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		<title>Dernières dissertations et commentaires ajoutés sur Devoir-de-francais.com</title> 
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		<description>Les derniers corrigés disponible sur Devoir-de-francais.com</description>
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		<copyright>© Devoir-de-francais.com</copyright>
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		<title>	Traduction de l'Epitaphe dudit Villon</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-traduction-epitaphe-dudit-villon-155925.html</link>
		<description>François Villon

Frères humains qui après nous vives
N'ayez les cueurs contre nous endurcis
Car se pitie de nous pouvrez avez
Dieu en aura plus tost de vous mercis
Vous nous voies cy attachés cinq six
Quant de la char que trop avons nourrie
Elle est pieça devourée et pourrie
Et nous les os devenons cendres et pouldre
De nostre mal personne ne s'en rie
Mais pries Dieu que tous nous veuille absouldre.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Vous devez composer un dialogue qui opposerait La Fontaine, revenu sur terre au siècle des Lumières, et Rousseau, au sujet des fables et de leurs intérêts ?</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-vous-devez-composer-dialogue-opposerait-fontaine-revenu-terre-siecle-lumieres-151642.html</link>
		<description>Vous devez composer un dialogue qui opposerait La Fontaine, revenu sur terre au siècle des Lumières, et Rousseau, au sujet des fables et de leurs intérêts ?</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>	Traduction des Minutes du procès de Jeanne d'Arc</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-traduction-minutes-proces-jeanne-155924.html</link>
		<description>Item, quia ab aliquibus nos, judices, audieramus quod illusionibus suarum revelationum prætensarum, quibus antea renuntiaverat, adhuc inhærebat, ipsam interrogavimus an, depost diem jovis, ipsa audiverat voces sanctarum Katharinæ et Margaretæ. Respondit quod sic.
Interrogata quid sibi dixerunt ; respondit quod Deus mandavit sibi, per sanctas Katharinam et Margaretam, magnam pietatem illius grandis proditionis in quam ipsa Johanna consenserat, faciendo adjurationem et revocationem pro salvando vitam suam ; et quod ipsa se damnaverat pro salvando vitam suam. Item dixit quod, ante diem jovis, voces suæ sibi dixerunt illund ipsa illo die faceret, et qod protunc ipsa fecit. Dicit ultra quod voces suæ sibi dixerunt, quando erat in scafaldo seu ambone, coram populo, quod audacter responderet illi prædicatori qui tunc prædicabat. Dicebatque eadem Johanna quod ille erat falsus prædicator, et quod plura dixerat eam fecisse quæ ipsa non fecerat. Item dixit quod, si ipsa diceret quod Deus non misisset eam, ipsa damnaret se, et quod veraciter Deus ipsam misit.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>	Imaginer un dialogue entre un admirateur de Baudelaire et des Fleurs du mal et le procureur qui a censuré cette dernière oeuvre ?</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-imaginer-dialogue-entre-admirateur-baudelaire-fleurs-procureur-151641.html</link>
		<description>Imaginer un dialogue entre un admirateur de Baudelaire et des Fleurs du mal et le procureur qui a censuré cette dernière oeuvre ?</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>	Traduction: Jean de Joinville - Vie de Saint Louis</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-traduction-joinville-saint-louis-155923.html</link>
		<description>Là ou je estoie à pié et mes chevaliers, aussi blecié comme il est devant dit, vint le roy atoute sa bataille a grand noyse et a grant bruit de trompes et nacaires, et se aresta sur un chemin levé. Mes onques si bel armé ne vi, car il paroit de sur toute sa gent des les epaules en amon, un heaume doré en son chief, une espee d'Alemaingne en sa main. Quant il fu la haresté, ses bons chevaliers que il avoit en sa bataille, que je vous ai avant nommez, se lancerent entre les Turcs, et pluseurs des vaillans chevaliers qui estoient en la bataille le roy. Et sachiés que ce fu un tres biau fait d'armes, car nulz n'i traioit ne d'arc ne d'arbalestre, ainçois estoit le fereïs de maces et d'espees des Turs et de nostre gent, qui touz estoient mellez. Un mien escuier, qui s'en estoit fui atout ma baniere et estoit revenu a moy, me bailla un mien roncin sur quoy je monté, et me trais vers le roy tout coste a coste. Endementres que nous estiens ainsi, mon seigneur Jehan de Waleri, le preudome, vint au roy et li dit que il looit que il se traisist a main destre sur le flum, pour avoir l'aide du duc de Bourgoingne et des autres qui gardoient l'ost, que nous avions lessié, et pour ce que ses serjans eussent a boire, car le chaut estoit ja grant levé.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Ecrire une fable par rapport à une morale déjà donnée. La morale est "mieux vaut être seul que mal accompagné". Pour commencer cette fable j'ai décidé de prendre comme animal l'âne et le singe et j'ai fait la fable mais je ne suis pas sûre d'être dans le</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-ecrire-fable-rapport-morale-deja-donnee-morale-mieux-vaut-etre-seul-151640.html</link>
		<description>Ecrire une fable par rapport à une morale déjà donnée. La morale est "mieux vaut être seul que mal accompagné". Pour commencer cette fable j'ai décidé de prendre comme animal l'âne et le singe et j'ai fait la fable mais je ne suis pas sûre d'être dans le sujet ?</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>	Traduction: Chrétien de Troyes - Le chevalier au lion (Prologue, vers 1-38.)</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-traduction-chretien-troyes-chevalier-prologue-155922.html</link>
		<description>Li boins roys Artus de Bretaigne,
La qui proeche nous ensengne
Que nous soions preus et courtois, 
Tint court si riche comme rois
A chele feste qui tant couste,
C'on doit nommer le Penthecouste.
Li rois fu a Cardoeil en Gales.
Aprés mengier, par mi les sales,
Li chevalier s'atropelerent 
La ou dames les apelerent
Ou damoiseles ou pucheles.
Li un recontoient nouveles,
Li autres parloient d'Amours,
Des angousses et des dolours
Et des grant biens qu'en ont souvant 
Li desiple de son couvant,
Qui lors estoit riches et boens ; 
Mais or y a molt poi des siens,
Qui a bien pres l'ont tuit laissie,
S'en est Amours mout abaissie ;
Car chil qui soloient amer
Se faisoient courtois clamer
Et preu et largue et honnorable ;
Or est Amours tournee a fable
Pour chou que chil qui riens n'en sentent
Dïent qu'il ayment, mes il mentent ;
Et chil fable et menchongne en font
Qui s'en vantent et droit n'i ont.
Mais pour parler de chix qui furent
Laissons chix qui en vie durent,
Qu'encor vaut mix, che m'est a vis,
Un courtois mors c'uns vilains vis.
Pour che me plaist a reconter
Chose qui faiche a escouter
Du roy qui fu de tel tesmoing
C'on en parole pres et loing ;
Si m'acort de tant ad Bretons
Que tous jours mais dura ses nons.
</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>	Il faut imaginer la préface d'une pièce de théâtre ou l'auteur refuse de respecter les conditions du théâtre classique ?</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-faut-imaginer-preface-piece-theatre-auteur-refuse-respecter-conditions-151639.html</link>
		<description>Il faut imaginer la préface d'une pièce de théâtre ou l'auteur refuse de respecter les conditions du théâtre classique ?</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>	Le naturel le vrai celui du théâtre est la chose la moins naturelle (Anouilh). Commentez.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-naturel-celui-theatre-chose-moins-155921.html</link>
		<description>Le théâtre est un genre complexe qui appartient à la fois à la littérature et au spectacle, qui repose sur le texte et la scène. Quand le rideau se lève, il se passe quelque chose « comme si c'était vrai » mais nous sommes dans le monde des apparences malgré la présence réelle des acteurs. Ceux-ci jouent à être, à sentir, à paraître dans un décor stylisé, fabriqué. Ils s'expriment comme l'ont écrit les auteurs dramatiques et interprètent souvent une histoire d'un autre temps. Pourtant, en incarnant les rêves d'un auteur, ils rejoignent le spectateur qui cherche à se comprendre. En entrant dans la salle, c'est lui qu'il vient voir. Le réel alors surgit et peut prendre aussi la forme d'une interrogation collective sur l'époque contemporaine. </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>	Vous vous apprêtez à publier une anthologie des oeuvres de Jules Supervielle et voulez absolument qu'y figurent "Paquebot" et "Marseille". Vous devez pour cela convaincre votre éditeur de la qualité de ces poèmes et de leur importance dans l'oeuvre de l'</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-vous-vous-appretez-publier-anthologie-oeuvres-jules-supervielle-voulez-absolument-151638.html</link>
		<description>Vous vous apprêtez à publier une anthologie des oeuvres de Jules Supervielle et voulez absolument qu'y figurent "Paquebot" et "Marseille". Vous devez pour cela convaincre votre éditeur de la qualité de ces poèmes et de leur importance dans l'oeuvre de l'auteur" ?</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>	GUILLOUX, Louis</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-guilloux-louis-155919.html</link>
		<description>Seul romancier français à qui la plupart des critiques et des spécialistes aient reconnu la dimension des écrivains russes, Louis Guilloux est né le 15 janvier 1899 à Saint-Brieuc (dans les Côtes d'Armor, alors dites Côtes du Nord). Son père, socialiste convaincu, était cordonnier. Tout un milieu, une origine qui ont marqué à jamais ce jeune boursier du lycée de Saint-Brieuc qui débarque à Paris en 1918 et entre à l'Intransigeant. Antifasciste militant, journaliste littéraire, il partage sa vie entre la Bretagne et le 6e arrondissement de Paris. Il promène sa silhouette chétive, son regard immense et enfantin, sa pipe dans le quartier de la rue du Dragon où il a toujours habité. En 1927, il publie son premier roman La Maison du Peuple puis en 1931 Compagnons. En 1935 sort à la N.R.F son chef-d'oeuvre, Le Sang noir (adapté au théâtre sous le titre de Cripure, en 1967, par Marcel Maréchal). Le Sang noir se situe pendant la Première Guerre mondiale, à l'arrière. C'est la vie quotidienne, désespérée et rebelle d'un professeur de philo au lycée, Cripure. Désespoir des jeunes gens promis à la boucherie de la guerre, grisaille de la pluie d'hiver, bêtise des notables, le Sang noir est le roman des humiliés et de leur colère. A l'époque de sa publication, Louis Guilloux milite activement pour les républicains espagnols, fait partie d'un voyage d'intellectuels emmenés à Moscou par Gide. Avec la guerre, il se replie en Bretagne et vient moins à Paris. Il publie un livre en 1942, Le Pain des Rêves. En revanche, il continue comme il fait depuis 1921, à tenir ses Carnets, courtes et lucides chroniques de sa vie quotidienne, de ses rencontres et de sa vision du monde. L'ensemble a été publié, et la lecture représente un remarquable tableau de la vie littéraire, du quotidien provincial et parisien de 1921 à la fin des années 70, y compris la période de la guerre. En 1948 sort Le Jeu de Patience, roman historique qui remporte le prix Renaudot puis en 1960 Les Batailles perdues et enfin en 1967 La Confrontation, récit des dernières semaines d'un ouvrier où l'on retrouve des accents à la Tolstoï. En 1973, l'Académie française lui remet son grand Prix. </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>	Vous avez décidé d'écrire votre autobiographie et vous parlez de ce projet dans votre journal intime. Vous rédigerez le passage correspondant, dans lequel vous exposerez vos délibérations concernant aussi bien le mode d'écriture que les thèmes et épisode</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-vous-avez-decide-ecrire-votre-autobiographie-vous-parlez-projet-dans-votre-journal-intim-151637.html</link>
		<description>Vous avez décidé d'écrire votre autobiographie et vous parlez de ce projet dans votre journal intime. Vous rédigerez le passage correspondant, dans lequel vous exposerez vos délibérations concernant aussi bien le mode d'écriture que les thèmes et épisodes à aborder, pour mettre en place votre projet autobiographique ?</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>	COHEN, Albert</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-cohen-albert-155918.html</link>
		<description>L'image d'Albert Cohen que retient le monde est celle d'un homme âgé au crâne lisse, vivant cloîtré à Genève, le monocle à l'oeil, le chapelet d'ambre aux doigts, le regard noir, vif et direct. Cette image de la fin de sa vie ne rend pas justice à cette personnalité si extraordinaire et séduisante. Dans son existence se marient l'Orient et l'Occident. 
Il est né à Corfou en 1985, au sein d'une famille juive de vieille aristocratie séfarade. Ses parents émigrent à Marseille vers 1900 ; son père est un homme effacé et discret, en revanche sa mère est la personnalité forte qui marque sa vie. Dans le Livre de ma mère, il évoque celle-ci, et son enfance au cours de laquelle il découvre à dix ans, à l'occasion d'une dispute entre enfants, l'antisémitisme. Il a fait ses études secondaire au lycée Thiers à Marseille  où il se lie d'amitié avec Marcel Pagnol  puis aborde le droit à Genève et prend rapidement la nationalité suisse. Diplômé, jeune avocat brillant, séduisant et même don Juan, Albert Cohen commence assez rapidement une carrière de fonctionnaire international et de diplomate qu'il consacre à la défense des Juifs et aux débuts du sionisme. Lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, il pense d'abord prendre les armes avec une Légion juive dont il tente la création puis finalement rejoint la France Libre à Londres. Après la guerre, de retour à Genève, il se consacre à l'écriture. 
Son génie romanesque est toutefois reconnu assez tard : l'épopée des Valeureux est l'oeuvre de sa vie, celle dont l'écriture a occupé l'essentiel de son temps. Il y a dans ces livres une part autobiographique très forte mais aussi un ton et un style très particuliers, proches des récits transmis oralement (notons au passage qu'il dictait ses manuscrits). 
Son livre le plus célèbre, Belle du Seigneur (1968) a reçu le prix de l'Académie à laquelle il aurait aimé être élu. Le Livre de ma mère est son autre immense succès. Citons encore Mangeclous (1938), Solal (1939), Ô vous, frères humains (1971) et Carnets (1978). </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Molière, Le Misanthrope, Acte IV, scène 3</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-moliere-misanthrope-acte-scene-19809.html</link>
		<description>Molière, Le Misanthrope, Acte IV, scène 3
Alceste
1371. Ciel ! rien de plus cruel peut-il être inventé ?
1372. Et jamais coeur fut-il de la sorte traité ?
1373. Quoi ? d'un juste courroux je suis ému contre elle,
1374. C'est moi qui me viens plaindre, et c'est moi qu'on querelle !
1375. On pousse ma douleur et mes soupçons à bout,
1376. On me laisse tout croire, on fait gloire de tout ;
1377. Et cependant mon coeur est encore assez lâche
1378. Pour ne pouvoir briser la chaîne qui l'attache,
1379. Et pour ne pas s'armer d'un généreux mépris
1380. Contre l'ingrat objet dont il est trop épris !
1381. Ah ! que vous savez bien ici, contre moi-même,
1382. Perfide, vous servir de ma faiblesse extrême,
1383. Et ménager pour vous l'excès prodigieux
1384. De ce fatal amour né de vos traîtres yeux !
1385. Défendez-vous au moins d'un crime qui m'accable,
1386. Et cessez d'affecter d'être envers moi coupable ;
1387. Rendez-moi, s'il se peut, ce billet innocent :
1388. A vous prêter les mains ma tendresse consent ;
1389. Efforcez-vous ici de paraître fidèle,
1390. Et je m'efforcerai, moi, de vous croire telle.

