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Sujet : « Je n'ose plus ni croire ni nier, [...] je n'ai plus d'opinion. Il faut tâcher d'examiner [...], nous raisonnerons après ». Vous expliquerez en quoi cette déclaration illustre l'esprit des Lumières ?

Définitions des termes :
  • croire : Le verbe vient du latin credere, qui signifie "tenir pour vrai", "faire confiance". La croyance implique donc l'idée d'une absence de connaissance, car il s'agit toujours de "se fier" au témoignage d'autrui.
  • opinion : Idée sans contenu démontré par la raison. L'opinion s'oppose, dans la philosophie platonicienne, à l'Idée. L'opinion renvoie au particulier, l'Idée à l'universel. Un jugement de goût relève de l'opinion. Définir ce qu'est l'essence de la beauté relève de l'Idée. OPINION DROITE: Selon Platon, c'est une connaissance vraie mais non justifiée ni fondée pour celui qui l'émet.
  • faut-il : "Faut-il ?" est une question qui peut se poser à deux niveaux et donner lieu à un plan en deux parties : 1) la nécessité physique/matérielle/naturelle/économique/sociale, c'est-à-dire la contrainte des choses. 2) l'obligation morale, le devoir, c'est-à-dire l'impératif de la raison pratique.
  • esprit : La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
  • Lumières : (siècle des) - Métaphore désignant le XVIIIe siècle. Le siècle des Lumières se définit comme le siècle de la raison, et du droit. Marqué par le rationalisme cartésien qui, un siècle auparavant, a mis en place le principe du doute méthodique (Discours de la méthode, 1637), il ouvre la voie à la Révolution par son esprit de tolérance, sa croyance au progrès, sa recherche d'un monde plus juste, dégagé des préjugés de classe et du poids de la religion. En opposition avec l'austérité qui marque la fin du XVIIe siècle, il réhabilite aussi l'idée du bonheur individuel et du plaisir. Ainsi est-il également le siècle de la passion (l'abbé Prévost, Manon Lescaut), du libertinage (Choderlos de Laclos, les Liaisons dangereuses) et de la débauche (Sade, Justine ou les Malheurs de la vertu).

Extrait du corrigé : Le peintre de talent (Nicolas Poussin en particulier) est celui qui parvient à restituer la chair même de son sujet, faisant ainsi oeuvre de naturaliste autant que de créateur ; par la précision de son regard, il participe et convie le spectateur au vaste mouvement d'examen du réel, et par l'attitude esthétique, permet un regard neuf sur la chose, plus juste parce que libéré des soucis et des désirs qui parasitent l'observation courante de l'objet. _ Le recours des Lumières aux formes artistiques se fait plus problématiques lorsqu'on se penche sur le récit : la fiction joue en effet un rôle paradoxal dans le processus d'acquisition du savoir. Le conte philosophique pratiqué par Voltaire, notamment Micromégas, remet en cause l'affirmation de son personnage principal, puisqu'il prétend apporter une connaissance de la vérité à son lecteur, tout en lui présentant des phénomènes fictifs. En ce sens, le verbe « examiner » ne peut ici se limiter à la simple observation du réel, puisque l'esprit de Lumières fait de l'illusion artistique un vecteur essentiel de l'accession à la raison.   III : Le préjugé contre le préjugé   _ La situation qui pousse Micromégas à adopter une attitude d'examen cache un lourd paradoxe, et se cristallise autour de l'idée de « nature » : la raison doit être toute-puissante, car entre toutes choses, elle est la voix de la nature. Pourtant, l'ironie de Voltaire consiste essentiellement à remarquer que personne ne lui obéit. Quel est donc le sens  du travail préconisé par Micromégas, examiner puis raisonner, puisque cette démarche tente de faire apparaître ce qui devrait aller de soi ? Le système des causes et des effets ne s'offre pas au simple observateur, mais doit être explicité aux moyen de procédés qu'on pourrait qualifier de pédagogiques, et qui incluent volontiers le merveilleux, à titre de « vérités hypothétiques ». Dans l'oeuvre de Jonathan Swift, Les voyages de Gulliver présentent ainsi une suite de monde fantasmagoriques, mais dont les éléments obligent le lecteur à manipuler des notions de physique, de politique... La lutte des lumières contre les opinions trop admises ne refusent donc pas leur usage détourné, comme moyens de démonstration par l'absurde, ou de démonstration par la fable.

Corrigé : Corrigé de 1390 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "« Je n'ose plus ni croire ni nier, [...] je n'ai plus d'opinion. Il faut tâcher d'examiner [...], nous raisonnerons après ». Vous expliquerez en quoi cette déclaration illustre l'esprit des Lumières ?" a obtenu la note de : aucune note

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