: accessible.
  • ironie : Méthode interrogative de Socrate feignant l'ignorance pour amener ses auditeurs à découvrir leurs erreurs, afin de las conduire ensuite à la vérité.
  • pitié : Sentiment de sympathie qu'inspire le spectacle des souffrances d'autrui. Pour Rousseau, la pitié est un sentiment naturel à la base de tout respect et de toute moralité.
  • goût : 1) Sens par lequel on perçoit les saveurs. 2) Faculté de porter un jugement approprié sur la beauté d'une oeuvre d'art. Faculté de reconnaître et d'apprécier le beau. Kant définira les caractéristiques du jugement de goût: : « Est beau l'objet d'une satisfaction désintéressée », « Est beau ce qui plaît universellement sans concept », « La beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle y est perçue sans la représentation d'une fin », « Est beau ce qui est reconnu sans concept comme l'objet d'une satisfaction nécessaire ».
  • plaisir : Du latin placere, être agréable à .. a) Sensation ou émotion agréable, liée à la satisfaction d'un besoin, d'un désir. b) Principe de plaisir : chez Freud, principe primaire en vertu duquel nous cherchons d'abord à nous procurer du plaisir et à fuir le déplaisir.
  • besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.
  • rêve : Succession d'images qui se déroulent dans la conscience pendant le sommeil et que le sujet endormi vit comme des événements réels. Pour les anciens, le rêve est un signe qui vient de l'Au-delà. Pour les scientistes du XIXe siècle, c'est la mécanique nerveuse, libérée du contrôle de la conscience vigilante, qui explique cette succession d'images peu cohérentes. Ni l'explication magique, ni l'application physiologique ne découvrent au rêve un sens humain. Le sens du rêve est situé en quelque sorte soit au-dessus, soit au-dessous de l'homme : les dieux parlent en mes songes ou bien c'est mon corps qui rêve, mais ce n'est pas moi qui rêve. Mes rêves, si l'on peut dire ne me concernent pas. Freud, le premier, donne au rêve un sens humain : Le rêve est la satisfaction d'un désir. La censure (voir ce mot) qui, à l'état de veille, refoule les désirs scabreux, interdits, se trouve pendant le rêve non pas supprimée mais affaiblie. Les désirs interdits se satisfont dans le rêve, mais d'une façon encore détournée, voilée, symbolique. Le rêve nécessite donc une interprétation et son incohérence n'est qu'apparente. Sous les images manifestes, patentes, du rêve, le psychanalyste doit découvrir des significations cachées.
  • savoir-faire : Ensemble de procédés de gestes habituels permettant la réalisation régulière de certains buts.
  • aimer : Éprouver de l'affection, de l'amour ou de l'attachement pour quelqu'un ou quelque chose.
  • forcer : Contraindre, obliger par force, faire pression.
  • poète : Celui qui écrit des poèmes (en vers ou en prose).
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.

Extrait du corrigé : Et il y a parfois des actes courageux dans l'oeuvre de La Fontaine. Le moucheron n'est-il pas téméraire en s'attaquant au lion ? Voilà pour les actes extérieurs, les sentiments, les émotions ; on peut dire que La Fontaine sentit comme nous sentons tous pour la plupart, aima non point passionnément mais spontanément, naturellement, sans déchaînements, sans idéalisation non plus, agir comme nous le faisons tous, tantôt égoïstement, tantôt avec Des élans fous de générosité. Il fut comme l'humanité moyenne, tantôt se livrant à nous, tantôt plein de pudeur, n'étalant jamais tes sentiments, ne livrant pas son « coeur en pâture», le plus personnel des classiques, tout en étant le plus discret des poètes. D reste sa conception de la vie, sa philosophie, en quelque e sa vie intérieure, non du point de vue du coeur mais du point de vue de l'âme. Et là encore, il est tout proche de nous dans ses contradictions même, acceptant la vie comme elle est en goûtant les plaisirs en épicurien, en naturaliste comme Montaigne ou Rabelais, ou même Molière, jouissant de toutes les joies terrestres, tantôt au contraire s'éloignant dans une retraite paisible loin des villes, des plaisirs, s'élevant, s'abandonnant au rêve, vivant ainsi une autre vie comme Rousseau ou Nerval ou d'autres encore. Par sa complexité, il représente bien ses tendances opposées de l'esprit humain que d'autres auteurs ont peut-être chacun dans sa voie portées à la perfection, mais qu'aucun comme lui n'a su réunir harmonieusement. La Fontaine est connu comme étant Polyphile, épicurien délicat, aimant la vie sous toutes ses formes, goûtant à tous ses plaisirs en dilettante, jamais esclave de ses instincts, les satisfaisant toujours, acceptant la mort La mort avait raison: je voudrais qu'à cet âge On sortit de la vie ainsi que d'un banquet comme il a accepté la vie : Papillon du Parnasse, et semblable aux abeilles Je suis chose légère et vole à tout sujet Je vais de fleur en fleur et d'objet en objet. Ne lui ressemblons-nous pas à cet être volage mais aimable, souriant, heureux, ne refusant rien de ce que la vie nous offre : J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique, Tous les plaisirs, les arts de toute espèce, La ville et la campagne, enfin tout : Il n'est rien qui ne me soit un souverain bien, Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique. Non, la Fontaine n'a rien d'un ascète, cet épicurisme est bien humain.

Corrigé : Corrigé de 1815 mots (soit 3 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " POURQUOI AIMONS-NOUS LA FONTAINE ? Après avoir étudié l'oeuvre de La Fontaine, un critique contemporain conclut : « Il n'y a pas de note humaine qui ne s'y fasse entendre, l'ironie, l'émotion, la pitié, le courage, le goût du plaisir et de la retraite, l'acceptation de la vie et le besoin du rêve. On voudrait faire sentir pourquoi on l'aime ; mais on n'ose forcer la voix quand on parle du plus discret des poètes. » Vous direz si vous retrouvez dans ces quelques lignes l'impression que vous a laissée la lecture de la Fontaine." a obtenu la note de : aucune note

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