Célimène
1391. Allez, vous êtes fou, dans vos transports jaloux,
1392. Et ne méritez pas l'amour qu'on a pour vous.
1393. Je voudrais bien savoir qui pourrait me contraindre
1394. A descendre pour vous aux bassesses de feindre,
1395. Et Pourquoi, si mon coeur penchait d'autre côté,
1396. Je ne le dirais pas avec sincérité.
1397. Quoi ? de mes sentiments l'obligeante assurance
1398. Contre tous vos soupçons ne prend pas ma défense ?
1399. Auprès d'un tel garant, sont-ils, de quelque poids ?
1400. N'est-ce pas m'outrager que d'écouter leur voix ?
1401. Et puisque notre coeur fait un effort extrême
1402. Lorsqu'il peut se résoudre à confesser qu'il aime,
1403. Puisque l'honneur du sexe, ennemi de nos feux,
1404. S'oppose fortement à de pareils aveux,
1405. L'amant qui voit pour lui franchir un tel obstacle
1406. Doit-il impunément douter de cet oracle ?
1407. Et n'est-il pas coupable en ne s'assurant pas
1408. A ce qu'on ne dit point qu'après de grands combats ?
1409. Allez, de tels soupçons méritent ma colère,
1410. Et vous ne valez pas que l'on vous considère ;
1411. Je suis sotte, et veux mal à ma simplicité
1412. De conserver encor pour vous quelque bonté ;
1413. Je devrais autre part attacher mon estime,
1414. Et vous faire un sujet de plainte légitime.

Alceste
1415. Ah ! traîtresse, mon faible est étrange pour vous !
1416. Vous me trompez sans doute avec des mots si doux ;
1417. Mais il n'importe, il faut suivre ma destinée :
1418. A votre foi mon âme est toute abandonnée ;
1419. Je veux voir, jusqu'au bout, quel sera votre coeur,
1420. Et si de me trahir il aura la noirceur.

Célimène
1421. Non, vous ne m'aimez point comme il faut que l'on aime.

Alceste
1422. Ah ! rien n'est comparable à mon amour extrême ;
1423. Et dans l'ardeur qu'il a de se montrer à tous,
1424. Il va jusqu'à former des souhaits contre vous.
1425. Oui, je voudrais qu'aucun ne vous trouvât aimable,
1426. Que vous fussiez réduite en un sort misérable,
1427. Que le Ciel, en naissant, ne vous eût donné rien,
1428. Que vous n'eussiez ni rang, ni naissance, ni bien,
1429. Afin que de mon coeur l'éclatant sacrifice
1430. Vous pût d'un pareil sort réparer l'injustice,
1431. Et que j'eusse la joie et la gloire, en ce jour,
1432. De vous voir tenir tout des mains de mon amour.
</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>	Biographie de CHAR, René</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-biographie-155917.html</link>
		<description></description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>Victor Hugo, Les travailleurs de la mer</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-victor-hugo-travailleurs-19808.html</link>
		<description>Victor Hugo, Les travailleurs de la mer 

C'est de là que, caché sous les ronces, assis sur une pierre, bien des fois, dans les jours d'été, et pendant de longues heures et pendant des mois entiers, il avait contemplé, par-dessus le mur bas au point de tenter l'enjambée, le jardin des Bravées, et, à travers les branches d'arbres, deux fenêtres d'une chambre de la maison. Il retrouva sa pierre, sa ronce, toujours le mur aussi bas, toujours l'angle aussi obscur, et comme une bête rentrée au trou, glissant plutôt que marchant, il se blottit. Une fois assis, il ne fit plus un mouvement. Il regarda. Il revoyait le jardin, les allées, les massifs, les carrés de fleurs, la maison, les deux fenêtres de la chambre. La lune lui montrait ce rêve. Il est affreux qu'on soit forcé de respirer. Il faisait ce qu'il pouvait pour s'en empêcher. Il lui semblait voir un paradis fantôme. Il avait peur que tout cela ne s'envolât. Il était presque impossible que ces choses fussent réellement sous ses yeux ; et si elles y étaient, ce ne pouvait être qu'avec l'imminence d'évanouissement qu'ont toujours les choses divines. Un souffle, et tout se dissiperait. Gilliatt avait ce tremblement. Tout près, en face de lui, dans le jardin, au bord d'une allée, il y avait un banc de bois peint en vert. On se souvient de ce banc. Gilliatt regardait les deux fenêtres. Il pensait à un sommeil possible de quelqu'un dans cette chambre. Derrière ce mur, on dormait. Il eût voulu ne pas être où il était. Il eût mieux aimé mourir que de s'en aller. Il pensait à une haleine soulevant une poitrine. Elle, ce mirage, cette blancheur dans une nuée, cette obsession flottante de son esprit, elle était là ! Il pensait à l'inaccessible qui était endormi, et si près, et comme à la portée de son extase ; il pensait à la femme impossible assoupie, et visitée, elle aussi, par les chimères ; à la créature souhaitée, lointaine, insaisissable, fermant les yeux, le front dans la main ; au mystère du sommeil de l'être idéal, aux songes que peut faire un songe. Il n'osait penser au delà et il pensait pourtant ; il se risquait dans les manques de respect de la rêverie, la quantité de forme féminine que peut avoir un ange le troublait, l'heure nocturne enhardit aux regards furtifs les yeux timides, il s'en voulait d'aller si avant, il craignait de profaner en réfléchissant ; malgré lui, forcé, contraint, frémissant, il regardait dans l'invisible. Il subissait le frisson, et presque la souffrance, de se figurer un jupon sur une chaise, une mante jetée sur le tapis, une ceinture débouclée, un fichu. Il imaginait un corset, un lacet traînant à terre, des bas, des jarretières. Il avait l'âme dans les étoiles. Les étoiles sont faites aussi bien pour le coeur humain d'un pauvre comme Gilliatt que pour le coeur humain d'un millionnaire. à un certain degré de passion, tout homme est sujet aux profonds éblouissements. Si c'est une nature âpre et primitive, raison de plus. être sauvage, cela s'ajoute au rêve. Le ravissement est une plénitude qui déborde comme une autre. Voir ces fenêtres, c'était presque trop pour Gilliatt. Tout à coup, il la vit elle-même. Des branchages d'un fourré déjà épaissi par le printemps, sortit, avec une ineffable lenteur spectrale et céleste, une figure, une robe, un visage divin, presque une clarté sous la lune.
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>	Mademoiselle Clairon</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-mademoiselle-clairon-155916.html</link>
		<description>Née à Condé-sur-Escaut, enfant illégitime, elle vient toute jeune à Paris où elle demeure en face de la maison de Mademoiselle Dangeville. Éblouie par la célèbre comédienne, la fillette décide de se consacrer au théâtre. Elle chante, danse, mène une vie aventureuse avant d'obtenir, à vingt ans, un engagement au Français où elle débute par un coup d'éclat : elle s'attaque au rôle de Phèdre  dont la Dumesnil est titulaire et stupéfie le public par la diversité de ses dons, la sûreté de son talent. Sans être belle, elle est charmante, spirituelle, élégante et attire la sympathie par un air doux et modeste. Sur scène, elle est pathétique pleine de feu, de force, capable d'animer les rôles les plus ternes. Voltaire, chef de file de ses admirateurs, célèbre les louanges de la  Divine Melpomène  et se proclame  claironien . Intelligente, audacieuse,  Claironette  comprend que l'ancien style déclamatoire, emphatique, a cessé de plaire, et après avoir joué  Mérope, Sémiramis, Venise Sauvée , elle s'applique dans  Oreste, L'Orphelin de Chine, Bajazet , à diminuer les effets, à simplifier le jeu, à choisir les costumes qui donneront plus de vraisemblance aux personnages. Puis, sur un coup de tête, l'héroïne de  Spartacus, Tancrède, Irène , abandonne sa triomphale carrière pour mener une vie errante, se morfondre loin du théâtre, vieillir, perdre ses amants et sa vie luxueuse. Après treize années passées chez le Margrave d'Anspach, elle retrouve ta France mais, aigrie, décourage les jeunes comédiens, publie des mémoires qui n'ajoutent rien à sa gloire.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Gustave Flaubert, Madame Bovary, partie I, chapitre IV</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-gustave-flaubert-madame-bovary-partie-chapitre-19807.html</link>
		<description> Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1) partie, chapitre IV 
 
Le narrateur décrit ici une noce dans la campagne normande ... 
Les convives arrivèrent de bonne heure dans des voitures, carrioles à un cheval, chars à bancs à deux roues, vieux cabriolets sans capote, tapissières à rideaux de cuir, et les jeunes gens des villages les plus voisins dans des charrettes où ils se tenaient debout, en rang, les mains appuyées sur les ridelles pour ne pas tomber, allant au trot et secoués dur. Il en vint dix lieues loin, de Goderville, de Normanville et de Cany. On avait invité tous les parents des deux familles, on s'était raccommodé avec les amis brouillés, on avait écrit à des connaissances perdues de vue depuis longtemps. 
 
