Podcast littérature

LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN FRANCAIS

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» inscrits
Partager

Sujet : Edmond DE GONCOURT écrit, dans la préface des Frères Zemganno (1879) : Le réalisme, pour user du mot bête, du mot-drapeau, n'a pas l'unique mission de décrire ce qui est bas, ce qui est répugnant, ce qui pue. Il est venu au monde aussi, lui, pour définir dans de « l'écriture artiste » ce qui est élevé, ce qui est joli, ce qui sent bon, et encore pour donner les aspects et les profils des êtres raffinés et des choses riches : mais cela en vue d'une étude appliquée, rigoureuse et non conventionnelle et non imaginative, de la beauté, une étude pareille à celle que la nouvelle école vient de faire en ces dernières années de la laideur... Le succès du réalisme est là, seulement là, et non plus dans la canaille littéraire. Vous commenterez et discuterez, le plus largement possible, cette définition du réalisme dans le roman.

ro

Définitions des termes :
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • préface : La préface est un texte de présentation placé au début d'un ouvrage et destiné à en favoriser l'accueil et la compréhension.
  • réalisme : Toute doctrine considérant qu'il existe une réalité indépendante de la pensée. Aussi, l'esprit est d'abord sensible à la réalité des choses avant de pouvoir les concevoir et les expliquer.
  • monde : Ensemble des réalités matérielles qui constitue l'univers, mais aussi le monde humain, les relations entre les hommes.
  • écriture : C?est le système de représentation graphique de la langue. Elle est caractérisée par le différé du message et la virtualité du récepteur.
  • artiste : Créateur d'oeuvres d'art.
  • chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
  • beau : 1. Norme permettant le jugement esthétique ; cf. valeur. 2. Sens concret : objet du jugement esthétique ; ce qui provoque une émotion esthétique par l'harmonie des formes, l'équilibre des proportions. 3. (Par ext.) Ce qui suscite une idée de noblesse, de supériorité morale (un beau geste). 4. Pour KANT, le jugement de goût ne détermine pas son objet en le pensant sous un concept universel, puisqu'il porte toujours sur un cas parti­culier ; c'est un jugement réfléchissant dont l'universalité réside dans l'accord des sujets ; c'est pourquoi le beau est défini comme « ce qui plaît universellement sans concept » ; « la beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle est perçue en lui sans représentation d'une fin. »
  • nouvelle : Court récit en prose qui développe une histoire à valeur dramatique. Genre elliptique, la nouvelle séduit généralement par l'économie des moyens qu'elle met en oeuvre : un sujet simple, une durée bien encadrée, des personnages saisis sur le vif, les moments forts d'une histoire. Souvent, le dénouement ménage un effet de surprise ou présente une situation fortement caractérisée, à valeur morale. D'inspiration variée, la nouvelle peut être réaliste ou fantastique. Elle apparaît sous ces deux formes chez Maupassant (1850-1893), le grand maître d'un genre pourtant peu prisé en France.
  • école : Groupe d'écrivains ou d'artistes partageant les mêmes idées, défendant la même doctrine. Tous les écrivains ne se recommandent pas d'une école. Certains, résolument individualistes, ne peuvent se reconnaître dans un mouvement collectif ni forcer leur art dans le sens de principes qui leur sont étrangers. D'autres trouvent dans l'appartenance à une école l'occasion de fortifier leurs convictions et de définir leur art sous une forme systématique.
  • savoir-faire : Ensemble de procédés de gestes habituels permettant la réalisation régulière de certains buts.
  • laid : Antithèse du beau en tant que critère de la valeur esthétique du jugement de goût. D'un point de vue moral: mauvais, malhonnête.
  • seulement : * Sans rien ou personne de plus que ceux qui sont indiqués : Il est resté deux jours seulement. * À l'exclusion de toute autre chose : J'ai fait cela seulement pour lui rendre service. * Marque l'opposition, la restriction : Je voudrais bien y aller, seulement je n'ai pas le temps.
  • littéraire : Qui à rapport avec la littérature, les lettres.
  • Roman : Récit en prose d'aventures imaginaires qui se distingue : a) de la nouvelle, par sa durée prolongée dans le temps ou par le fait que, même dans un récit assez court, nous avons une vue de la psychologie totale des personnages; b) du conte, par le fait qu'il donne l'existence aux choses et aux êtres qu'il décrit, sans les considérer comme des inventions merveilleuses ou des symboles philosophiques. Oeuvre d'imagination en prose, assez longue, qui présente et fait vivre des personnages donnés comme réels, dont elle raconte leurs histoire, aventures, psychologies, destins. Les romans se distinguent par l'importance relative des divers éléments qui coexistent dans la plupart d'entre eux : a) l'action, qui domine dans le roman d'aventures, policier, de cape et d'épée, le roman noir (genre venu d'Angleterre, très à la mode à la fin du XVIIIe s. et au début du XIXe : récit d'aventures merveilleuses et terribles dans des décors effrayants) ; b) l'analyse psychologique qui prédomine dans le roman dit d'analyse, le roman autobiographique (confession de l'auteur sous forme de récit ou de journal), le roman intime ou intimiste, le roman par lettres ou épistolaire; c) la peinture de la société : roman historique, picaresque, de moeurs, paysan, populiste, de la famille, d'une époque; roman fleuve : vaste roman qui se déroule sur un long espace de temps et donne souvent, grâce à plusieurs intrigues simultanées, une large vue de la société d'une époque : Exemple: Les hommes de bonne volonté, de Jules Romains; d) la peinture du monde extérieur : roman exotique, planétaire (c'est-à-dire, après 1920, le roman qui se passe à travers tous les pays du monde); e) les idées : le roman peut avoir un but didactique (roman scientifique, allégorique, symbolique), contribuer à développer le savoir vivre et la politesse (XVIIe s. roman pastoral, précieux), défendre des idées morales et philosophiques (roman à thèse), attaquer la société (roman satirique), proposer un idéal social.

