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Sujet : Henri Coulet écrit, dans Le Roman jusqu'à la révolution : « Le réel n'intéresse les romanciers que s'il est vécu par l'homme : ils peignent les passions bien plus que les objets, ils s'attachent beaucoup plus à reconstituer les émotions et les réflexions d'un personnage qu'à construire une intrigue parfaitement cohérente et à en inventer des circonstances rigoureusement possibles ; l'équilibre de l'imagination et de l'observation, qui s'entraident pour obtenir du lecteur l'adhésion lucide et critique à un faux plus vrai que le vrai, est accompli dans la description de la vie intérieure, non dans celle du monde et des actes extérieurs ; la vraisemblance de celle-ci est souvent sacrifiée à l'intensité de celle-là ». Dans quelle mesure ces propos caractérisent-ils la démarche de Marivaux dans Le Paysan parvenu ?

Définitions des termes :
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • Roman : Récit en prose d'aventures imaginaires qui se distingue : a) de la nouvelle, par sa durée prolongée dans le temps ou par le fait que, même dans un récit assez court, nous avons une vue de la psychologie totale des personnages; b) du conte, par le fait qu'il donne l'existence aux choses et aux êtres qu'il décrit, sans les considérer comme des inventions merveilleuses ou des symboles philosophiques. Oeuvre d'imagination en prose, assez longue, qui présente et fait vivre des personnages donnés comme réels, dont elle raconte leurs histoire, aventures, psychologies, destins. Les romans se distinguent par l'importance relative des divers éléments qui coexistent dans la plupart d'entre eux : a) l'action, qui domine dans le roman d'aventures, policier, de cape et d'épée, le roman noir (genre venu d'Angleterre, très à la mode à la fin du XVIIIe s. et au début du XIXe : récit d'aventures merveilleuses et terribles dans des décors effrayants) ; b) l'analyse psychologique qui prédomine dans le roman dit d'analyse, le roman autobiographique (confession de l'auteur sous forme de récit ou de journal), le roman intime ou intimiste, le roman par lettres ou épistolaire; c) la peinture de la société : roman historique, picaresque, de moeurs, paysan, populiste, de la famille, d'une époque; roman fleuve : vaste roman qui se déroule sur un long espace de temps et donne souvent, grâce à plusieurs intrigues simultanées, une large vue de la société d'une époque : Exemple: Les hommes de bonne volonté, de Jules Romains; d) la peinture du monde extérieur : roman exotique, planétaire (c'est-à-dire, après 1920, le roman qui se passe à travers tous les pays du monde); e) les idées : le roman peut avoir un but didactique (roman scientifique, allégorique, symbolique), contribuer à développer le savoir vivre et la politesse (XVIIe s. roman pastoral, précieux), défendre des idées morales et philosophiques (roman à thèse), attaquer la société (roman satirique), proposer un idéal social.
  • révolution : Du latin revolutus, qui a donné en bas latin revulotio. Revolutus signifie: révolu, dont le cycle est achevé. En astronomie, une révolution désigne le retour périodique d'un astre sur son orbite. En ce qui concerne les choses humaines, le mot désigne un bouleversement. C'est à partir du XVIIIe siècle qu'il prendra un autre sens: fondation d'un ordre nouveau.
  • réalité : 1) Réalité: * Caractère de ce qui a une existence concrète, par opposition aux apparences, aux illusions ou aux fictions de notre imagination. * Ensemble des choses et des faits réels. 2) Réel: * Comme adjectif : qui existe effectivement, et pas seulement à titre d'idée, de représentation ou de mot (exemple : un pouvoir réel). * Comme nom : l'ensemble des choses qui existent, le monde extérieur (synonyme : réalité).
  • dernier homme : Homme médiocre. Ultime produit de l'esclavage engendré par la civilisation.
  • passions : Descartes appelle "passions" toutes les affections de l'âme résultant de l'action du corps sur celle-ci.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).
  • objet : (n. m., étym. : latin ob-jectum : ce qui est placé devant ; chose). 1. Tout ce qui est présenté par la perception, avec un caractère stable et indépendant du sujet (objet externe) ; pour la phénoménologie, l'objet est déterminé par la visée de la conscience (cf. sens 3). 2. Tout ce qui se présente à un sujet, s'offre à la pensée, et qui est distinct de l'acte de représentation ou du sentiment (donc du sujet), c.-à-d. aussi bien le percept, l'image, l'idée, que l'objet externe ou la personne aimée. 3. Le but qu'on se propose d'atteindre (cf. un objectif).