~ De temps à autre, on entendait des coups de fouet derrière la haie; bientôt la barrière s'ouvrait: c'était une carriole qui entrait. Galopant jusqu'à la première marche du perron, elle s'y arrêtait court, et vidait son monde qui sortait par tous les côtés en se frottant les genoux et en s'étirant les bras. Les dames, en bonnet, avaient des robes à la façon de la ville, des chaînes de montre en or, des pèlerines- à bouts croisés dans la ceinture, ou de petits fichus- de couleur attachés dans le dos avec une épingle, et qui leur découvraient le cou par derrière. Les gamins, vêtus pareillement à leurs papas, semblaient incommodés par leurs habits neufs (beaucoup même étrennèrent ce jour-là la première paire de  bottes de leur existence), et l'on voyait à côté d'eux, ne soufflant mot dans la robe blanche de sa première communion rallongée pour la circonstance, quelque grande fillette de quatorze ou seize ans, leur cousine ou leur soeur aînée sans doute, rougeaude, ahurie, les cheveux gras de pommade à la rose, et ayant bien peur de salir ses gants. Comme il n'y avait point assez de valets d'écurie pour dételer toutes les voitures, les messieurs retroussaient leurs manches et s'y mettaient eux-mêmes. Suivant leur position sociale différente, ils avaient des  habits ,des redingotes  , des vestes, des habits- vestes : --bons habits   entourés de toute la considération d'une famille, et qui ne sortaient de l'armoire que pour les solennités; redingotes à grandes basques flottant au vent, à collet cylindrique, à poches larges comme des sacs ; vestes de gros drap, qui accompagnaient ordinairement quelque casquette cerclée de cuivre à sa visière; habits-vestes très courts, ayant dans le dos deux boutons rapprochés comme une paire d'yeux, et dont les pans semblaient avoir été coupés à même un seul bloc, par la hache du charpentier. Quelques-uns encore (mais ceux-là, bien. sûr, devaient dîner au bas bout de la table) portaient des blouses de cérémonie, c'est-à-dire dont le col était rabattu sur les épaules, le dos froncé à petits plis et la taille attachée très bas par une ceinture cousue.                                                                                                                                                                                                                                                 Et les chemises sur les poitrines bombaient comme des cuirasses! Tout le monde était tondu à neuf, les oreilles s'écartaient des têtes, on était rasé de près ; quelques-uns même qui s'étaient levés dès avant l'aube, n'ayant vu clair à se faire la barbe, avaient des balafres en diagonale sous le nez, ou, le long des mâchoires, des pelures d'épiderme larges comme des écus de trois francs, et qu'avait enflammées le grand air pendant la route, ce qui marbrait un peu de plaques roses toutes ces grosses faces blanches épanouies. 
Gustave Flaubert ,Madame de Bovary(1857)
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>	Erich Kästner</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-erich-kastner-155915.html</link>
		<description>Né à Dresde, mort à Munich. Après des études littéraires, il s'oriente vers le journalisme. Écrivain depuis 1927. Ses livres furent interdits et brûlés en 1933 par les gouvernants nazis. Contraint au silence jusqu'en 1945. Rédacteur littéraire de 1945 à 1948. À la fois moraliste et rationaliste, Kästner, que l'on peut difficilement ranger dans une catégorie littéraire connue, acquit la notoriété vers la fin des années 20 grâce à ses recueils de vers satiriques : Herz auf Taille (Coeur sur mesure, 1928), Lärm im Spiegel (1929) et à son roman Fabian, histoire d'un moraliste (1930). Au travers de ses recueils de vers, Kästner se pose en héritier de  l'Aufklärung  allemande, qui ne se contente pas de caricaturer par la satire les faiblesses de l'homme, mais dénonce aussi son arrogance et sa démesure et les tourne en ridicule. A côté de satires dans lesquelles il attaque le fascisme, le militarisme et l'hypocrite morale bourgeoise, il est l'auteur de livres pour enfants pleins d'enseignement et d'humour, de chansons, de pièces de théâtre, d'articles politiques, etc. Dans son drame L'École des dictateurs, ainsi que dans son journal Notabene 45, il règle un vieux compte avec la dictature nazie en s'efforçant de mettre en lumière  l'inconstance humaine sous la dictature . uvres : La Bonne Ville de Schilda, Émile et les détectives (1929), 3 Hommes dans la neige, La Miniature volée (1939), Pünktchen und Anton (1931), Das doppelte Lottchen (1949).</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Les châtiments VII,5 - Victor HUGO</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-chatiments-victor-hugo-19806.html</link>
		<description>Les châtiments VII,5 - Victor HUGO

C'était en juin, j'étais à Bruxelles ; on me dit :
Savez-vous ce que fait maintenant ce bandit ?
Et l'on me raconta le meurtre juridique,
Charlet assassiné sur la place publique,
Cirasse, Cuisinier, tous ces infortunés
Que cet homme au supplice a lui-même traînés
Et qu'il a de ses mains liés sur la bascule.
Ô sauveur, ô héros, vainqueur de crépuscule,
César ! Dieu fait sortir de terre les moissons,
La vigne, l'eau courante abreuvant les buissons,
Les fruits vermeils, la rose où l'abeille butine,
Les chênes, les lauriers, et toi, la guillotine.
Prince qu'aucun de ceux qui lui donnent leurs voix
Ne voudrait rencontrer le soir au coin d'un bois !
J'avais le front brûlant : je sortis par la ville.
Tout m'y parut plein d'ombre et de guerre civile,
Les passants me semblaient des spectres effarés ;
Je m'enfuis dans les champs paisibles et dorés ;
Ô contre-coups du crime au fond de l'âme humaine !
La nature ne put me calmer. L'air, la plaine,
Les fleurs, tout m'irritait ; je frémissais devant
Ce monde où je sentais ce scélérat vivant.
Sans pouvoir m'apaiser, je fis plus d'une lieue.
Le soir triste monta sous la coupole bleue ;
Linceul frissonnant, l'ombre autour de moi s'accrut ;
Tout à coup la nuit vint, et la lune apparut
Sanglante, et dans les cieux, de deuil enveloppée,
Je regardai rouler cette tête coupée.
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>	Nina Berberova</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-berberova-155914.html</link>
		<description>Née à Saint-Pétersbourg, Nina Nikolaïevna Berberova n'a été reconnue comme auteur que très tard dans sa vie puisque le succès mondial est arrivé avec L'Accompagnatrice lorsqu'elle avait quatre-vingt ans. Très jeune, elle a commencé sa carrière littéraire en composant des poèmes, et en fréquentant les salons de l'avant-garde littéraire de Saint-Pétersbourg. Elle assiste à la Révolution d'Octobre en spectatrice passionnée mais ses origines bourgeoises la mettent en danger. En 1922, elle émigre avec le poète Vladislav Kodachevich, qui restera son compagnon pendant plus de dix ans.
 
C'est l'époque décrite dans L'Accompagnatrice : elle mène l'existence des émigrés aisés, se promène en Europe, s'attarde à Berlin, Paris, puis Capri avec Maxime Gorki puis choisit finalement Paris où se retrouvent la plupart des émigrés russes.
 
Berberova continue à écrire. Elle rédige des nouvelles, prend des notes pour plus tard, compose toujours des poèmes. Sa fortune est réduite, elle s'emploie comme journaliste, traductrice, biographe, et même dactylo pendant la guerre. Elle participe à la création d'un hebdomadaire russe à Paris juste après la Libération en 1947.
 
</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>Ronsard: « Doux desdains, douce amour d'artifice cachée »</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-ronsard-doux-desdains-douce-amour-artifice-cachee-19805.html</link>
		<description>Ronsard
« Doux desdains, douce amour d'artifice cachée »


"Doux desdains, douce amour d'artifice cachée, 
Doux courroux enfantin, qui ne garde son coeur, 
Doux d'endurer passer un long temps en longueur, 
Sans me voir, sans m'escrire, et faire la faschee :

Douce amitié souvent perdue et recherchée, 
Doux de tenir d'entrée une douce rigueur, 
Et sans me saluer, me tuer de langueur, 
Et feindre qu'autre part on est bien empeschee :

Doux entre le despit et entre l'amitié,
Dissimulant beaucoup, ne parler qu'à moitié.
Mais m'appeler volage et prompt de fantasie,

Craindre ma conscience, et douter de ma foy, 
M'est un reproche amer, qu'à grand tort je reçoy :
Car douter de ma foy c'est crime d'hérésie."
</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>	Uwe Johnson</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-johnson-155913.html</link>
		<description>Né en Poméranie. Élève de Ernst Bloch et de Hans Mayer à l'université de Leipzig. Il réside à partir de 1959 en République Fédérale d'Allemagne. Il reçoit le Prix Fontane de la ville de Berlin en 1960 et le Prix international des éditeurs en 1962. Avec son premier livre, Conjectures sur Jacob, paru en 1959, Johnson a attiré sur lui l'attention générale. Dans cet ouvrage, il décrit poétiquement les contrastes politiques et le développement diamétralement opposé des deux Allemagnes. De même, dans son roman L'Impossible biographie (1961), il traite, dans un style à la fois ample et précis, de la situation politique et quotidienne d'une Allemagne divisée, en montrant à l'aide de faits et d'exemples précis les différences et les abîmes entre l'Est et l'Ouest. Ses livres font partie des premiers documents littéraires témoignant de la tragédie de l'Allemagne de l'après-guerre. Johnson s'y est affranchi dans une large mesure de la technique conventionnelle du roman ; l'auteur n'est plus en effet le seul maître de ses personnages : il est contraint, par les innombrables détails de cette mosaïque d'événements, de restituer l'image de la réalité. Johnson recherche une écriture dialectique en observant les faits des deux côtés, en soulignant leurs contradictions et en montrant leur développement. Il a, comme le fait remarquer Walter Jens,  su le premier analyser d'un point de vue artistique le problème capital de l'Allemagne d'après-guerre.  Son oeuvre majeure est un vaste roman en quatre tomes, Une Année dans la vie de Gesine Cresspahl (1971-1983). Il a également composé des récits autobiographiques : L'Accidenté (1982) et Le Romancier des deux Allemagnes (1980).</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>Alfred de Musset -  "André del Sarto" - Acte Premier  Scène première</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-alfred-musset-andre-sarto-acte-premier-scene-premiere-19804.html</link>
		<description>Acte Premier

Scène première
La maison d'André. - Une cour,
un jardin au fond.

GRÉMIO, sortant de la maison du concierge.

Il me semble, en vérité, que j'entends marcher dans la cour : à quatre heures du matin, c'est singulier. Hum ! hum ! que veut dire cela ?

                    Il avance ; un homme enveloppé d'un manteau
                descend d'une fenêtre du rez-de-chaussée.

                                    GRÉMIO.

De la fenêtre de madame Lucrèce ? Arrête, qui que tu sois !

                                     L'HOMME.

Laisse-moi passer, ou je te tue !

                     Il le frappe et s'enfuit dans le jardin.

                                    GRÉMIO, seul.

Au meurtre ! au voleur ! Jean, au secours !

    DAMIEN, sortant en robe de chambre.

Qu'est-ce ? qu'as-tu à crier, Grémio ?

