Podcast littérature

LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN FRANCAIS

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» inscrits
Partager

Sujet : Commentez les propos de Proust sur le Beau en littérature : Si l'on cherche ce qui fait la beauté absolue de certaines choses, on voit que ce n'est pas la profondeur, ou telle ou telle autre vertu qui semble éminente. Non, c'est une espèce de fondu, d'unité transparente où les choses, perdant leur premier aspect de choses sont venues se ranger les unes à côté des autres dans une espèce d'ordre, pénétrées de la même lumière. Je suppose que c'est ce qu'on appelle le vernis des peintres ?

Définitions des termes :
  • beau : 1. Norme permettant le jugement esthétique ; cf. valeur. 2. Sens concret : objet du jugement esthétique ; ce qui provoque une émotion esthétique par l'harmonie des formes, l'équilibre des proportions. 3. (Par ext.) Ce qui suscite une idée de noblesse, de supériorité morale (un beau geste). 4. Pour KANT, le jugement de goût ne détermine pas son objet en le pensant sous un concept universel, puisqu'il porte toujours sur un cas parti­culier ; c'est un jugement réfléchissant dont l'universalité réside dans l'accord des sujets ; c'est pourquoi le beau est défini comme « ce qui plaît universellement sans concept » ; « la beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle est perçue en lui sans représentation d'une fin. »
  • chercher : Essayer, se donner les moyens d?atteindre quelque chose. Action volontaire du sujet.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • absolu : Qui ne comporte aucune restriction ou réserve, qui est valable pour tous et en tous temps. S'oppose à relatif. Ce qui est absolu n'est pas considéré comme un rapport à autre chose.
  • chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • vertu : La vertu est la force morale de la volonté d'un homme dans l'accomplissement de son devoir, lequel est une coercition morale exercée par sa propre raison législatrice.
  • espèce : Du latin species (de specere, « regarder »), « vue », « aspect ». Le premier sens de ce mot désigne un ensemble d?êtres que l?on peut classer ensemble d?après certains caractères communs. En biologie, l?espèce est une classe d?être vivant qui présentent des similitudes visibles ou non, héréditaires et qui ne peuvent se reproduire qu?entre eux (sauf rares exceptions).
  • unité : Du latin unitas, de unus, « un ».L'unité désigne donc la qualité de ce qui est un, unique, mais aussi ce qui forme un tout, dont les diverses parties constituent un ensemble indivisible. L'unité fait aussi référence à l'harmonie et à l'accord.
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • ordre : L'ordre naturel repose sur des lois que la raison est capable de découvrir. L'ordre social repose sur des décrets qui, idéalement, devraient être des décrets de la raison et qui, de fait, dépendent plus des circonstances, d'intérêts politiques, économiques ponctuels.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.

Extrait du corrigé :   Notons que Proust parle ici de la « beauté absolue » c'est-à-dire non seulement de la beauté totale, parfaite d'une oeuvre, mais aussi de la beauté en tant qu'elle permet l'atteinte d'un absolu.   Problématique : La beauté d'une oeuvre littéraire tient-elle davantage à la forme et au style particulier de l'écrivain, qu'au thème traité ?   Ce sujet met finalement en jeu une définition de l'esthétique littéraire et une réflexion sur la nature d'un bon écrivain.         I)                      Si certains thèmes littéraires apparaissent comme plus naturellement porteur de « beauté » que d'autres...   Certains thèmes littéraires sont traditionnellement considérés comme « beaux » de nature. On peut ici rappeler l'équivalence établie chez Platon entre le Beau et le Bien qui est à l'origine de l'idée d'une beauté essentiellement thématique. La Beauté d'une oeuvre pourra donc être fonction de sa portée morale :   1)      La littérature morale   Si on se réfère à l'équivalence établie entre le Bien et le Beau chez Platon, une oeuvre littéraire, pour être considérée comme belle doit émettre le Bien. Ainsi la littérature morale peut-elle être considérée comme un genre de littérature naturellement porteur de Beauté. Ex : ·                          La Princesse de Clèves de Mme de Lafayette : c'est la grandeur morale de l'héroïne et sa fidélité qui font sa beauté et celle de l'oeuvre entière. ·                          Exaltation de la virtus chez lez auteurs latins     2)      Les thèmes poétiques traditionnels   Les thèmes utilisés dans le genre poétique sont souvent considérés comme construisant la beauté de l'oeuvre. La beauté est d'abord à chercher dans la thématique choisie Choisissons quelques thèmes en guise d'illustration a)      L'amour   L'amour est un des thèmes les plus traités non seulement en poésie mais aussi dans l'ensemble de la littérature.

Corrigé : Corrigé de 1789 mots (soit 3 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Commentez les propos de Proust sur le Beau en littérature : Si l'on cherche ce qui fait la beauté absolue de certaines choses, on voit que ce n'est pas la profondeur, ou telle ou telle autre vertu qui semble éminente. Non, c'est une espèce de fondu, d'unité transparente où les choses, perdant leur premier aspect de choses sont venues se ranger les unes à côté des autres dans une espèce d'ordre, pénétrées de la même lumière. Je suppose que c'est ce qu'on appelle le vernis des peintres ?" a obtenu la note de : aucune note

Les derniers sujets consultés :

LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN LITTERATURE

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :