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Sujet : Les écrivains français ont toujours eu le goût des écoles. Toujours ils ont aimé à se regrouper autour d'un terme abstrait: classicisme, romantisme, réalisme, naturalisme, symbolisme, existentialisme. A la vérité, les frontières de ces concepts sont confuses. Les grands écrivains ne sont jamais les prisonniers d'une doctrine, même lorsqu'ils en sont les parrains. Leur puissance de création fait éclater les cadres. Vous commenterez ces lignes d'André Maurois ?

Définitions des termes :
  • écrivain : Celui qui écrit, l'auteur.
  • toujours : A tout moment, à toute époque ; éternellement, perpétuellement.
  • goût : 1) Sens par lequel on perçoit les saveurs. 2) Faculté de porter un jugement approprié sur la beauté d'une oeuvre d'art. Faculté de reconnaître et d'apprécier le beau. Kant définira les caractéristiques du jugement de goût: : « Est beau l'objet d'une satisfaction désintéressée », « Est beau ce qui plaît universellement sans concept », « La beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle y est perçue sans la représentation d'une fin », « Est beau ce qui est reconnu sans concept comme l'objet d'une satisfaction nécessaire ».
  • classicisme : Ce qui appartient à l'époque classique => XVIIe siècle (Molière, Louis XIV, Racine...).
  • romantisme : Mouvement artistique et littéraire, conçu comme une rupture avec le goût et le beau classique, amorcé dès la fin du XVIIIe siècle. Chateaubriand, Musset, Hugo...
  • réalisme : Toute doctrine considérant qu'il existe une réalité indépendante de la pensée. Aussi, l'esprit est d'abord sensible à la réalité des choses avant de pouvoir les concevoir et les expliquer.
  • naturalisme : Le naturalisme constitue un durcissement du réalisme. L'écrivain tente de tirer des lois de l'observation de la réalité. Emile Zola est le chef de file du mouvement. Il adopte la méthode expérimentale de Claude Bernard et l'adapte à la littérature: l'écrivain est désormais le transcripteur de la réalité sous tous ses aspects, même les plus noirs.
  • symbolisme : Le symbolisme connut son apogée dans les dernières années du XIXe siècle. Réunis par le gout du mystère et du surnaturel, les poètes symbolistes travaillaient la langue en musiciens pour établir les "correspondances chères à Baudelaire. Pour ces artistes, la science ne suffisait pas. Seule l'intuition, en forgeant des images à valeur de symbole, pouvait parvenir à dévoiler toute la réalité, visible et invisible.
  • existentialisme : Doctrine philosophique selon laquelle l'existence de l'homme précède son essence, d'après la célèbre phrase de Jean-Paul Sartre. Commentaire Cette philosophie privilégie un angle de vue où l'homme est saisi dans sa réalité concrète et dans son individualité. L'homme au départ n'est que néant, son existence est « absurde », dénuée de sens. Ce sont ses choix qui le font « être », qui le font devenir un être raisonnable, qui donnent à sa vie un sens : d'où le nécessaire et libre engagement auquel il est condamné. De ce fait l'homme est partagé entre l'angoisse de son néant originel et l'incertitude de ses choix de vie. Cette philosophie a influencé largement la littérature de l'après-guerre, l'oeuvre de Camus par exemple.
  • vérité : Qui est conforme à ce qui est, à la réalité.
  • prisonnier : Celui qui a perdu sa liberté; celui qui ne peut agir à sa guise parce qu'il est enfermé.
  • doctrine : Ensemble de principes servant à définir une théorie. Une doctrine littéraire a pour objectif de systématiser et de promouvoir les idées d'un homme ou un courant de pensée propre à une école. Elle expose une théorie. Dans le Roman expérimental, par exemple, Emile Zola expose la doctrine du naturalisme ; dans le Manifeste du surréalisme, André Breton présente les principes du surréalisme.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
  • puissance : Faculté de produire un effet, capacité; la force ou le caractère qui en résulte. Capacité, pouvoir (de faire, de devenir quelque chose) Pouvoir d'exercer de l'influence, d'imposer son autorité (sur quelqu'un, quelque chose)
  • création : 1. (Lato) Toute production, avec l'idée d'une nouveauté de son objet (création du monde, d'une route, d'une oeuvre d'art). 2. Dans la tradition judéo-chrétienne, acte par lequel Dieu donne naissance au monde : en ce sens, la Création est création à partir de rien (creatio ex nihilo). 3. Apparition de quelque chose qui ne résulte pas des données : en ce sens, on a tendance à faire de toute création une création ex nihilo, quelque chose de mystérieux ; c'est pourquoi les matérialistes préfèrent employer le terme de production qui implique un processus matériel (ainsi dit-on production littéraire pour création littéraire). 4. Invention. 5. Création continuée : pour les cartésiens, action identique à la création initiale par laquelle Dieu conserve le monde dans l'existence. 6. Créativité : faculté de créer, de produire des idées nouvelles ; disposition qui pousse à l'invention.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).

Extrait du corrigé : Le goût des écoles. - (En distinguer quelques raisons dans la littérature française.) 1. Raison sociale. Les écrivains français sont volontiers mondains et sociables. Même lorsqu'on ne peut parler d'école, il y a des groupes, des « ronds », comme on disait au XVIIe siècle. A ces groupes correspond en général un esprit littéraire et, dans les cas privilégiés, cet esprit crée une école. On peut prendre des exemples dans toute la littérature, depuis le Moyen Age (autour d'Eléonore d'Aquitaine se forme l'école courtoise) jusqu'aux réunions de cafés de la fin du XIXe siècle où Verlaine, puis Moréas élaborent l'idéal symboliste; et, pour ne citer que quelques « centres d'esprit », entre ces dates extrêmes, la Pléiade, l'hôtel de Rambouillet, la cour de Louis XIV, les salons du XVIIIe siècle, l'Arsenal et le Cénacle sont autant de témoignages de ce caractère volontiers sociable des écrivains français. Au fond, dans notre littérature, l'isolé n'a pas tellement bonne presse. Même aux yeux de la postérité beaucoup d'écrivains paient leur solitude, subissent encore le fardeau de leur isolement.

Corrigé : Corrigé de 2258 mots (soit 4 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Les écrivains français ont toujours eu le goût des écoles. Toujours ils ont aimé à se regrouper autour d'un terme abstrait: classicisme, romantisme, réalisme, naturalisme, symbolisme, existentialisme. A la vérité, les frontières de ces concepts sont confuses. Les grands écrivains ne sont jamais les prisonniers d'une doctrine, même lorsqu'ils en sont les parrains. Leur puissance de création fait éclater les cadres. Vous commenterez ces lignes d'André Maurois ?" a obtenu la note de : aucune note

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