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Sujet : « Le philosophe se sert de la fiction comme d'une grille à travers laquelle l'esprit du lecteur doit saisir une intention et une pensée. Dans la mesure où elle renvoie à cette pensée, la fiction est un prétexte et le lecteur doit sentir comme telle ». Vos connaissances du conte voltairien vous permettent-elles d'expliquer cette affirmation ?

Définitions des termes :
  • philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
  • fiction : Mensonge ; fait imaginé, opposé à réalité ; création de l'imagination, en littérature.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • esprit : La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
  • pensée : Faculté de connaître, de comprendre, de juger, de raisonner, qui est censée caractériser l'homme, par opposition à l'animal. Synonyme d'entendement, de raison.
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • conte : Récit court qui se distingue du roman et de la nouvelle. Il cherche à sortir de la réalité par le merveilleux; (Exemple: les Contes des Mille et une nuits, les Contes de Perrault), par le fantastique (Exemple: les Contes d'Hoffmann), Ou simplement par la stylisation (Exemple: les Contes de La Fontaine, de Voltaire) des héros ramenés à un trait caricatural ou symbolique. A la différence de la nouvelle, le conte entasse une très grande quantité d'aventures, s'étend dans le temps et dans l'espace, mais il demeure plus court que le roman parce qu'il schématise les événements et les ramène à leur signification symbolique sans chercher, par l'abondance des détails, à les faire exister réellement pour le lecteur. Le personnage du conte est lui aussi schématisé : il ne nous intéresse pas en tant qu'être existant individuellement, mais plutôt eh tant que symbole philosophique, image morale ou marionnette comique. Le charme du conte vient surtout de l'intrigue et de son sens philosophique et moral.
  • expliquer : 1. ? (Logique class.) Exposer ce qui entre dans la compréhension d'un concept ; opposé à détermination, sens 1. 2. ? Rendre intelligible quelque chose en le rattachant à une détermination quelconque, et plus particulièrement causale ; parf. opposé à comprendre. 3. ? Explication : action d'expliquer ; résultat de cette action ou proposition exprimant ce résultat. 4. ? Explicatif : a) Qui concerne l'explication, ou la valeur d'explication. b) Définition explicative (logique class.) : définition où le définissant expose la compréhension d'un défini qu'on suppose implicitement donné ; opposée à définition constructive. c) Proposition explicative (logique class. PORT-ROYAL) : proposition incidente qui développe la compréhension du terme de la principale auquel elle se rapporte (le chat qui est un animal...), par opposition à l'incidente déterminative qui, ajoutant à la compréhension de ce terme, en restreint l'extension (la gloire qui vient de la vertu...).

Extrait du corrigé : Dans Candide, l'intrigue est quasiment absente : les personnages surgissent et disparaissent de manière aléatoire, les scènes sont très courtes. La seule véritable intrigue est philosophique : c'est celle de l'initiation intérieure de Candide.    II Importance de la fiction tout de même   Néanmoins l'auteur, qu'il soit Diderot, Voltaire ou Montesquieu, choisit pour s'exprimer la forme du roman ou du conte : c'est donc que la fiction présente un intérêt, et ajoute à la pensée : elle remplit le devoir de "movere" et "placere" : si le lecteur est ému par les mésaventures des personnages, ou s'il rit, il a plus de chances d'adhérer à la doctrine de l'auteur. Voltaire semble se faire un devoir de faire toujours rire ses lecteurs, grâce à son ironie acérée. Dans le Chapitre I du conte L'ingénu, qui met en scène l'arrivée d'un sauvage Huron au coeur de la Bretagne, le Huron est accueilli par le curé d'un prieuré qui le questionne sur ses amours; il fait l'éloge de "Mlle Abacaba", une amie de son ancienne nourrice, en des termes excessifs, avec des comparaisons louangeuses qui frisent le grotesque. Ce morceau est un produit de la fantaisie de l'auteur qui s'amuse et joue avec le genre de la louange, et dans le même temps fait sourire ses lecteurs (le thème amoureux donne dès le départ une tonalité plus légère au texte).  On peut évoquer aussi le cas des Lettres persanes, de Montesquieu : ce n'est plus un conte, mais un vrai "roman philosophique" qui aborde par le biais des réflexions des deux Persans exilés à Paris plusieurs thèmes sérieux : la politique, la liberté, l'amour. L'intrigue fictionnelle est assez maigre : Usbek, l'un des Persans, reçoit régulièrement des nouvelles de son Sérail et s'inquiète de savoir si toutes les femmes du harem restent sages et fidèles; l'une d'elle, Roxane, se révolte contre son assujettissement et, dans un coup de théâtre, provoque une rébellion du Sérail puis se suicide. Cette intrigue est en grande partie un prétexte aux réflexions de Montesquieu, mais elle occupe toute la fin et tout le dénouement du roman, et tient le lecteur en haleine jusqu'à la fin.   III.

Corrigé : Corrigé de 1250 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " « Le philosophe se sert de la fiction comme d'une grille à travers laquelle l'esprit du lecteur doit saisir une intention et une pensée. Dans la mesure où elle renvoie à cette pensée, la fiction est un prétexte et le lecteur doit sentir comme telle ». Vos connaissances du conte voltairien vous permettent-elles d'expliquer cette affirmation ?" a obtenu la note de : aucune note

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