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Sujet : Louise Labé (v. 1524-1566), Sonnets, VIII

Extrait étudié : Louise Labé (v. 1524-1566), Sonnets, VIII Je vis, je meurs : je me brûle et me noie, J'ai chaud extrême en endurant froidure ; La vie m'est et trop molle et trop dure, J'ai grands ennuis entremêlés de joie. Tout en un coup je ris et je larmoie, Et en plaisir maint grief tourment j'endure, Mon bien s'en va, et à jamais il dure, Tout en un coup je sèche et je verdoie. Ainsi Amour inconstamment me mène Et, quand je pense avoir plus de douleur, Sans y penser je me trouve hors de peine. Puis, quand je crois ma joie être certaine, Et être en haut de mon désiré heur, Il me remet en mon premier malheur.
Extrait du commentaires : Ce poème frappe, d'abord, par son caractère « physique » ; la violence et la ductilité avec lesquelles la poétesse décrit sur elle-même, en une sorte de phénoménologie passionnée, les effets «premiers », immédiats, de l'amour, son « senti ». Certain(e)s chercheraient peut-être même, dans cette manière de vivre et de rendre l'aspect dévorant, total, du plaisir et de l'angoisse, les caractères spécifiques d'une « écriture féminine ». Mais attention : nous ne devons pas oublier que, dans la poésie renaissante et baroque, le rapport entre le poème et le « référent » n'est pas le même que de nos jours. Le discours poétique s'y fonde sur (et se fond dans) une tradition littéraire, néo-pétrarquiste, à laquelle il fait constamment allusion par le rappel de thèmes, de motifs, de mythes, de schémas lexicaux. C'est là, plutôt que dans l'accident autobiographique, que réside, comme dit P. Zumthor, le « véritable à priori de la réalité poétique ». En ce sens, la création poétique est toujours plus ou moins une imitation. Ainsi, Louise Labé organise ici le discours à partir d'une « image fixe », celle de l'amour-brûlure, absolument inscrite dans un code linguistique galant (l'ardeur, la flamme, les feux...). Le poème, explorant tous les développements envisageables de ce stéréotype, fonctionne, à la limite, comme une métaphore filée. Mais ce n'est pas là une faiblesse. La reproduction du modèle n'est pas assimilable à une traduction. Le poète le transforme et se l'approprie ; il ré-élabore justement, les conventions, les figures du « texte premier », en les combinant, en les « montant », en leur donnant des suites imprévues, pour délivrer son message propre. Ici, Louise Labé construit un véritable système de l'antithèse, dont nous examinerons les différentes dimensions. Elle exprime ainsi l'état de contradiction, la déstabilisation que représente la passion, en une confidence proclamée, dont on ne saurait suspecter ni la sincérité ni la force.

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