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Sujet : Commentez cette page d'Albert Camus: « L'art formel et l'art réaliste sont des notions absurdes. Aucun art ne peut refuser absolument le réel. La Gorgone est sans doute une créature purement imaginaire; son mufle et les serpents qui la couronnent sont dans la nature. Le formalisme peut parvenir à se vider de plus en plus de contenu réel, mais une limite l'attend toujours. Même la géométrie pure où aboutit parfois la peinture abstraite demande encore au monde extérieur sa couleur et ses rapports de perspective. Le vrai formalisme est silence. De même, le réalisme ne peut se passer d'un minimum d'interprétation et d'arbitraire. La meilleure des photographies trahit déjà le réel, elle naît d'un choix et donne une limite à ce qui n'en a pas. L'artiste réaliste et l'artiste formel cherchent l'unité où elle n'est pas, dans le réel à l'état brut, ou dans la création imaginaire qui croit expulser toute réalité. Au contraire, l'unité en art surgit au terme de la transformation que l'artiste impose au réel. Elle ne peut se passer ni de l'une ni de l'autre. Cette correction, que l'artiste opère par son langage et par une redistribution d'éléments puisés dans le réel, s'appelle le style et donne à l'univers recréé son unité et ses limites. » (L'Homme révolté, pp. 332-333.) ?

Définitions des termes :
  • camus : Ayant pris conscience de l'absurdité de l'existence humaine, Camus refusa de céder au désespoir et montra qu'il est possible de donner un sens à sa vie, en luttant pour les valeurs morales et intellectuelles essentielles.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • réalité : 1) Réalité: * Caractère de ce qui a une existence concrète, par opposition aux apparences, aux illusions ou aux fictions de notre imagination. * Ensemble des choses et des faits réels. 2) Réel: * Comme adjectif : qui existe effectivement, et pas seulement à titre d'idée, de représentation ou de mot (exemple : un pouvoir réel). * Comme nom : l'ensemble des choses qui existent, le monde extérieur (synonyme : réalité).
  • sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
  • doute : État de l'esprit quand nous nous demandons si un fait est réel ou non, si une proposition est vraie ou non. Douter n'est pas nier : la négation est une certitude, le doute revient à admettre qu'on ne sait pas.
  • imaginaire : Ensemble des images représentées dans l'esprit d'un individu ou d'un groupe humain.
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
  • formalisme : On parle d'approche formaliste d'un domaine (langage, mathématique, art) lorsqu'on ne considère que la forme sans se soucier du contenu. Pour le formaliste, un système de signes ne renvoie à aucun sens en dehors de lui-même, ce qui compte, c'est l'agencement des signes entre eux ainsi que les principes conventionnels de cet agencement.
  • limite : 1. Ce qui sépare deux portions d'espace ; par anal., ce qui borne une étendue, un temps, une fonction. 2. Extension extrême d'une étendue, d'une faculté, sans que pour autant on ait à concevoir quelque chose qui lui serve de borne ; en ce sens, KANT oppose limite à borne.
  • toujours : A tout moment, à toute époque ; éternellement, perpétuellement.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
  • parfois : Quelquefois, dans certains cas, pas toujours !
  • monde : Ensemble des réalités matérielles qui constitue l'univers, mais aussi le monde humain, les relations entre les hommes.
  • rapports : Relations, échanges.
  • vrai : Ce qui est conforme à la réalité, ce qui est réellement.
  • silence : ? Absence de bruit, d'agitation. ? Fait de ne pas parler, de se taire. ? Moment où l'on cesse de parler. ? Fait de ne pas vouloir ou de ne pas pouvoir exprimer sa pensée, ses sentiments. ? Fait de laisser entendre sa pensée, ses sentiments, sans les exprimer formellement. ? Fait d'entrer en communion, en communication intime, sans le secours de la parole. NB : Minute de silence. Minute de silence qu'une assistance recueillie observe à la mémoire d'un (des) mort(s)
  • réalisme : Toute doctrine considérant qu'il existe une réalité indépendante de la pensée. Aussi, l'esprit est d'abord sensible à la réalité des choses avant de pouvoir les concevoir et les expliquer.
  • interprétation : Interpréter, c'est donner une signification à un phénomène. L'interprétation est un des moments fondamentaux de la compréhension.
  • arbitraire : Se dit d'un pouvoir politique qui agit sans tenir compte de la légalité. «Qui dépend de la seule volonté, ne procède pas d'un ordre préétabli ou naturel, n'est pas lié par l'observation de règles.».
  • meilleur : 1. Supérieur, préférable, digne d'être choisi : pour LEIBNIZ, le meilleur repose sur une sorte de principe d'économie dans l'appropriation des moyens à la fin ; il correspond au maximum d'effets avec le minimum de dépenses ; dans le domaine moral le meilleur est le minimum de mal pour le maximum de bien. 2. Meilleur des mondes possibles : pour LEIBNIZ, Dieu ne crée pas les essences qui tendent toutes avec un droit égal à l'existence ; les existences ne sont pas toutes compossibles ; toute combinaison de compossibles est un monde possible ; le meilleur des mondes est celui « par lequel se réalise la plus grande production de possibles ». 3. Principe du meilleur : pour LEIBNIZ, principe selon lequel Dieu choisit toujours le meilleur, bien qu'il soit totalement libre (c'est une cause inclinante et non nécessitante).
  • choix : Action consistant à se déterminer en arrêtant une conduite à tenir, retenue entre plusieurs possibles. La capacité de choisir est considérée traditionnellement comme caractéristique du libre arbitre.
  • artiste : Créateur d'oeuvres d'art.
  • unité : Du latin unitas, de unus, « un ».L'unité désigne donc la qualité de ce qui est un, unique, mais aussi ce qui forme un tout, dont les diverses parties constituent un ensemble indivisible. L'unité fait aussi référence à l'harmonie et à l'accord.
  • état-providence : Ceux qui critiquent l'Etat-Providence semblent lui reprocher d'être providentiel. Pourquoi cela serait-il une tare ? S'il ne faut pas, évidement tout attendre de l'Etat, et en particulier sa subsistance, il est légitime que son rôle soit de veiller à ce que règnent une certaine justice et une certaine humanité dans les rapports sociaux.
  • création : 1. (Lato) Toute production, avec l'idée d'une nouveauté de son objet (création du monde, d'une route, d'une oeuvre d'art). 2. Dans la tradition judéo-chrétienne, acte par lequel Dieu donne naissance au monde : en ce sens, la Création est création à partir de rien (creatio ex nihilo). 3. Apparition de quelque chose qui ne résulte pas des données : en ce sens, on a tendance à faire de toute création une création ex nihilo, quelque chose de mystérieux ; c'est pourquoi les matérialistes préfèrent employer le terme de production qui implique un processus matériel (ainsi dit-on production littéraire pour création littéraire). 4. Invention. 5. Création continuée : pour les cartésiens, action identique à la création initiale par laquelle Dieu conserve le monde dans l'existence. 6. Créativité : faculté de créer, de produire des idées nouvelles ; disposition qui pousse à l'invention.
  • tout : La totalité sans exception.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • langage : 1) Faculté de parler ou d'utiliser une langue. 2) Tout système de signes, tout système signifiant, toute communication par signes (verbaux ou non verbaux). Le langage désigne aussi la totalité des langues humaines.
  • univers : Le mot dérive du latin universus, qui signifie "tout entier". Lorsqu'il désigne les planètes, les étoiles, les galaxies, l'étendue cosmique, il prend une majuscule. Il s'agit de bien distinguer ce sens astronomique du sens usuel. Parler d'une vérité "universelle" ne signifie pas que l'on se réfère à l'infini cosmique. Universel, en ce sens, désigne ce qui est vrai pour toute l'humanité.
  • limites : La limite est ce qui pose les bornes physiques, légales ou morales que quelque chose ne doit pas dépasser. Limiter c'est donc borner ce qui sans ces bornes irait trop loin. C'est donc pourquoi limiter c'est normaliser, s'opposer au débordement et surtout contraindre.
  • dernier homme : Homme médiocre. Ultime produit de l'esclavage engendré par la civilisation.