  • personnage : Individu qui joue un rôle plus ou moins important dans un récit. Le personnage est une notion difficile à cerner. Dans le roman traditionnel, il est assimilé à une personne : ses traits naissent de l'imagination d'un écrivain (personnage fictif, ex. : Meursault dans l'Étranger, d'Albert Camus) ou sont empruntés à l'histoire (personnage historique, ex. : Richelieu dans les Trois Mousquetaires, d'Alexandre Dumas). Souvent, il présente une nature mixte, lorsque l'auteur, s'inspirant d'un personnage ayant véritablement existé, romance plus ou moins consciemment les données de l'histoire à des fins dramatiques (ex. : d'Artagnan). Dans le roman moderne et contemporain, le personnage est devenu une conscience qui construit le récit à partir de sa propre expérience du monde. Le « il » du roman traditionnel a laissé place au « je qui est à la fois le narrateur et le personnage (ex. : Marcel dans A la recherche du temps perdu, de Marcel Proust). Dans une oeuvre, il n'est pas toujours aisé de distinguer le personnage principal des personnages secondaires. En effet, l'importance d'un personnage ne se mesure pas à ses fréquences d'apparition, mais à sa fonction dans le texte — c'est-à-dire à la mission qui lui revient dans la construction du récit. C'est ici que. la notion d'« actant », empruntée à l'analyse structurale du récit, peut être d'un grand secours.
  • construire : 1. Produire quelque chose à partir d'éléments donnés (construit opposé à donné). 2. Pour KANT : « La connaissance philosophique est la connaissance rationnelle par concepts ; la connaissance mathématique celle qui procède par construction de concepts. Construire un concept veut dire présenter l'intuition a priori qui y correspond. » 3. Constructivisme : toute théorie qui soutient que les concepts sont construits ; nom donné aux théories épistémologiques qui subordonnent l'existence d'un être mathématique à celle d'un procédé pour le construire. 4. Constructionnisme logique : théorie (CARNAP, la première philosophie de Russell) pour laquelle la plupart des entités utilisées dans les sciences (le corps, le temps, etc.) sont construites suivant des lois logiques à partir de données élémentaires, telles que les perceptions.
  • intrigue : L'enchaînement des faits et des actions qui aboutit au dénouement. L'intrigue peut résulter du jeu des passions ou naître d'événements extérieurs. On appelle, au XVIIe s., pièces d'intrigue celles dans lesquelles l'intrigue est de ce dernier type. D'AUBIGNAC : « Les premiers (sujets) sont d'incidents, intrigues ou événements, lorsque d'acte en acte et presque de scène en scène, il arrive quelque chose de nouveau qui change la face des affaires du théâtre. » De nos jours intrigue est syn. d'action : Exemple: l'intrigue d'un roman; et on appelle pièces d'intrigue, celle dont le principal intérêt vient de la complication de l'action : Exemple: Le Barbier de Séville est une pièce d'intrigue.
  • circonstance : Cas, événement, conjoncture, contexte.
  • imagination : L'image est, en psychologie, une représentation mentale d'objets non présents. L'imagination est, dans la psychologie classique, une activité de l'esprit qui fabrique des combinaisons nouvelles d'images. Pour Sartre (qui nie comme Alain la réalité de l'image mentale, reflet passif du réel) l'imagination, ou fonction imageante, n'est qu'une manière de viser un objet réel : le viser, l'« intentionner » comme n'étant pas là. Est dit imaginaire, tout produit de l'imagination, en tant qu'il se distingue du réel. L'esprit humain est doué de diverses facultés, l'intuition sensible, l'entendement et l'imagination : celle-ci permet aux hommes de se représenter mentalement des objets non présents, autrement dit de les imaginer. Elle joue également un rôle essentiel dans l'invention, c'est-à-dire dans la production de fictions. Mais quelle est la puissance créatrice de l'imagination ? Il semble que l'imagination est limitée aux objets que nous avons antérieurement perçus.
  • observation : 1) Action de constater, connaissance des faits résultant d'une attention passive; Claude Bernard l'oppose à l'expérimentation. 2) Résultat de l'observation.
  • critique : Ce mot désigne l'examen, par la raison, de la valeur logique d'une démonstration.
  • vrai : Ce qui est conforme à la réalité, ce qui est réellement.
  • description : Elle représente des éléments tels qu'on les perçoit dans l'espace. Elle s'organise selon plusieurs plans successifs et elle se fond parfois dans la narration. L'imparfait est le temps habituel de la description.
  • monde : Ensemble des réalités matérielles qui constitue l'univers, mais aussi le monde humain, les relations entre les hommes.
  • démarche : Raisonnement, manière de penser, processus, méthode.

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Le corrigé du sujet " Henri Coulet écrit, dans Le Roman jusqu'à la révolution : « Le réel n'intéresse les romanciers que s'il est vécu par l'homme : ils peignent les passions bien plus que les objets, ils s'attachent beaucoup plus à reconstituer les émotions et les réflexions d'un personnage qu'à construire une intrigue parfaitement cohérente et à en inventer des circonstances rigoureusement possibles ; l'équilibre de l'imagination et de l'observation, qui s'entraident pour obtenir du lecteur l'adhésion lucide et critique à un faux plus vrai que le vrai, est accompli dans la description de la vie intérieure, non dans celle du monde et des actes extérieurs ; la vraisemblance de celle-ci est souvent sacrifiée à l'intensité de celle-là ». Dans quelle mesure ces propos caractérisent-ils la démarche de Marivaux dans Le Paysan parvenu ?" a obtenu la note de : aucune note

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