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Sujet : De l'astrologie, telle qu'elle est bâtie depuis des millénaires sur des connaissances dépassées, et largement, depuis quatre siècles, il ne reste rien... Et pourtant, des millions de gens continuent à y croire sans y croire, et à alimenter une industrie florissante... Le goût du merveilleux, l'inquiétude de la vie quotidienne et ses difficultés : certes, on comprend ! Mais il n'est pas possible de ne pas proclamer qu'il vaudrait mieux diffuser dans le public la compréhension des faits avérés et cohérents de la physique quotidienne, que d'étaler complaisamment dans les colonnes des journaux, ou sur les ondes, le fatras de conjectures sans fondements. Jean-Claude PECKER, membre de l'Académie des Sciences, La Recherche, janvier 1983. En vous appuyant en particulier sur des exemples dont vous avez pu avoir connaissance, vous présenterez de façon ordonnée les différentes réflexions que vous inspire cet extrait.

Définitions des termes :
  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • rien : Le néant, l'absence, la nullité.
  • croire : Le verbe vient du latin credere, qui signifie "tenir pour vrai", "faire confiance". La croyance implique donc l'idée d'une absence de connaissance, car il s'agit toujours de "se fier" au témoignage d'autrui.
  • sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
  • goût : 1) Sens par lequel on perçoit les saveurs. 2) Faculté de porter un jugement approprié sur la beauté d'une oeuvre d'art. Faculté de reconnaître et d'apprécier le beau. Kant définira les caractéristiques du jugement de goût: : « Est beau l'objet d'une satisfaction désintéressée », « Est beau ce qui plaît universellement sans concept », « La beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle y est perçue sans la représentation d'une fin », « Est beau ce qui est reconnu sans concept comme l'objet d'une satisfaction nécessaire ».
  • difficulté : Nous éprouvons une difficulté quand, réalisant une tâche, nous devons faire un effort et que nous rencontrons des obstacles. Au contraire, quand il n'y a pas d'obstacle et peu d'effort, quand il y a une aisance, règle la facilité.
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • fondement : a) Ce sur quoi repose "en droit" une certaine connaissance. Qui sert de base à un édifice conceptuel. Synonyme de principe. b) Ce qui donne à quelque chose sa justification, sa légitimité.
  • science : Ensemble des connaissances portant sur le donné, permettant la prévision et l'action efficace. Corps de connaissances constituées, articulées par déduction logique et susceptibles d'être vérifiées par l'expérience.
  • exemple : 1. Ce qui peut être imité en tant que modèle. 2. (Logique, math.) Cas particulier quelconque sur lequel on entend démontrer une proposition de portée générale. 3. Invalidation par contre-exemple : raisonnement qui consiste à réfuter une proposition universelle quelconque en exhibant un cas particulier qui ne la vérifie pas.

Extrait du corrigé : Lorsqu'une citation est très longue — le libellé parle d'extrait —il convient de procéder à une véritable explication. Dès la première lecture, on constate que l'auteur prend le parti de la physique contre l'astrologie, de la vraie science contre la fausse science, impression justifiée par l'appartenance de J.-C. • Quelles sont les disciplines en présence ? D'un côté la science exacte, aux faits avérés (prouvés, réels), cohérents (en accord avec la droite logique), de l'autre, le « fatras de conjectures sans fondements ». Or, le paradoxe veut que le public soit toujours séduit par une matière dont « les connaissances » ont été « largement » dépassées, et depuis longtemps. Les dates fournies en début de texte appellent quelques commentaires : l'astrologie, née peut-être chez les Chaldéens, exerce effectivement son pouvoir tout au long de l'Antiquité et même durant l'ère moderne de la Renaissance. Nostradamus (1503-1566) est certainement le plus célèbre des astrologues, et le recueil de ses prophéties, Les Centuries, a attiré encore les foules des lecteurs... il y a deux ans ! Jean-Claude Pecker affirme que le XVIe siècle (« depuis quatre siècles ») voit la ruine de ces hypothèses selon lesquelles les astres influenceraient le comportement humain. Les élèves de « S », particulièrement, sauront reconnaître une allusion à la révolution Copernicienne. On. délaisse alors l'astrologie pour une astronomie moderne, le calcul mathématique s'empare du ciel. Poursuivie par l'oeuvre de Galilée, la science s'émancipe de l'emprise théologique et acquiert une indépendance méthodologique. Par la suite, la physique moderne avec Newton s'impose définitivement... définitivement ? Pas tout à fait, puisque l'attrait pour l'astrologie subsiste.

Corrigé : Corrigé directement accessible

Le corrigé du sujet " De l'astrologie, telle qu'elle est bâtie depuis des millénaires sur des connaissances dépassées, et largement, depuis quatre siècles, il ne reste rien... Et pourtant, des millions de gens continuent à y croire sans y croire, et à alimenter une industrie florissante... Le goût du merveilleux, l'inquiétude de la vie quotidienne et ses difficultés : certes, on comprend ! Mais il n'est pas possible de ne pas proclamer qu'il vaudrait mieux diffuser dans le public la compréhension des faits avérés et cohérents de la physique quotidienne, que d'étaler complaisamment dans les colonnes des journaux, ou sur les ondes, le fatras de conjectures sans fondements. Jean-Claude PECKER, membre de l'Académie des Sciences, La Recherche, janvier 1983. En vous appuyant en particulier sur des exemples dont vous avez pu avoir connaissance, vous présenterez de façon ordonnée les différentes réflexions que vous inspire cet extrait." a obtenu la note de : aucune note

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