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Sujet : Commenter cette phrase de Jules Lemaître : « J'admire ce surprenant Molière de toute mon âme : tandis qu'il intéresse les érudits, il fait penser les philosophes, et sait, mieux que tout autre, amuser les enfants. » ?

Définitions des termes :
  • tout : La totalité sans exception.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.

Extrait du corrigé : Mais le plus souvent, chez des êtres dont la vie se passe sans cesse dans une ambiance de salons et d'intrigue, l'orgueil se limite désormais au besoin de briller par les moyens les plus futiles. Tel Oronte qui sacrifie à la poésie et dont l'ambition unique consiste à se faire saluer à tout propos comme un grand poète, tel Acaste et Clitandre qui ne veulent que faire admirer leurs rubans et leur costume et les plates méchancetés qu'ils prennent pour des épigrammes. Tous sont gens de qualité qui savent tout sans avoir rien appris, et leur extrême vanité les amène à ne considérer les autres que comme l'instrument de leur bon plaisir ; ils n'ont pas même conscience de faire souffrir un être humain - Don Juan, par un caprice, brise, comme sans y penser, le coeur d'Elvire - et exploitent sans vergogne la naïveté d'autrui ; voyez Dorante bernant et volant Monsieur Jourdain. La bourgeoisie commence, elle, à la même époque, à s'affirmer. Elle commence à prendre dans la société une importance croissante, mais elle s'adapte avec difficulté à cette position nouvelle. Pour une Henriette qui joint à une culture honnête le sens de la vie et de ses réalités, combien de Chrysale enfoncés dans la banalité de leurs préoccupations quotidiennes, lourdauds, timides et obtus, combien de Monsieur Jourdain à qui leur fortune monte à la tête et à qui leur désir d'obtenir la considération et les titres obnubile l'esprit et le coeur ! Le peuple fait montre de son naturel bon sens et d'un savoureux franc-parler : Nicole et Martine savent traduire en quelques formules savoureuses hérissées de proverbes les égarements de leurs maîtres. Mais il reste ignorant et brutal, superstitieux à l'occasion, comme Lucas et Sganarelle. III. Il fait penser les philosophes Plus que les érudits, les philosophes trouvent à glaner dans les comédies de Molière. Ils y trouvent la peinture des vices éternels de l'humanité : l'avarice chez Harpagon, qui lésine sur toutes les dépenses, prête à usure, refuse à ceux qui le servent la moindre gratification, et même des affaires de coeur fait des affaires d'intérêt.

Corrigé : Corrigé de 1051 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Commenter cette phrase de Jules Lemaître : « J'admire ce surprenant Molière de toute mon âme : tandis qu'il intéresse les érudits, il fait penser les philosophes, et sait, mieux que tout autre, amuser les enfants. » ?" a obtenu la note de : aucune note

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