                                    GRÉMIO.

Il y a un voleur dans le jardin

Informations complémentaires:

Alfred de Musset (1810-1857) André del sarto

Après l'échec cuisant de sa première pièce, Musset décide d'écrire ses pièces uniquement pour des lecteurs; en 1833, il publie André del Sarto, pièce inspirée de la vie du grand peintre italien de la Renaissance, Andrea del Sarto; cependant, en 1850, le théâtre de l'Odéon, à Paris, lui propose d'adapter sa pièce pour la représentation, laquelle sera elle aussi un échec. Le texte de référence pour les (rares) metteurs en scène de la pièce a longtemps été la seconde version (1850); on préfère aujourd'hui la première (1833).
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>	Wolfgang Koeppen</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-wolfgang-koeppen-155912.html</link>
		<description>Né à Greifswald. A exercé diverses professions : acteur, marin, scénariste, journaliste. Après avoir publié deux romans qui ne trouvèrent pas d'écho pendant l'ère du dirigisme littéraire, Koeppen s'orienta après 1945 vers une critique de la société et de la vie quotidienne sous le régime fédéral. Dans Pigeons sur l'herbe (1951), il montre les destinées et les situations types d'une journée d'après guerre à Munich. Dans Das Treibhaus (La Serre, 1953), son oeuvre la plus discutée, qui évoque de façon fantasmagorique le Bundestag de Bonn, il dépeint la vie d'un député de l'opposition jusqu'à son suicide. Dans Der Tod in Rom (Mort à Rome, 1954), il décrit les oppositions devenues inconciliables, qui se sont fait jour à l'intérieur de la bourgeoisie allemande. Ayant repris à son compte de nombreuses expériences littéraires, Koeppen a acquis la technique fonctionnelle d'un art d'écrire moderne. Il insère au texte de brillantes séries d'associations d'idées, qui confèrent à ses romans un excellent fondu. Les trois récits de voyages de Koeppen, qui enferment des portraits et des descriptions de pays esquissés d'une main sûre, rayonnent eux aussi d'intelligence et d'éclat stylistique : Nach Russland und anderswohin (Vers la Russie et vers d'autres lieux, 1958), Amerikafahrt (Voyages en Amérique, 1959), Reisen nach Frankreich (Voyages en France, 1961). En 1976, il a publié Jungend (Jeunesse), un récit autobiographique imaginaire.
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>Candide, chapitre 6, Voltaire</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-candide-chapitre-voltaire-19803.html</link>
		<description>Candide, chapitre 6, Voltaire

COMMENT ON FIT UN BEL AUTO-DA-FÉ POUR EMPÊCHER LES TREMBLEMENTS DE TERRE, ET COMMENT CANDIDE FUT FESSÉ 

Après le tremblement de terre qui avait détruit les trois quarts de Lisbonne, les sages du pays n'avaient pas trouvé un moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner au peuple un bel auto-da-fé ; il était décidé par l'université de Coïmbre que le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu, en grande cérémonie, est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler.

On avait en conséquence saisi un Biscayen convaincu d'avoir épousé sa commère, et deux Portugais qui en mangeant un poulet en avaient arraché le lard : on vint lier après le dîner le docteur Pangloss et son disciple Candide, l'un pour avoir parlé, et l'autre pour avoir écouté avec un air d'approbation : tous deux furent menés séparément dans des appartements d'une extrême fraîcheur, dans lesquels on n'était jamais incommodé du soleil ; huit jours après ils furent tous deux revêtus d'un san-benito, et on orna leurs têtes de mitres de papier : la mitre et le san-benito de Candide étaient peints de flammes renversées et de diables qui n'avaient ni queues ni griffes ; mais les diables de Pangloss portaient griffes et queues, et les flammes étaient droites. Ils marchèrent en procession ainsi vêtus, et entendirent un sermon très pathétique, suivi d'une belle musique en faux-bourdon. Candide fut fessé en cadence, pendant qu'on chantait ; le Biscayen et les deux hommes qui n'avaient point voulu manger de lard furent brûlés, et Pangloss fut pendu, quoique ce ne soit pas la coutume. Le même jour la terre trembla de nouveau avec un fracas épouvantable.

Candide, épouvanté, interdit, éperdu, tout sanglant, tout palpitant, se disait à lui-même : " Si c'est ici le meilleur des mondes possibles, que sont donc les autres ? Passe encore si je n'étais que fessé, je l'ai été chez les Bulgares. Mais, ô mon cher Pangloss ! le plus grand des philosophes, faut-il vous avoir vu pendre sans que je sache pourquoi ! Ô mon cher anabaptiste, le meilleur des hommes, faut-il que vous ayez été noyé dans le port ! Ô Mlle Cunégonde ! la perle des filles, faut-il qu'on vous ait fendu le ventre ! "

Il s'en retournait, se soutenant à peine, prêché, fessé, absous et béni, lorsqu'une vieille l'aborda et lui dit :

" Mon fils, prenez courage, suivez-moi. " </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>	George Eliot</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-george-eliot-155911.html</link>
		<description>C'est un homme qui a révélé à elle-même Marian Evans, dite George Eliot. Sa vie de femme et sa carrière d'écrivain commencent sur le tard, sans que surgisse entre elles le moindre conflit. Elle a réussi à mener une vie qui défiait les conventions, mais dans l'équilibre. Cette bonne ménagère, qui s'interrompt d'écrire Les Scènes de la vie du clergé pour préparer une tarte aux prunes, trouve sa plénitude jusque dans l'acte d'écrire. On aime retrouver ses romans à la lumière du souvenir, comme elle-même a fait de sa propre vie. Des scènes restent en mémoire : la passion de Maggie et Stephen dans le Moulin de Floss, les gants raccommodés de Millie dans les Scènes de la vie du clergé, Silas Marner marchant dans la neige. Ses moins bons livres (Daniel Deronda, Romola), inspirés par la revendication sociale, font un peu  romans à thèse . Elle a exploité son fonds de vie rurale, et le reste était demeuré étranger à cette seconde nature que tout artiste porte en lui et d'où, même s'il essaie de se  renouveler , il doit nécessairement tirer le meilleur de sa création. Exempte de vanité, George Eliot ne lisait jamais les articles sur ses livres, disant que cela gênerait celui qu'elle était en train d'écrire : fausse rétrospection, celle de l'intelligence critique, au lieu de la résurrection romanesque. Les femmes sont un peut sybilles : par son sens profond du temps, elle anticipe sur son époque. Et l'on comprend l'attirance que Proust éprouvait pour elle : avec Ruskin, elle a puissamment contribué à le révéler à lui-même, si bien qu'on peut le regarder comme son enfant posthume. A défaut de l'autre, elle aura eu, du moins, la maternité spirituelle.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>Puisqu'elle est Tout Hiver. Pierre RONSARD: Sonnets pour Hélène</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-puisqu-tout-hiver-pierre-ronsard-sonnets-pour-helene-19802.html</link>
		<description>Puisqu'elle est Tout Hiver

Puisqu'elle est tout hiver, toute la même glace,
Toute neige et son coeur tout armé de glaçons,
Qui ne m'aime sinon pour avoir mes chansons,
Pourquoi suis-je si fol, que je ne m'en délace ?
De quoi me sert son nom, sa grandeur et sa race,
Que d'honnête servage et de belles prisons ?
Maîtresse, je n'ai pas les cheveux si grisons
Qu'une autre de bon coeur ne prenne votre place.
Amour, qui est enfant, ne cèle vérité;
Vous n'êtes si superbe, ou si riche en beauté,
Qu'il faille dédaigner un bon coeur qui vous aime.
Rentrer en mon avril desormais je ne puis;
Aimez-moi, s'il vous plaît grison comme je suis,
Et je vous aimerai quand vous serez de même.

Pierre RONSARD: Sonnets pour Hélène</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>	Jack Kerouac</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-kerouac-155910.html</link>
		<description>Auteur américain, de son vrai nom Jean-Louis Lebris de Kerouac, dont l'écriture spontanée donna naissance à la  littérature de l'instant , expression du vent de liberté qui souffla sur l'Amérique de la  beat generation . Issu d'une famille d'origine canadienne-française, Jack Kerouac naquit à Lowell, Massachusetts, où il apprit l'anglais en seconde langue. Étudiant à Columbia College à la veille de l'entrée en guerre des États-Unis, il s'enrôla dans la US Navy. Réformé pour comportement schizoïde, il servit dans la marine marchande. Durant plusieurs années, il parcourut l'Amérique et le Mexique, exerçant tous les métiers, d'ouvrier à garde forestier, avant de publier en 1950 son premier livre, Avant la route. Le roman reçut un bon accueil de la critique, qui vit en Kerouac un talent prometteur. Son ouvrage suivant, Sur la route, le rendra célèbre. Écrit dans un style spontané totalement inédit, il choqua les milieux littéraires conservateurs, mais s'éleva en flambeau d'un nouveau mode de pensée et de vivre, celui de la  beat generation . Il mit seulement trois semaines à écrire ce livre-culte, qui attira l'attention du public américain sur une subculture de gens qui ne souscrivaient pas aux conventions de la société, les beatniks. L'oeuvre de Kerouac, des Souterrains (1958) aux Anges vagabonds (1965), est autobiographique et mentionne de nombreux écrivains et amis, dont Ginsberg. Grâce à sa célébrité, il fit éditer ses premiers récits mais, perturbé dans son travail par sa popularité qui lui interdisait toute intimité, il ne retrouva plus le style direct de la  littérature de l'instant  qu'il avait développée. Il se mit à boire et retourna vivre chez sa mère, où il mourut d'une cirrhose du foie.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Il n'y a pas d'amour heureux - Louis ARAGON - La Diane Française</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-amour-heureux-louis-aragon-diane-francaise-19801.html</link>
		<description>Il n'y a pas d'amour heureux - Louis ARAGON - La Diane Française

Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce

Il n'y a pas d'amour heureux
Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes

Il n'y a pas d'amour heureux
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent

Il n'y a pas d'amour heureux
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare

Il n'y a pas d'amour heureux
Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs

