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Sujet : Un critique contemporain définit l'esprit du 18e siècle en ces termes: Il fallait édifier une politique sans droit divin, une religion sans mystère, une morale sans dogme. Dans quelle mesure et avec quelles nuances ce jugement se trouve-t-il vérifié par les oeuvres du 18e siècle que vous connaissez ?

Définitions des termes :
  • critique : Ce mot désigne l'examen, par la raison, de la valeur logique d'une démonstration.
  • esprit : La notion d'esprit revêt plusieurs sens. Elle désigne d'une part l'intellect, la raison, la pensée. Elle désigne d'autre part l'âme, l'être immatériel qui constitue notre intériorité, notre personnalité. Les philosophes classiques ne faisaient pas de différence entre les deux: l'âme, qui relève du sentiment que nous avons de nous-mêmes, est aussi le siège de la pensée. C'est peut-être une indication qu'affectivité et raison sont plus étroitement unies qu'on ne le croit, dans l'esprit, précisément.
  • politique : 1) comme adjectif, qui a rapport aux affaires publiques, à l'État. 2) Comme nom au féminin: science ou art de diriger les affaires publiques, de gouverner un État. 3) Comme nom masculin, personne qui gouverne.
  • sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
  • droit naturel : Ensemble des règles antérieures à toute législation, prenant en considération la nature de l'homme et ses aspirations et faisant appel à la morale.
  • religion : Étymologie discutée. Cicéron fait dériver le mot du latin relegere qui s'oppose à neglegere comme le soin et le respect s'opposent à la négligence et à l'indifférence. D'autres font dériver le mot de religare: La religion est avant tout le lien qui rattache l'homme à la divinité : «La religion consiste dans un sentiment absolu de notre dépendance.» (Schleiermacher). La religion c'est le sentiment que l'homme ne s'est pas donné lui-même l'existence, qu'il dépend d'un Être qui le dépasse infiniment. Sociologiquement, les religions sont les divers cultes organisés (avec leurs dogmes et leurs rites) pour rendre hommage à Dieu.
  • morale : Ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.
  • dogme : Vérité considérée comme incontestable et servant de fondement aux religions ou à certaines doctrines politiques.
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • avec : En compagnie de, en présence de.
  • jugement : Le jugement de réalité (ou d'existence) est un jugement porté sur les faits. Il s'oppose au jugement de valeur, qui est une appréciation subjective sur la valeur d'un objet, d'une action. Le jugement synthétique, d'après Kant, correspond au jugement de réalité, par opposition au jugement analytique, qui correspond aux propositions tautologiques de la logique (par exemple: un triangle a trois angles). JUGEMENT ESTHETIQUE : Acte de l'esprit par lequel nous déterminons si une chose est belle ou laide.

Extrait du corrigé : figures de sages légèrement sceptiques à l'égard de toutes les formes particulières de la religion, honorant celles-ci dans la mesure où elles sont les garanties sociales du bon ordre, mais les flétrissant quand elles conduisent à l'intolérance, au fanatisme, au meurtre. Sans doute attache-t-on encore de l'importance à la conscience morale, sans doute Rousseau fait-il l'éloge de cet « instinct divin » qu'Emile devra accepter pour guide. Mais prenons bien garde qu'en obéissant à sa conscience, Emile obéira surtout à sa nature; pour lui, comme pour les personnages de roman du XVIIIe siècle qui s'écrient sans cesse : « 0 vertu, ô nature! », être moral, c'est avant tout réaliser les virtualités de sa nature d'homme, et non obéir aux dogmes d'une « surnature ». N'oublions pas que c'est au XVIIIe siècle que Kant, loin de faire dépendre la morale de la métaphysique, fondera sur les impératifs de la conscience la nécessité de l'existence d'un Dieu et d'une âme. 3. Pas plus qu'ils ne voulaient supprimer la royauté, mais la rationalisaient, les philosophes ne voulaient supprimer la religion : ils concevaient une religion sans mystère, une religion humaine; nous dirions aujourd'hui une religion « laïque », ils disaient, eux, une religion « naturelle ». Les sages des Conta- de Voltaire sont généralement religieux. Zadig tâche de comprendre les décisions de la Providence et aimerait voir régner chez tous les hommes une sorte de déisme tolérant : dans la scène fameuse (Zadig, Le Souper) où des marchands se querellent pour des questions religieuses, il réussit à les calmer en leur montrant que les divers mystères des religions sont des enveloppes à peu près équivalentes pour un certain nombre de grandes vérités universellement admises. Ainsi, dans une sorte de déisme très souple, est assurée la fraternité des hommes, adorant dans un Dieu créateur l'ensemble des vertus qu'il leur faut pratiquer. Ce Dieu assure non seulement l'ordre moral, mais encore une explication suffisamment rationnelle de tout ce qui nous échappe : c'est le fameux « Dieu horloger »de Voltaire.

Corrigé : Corrigé de 2579 mots (soit 4 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Un critique contemporain définit l'esprit du 18e siècle en ces termes: Il fallait édifier une politique sans droit divin, une religion sans mystère, une morale sans dogme. Dans quelle mesure et avec quelles nuances ce jugement se trouve-t-il vérifié par les oeuvres du 18e siècle que vous connaissez ?" a obtenu la note de : aucune note

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