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Sujet : Musset, Lorenzaccio, Acte III, scène 7.

Extrait étudié : Musset, Lorenzaccio, Acte III, scène 7. PHILIPPE — Il est temps que cela finisse, voyez-vous ; On nous tuerait nos enfants et on déshonorerait nos filles. Il est temps que Florence apprenne à ces bâtards ce que c'est que le droit de vie et de mort. Les Huit n'ont pas le droit de condamner mes enfants; et moi, je n'y survivrais pas, voyez-vous. LES CONVIVES — N'aie pas peur, Philippe, nous sommes là. PHILIPPE — Je suis le chef de la famille : comment souffrirais-je qu'on m'insultât? Nous sommes tout autant que les Médicis, les Ruccellaï tout autant, les Aldobrandini, et vingt autres. Pourquoi ceux-là pourraient-ils faire égorger nos enfants plutôt que nous les leurs ? Qu'on allume un tonneau de poudre dans les caves de la citadelle, et voilà la garnison allemande en déroute. Que reste-t-il à ces Médicis ? Là est leur force ; hors de là, ils ne sont rien. Sommes-nous des hommes? Est-ce à dire qu'on abattra d'un coup de hache les nobles familles de Florence, et qu'on arrachera de la terre natale des racines aussi vieilles qu'elle? C'est par nous qu'on commence ; c'est à nous de tenir ferme ; notre premier cri d'alarme, comme le coup de sifflet de l'oiseleur, va rabattre sur Florence une armée tout entière d'aigles chassés du nid ; ils ne sont pas loin; ils tournoient autour de la ville, les yeux fixés sur ses clochers. Nous y planterons les drapeaux noirs de la peste ; ils accourront à ce signal de mort. Ce sont les couleurs de la colère céleste. Ce soir, allons d'abord délivrer nos fils ; demain nous irons tous ensemble, l'épée nue, à la porte de toutes les grandes familles; il y a à Florence quatre vingts palais, et de chacun d'eux sortira une troupe pareille à la nôtre quand la liberté y frappera. LES CONVIVES — Vive la liberté ! PHILIPPE — Je prends Dieu à témoin que C'est la violence qui me force à tirer l'épée ; que je suis resté durant soixante ans bon et paisible citoyen ; que je n'ai jamais fait de mal à qui que ce soit au monde, et que la moitié de ma fortune a été employée à secourir les malheureux. LES CONVIVES — C'est Vrai. PHILIPPE — C'est une juste vengeance qui me pousse à la révolte, et je me fais rebelle parce que Dieu m'a fait père. je ne suis poussé par aucun motif d'ambition, ni d'intérêt, ni d'orgueil. Ma cause est loyale, honorable et sacrée. Emplissez vos coupes, et levez-vous. Notre vengeance est une hostie que nous pouvons briser sans crainte et nous partager devant Dieu. je bois à la mort des Médicis ! LES CONVIVES se lèvent et boivent — A la mort des Médicis ! LOUISE — posant son verre. Ah ! je vais mourir. PHILIPPE — Qu'as-tu, ma fille, mon enfant bien-aimée, qu'as-tu, mon Dieu ! que t'arrive-t-il ! Mon Dieu, mon Dieu, comme tu pâlis ! Parle, qu'as-tu? parle à ton père. Au secours, au secours ! un médecin ! vite, vite, il n'est plus temps.

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