Il n'y a pas d'amour heureux
Mais c'est notre amour à tous les deux

Louis Aragon (La Diane Francaise, Seghers 1946)
</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>	Pierre Emmanuel</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-pierre-emmanuel-155909.html</link>
		<description>De son vrai nom Noël Mathieu, ce poète français est né à Gan et mort à Paris. Il a perdu très tôt ses parents. Il a fait une grande partie de ses études dans un collège religieux à Lyon. Il passe une licence de philosophie. Il séjourne quelque temps aux États-Unis avant de devenir professeur à Cherbourg et à Pontoise. Pendant la guerre, il vit à Dieulefit. Il fait de la Résistance et après la Libération, il entre à la Radiodiffusion française. Son second recueil poétique, Tombeau d'Orphée (1941), fit sensation. La Résistance lui inspire de belles oeuvres : Jours de colère (1942), Combats avec tes défenseurs (1942), XX Cantos (1942), La Liberté guide nos pas (1945). Chrétien, il essaya de concilier sa foi et les exigences de la Révolution. Une expérience dans les démocraties populaires en 1947 le détourne de cette tache. Il poursuit une oeuvre poétique dont l'éloquence soutient l'examen des mythes chrétiens et païens. Memento des vivants (1946), Sodome (1946), Visage nuage (1956), Babel (1952), Versant de l'âge (1958). Il a également écrit d'importants essais : Poésie raison ardente (1947), Qui est cet homme ? (1948), L'Ouvrier de la IIe heure (1954) et Le Goût de l'Un (1963). Après quelques années de silence, il publie dans les années 70 le triptyque de Jacob (1970) et le vaste poème Sophia (1973) dédié à la femme. En 1975, il démissionne de l'Académie française qui l'avait élu en 1968 et fait paraître comme derniers ouvrages Una ou la mort de la vie (1979) et Duel (1980).</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>UNE MERVEILLEUSE AVENTURE - MICHELET, Jeanne d'Arc (Introduction)</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-merveilleuse-aventure-michelet-jeanne-introduction-19800.html</link>
		<description>UNE MERVEILLEUSE AVENTURE - MICHELET, Jeanne d'Arc (Introduction)
Une enfant de douze ans, une toute jeune fille, confondant la voix du coeur avec la voix du ciel, conçoit l'idée étrange, improbable, absurde si l'on veut, d'exécuter la chose que les hommes ne peuvent plus faire, de sauver son pays. Elle couve cette idée pendant six ans sans la confier à personne, elle n'en dit rien même à sa mère, rien à nul confesseur. Sans nul appui de prêtres ou de s parents, elle marche tout ce temps seule avec Dieu dans la solitude de ce grand dessein. Elle attend qu'elle ait dix-huit ans, et alors, immuable, elle l'exécute, malgré tous les siens et malgré tout le monde. Elle traverse la France ravagée et déserte, les routes infestées de brigands; elle s'impose à la cour de Charles VII, se jette dans la guerre; et, dans les camps qu'elle n'a jamais vus, dans les combats, rien ne l'étonne; elle plonge intrépide au milieu des épées; blessée toujours, découragée jamais, elle rassure les vieux soldats, entraîne tout le peuple qui devient soldat avec elle, et personne n'ose plus avoir peur de rien. Tout est sauvé! La pauvre fille, de la chair pure et sainte de ce corps délicat et tendre, a émoussé le fer, brisé l'épée ennemie, couvert de son sein le sein de la France.
</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>	Robert Merle</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-robert-merle-155908.html</link>
		<description>Robert Merle est né à Tébessa (Constantine) en Algérie. Son père mourut aux Dardanelles en 1916. Après dix ans d'Afrique du Nord, il vient vivre à Paris. Il passe en 1933 son agrégation d'anglais, après une année d'études à l'Université de Cleveland. Il enseigne et prépare sa thèse de doctorat sur Oscar Wilde. Au lycée Pasteur en 1938, il a pour collègue Jean-Paul Sartre. Mobilisé en 1939, il  fait  Dunkerque. Prisonnier, manquant son évasion, il est envoyé en Prusse-Orientale d'où il réussit à se faire rapatrier comme  vieux sanitaire . Il reprend alors ses cours ; malade, écrit en convalescence Week-End à Zuydcoote  (publié en 1949, prix Goncourt) et fonde à Rennes où il est maître de conférences à l'Université, un théâtre d'étudiants. Il est l'auteur de Flamineo  suivi de Sisyphe et la Mort  et les Sonderling  (1950), la Mort est mon métier  (1953), du roman Oscar Wilde ou la  Destinée  de l'homosexuel  (1955, nouvelle édition en 1984) et de deux volumes de théâtre, dont Justice à Miramar et l'Assemblée des femmes d'après Aristophane. Dans les années 60, il écrit l'Île, roman qui condamne le racisme, avant de s'attaquer à la science-fiction en 1972 avec Malevil, récit du monde des survivants de la bombe atomique, qui sera porté à l'écran, ou Madrapour  (1976). Il s'est intéressé aux révolutionnaires contemporains (en publiant notamment des ouvrages sur Fidel Castro et Ben Bella) et à l'histoire toute récente : Derrière la vitre  (1970) offre le regard d'un professeur d'université sur les événements de Mai 68. Ses ouvrages des quinze dernières années traitent de façon romancée de divers épisodes de l'histoire de France.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>L'ÉVANOUISSEMENT DU CHAMPI - GEORGE SAND, François le Champi.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-evanouissement-champi-george-sand-francois-champi-19799.html</link>
		<description>L'ÉVANOUISSEMENT DU CHAMPI - GEORGE SAND, François le Champi.

Quand la Zabelle le vit ainsi, elle le crut mort. Son amitié lui revint dans le coeur; et, ne songeant plus ni au meunier ni à la méchante vieille, elle reprit l'enfant à Madeleine et se mit à l'embrasser en criant et en pleurant. Elles le couchèrent sur leurs genoux, au bord de l'eau, lavèrent ses blessures et en arrêtèrent le sang avec leurs mouchoirs; mais elles n'avaient rien pour le faire revenir. Madeleine, réchauffant sa tête contre son coeur, lui soufflait sur le visage et dans la bouche comme on fait aux noyés. Cela le réconforta, et, dès qu'il ouvrit les yeux et qu'il vit le souci qu'on prenait de lui, il embrassa Madeleine et la Zabelle l'une après l'autre avec tant de coeur qu'elles furent obligées de l'arrêter, craignant qu'il ne retombât en pâmoison.
</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>	Marie d'Agoult</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-marie-agoult-155907.html</link>
		<description>Grande très mince, avec les yeux bleus, les cheveux blonds et un cou flexible, la comtesse d'Agoult, pour oublier un mari qui l'adorait et l'ennuyait, accueillait, vers 1830, dans son salon du quai Malaquais, les écrivains et les artistes de son temps : Lamartine, Vigny, Sainte-Beuve, Eugène Sue. Berlioz écrivait un arrangement de sa Symphonie fantastique pour son piano, sur lequel Chopin jouait ses mazurkas. En 1833, on lui présenta Liszt, déjà célèbre ; elle lui trouva  l'air distrait, inquiet, et comme d'un fantôme qui va rentrer dans les ténèbres . D'emblée, écrira-t-elle  cet ardent besoin d'aimer éclata en moi avec une force terrible . Une force qui emporta tous les obstacles : mari, enfants, principes, situation sociale ; après un an de rencontres secrètes, de luttes, de mensonges, la comtesse d'Agoult, que la famille royale accueillait si volontiers aux Tuileries, bravant le scandale, passe la frontière avec son amant à qui elle donnera, à Genève, une fille, Blandine. George Sand, admirant le courage de celle qu'elle appelle  la princesse fantastique , rejoindra les amants à Chamonix, les invitera à Nohant. Entre le musicien de génie, toujours fidèle à la foi de son enfance, et cette créature qui ne Connaît d'autre dieu que l'Amour, la passion reste violente, dramatique, et bientôt l'amertume infiltre leur âme tourmentée. Des salles en délire, des admiratrices sans pudeur, des élèves trop sensibles attendent le bel Hongrois dans toutes les capitales, toutes les villes d'Europe, et les applaudissements lui sont aussi nécessaires que l'argent de ces concerts qui séparent Liszt de Marie et lui arrachent ce cri poignant :  Ma vie se consume dans un désir âcre et morne de vous voir, de vous posséder, d'être à vous divinement.  Mais ce tourmenté est infidèle, et comment Marie ignorerait-elle ses aventures avec Marie Duplessis, la dame aux Camélias, avec Lola Montez ? En 1845, c'est la rupture. Sous le pseudonyme de Daniel Stern, Marie commence courageusement une carrière de femme de lettres. Elle règne sur un salon où ne vont guère que des hommes. Encore belle et courtisée, elle reste fidèle à son seul amour. Son fils Daniel, sa fille Blandine meurent très jeunes, et les beaux yeux qui inspiraient Liszt quand il composait Le roi de Thulé, La Lorelei ne verseront plus que les larmes d'une mère malheureuse.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>PORTRAIT D'AUGUSTE SAINT-CLAIR -  MÉRIMÉE, Le Vase étrusque.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-portrait-auguste-saint-clair-merimee-vase-etrusque-19798.html</link>
		<description>PORTRAIT D'AUGUSTE SAINT-CLAIR -  MÉRIMÉE, Le Vase étrusque.
Il était né avec un coeur tendre et aimant; mais, à un âge où l'on prend trop facilement des impressions qui durent toute la vie, sa sensibilité trop expansive lui avait attiré les railleries de ses camarades. Il était fier, ambitieux; il tenait à l'opinion comme y tiennent les enfants. Dès lors, il se fit une étude de supprimer tous les dehors de ce qu'il regardait comme une faiblesse déshonorante. Il atteignit son but, mais sa victoire lui coûta cher. Il put cacher aux autres les émotions de son âme trop tendre; mais en les renfermant en lui-même, il se les rendit cent fois plus cruelles. Dans le monde, il obtint la triste réputation d'insensible et d'insouciant; et dans la solitude, son imagination inquiète lui créait des tourments d'autant plus affreux qu'il n'aurait voulu en confier le secret à personne.
</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>	Julien Green</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-julien-green-155906.html</link>
		<description>Julien Green est né à Paris de parents américains. En 1917, il est ambulancier bénévole sur les fronts français et italien. Il découvre l'Amérique en 1919 et reste deux ans à l'Université de Virginie. Pendant les vacances, il rend visite à des parents, au sud de Washington, dans une maison qui deviendra le décor de Mont-Cinère, son premier roman. Revenu en France en 1922, il fait d'abord paraître une nouvelle remarquable, Le Voyageur sur la Terre, puis une série d'études critiques et biographiques sur les auteurs anglo-saxons, sous le titre de Suite anglaise. Adrienne Mesurat a été couronné par l'Académie française et a obtenu, en 1928, le Prix Bookman. Il publie successivement Léviathan en 1929, Épaves en 1932, Minuit en 1936, Varouna en 1940 et les deux premiers tomes de son Journal. De juillet 1940 à septembre 1945, il séjourne aux États-Unis. A Baltimore, il écrit son seul ouvrage en langue anglaise, des souvenirs sur la France, Memories of happy days, pour lequel il obtient le Prix Harper. L'année 1943 le voit à l'Information U.S. il parle chaque jour aux Français, à la radio. En 1944, il donne des cours et des conférences sur la France. En juin 1947, paraît un nouveau roman, Si j'étais vous, puis ce sont les tomes III et IV du Journal. En 1950, Moïra, chef-d'oeuvre du roman psychologique et une nouvelle édition d'une longue nouvelle, L'Autre Sommeil. Le Bel Aujourd'hui fait suite au tome IV du Journal, il concerne les années 1955-1958. En tout, quinze tomes du Journal seront publiés entre 1938 et 1993. Il poursuit dans le roman, Chaque Homme dans sa nuit (1960), tout en composant un triptyque autobiographique qui révèle ses inclinations secrètes : Partir avant le jour (1963), Mille chemins ouverts (1963) et Terre Lointaine (1966). C'était vrai pour André Gide, c'est vrai pour Julien Green : son Journal suffirait à le ranger sans hésiter parmi les plus grands écrivains. À travers les angoisses, les pressentiments et les joies de sa vie, ne cessent d'apparaître le tourment religieux et la passion de l'absolu qui donnent à ces confidences la portée d'un inestimable document spirituel. Julien Green est à l'Académie française depuis 1971. En 1996, il a exprimé, en raison de son grand âge, le souhait de démissionner, ce qui lui a été refusé.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>Hernani, acte III, scène iv, vers 281 à 297.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-hernani-acte-scene-vers-19797.html</link>
		<description>HERNANI: Oh! par pitié pour toi, fuis! Tu me crois peut-être Un homme comme sont tous les autres, un être Intelligent, qui court droit au but qu'il rêva. Détrompe-toi. Je suis une force qui va! Agent aveugle et sourd de mystères funèbres! Une âme de malheur faite avec des ténèbres! Où vais-je? Je ne sais. Mais je me sens poussé D'un souffle impétueux, d'un destin insensé. Je descends, je descends et jamais ne m'arrête. Si parfois, haletant, j'ose tourner la tête, Une voix me dit : Marche! et l'abîme est profond, Et de flamme ou de sang, je le vois rouge au fond! Cependant, à l'entour de ma course farouche,
Tout se brise, tout meurt. Malheur à qui me touche! Oh! fuis! détourne-toi de mon chemin fatal.
Hélas! sans le vouloir, je te ferais du mal.

Hernani, acte III, scène iv, vers 281 à 297.
</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>	Miguel Hernández</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-miguel-hernandez-155905.html</link>
		<description>Né à Orihuela, province d'Alicante, dans une famille de paysans pauvres. Après avoir fréquenté pendant deux ans seulement l'école primaire, il travailla comme chevrier, pour aider ses parents, jusqu'à l'âge de 16 ans. Autodidacte, il publie ses premiers poèmes dans la revue d'Orihuela,  Gallo Crisis , que dirige son ami Ramon Sije, qui meurt après avoir préfacé le premier livre de Miguel, Perito en Lunas (1933). 1934 sera une année cruciale dans sa vie ; il se consacre à la littérature et achève d'écrire un  auto sacramental , Quien te ha visto y quien te ve que Bergamin publie dans sa revue  Cruz y Raya  il fait son premier voyage à Madrid où il se sent étouffé par la grande ville ; il épouse Josefina Mauresa, la grande passion de sa vie. Il lui faut pourtant rentrer à Madrid où bientôt il se lie d'amitié avec Aleixandre, Alberti et Pablo Neruda, alors consul du Chili dans la capitale d'Espagne. Il publie dans les principales revues espagnoles, et Manuel Altolaguirre fait l'impression de son livre El Rayo que no cesa (1936) Hernández a trouvé déjà une expression poétique personnelle et très vigoureuse. Il participe à la guerre civile dans les rangs de l'armée républicaine et écrit son meilleur livre de poésie épique : Viento del Pueblo (1937). La même année, il publie une pièce de théâtre, de goût classique qui fait penser à Lope, écrite avant la guerre : El Labrador de mis aire. En 1939 se publie El Hombre acecha qui exprime la douleur des hommes défaits par la guerre. Ce sera le dernier de ses livres qu'il verra publier de son vivant. Arrêté par les franquistes il est libéré momentanément grâce à l'intervention de quelques amis, mais quelques semaines plus tard est à nouveau jeté en prison. Il n'en sortira jamais. Atteint de tuberculose, il meurt dans la prison d'Ocaña (Tolède).</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>CHATEAUBRIAND, René - LES RÊVERIES DE RENÉ</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-chateaubriand-rene-reveries-rene-19796.html</link>
		<description>Le jour, je m'égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu'il fallait peu de chose à ma rêverie : une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s'élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du nord sur le tronc d'un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait! Le clocher s solitaire, s'élevant au loin dans la vallée, a souvent attiré mes regards; souvent j'ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent; j'aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait; je sentais que je n'étais moi-même qu'un voyageur; mais une voix du ciel semblait me dire : « Homme, la saison de ta migration n'est pas encore venue; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton coeur demande. » Levez-vous vite, orages désirés, qui devez emporter René dans les espaces d'une autre vie! Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon coeur.
CHATEAUBRIAND, René - LES RÊVERIES DE RENÉ
</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-chateaubriand-rene-reveries-rene-19796.html</guid>
	</item>
	<item>
		<title>	Georges Duhamel</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-georges-duhamel-155904.html</link>
		<description>Né à Paris, il est le septième de huit enfants. Son père traînait sa famille de logement en logement. Georges Duhamel décida très tôt de faire sa médecine afin de pouvoir se consacrer à la littérature en toute tranquillité. A Créteil, il travaille comme typographe de 1906 à 1908 tout en écrivant ses premiers ouvrages. Au moment des vacances, il parcourt à pied la France, I'ltalie, la Suisse, l'Autriche. De son expérience de chirurgien aux armées, il tira en 1917 une belle oeuvre, Vie des Martyrs qui attira immédiatement l'attention sur lui. Il obtint en 1918 le Prix Goncourt pour son livre Civilisation, suivi en 19l9 de La Possession du Monde. L'influence du biologiste et médecin Charles Nicolle s'est exercée sur lui. Il a parcouru le monde, visité l'Afrique du Nord, la Russie, I'Amérique. Ces voyages lui inspireront Le Voyage à Moscou (1927), et Scènes de la vie future (1930). Membre de l'Académie française, il fut longtemps président de l'Alliance française. Comme tel, il fait des conférences dans le monde entier. Cette activité, dont le délasse son goût pour la musique, il la conjugue avec une production considérable que l'on peut répartir, grosso modo, en trois catégories :</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>EXPLICATION DE « L'ÉTRANGER - JEAN-PAUL SARTRE, Situations, I</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-explication-etranger-jean-paul-sartre-situations-19795.html</link>
		<description>EXPLICATION DE « L'ÉTRANGER - JEAN-PAUL SARTRE, Situations, I 

L'homme absurde, jeté dans ce monde, révolté, irresponsable, n'a « rien à justifier ». Il est innocent. Innocent comme ces primitifs dont parle S. Maugham, avant l'arrivée du pasteur qui leur enseigne le Bien et le Mal, le permis et le défendu : pour lui tout est permis. Innocent comme le prince Muichkine qui « vit dans un perpétuel présent, nuancé de sourires et d'indifférence ». Un innocent dans tous les sens du terme, un « Idiot », si vous voulez. Et cette fois nous comprenons pleinement le titre du roman de Camus. L'étranger qu'il veut peindre, c'est justement un de ces terribles innocents qui font le scandale d'une société parce qu'il n'accepte pas les règles de son jeu. Il vit parmi des étrangers, mais pour eux aussi il est un étranger. C'est pour cela que certains l'aimeront, comme Marie, sa maîtresse, qui tient à lui « parce qu'il est bizarre »; et d'autres le détesteront pour cela, comme cette foule des assises dont il sent tout à coup la haine monter vers lui. Et nous-mêmes qui, en ouvrant le livre, ne sommes pas familiarisés encore avec le sentiment de l'absurde, en vain chercherions-nous à le juger selon nos normes accoutumées : pour nous aussi il est un étranger.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>	Robert Graves</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-robert-graves-155903.html</link>
		<description>Robert Ranke Graves est né à Londres, d'un père irlandais, lui-même poète, et d'une mère d'origine allemande. Entré tardivement à Charterhouse, en 1914, il avait dès avant cette date écrit quelques poèmes orientés vers la chevalerie, l'aventure, la féerie. Engagé volontaire, il servit dans le régiment de Siegfried Sassoon. Blessé, envoyé en convalescence à Oxford, il s'y maria en 1918. La guerre l'avait profondément marqué. Il y avait pris conscience d'une révolte fondamentale, qu'il allait exprimer en 1929 dans une passionnante autobiographie : Good bye to all that (Adieu à tout cela). Il y rejetait toutes les valeurs de la civilisation. Son installation prolongée à Majorque, où il séjourna jusqu'à la guerre d'Espagne, fut le symbole de sa rébellion.
Robert Graves a connu en prose de retentissants succès. Son évocation du personnage impérial de Tibère, se détachant sur le fond de violence luxurieuse et de superstitions de la Rome du Ier siècle (I, Claudius) lui a valu le Prix Hawthorden en 1934 ; tandis qu'un autre récit : Count Belisarius, obtenait en 1939 le Prix Fémina-Vie Heureuse. Son nom, cependant, reste essentiellement attaché au domaine de la poésie.
Comme tout artiste, Graves a été influencé par les événements : ici, le choc moral et physique des tranchées, les déceptions amoureuses, la vogue de la psychanalyse, son association intime avec l'écrivain américain Laura Riding. Mais ces répercussions de l'extérieur n'ont fait qu'accentuer une prédisposition de son être à l'angoisse. Dès le début on voit apparaître chez lui le thème de la destruction. Sans doute évoluera-t-il, abandonnant au cours de sa carrière la mélodie décorative et le pipeau pastoral pour des formes et des accents plus substantiels, mais la terreur que lui inspirent la fragilité et le dénuement de la condition humaine aura retenti très tôt dans ses plus beaux vers. Et même avec un pessimisme plus amer qu'ultérieurement. Car si, tout au long de sa vie, Graves insiste sur le destin d'Orphée  chaque poète devant nécessairement être mis en pièces avant de trouver la paix  la promesse de cette paix reste absente des poèmes initiaux.
La contribution la plus mémorable de Graves à notre connaissance de la poésie demeure toutefois sa conception d'une Muse, Reine d'une société matriarcale, sacrifiant sans cesse le Roi à sa mission triple d'enfantement, d'union sexuelle et de meurtre. Une tyrannie de la fécondité. Mais indispensable. Car si Apollon usurpe les pouvoirs de la Muse, alors  pense Graves  on entre dans le royaume du principe masculin et la poésie, changée en rhétorique, s'effondre.
Il y a dans le tempérament de Robert Graves une candeur agressive qui ne doit point égarer. Ironique et fervent, porté par sa vigoureuse intelligence à l'invention mythique et lui-même olympien, il est le poète des pathétiques réconciliations. Celui qui, n'ayant renié ni le corps ni l'âme, n'estime point pour autant qu'ils puissent coexister avec facilité.
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>FORÊT DE CRÉCY - COLETTE, Les Vrilles de la vigne</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-foret-crecy-colette-vrilles-vigne-19794.html</link>
		<description>FORÊT DE CRÉCY - COLETTE, Les Vrilles de la vigne