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Le corrigé du sujet "Commentez cette page d'Albert Camus: « L'art formel et l'art réaliste sont des notions absurdes. Aucun art ne peut refuser absolument le réel. La Gorgone est sans doute une créature purement imaginaire; son mufle et les serpents qui la couronnent sont dans la nature. Le formalisme peut parvenir à se vider de plus en plus de contenu réel, mais une limite l'attend toujours. Même la géométrie pure où aboutit parfois la peinture abstraite demande encore au monde extérieur sa couleur et ses rapports de perspective. Le vrai formalisme est silence. De même, le réalisme ne peut se passer d'un minimum d'interprétation et d'arbitraire. La meilleure des photographies trahit déjà le réel, elle naît d'un choix et donne une limite à ce qui n'en a pas. L'artiste réaliste et l'artiste formel cherchent l'unité où elle n'est pas, dans le réel à l'état brut, ou dans la création imaginaire qui croit expulser toute réalité. Au contraire, l'unité en art surgit au terme de la transformation que l'artiste impose au réel. Elle ne peut se passer ni de l'une ni de l'autre. Cette correction, que l'artiste opère par son langage et par une redistribution d'éléments puisés dans le réel, s'appelle le style et donne à l'univers recréé son unité et ses limites. » (L'Homme révolté, pp. 332-333.) ?" a obtenu la note de : aucune note

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