Extrait du corrigé : A. Situer la citation Dégagez sommairement les grandes étapes du réalisme. BALZAC n'est qu'un précurseur. Le réalisme proprement dit commence avec « le réalisme de 1850 », une sorte de daguerréotype littéraire qui vise à la plus rigoureuse exactitude et rejette le style, mot de convention selon CHAMPFLEURY. Avec FLAUBERT (qui refusa toujours l'épithète) et les frères GONCOURT, le réalisme se fait artistique et conquiert ses lettres de noblesse. Mais ces derniers, puis, et surtout, ZOLA entraînent le réalisme dans la voie du naturalisme, qui se soucie non seulement de description, mais de connaissance, est imbu de la méthode expérimentale, et s'attache aux aspects les plus sombres du réel. Le roman naturaliste sera très attaqué et, en 1887, après la publication de la Terre, de ZOLA, le Manifeste des Cinq dénoncera l'immondice de la littérature zoliste. Cette protestation au nom de la dignité de l'art, nous la trouvons déjà en 1879 dans cette préface des Frères Zemganno. En effet, après la mort de son frère Jules en 1870, Edmond, retiré dans son grenier d'Auteuil, ne tarde pas à évoluer vers une manière nouvelle, qui est exprimée ici. Il s'agit en gros d'appliquer la méthode naturaliste à la peinture des milieux raffinés. Lectures : a) Des ouvrages illustrant ce que condamne GONCOURT : le meilleur exemple serait sans doute l'Assommoir, de ZOLA, qui, en 1877, a fait beaucoup de bruit. Mais songer aussi à BALZAC (la description de la pension Vauquer dans le Père Goriot) ou même à FLAUBERT (l'opération du pied-bot par Charles Bovary). Des ouvrages illustrant sa thèse : on pourrait lire Chérie, d'Edmond DE GONCOURT, et l'opposer à Nana, de ZOLA. Il ne faut pas oublier que ce dernier, après le Manifeste des Cinq, s'est essayé au conte joli (le Rêve, 1888). D'autres réactions contre le naturalisme : en particulier celles de HUYSMANS, disciple rénégat, dans A rebours, dont la préface est très importante (1884). Des ouvrages posant le problème du réalisme : les Faux-Monnayeurs, de GIDE (le journal d'Édouard), et l'Homme révolté, de CAMUS.

Corrigé : Corrigé directement accessible

Le corrigé du sujet " Edmond DE GONCOURT écrit, dans la préface des Frères Zemganno (1879) : Le réalisme, pour user du mot bête, du mot-drapeau, n'a pas l'unique mission de décrire ce qui est bas, ce qui est répugnant, ce qui pue. Il est venu au monde aussi, lui, pour définir dans de « l'écriture artiste » ce qui est élevé, ce qui est joli, ce qui sent bon, et encore pour donner les aspects et les profils des êtres raffinés et des choses riches : mais cela en vue d'une étude appliquée, rigoureuse et non conventionnelle et non imaginative, de la beauté, une étude pareille à celle que la nouvelle école vient de faire en ces dernières années de la laideur... Le succès du réalisme est là, seulement là, et non plus dans la canaille littéraire. Vous commenterez et discuterez, le plus largement possible, cette définition du réalisme dans le roman." a obtenu la note de : aucune note

Sujets connexes :

LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN LITTERATURE

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :