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Sujet : Dans L'Immortalité (Gallimard, 1990), un personnage de Milan Kundera déclare : La tension dramatique, c'est la véritable malédiction du roman parce qu'elle transforme tout, même les plus belles pages, même les scènes et les observations les plus surprenantes, en une simple étape menant au dénouement final, où se concentre le sens de tout ce qui précède. Dévoré par le feu de sa propre tension, le roman se consume comme une botte de paille. Vous confronterez à cette affirmation votre propre expérience de la lecture romanesque.

Définitions des termes :
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • personnage : Individu qui joue un rôle plus ou moins important dans un récit. Le personnage est une notion difficile à cerner. Dans le roman traditionnel, il est assimilé à une personne : ses traits naissent de l'imagination d'un écrivain (personnage fictif, ex. : Meursault dans l'Étranger, d'Albert Camus) ou sont empruntés à l'histoire (personnage historique, ex. : Richelieu dans les Trois Mousquetaires, d'Alexandre Dumas). Souvent, il présente une nature mixte, lorsque l'auteur, s'inspirant d'un personnage ayant véritablement existé, romance plus ou moins consciemment les données de l'histoire à des fins dramatiques (ex. : d'Artagnan). Dans le roman moderne et contemporain, le personnage est devenu une conscience qui construit le récit à partir de sa propre expérience du monde. Le « il » du roman traditionnel a laissé place au « je qui est à la fois le narrateur et le personnage (ex. : Marcel dans A la recherche du temps perdu, de Marcel Proust). Dans une oeuvre, il n'est pas toujours aisé de distinguer le personnage principal des personnages secondaires. En effet, l'importance d'un personnage ne se mesure pas à ses fréquences d'apparition, mais à sa fonction dans le texte — c'est-à-dire à la mission qui lui revient dans la construction du récit. C'est ici que. la notion d'« actant », empruntée à l'analyse structurale du récit, peut être d'un grand secours.
  • Dramatique : Désigne tout ce que se réfère à l'action (drama > action) => on parle alors de l'intérêt dramatique d'une scène. Dramatique renvoie aussi à tout ce qui désigne le théâtre => les genres dramatiques. Attention dramatique ne veut pas dire tragique.
  • véritable : vrai, authentique, conforme à la vérité.
  • Roman : Récit en prose d'aventures imaginaires qui se distingue : a) de la nouvelle, par sa durée prolongée dans le temps ou par le fait que, même dans un récit assez court, nous avons une vue de la psychologie totale des personnages; b) du conte, par le fait qu'il donne l'existence aux choses et aux êtres qu'il décrit, sans les considérer comme des inventions merveilleuses ou des symboles philosophiques. Oeuvre d'imagination en prose, assez longue, qui présente et fait vivre des personnages donnés comme réels, dont elle raconte leurs histoire, aventures, psychologies, destins. Les romans se distinguent par l'importance relative des divers éléments qui coexistent dans la plupart d'entre eux : a) l'action, qui domine dans le roman d'aventures, policier, de cape et d'épée, le roman noir (genre venu d'Angleterre, très à la mode à la fin du XVIIIe s. et au début du XIXe : récit d'aventures merveilleuses et terribles dans des décors effrayants) ; b) l'analyse psychologique qui prédomine dans le roman dit d'analyse, le roman autobiographique (confession de l'auteur sous forme de récit ou de journal), le roman intime ou intimiste, le roman par lettres ou épistolaire; c) la peinture de la société : roman historique, picaresque, de moeurs, paysan, populiste, de la famille, d'une époque; roman fleuve : vaste roman qui se déroule sur un long espace de temps et donne souvent, grâce à plusieurs intrigues simultanées, une large vue de la société d'une époque : Exemple: Les hommes de bonne volonté, de Jules Romains; d) la peinture du monde extérieur : roman exotique, planétaire (c'est-à-dire, après 1920, le roman qui se passe à travers tous les pays du monde); e) les idées : le roman peut avoir un but didactique (roman scientifique, allégorique, symbolique), contribuer à développer le savoir vivre et la politesse (XVIIe s. roman pastoral, précieux), défendre des idées morales et philosophiques (roman à thèse), attaquer la société (roman satirique), proposer un idéal social.
  • tout : La totalité sans exception.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
  • scène : Au théâtre, le mot scène a deux sens. 1) C'est une partie d'un acte au cours de laquelle le plateau est occupé par les mêmes personnages. 2) C'est le plateau lui-même: l'espace où jouent les acteurs.
  • observation : 1) Action de constater, connaissance des faits résultant d'une attention passive; Claude Bernard l'oppose à l'expérimentation. 2) Résultat de l'observation.
  • dénouement : Partie finale d'une pièce de théâtre où l'action s'achève, où les problèmes soulevés durant la crise trouvent leur solution. Le dénouement est le moment où les conflits se résolvent (dans la comédie), où la mort et le malheur l'emportent (dans la tragédie). Quelques principes classiques doivent cependant être respectés, notamment la vraisemblance : l'arrivée d'un deus ex machina que personne n'attend et qui, ayant tout pouvoir, résout les problèmes par enchantement doit rester exceptionnelle. Si, en principe, il répond à toutes les questions que le spectateur se pose, on remarque cependant que, dans le théâtre contemporain, il ne respecte pas toujours cette dernière règle : il peut laisser ouverte la réflexion ou interpeller le spectateur s'apprêtant à quitter le théâtre {Ubu roi, d'Alfred Jarry, ou le Balcon de Jean Genêt, par exemple).
  • sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.
  • comme : De même que, tel que, à l'instar de.
  • expérience : En philosophie, l'expérience est une connaissance acquise par le contact direct, par l'action directe d'un sujet sur un objet. Il s'agit donc de données concrètes et sensibles, à partir desquelles il est possible de construire une connaissance du monde. Cependant, si, pour la tradition empiriste, l'expérience est le fondement de toutes nos connaissances, pour les rationalistes, elle est peu fiable, voire mensongère, car donnée par les sens.
  • romanesque : Qui appartient au domaine du roman. (nom) Thèmes et situations provoquant des effets pathétiques et dramatiques faciles. Le terme « romanesque » n'est pas toujours pris en bonne part. Il désigne souvent, dans le roman ou dans le théâtre, des procédés dont les effets spectaculaires ne sont pas à porter au crédit de l'écrivain. Le romanesque est alors associé à l'invraisemblance et à l'exagération. Les poursuites, les enlèvements, les retrouvailles, les amours impossibles traités sous cette forme entrent dans la définition du romanesque. Toutefois, on parlera aussi d'esprit romanesque pour désigner, chez un sujet, une tendance à la rêverie et un désir d'aventures amoureuses extraordinaires. Emma Bovary est l'incarnation même de l'esprit romanesque.

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Le corrigé du sujet " Dans L'Immortalité (Gallimard, 1990), un personnage de Milan Kundera déclare : La tension dramatique, c'est la véritable malédiction du roman parce qu'elle transforme tout, même les plus belles pages, même les scènes et les observations les plus surprenantes, en une simple étape menant au dénouement final, où se concentre le sens de tout ce qui précède. Dévoré par le feu de sa propre tension, le roman se consume comme une botte de paille. Vous confronterez à cette affirmation votre propre expérience de la lecture romanesque." a obtenu la note de : aucune note

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