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Sujet : Voltaire, Dictionnaire philosophique portatif - VERTU

Extrait étudié : Voltaire, Dictionnaire philosophique portatif - VERTU Qu'est-ce que vertu? Bienfaisance envers le prochain. Puis-je appeler vertu autre chose que ce qui me fait du bien? Je suis indigent, tu es libéral; je suis en danger, tu me secours; on me trompe, tu me dis la vérité; on me néglige, tu me consoles; je suis ignorant, tu m'instruis: je t'appellerai sans difficulté vertueux. Mais que deviendront les vertus cardinales et théologales? Quelques-unes resteront dans les écoles. Que m'importe que tu sois tempérant? C'est un précepte de santé que tu observes; tu t'en porteras mieux, et je t'en félicite. Tu as la foi et l'espérance, je t'en félicite encore davantage: elles te procureront la vie éternelle. Tes vertus théologales sont des dons célestes; tes cardinales sont d'excellentes qualités qui servent à te conduire; mais elles ne sont point vertus par rapport à ton prochain. Le prudent se fait du bien, le vertueux en fait aux hommes. Saint Paul a eu raison de dire que la charité l'emporte sur la foi et l'espérance. Mais quoi! n'admettra-t-on de vertus que celles qui sont utiles au prochain? Eh! comment puis-je en admettre d'autres? Nous vivons en société; il n'y a donc de véritablement bon pour nous que ce qui fait le bien de la société. Un solitaire sera sobre, pieux; il sera revêtu d'un cilice: eh bien, il sera saint; mais je ne l'appellerai vertueux que quand il aura fait quelque acte de vertu dont les autres hommes auront profité. [...] Quelques théologiens disent que le divin empereur Antonin n'était pas vertueux; que c'était un stoïcien entêté, qui, non content de commander aux hommes, voulait encore être estimé d'eux; qu'il rapportait à lui-même le bien qu'il faisait au genre humain; qu'il fut toute sa vie juste, laborieux, bienfaisant, par vanité, et qu'il ne fit que tromper les hommes par ses vertus; je m'écrie alors: "Mon dieu, donnez-nous souvent de pareils fripons "
Extrait du commentaires : C'est au cours d'un souper chez Frédéric II en 1752, que l'idée d'une encyclopédie de poche est venue à François Marie Arouet, dit Voltaire. Il improvisera alors quelques articles, mais ne reprendra ce projet qu'en 1760. Le Dictionnaire philosophique portatif paraît finalement, de manière anonyme, au cours de l'été 1764. Véritable "livre de poche" avant l'heure, le Dictionnaire philosophique portatif propose de faire le tour de toutes les connaissances humaines dans un ouvrage aisément manipulable, a l'inverse de la colossale Encyclopédie créée par Diderot et d'Alembert. Contre cette somme prétendante au recensement complet des connaissances humaines, Voltaire préfère un ouvrage plus concis, maniable, facile à dissimuler : une sorte d'arme de point dans la guérilla philosophique entreprise par les philosophes des Lumières. Dans cet ouvrage, Voltaire aborde une pluralité de sujets d'une plume alerte et étincelante, afin de dénoncer systématiquement le fanatisme religieux, le dogmatisme, le jansénisme, et de se faire l'apôtre de la tolérance et de la raison. Dans notre texte, c'est au thème de la vertu que Voltaire s'intéresse. D'un bout à l'autre du texte, nous pouvons noter la récurrence d'une figure : celle du paradoxe. En effet, Voltaire va a l'encontre de la doxa de son temps qui considère la vertu en fonction des critères religieux classiques que sont les distinctions canoniques entre vertus « théologales » et vertus « cardinales ». Pour Voltaire, la vertu n'est que le bien accompli au profit du prochain, tout le reste (tempérance, foi) n'est qu'égoïsme ou prétention a la sainteté. Etudiant ce texte, nous verrons de quelle manière Voltaire propose une définition épurée de la Vertu comme action bénéfiques au prochain, la débarrassant des distinctions classiques et trompeuses de la théologie classique. Si dans un premier temps nous pouvons étudier quelle définition précise Voltaire donne de la vertu, conformément au projet lexicographique de son ouvrage, nous verrons ensuite de quelle manière il s'efforce de débarrasser le concept de Vertu des significations arbitraires et trompeuses qui lui sont généralement attachées, avant de voir dans quelle manière cette définition de la Vertu s'intègre globalement au projet de Voltaire dans le Dictionnaire Philosophique sinon dans l'ensemble de son œuvre.

Voltaire, Dictionnaire philosophique portatif - VERTU Corrigé directement accessible

Le corrigé du sujet "Voltaire, Dictionnaire philosophique portatif - VERTU" a obtenu la note de :

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