A la première haleine de la forêt, mon coeur se gonfle. Un ancien moi-même se dresse, tressaille d'une triste allégresse, pointe les oreilles, avec des narines ouvertes pour boire le parfum...
Le vent se meurt sous les allées couvertes, où l'air se balance à peine, lourd, musqué... Une vague molle de parfum guide les pas vers la fraise sauvage, ronde comme une perle, qui mûrit ici en secret, noircit, tremble et tombe, dissoute lentement en suave pourriture framboisée dont l'arôme enivre, mêlé à celui d'un chèvrefeuille verdâtre, poissé de miel, à celui d'une ronde de champignons blancs... Ils sont nés de cette nuit, et soulèvent de leurs têtes le tapis craquant de feuilles et de brindilles... Ils sont d'un blanc fragile et mat de gant neuf, emperlés, moites comme un nez d'agneau; ils embaument la truffe fraîche et la tubéreuse. Sous la futaie centenaire, la verte obscurité solennelle ignore le soleil et les oiseaux. L'ombre impérieuse des chênes et des frênes a banni du sol l'herbe, la fleur, la mousse et jusqu'à l'insecte. Un écho nous suit, inquiétant, qui double le rythme de nos pas... On regrette le ramier, la mésange; on désire le bond roux d'un écureuil ou le lumineux petit derrière des lapins... Ici, la forêt, ennemie de l'homme, l'écrase.
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>	Hafiz de Chiraz</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-hafiz-chiraz-155902.html</link>
		<description>Chams al-Dîn naquit, vécut et mourut à Chiraz. Orphelin dès l'enfance, il connut une vie de pauvreté avant de se consacrer à l'étude du Coran et des sciences religieuses islamiques. Après un brillant parcours qui lui valut son nom de plume Hafiz,  celui qui connaît le Coran par coeur , il enseigna la théologie dans sa ville natale, influencé par le soufisme. Hafiz commença à composer pour son premier maître, le Chah Abou Ichâq, en 1343 ; il exerça toute sa vie la fonction de poète de cour pour les différents souverains qui se succédèrent au pouvoir, essentiellement la lignée des Mozaffarides. Il modernisa, perfectionna et embellit le  ghazal , poème lyrique composé de six à quinze distiques, exaltant les plaisirs de l'amour, du vin et de la liberté. Popularisés par l'usage d'une langue simple, ses ghazals exprimaient une grande humanité. Il composa de nombreux poèmes sur la difficulté de la vie et la quête de Dieu, rassemblant en 1368 quelque cinq cents ghazals en un Divân, anthologie de ses poèmes courts ou de longueur moyenne. Il acquit par ce recueil la gloire littéraire et devint le poète le plus populaire de son vivant, apprécié dans tous les pays de langue arabe, jusqu'en Inde. La légende persane fait de lui un poète mystique, célébré pour la beauté de ses vers ; un homme dont l'influence sur la poésie persane fut immense. Hafiz repose dans un somptueux tombeau aux portes de Chiraz, où se pressent aujourd'hui encore la foule de ses admirateurs. </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>MARCEL PROUST, Le Temps retrouvé.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-marcel-proust-temps-retrouve-19793.html</link>
		<description>LE TEMPS RETROUVÉ
Je glissais rapidement sur tout cela, plus impérieusement sollicité que j'étais de chercher la cause de cette félicité, du caractère de certitude avec lequel elle s'imposait, recherche ajournée autrefois. Or, cette cause, je la devinais en comparant entre elles ces diverses impressions bienheureuses et qui avaient entre elles ceci de commun que je les éprouvais à la fois dans le moment actuel et dans un moment éloigné où le bruit de la cuiller sur l'assiette, l'inégalité des dalles, le goût de la madeleine allaient jusqu'à faire empiéter le passé sur le présent, à me faire hésiter à savoir dans lequel des deux je me trouvais; au vrai, l'être qui alors goûtait en moi cette impression la goûtait en ce qu'elle avait de commun dans un jour ancien et maintenant, dans ce qu'elle avait d'extra-temporel, un être qui n'apparaissait que quand, par une de ces identités entre le présent et le passé, il pouvait se trouver dans le seul milieu où il pût vivre, jouir de l'essence des choses, C'est-à-dire en dehors du temps. Cela expliquait que mes inquiétudes au sujet de ma mort eussent cessé au moment où j'avais reconnu, inconsciemment, le goût de la petite madeleine, puisqu'à ce moment-là l'être que j'avais été était un être extra-temporel, par conséquent insoucieux des vicissitudes de l'avenir. Cet être-là n'était jamais venu à moi, ne s'était jamais manifesté qu'en dehors de l'action, de la jouissance immédiate, chaque fois que le miracle d'une analogie m'avait fait échapper au présent. Seul il avait le pouvoir de me faire retrouver les jours anciens, le Temps Perdu, devant quoi les efforts de ma mémoire et de mon intelligence échouaient toujours.
MARCEL PROUST, Le Temps retrouvé.
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Carlo Goldoni</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-carlo-goldoni-155901.html</link>
		<description>Il suffit de jeter un coup d'oeil sur la vie longue et singulière de Goldoni pour découvrir aussitôt que ce "génie" du théâtre italien est de dimensions fort réduites. Certes, il n'a pas donné moins de deux cents pièces dont certaines sont de petits chefs-d'oeuvre, mais il n'est ni ce Shakespeare ni ce Molière à qui des pédants mâtinés de chauvins ont inventé de le comparer, et il a suffi des attaques du comte Carlo Gozzi pour arrêter net son abondante production. Lassé, écoeuré, Goldoni n'hésite pas alors à abandonner Venise pour Paris, où la Comédie Italienne lui propose du travail. Cela se passe en 1762 et il ne disparaîtra qu'en 1793. Durant ces trente et un ans de Paris, il vivote, bâtissant d'abord des canevas pour les Italiens, sans réussir à sauver la troupe de la faillite, composant ensuite pour les Comédiens Français un fade Bourru bienfaisant, rédigeant en français de longs et faciles Mémoires, mais surtout donnant des leçons d'italien aux enfants du roi Louis XV, tout en ruminant, on peut l'imaginer, son brillant et fugitif passé. Et il n'est pas sans signification qu'après sa mort, l'année de la Terreur, on n'ait jamais pu retrouver ses restes afin de lui consacrer autre chose qu'un simulacre de tombeau... 

Il était né en 1707, à Venise, d'une famille aisée qui vivait dans le désordre et l'allégresse. Sa jeunesse est celle d'un délicieux cancre, qui passe assidûment d'une école à l'autre et débute, dès la quatorzième année, dans l'art des fugues ­ fugues à Rimini, à Chioggia, à Padoue, en Toscane. Par la suite, il fait alterner de vagues études juridiques avec les amitiés théâtrales, les nuits au tripot, les carnavals, les rendez-vous nocturnes, les dettes, les sonnets satiriques et les aventures galantes... A trente ans, après son mariage, à Gênes, avec Nicoletta Connio, laquelle n'a que dix-neuf ans, il décide de s'assagir. Pendant dix ans, en effet, il exerce bourgeoisement son métier d'avocat et puis, un jour, le hasard d'une rencontre l'arrachant à la jurisprudence, le voici le poète attitré de la troupe de Girolamo Medebach au théâtre Sant'Angelo, puis au théâtre San Luca. </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>ROUSSEAU A L'ILE SAINT-PIERRE - Rêveries, cinquième Promenade.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-rousseau-saint-pierre-reveries-cinquieme-promenade-19792.html</link>
		<description>ROUSSEAU A L'ILE SAINT-PIERRE - Rêveries, cinquième Promenade.

Quand le soir approchait, je descendais des cimes de l'île, et j'allais volontiers m'asseoir au bord du lac, sur la grève, dans quelque asile caché; là, le bruit des vagues et l'agitation de l'eau, fixant mes sens et chassant de mon âme toute autre agitation, la plongeaient dans une rêverie délicieuse, où la nuit me surprenait souvent sans que je m'en fusse aperçu. Le flux et le reflux de cette eau, 5 son bruit continu, mais renflé par intervalles, frappant sans relâche mon oreille et mes yeux, suppléaient aux mouvements internes que la rêverie éteignait en moi, et suffisaient pour me faire sentir avec plaisir mon existence sans prendre la peine de penser. De temps à autre naissait quelque faible et courte réflexion sur l'instabilité des choses de ce monde, dont la surface des eaux m'offrait l'image; mais bientôt ces impressions légères s'effaçaient dans l'uniformité du mouvement continu qui me berçait, et, qui, sans aucun concours actif de mon âme, ne laissait pas de m'attacher, au point qu'appelé par l'heure et par le signal convenu, je ne pouvais m'arracher de là sans efforts. 
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>André Malraux</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-andre-malraux-155900.html</link>
		<description>Quand André Malraux naît à Paris, la France s'essuie de l'Affaire Dreyfus et entre allégrement dans cette "belle époque" qu'interrompra seulement le coup de revolver de Sarajevo. Mais si belle soit-elle, une belle époque n'est pas belle pour tout le monde. La jeunesse d'André Malraux, marquée par des deuils tragiques, n'a guère subi le charme de la frivolité de son temps. 

C'est dans l'ébrouement de l'adolescence que l'enfant annonce l'homme qu'il sera : encore faut-il que le climat de l'adolescence... André Malraux a quinze ans en 1916, en plein milieu de la Première Guerre mondiale. On s'explique donc aisément que la mort plane sur lui, sur son oeuvre. 

Avant de venir à ce qui la constitue principalement, il faut noter la publication de deux livres, où l'auteur semble esquiver ce qu'il a à dire : Lunes en papier (1921) et Royaume farfelu (1928). Ici, il s'agit d'une concession à son époque, ou, plus exactement, de la contagion d'une époque, qui se voulait encore frivole, sur un écrivain qui hésitait à annoncer ce qu'il avait à dire. 

Pourtant, dès 1916, dans un texte qui passe inaperçu, le prophète de notre temps que deviendra Malraux émerge. 

"Des hommes veulent se délivrer de leur civilisation, comme d'autres voulurent se délivrer du divin. En face de ses dieux morts, l'occident tout entier ayant épuisé la joie de son triomphe se prépare à vaincre ses propres énigmes (...). Quelle notion de l'homme saura tirer de son angoisse la civilisation de la solitude ?" </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>L'immoralité de Molière - Lettre à d'Alembert sur les spectacles.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-immoralite-moliere-lettre-alembert-spectacles-19791.html</link>
		<description>Voyez comment, pour multiplier ses plaisanteries, (Molière) trouble tout l'ordre de la société; avec quel scandale il renverse tous les rapports les plus sacrés sur lesquels elle est fondée, comment il tourne en dérision les respectables droits des pères sur leurs enfants, des maris sur leurs femmes, des maîtres sur leurs serviteurs! Il fait rire, il est vrai, et n'en devient que plus coupable, en forçant, par un charme invincible, les sages mêmes de se prêter à des railleries qui devraient attirer leur indignation. J'entends dire qu'il attaque les vices; mais je voudrais bien que l'on comparât ceux qu'il attaque avec ceux qu'il favorise. Quel est le plus blâmable, d'un bourgeois sans esprit et vain qui fait sottement le gentilhomme, ou d'un gentilhomme fripon qui le dupe? Dans la pièce dont je parle, ce dernier n'est-il pas l'honnête homme? N'a-t-il pas pour lui l'intérêt? Et le public n'applaudit-il pas à tous les tours qu'il fait à l'autre? Quel est le plus criminel, d'un paysan assez fou pour épouser une demoiselle, ou d'une femme qui cherche à déshonorer son époux? Que penser d'une pièce où le parterre applaudit à l'infidélité, au mensonge, à l'impudence de celle-ci, et rit de la bêtise du manant puni? C'est un grand vice d'être avare et de prêter à usure; mais n'en est-ce pas un plus grand encore à un fils de voler son père, de lui manquer de respect, de lui faire mille insultants reproches, et, quand ce père irrité lui donne sa malédiction, de répondre d'un air goguenard qu'il n'a que faire de ses dons ? Si la plaisanterie est excellente, en est-elle moins punissable? Et la pièce où l'on fait aimer le fils insolent qui l'a faite en est-elle moins une école de mauvaises moeurs ?
L'immoralité de Molière - Lettre à d'Alembert sur les spectacles.
</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>Walt Whitman</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-whitman-155899.html</link>
		<description>Je n'ai jamais compris comment on peut l'appeler : "le bon poète gris". La couleur de son langage, son tempérament, son être tout entier sont bleu électrique. Je ne le considère guère comme un poète. Un barde, oui. Le barde de l'avenir. Je ne connais aucun écrivain dont la vision soit aussi vaste, aussi pénétrante que la sienne. Et c'est précisément à cause de cette vue cosmique des choses que son message n'a pas été accepté. Il est tout affirmation. Il est entièrement hors cadre. Il ne reconnaît aucune barrière d'aucune sorte, même mauvaise. 

Chacun peut trouver dans Whitman de quoi justifier son propre point de vue. Mais depuis Whitman personne n'est apparu qui ait pu embrasser sa pensée et la dépasser. Le Chant de la route ouverte reste une chose absolue. Il transcende les vues humaines et contraint l'homme à intégrer l'univers dans son être propre. 

Le poète qui est en Whitman m'intéresse bien moins que le voyant. Peut-être Dante est-il le seul poète auquel on puisse le comparer. Plus que toute autre individualité isolée, Dante incarne le monde médiéval. Whitman est l'incarnation de l'homme moderne dont nous n'avions eu, jusque-là, qu'une vague notion. La vie moderne n'avait pas encore commencé. Çà et là, des hommes sont apparus, qui nous avaient donné quelques lueurs de ce monde à venir. Whitman n'a pas seulement donné le ton fondamental de cette vie nouvelle dans le processus de la création, mais il s'est comporté comme si elle avait déjà réellement existé. Et c'est miracle qu'il n'ait pas été crucifié. Mais nous touchons là au mystère qui entoure sa vie en apparence transparente. 

