Podcast littérature

LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN FRANCAIS

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» inscrits
Partager

Sujet : Musset, Lorenzaccio, Acte III, scène 1.

Extrait étudié : Musset, Lorenzaccio, Acte III, scène 1. LORENZO — Meurs, Infâme ! je te saignerai, pourceau, je te saignerai. Au cœur, au cœur. Il est éventré. - Crie donc, frappe donc, tue donc ! Ouvre-lui les entrailles ! Coupons-le par morceaux, et mangeons, mangeons! j'en ai jusqu'au coude. Fouille dans la gorge, roule-le, roule ! Mordons, mordons, et mangeons! (Il tombe épuisé.) SCORONCONCOLO — S'essuyant le front. Tu as inventé un rude jeu, maître, et tu y vas en vrai tigre ; mille millions de tonnerre, tu rugis comme une caverne pleine de panthères et de lions. LORENZO — ô jour de Sang, jour de mes noces ! ô soleil, soleil ! il y a assez longtemps que tu es sec comme le plomb ; tu te meurs de soif, soleil ! son sang t'enivrera. ô ma vengeance! qu'il y a longtemps que tes ongles poussent ! ô dents d'Ugolin, il vous faut le crâne, le Crâne! SCORONCONCOLO — Es-tu en délire? As-tu la fièvre, ou es-tu toi-même un rêve? LORENZO — Lâche, lâche, - ruffian, - le petit maigre, les pères, les filles, - des adieux, des adieux sans fin, les rives de l'Arno pleines d'adieux ! - les gamins l'écrivent sur les murs ; - ris, vieillard, ris dans ton bonnet blanc, - tu ne vois pas que mes ongles poussent? Ah ! le crâne, le crâne ! (il s'évanouit.) SCORONCONCOLO — Maître, tu as un ennemi. (Il lui jette de l'eau à la figure.) Allons, maître, ce n'est pas la peine de tant te démener. On a des sentiments élevés ou on n'en a pas ; je n'oublierai jamais que tu m'as fait avoir une certaine grâce sans laquelle je serais loin. Maître, si tu as un ennemi, dis-le, je t'en débarrasserai sans qu'il y paraisse autrement. LORENZO — Ce n'est rien ; je te dis que mon seul plaisir est de faire peur à mes voisins. SCORONCONCOLO — Depuis que nous trépignons dans cette chambre, et que nous y mettons tout à l'envers, ils doivent être bien accoutumés à notre tapage, je crois que tu pourrais égorger trente hommes dans ce corridor, et les rouler sur ton plancher, sans qu'on s'aperçoive dans la maison qu'il s'y passe du nouveau. Si tu veux faire peur aux voisins, tu t'y prends mal. Ils ont eu peur la première fois, c'est vrai; mais maintenant ils se contentent d'enrager, et ne s'en mettent pas en peine jusqu'au point de quitter leurs fauteuils ou d'ouvrir leurs fenêtres. LORENZO — Tu crois ? SCORONCONCOLO — Tu as un ennemi, maître. Ne t'ai-je pas vu frapper du pied la terre, et maudire le jour de ta naissance ? N'ai-je pas des oreilles? Et au milieu de tes fureurs, n'ai-je pas entendu résonner distinctement un petit mot bien net : la vengeance ? Tiens, maître, crois-moi, tu maigris ; - tu n'as plus le mot pour rire comme devant ; - crois-moi, il n'y a rien de si mauvaise digestion qu'une bonne haine. Est-ce que sur deux hommes au soleil il n'y en a pas toujours un dont l'ombre gêne l'autre ? Ton médecin est dans ma gaine ; laisse-moi te guérir, (Il tire son épée.)

Corrigé non disponible

Le corrigé du sujet "Musset, Lorenzaccio, Acte III, scène 1." a obtenu la note de :
aucune note

LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN LITTERATURE

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :