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Sujet : Chateaubriand a écrit : « Oh ! argent que j'ai tant méprisé et que je ne puis aimer quoi que je fasse, je suis forcé d'avouer pourtant ton mérite : source de la liberté, tu arranges mille choses dans notre existence, où tout est difficile sans toi. Excepté la gloire, que ne peux-tu pas procurer ? Avec toi on est beau, jeune, adoré ; on a considérations, honneurs, qualités, vertus. Vous me direz qu'avec de l'argent on n'a que l'apparence de tout cela : qu'importe si je crois vrai ce qui est faux ? »

Définitions des termes :
  • aimer : Éprouver de l'affection, de l'amour ou de l'attachement pour quelqu'un ou quelque chose.
  • liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
  • chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • existence : Par opposition à néant: le fait d'être ou d'exister. Par opposition à essence: mode d'être de l'homme, en tant qu'il ne se laisse enfermer dans aucune essence ou nature déterminée.
  • tout : La totalité sans exception.
  • sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
  • avec : En compagnie de, en présence de.
  • beau : 1. Norme permettant le jugement esthétique ; cf. valeur. 2. Sens concret : objet du jugement esthétique ; ce qui provoque une émotion esthétique par l'harmonie des formes, l'équilibre des proportions. 3. (Par ext.) Ce qui suscite une idée de noblesse, de supériorité morale (un beau geste). 4. Pour KANT, le jugement de goût ne détermine pas son objet en le pensant sous un concept universel, puisqu'il porte toujours sur un cas parti­culier ; c'est un jugement réfléchissant dont l'universalité réside dans l'accord des sujets ; c'est pourquoi le beau est défini comme « ce qui plaît universellement sans concept » ; « la beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle est perçue en lui sans représentation d'une fin. »
  • apparence : Au sens vulgaire, l'apparence s'oppose au réel car elle n'est qu'un aspect trompeur de la réalité. Mais, en métaphysique, le mot apparence peut aussi désigner ce qui, dans la représentation, est donné au sujet qui perçoit, conçoit les choses.
  • vrai : Ce qui est conforme à la réalité, ce qui est réellement.

Extrait du corrigé : Le libellé demande expressément d'expliquer la pensée de Chateaubriand : cette exigence est motivée par la longueur de la citation (nous rencontrons là une difficulté habituelle pour ce type de sujet. De plus, cette étape évite la précipitation d'une réaction trop vive, préjudiciable à la qualité de la réflexion. L'auteur fait l'éloge de l'argent dont le pouvoir s'exerce dans tous les domaines de la vie : ceux qui relèvent de la nature des choses et qui normalement échappent à toute influence : jeunesse, beauté, amour. Ceux qui procèdent d'une vie sociale : honneurs, considérations. La tonalité lyrique, avec le tutoiement passionné, étonne parce qu'elle s'adresse à l'argent, réalité à priori dépourvue de poésie. Il est vrai que la fièvre de l'or a grisé bien des esprits, bien des personnages de roman ou de théâtre. Plusieurs restrictions, plusieurs nuances atténuent cependant le panégyrique : le début du texte pose de façon irrémédiable la non-adhésion sentimentale, l'estime refusée. La phrase se présente comme un bilan avec le passé composé, « j'ai tant méprisé », attitude qui se perpétue au moment où Chateaubriand écrit ces lignes « je ne puis aimer ». L'expression « quoi que je fasse » suggère des efforts non récompensés, comme si l'auteur, empêtré dans les difficultés de l'opposition au régime des Ordonnances et plus généralement à une Restauration qu'il appela pourtant de ses voeux, regrettait ses scrupules de conscience. L'existence eût été plus facile pour le pair de France qui, par conviction, abandonne titre et pension. Le libellé demande de se référer à des exemples. L'élève ne connaît peut-être pas les détails de la vie de Chateaubriand, son existence difficile lorsqu'il se réfugie en Angleterre en 1793 ou ses ambitions politiques. Mais les oeuvres littéraires qui parlent de l'argent sont multiples, nous en donnons un aperçu dans le plan qui suit. L'élève aura soin d'y ajouter des illustrations plus ancrées dans l'actualité.

Corrigé : Corrigé directement accessible

Le corrigé du sujet " Chateaubriand a écrit : « Oh ! argent que j'ai tant méprisé et que je ne puis aimer quoi que je fasse, je suis forcé d'avouer pourtant ton mérite : source de la liberté, tu arranges mille choses dans notre existence, où tout est difficile sans toi. Excepté la gloire, que ne peux-tu pas procurer ? Avec toi on est beau, jeune, adoré ; on a considérations, honneurs, qualités, vertus. Vous me direz qu'avec de l'argent on n'a que l'apparence de tout cela : qu'importe si je crois vrai ce qui est faux ? »" a obtenu la note de :

8 / 10

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