Quiconque s'est penché sur la vie de Whitman n'a pu qu'admirer avec quelle adresse il a su conduire sa barque à travers des eaux troubles. Jamais il n'a lâché le gouvernail, jamais d'hésitation, jamais de recul, jamais de compromis. Dès son réveil ­ car c'était bien un réveil plutôt que le simple développement d'un talent créateur ­ il va de l'avant, calme, ferme, sûr de lui, certain de la victoire finale. Sans effort, il s'assure l'aide de disciples bénévoles, qui serviront à amortir les coups du destin. Il ne vit que pour livrer son message. Il parle peu, lit peu, mais réfléchit beaucoup. Néanmoins, ce n'est pas une vie contemplative qu'il mène. Il est, une fois pour toutes, dans ce monde et de ce monde. Il est mondain de toutes ses fibres, mais serein, détaché, ennemi de personne, ami de tous. Une armure magique le défend de l'intrusion libertine, de tout viol de sa personnalité. Par plus d'un trait il rappelle le Christ "ressuscité". </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>PAUL CLAUDEL, Partage de Midi, III, fin.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-paul-claudel-partage-midi-19790.html</link>
		<description>Ysé : Vois-la maintenant dépliée, ô Mésa, la femme pleine de beauté déployée dans la beauté plus grande!
Que parles-tu de la trompette perçante ? lève-toi, ô forme brisée, et vois-moi comme une danseuse écoutante,
Dont les petits pieds jubilants sont cueillis par la mesure irrésistible!
Suis-moi, ne tarde plus!
Grand Dieu, me voici, riante, roulante, déracinée, le dos sur la subsistance même de la lumière comme sur l'aile par-dessous de la vague!
O Mésa, voici le partage de minuit! et me voici, prête à être libérée,
Le signe pour la dernière fois de ces grands cheveux déchaînés dans le vent de la Mort! Mésa : Adieu! je t'ai vue pour la dernière fois!
Par quelles routes longues, pénibles,
Distants encore que ne cessant de peser
L'un sur l'autre, allons-nous
Mener nos âmes en travail ?
Souviens-toi, souviens-toi du signe!
Et le mien, ce n'est pas de vains cheveux dans la tempête, et le petit mouchoir un moment, Mais, tous voiles dissipés, moi-même, la forte flamme fulminante, le grand mâle dans la gloire de Dieu,
L'homme dans la splendeur de l'Août, l'Esprit vainqueur dans la transfiguration de Midi!
PAUL CLAUDEL, Partage de Midi, III, fin.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>Saint-Simon</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-saint-simon-155898.html</link>
		<description>Saint-Simon naquit à Paris, d'un père aristocrate favori de Louis XIII et d'une mère issue de la haute noblesse de robe. Très tôt, le jeune homme révéla la force de son caractère et de ses convictions religieuses. Doté d'une solide éducation aristocratique basée sur l'histoire, la rhétorique et la religion, il entra à seize ans dans les Mousquetaires. A la mort de son père (1693), il accéda à la pairie et épousa la fille du maréchal des Lorge. Mais Louis XIV refusa de lui fournir une charge, rancunier des propos tenus par Saint-Simon sur ses fils illégitimes. Grâce à sa femme,  son bonheur essentiel , dont le charme rayonnait à la cour, et à ses propres relations, il entra au Conseil de régence en 1715 au poste de ministre d'État. En 1721, il obtint une mission d'ambassadeur en Espagne, où il se rendit pour conclure le mariage de Louis XV avec l'infante. A la mort foudroyante du régent en 1723, Saint-Simon se retira de la vie politique. Partageant son temps entre le château de la Ferté et son hôtel parisien, il se plongea dans l'écriture de ses Mémoires, utilisant diverses sources orales et écrites. Ses recherches remontent à l'année 1694 et couvrent les dernières années du règne de Louis XIV. Il tenta de mettre l'accent sur les intrigues, dressant un portrait partial de ses contemporains en fonction de ses propres affinités et inimitiés. Les textes de Saint-Simon fournissent un témoignage érudit et vivant sur l'histoire et les hommes du siècle de Louis XIV.      
</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>JEAN GIRAUDOUX, La Guerre de Troie n'aura pas lieu, II, 5.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-jean-giraudoux-guerre-troie-aura-lieu-19789.html</link>
		<description>O vous qui ne nous entendez pas, qui ne nous voyez pas, écoutez ces paroles, voyez ce cortège. Nous sommes les vainqueurs. Cela vous est bien égal, n'est-ce pas ? Vous aussi, vous l'êtes. Mais nous, nous sommes les vainqueurs vivants. C'est ici que commence la différence. C'est ici que j'ai honte. Je ne sais si, dans la foule des morts, on distingue les morts vainqueurs par une cocarde. Les vivants, vainqueurs ou non, ont la vraie cocarde. Ce sont leurs yeux. Nous, nous avons deux yeux, mes pauvres amis. Nous voyons le soleil. Nous faisons tout ce qui se fait dans le soleil... Puisque enfin c'est un général sincère qui vous parle, apprenez que je n'ai pas une tendresse égale, un respect égal pour vous tous. Tout morts que vous êtes, il y a chez vous la même proportion de braves et de lâches que chez nous qui avons survécu, et vous ne me ferez pas confondre, à la faveur d'une cérémonie, les morts que j'admire avec les morts que je n'admire pas. Mais, ce que je tiens à vous dire aujourd'hui, c'est que la guerre me paraît la recette la plus sordide et la plus hypocrite pour égaliser les humains et que je n'admets pas plus la mort comme purification ou expiation au lâche que comme récompense au héros; et qui que vous soyez, vous absents, vous inexistants, vous oubliés, vous sans occupation, sans repos, sans être, je comprends qu'il faille en fermant ces portes excuser près de vous ces déserteurs que sont les survivants et ressentir comme un double vol et une double flétrissure ces deux biens qui s'appellent, de deux noms dont j'espère que l'éclat et la résonance ne vous atteignent plus, la chaleur et le ciel.
JEAN GIRAUDOUX, La Guerre de Troie n'aura pas lieu, II, 5.
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Euripide</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-euripide-155897.html</link>
		<description>Peu d'informations fiables peuvent nous éclairer sur la vie d'Euripide et même les plus crédibles reposent sur des légendes fantaisistes et malveillantes. Plusieurs faits semblent confirmer qu'il est né dans une famille aisée, même si une boutade d'Aristophane lui attribue une mère marchande de légumes. Les registres administratifs ne mentionnent nulle part qu'il a travaillé dans la fonction publique ou participé aux campagnes militaires athéniennes. Toutefois, on sait avec certitude qu'il se présenta au concours tragique à partir de 455 avant JC et qu'il le remporta pour la première fois en 441 avant JC. Malgré les quatre-vingt douze pièces qui lui sont attribuées, il ne gagna que quatre victoires ­ la dernière à titre posthume ­ même s'il figura plus de vingt fois au nombre des finalistes. Sa vie privée, sujet de raillerie des comiques, est mal connue ; il épousa Mélito qui lui donna trois fils, puis Choerilé. Bien qu'il soit souvent accusé de misogynie et que ses pièces mettent en scène des femmes perfides, rien ne permet d'en déduire qu'il s'inspira de sa propre expérience. Mais l'immoralité de ses personnages lui valut une condamnation pour blasphème. En 408 avant JC, le poète âgé quitta définitivement Athènes sur une invitation du roi de Macédoine. Sans doute était-il déçu de son manque de succès ou lassé de la guerre entre Athènes et Sparte. Il mourut en Macédoine en 406 avant JC. Euripide fut reconnu au siècle suivant comme un grand poète tragique, largement loué et imité après sa mort. 


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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>MAURICE BARRÉS, La Colline inspirée.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-maurice-barres-colline-inspiree-19788.html</link>
		<description>Faust, Manfred, Prospéro ! éternelle race d'Hamlet, qui sait qu'il y a plus de choses sur la terre et dans le ciel qu'il n'en est rêvé dans notre philosophie et qui s'en va chercher le secret de la vie dans les songeries de la solitude! Je crois les avoir rencontrés dans les sentiers de la colline; ils s'arrêtaient pour regarder les bonnes gens qui gagnent l'église du pèlerinage. S'ils les moquaient ou s'ils les enviaient, je ne sais. L'Esprit des hauts lieux les faisait vibrer avec l'infini et leur mettait au coeur l'orgueil de ne compter que sur soi-même pour résoudre l'énigme de l'univers. Les suivrai-je? Nous avons besoin d'harmonie, d'un poème qui se fasse croire et d'une étoile fixe au ciel. Ces héros sauront-ils gouverner notre sentiment du divin, notre désir de la perfection, notre souvenir et le conduire à un but précis ? Seront-ils nos guides ?
Léopold Baillard, quand il veut s'élancer dans le monde invisible,. se brise au fond de Saxon. Et ces autres, portés sur des ailes plus fortes et qui s'élèvent plus heureusement, où donc atteignent-ils ? Le laboratoire de Faust, le burg de Manfred, l'île de Prospéro brillent dans les nuages empourprés de l'horizon, mais ces fameux édifices, ces grands vaisseaux de clarté, balancés sur le noir couchant, ne diffèrent pas tant de la pauvre masure mystique des Baillard, debout, là en bas, sous mes yeux. Ce sont des châteaux de feu, des châteaux de musique, autant d'artifices qui se résolvent en baguettes brûlées dans la nuit.
MAURICE BARRÉS, La Colline inspirée.
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>John Donne</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-donne-155896.html</link>
		<description>Fils de ferronnier, John Donne naquit à Londres dans une famille catholique, entouré d'oncles jésuites dont l'un, Jasper, avait traduit en anglais des tragédies de Sénèque. Il entra à Oxford, mais il était impossible pour un catholique de prêter serment, acte nécessaire à la remise du diplôme, si bien qu'il partit sans l'obtenir. Il s'inscrivit à Lincoln's Inn pour étudier le droit, mais ses convictions le poussaient à se tourner vers la religion. Il écrivit les Élégies  avant de participer à l'expédition maritime d'Essex (1596) qui dérouta la flotte espagnole et s'embarqua ensuite pour les Açores, composant à bord La tempête  et Le calme. A son retour, il devint le secrétaire du garde des Sceaux, sir Thomas Egerton. Sa gloire naissante prendra brutalement fin en 1601 du fait de son mariage avec une mineure, Anne More. Privé de son emploi et destitué, il vivra les premières années de son mariage dans l'isolement, avec sa femme et leurs douze enfants. Il écrivit pour le cercle restreint de ses amis des Chansons et sonnets. Il finit par se convertir à l'Église anglicane et composa Pseudo-Martyr pour inciter les catholiques anglais à prêter le serment d'allégeance au roi. Donne traversa une crise spirituelle reflétée dans ses Sonnets sacrés. En 1615 il fut ordonné prêtre et publia ses poèmes religieux. Nommé doyen de Saint-Paul en 1621, il prêcha le premier sermon du règne de Charles Ier. A l'agonie, il monta une dernière fois en chaire en 1631, délivrer son ultime sermon.      
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>NÉAERE (fragment) - Idylles.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-neaere-fragment-idylles-19787.html</link>
		<description>NÉAERE (fragment) - Idylles.
O! Soit que l'astre pur des deux frères d'Hélène 
Calme sous ton vaisseau la vague ionienne,
Soit qu'aux bords de Paestum, sous ta soigneuse main, 
Les roses deux fois l'an couronnent ton jardin,
Au coucher du soleil, si ton âme attendrie 
Tombe en une muette et molle rêverie, 
Alors, mon Clinias, appelle, appelle-moi, 
Je viendrai, Clinias, je volerai vers toi. 
Mon âme vagabonde à travers le feuillage
Frémira. Sur les vents ou sur quelque nuage 
Tu la verras descendre, ou du sein de la mer 
S'élevant comme un songe, étinceler dans l'air;
Et ma voix, toujours tendre et doucement plaintive, 
Caresser, en fuyant, ton oreille attentive.
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Marquise de Sévigné</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-marquise-sevigne-155895.html</link>
		<description>Petite-fille de sainte Jeanne de Chantal, Marie de Rabutin-Chantal naquit à Paris dans une riche famille bourgeoise. Après la mort de son père sur le champ de bataille, puis de sa mère, elle fut élevée par son grand-oncle dans un hôtel particulier de la place Royale. Mme de Sévigné suivit une instruction littéraire classique et poussée, rare pour une jeune fille de l'époque. Habituée de la cour, elle épousa en 1644 un gentilhomme viveur qui dépensa toute la fortune du ménage avant de périr lors d'un duel. Elle se consacra à l'éducation de ses enfants, brillant par son esprit dans les milieux mondains. Roger de Rabutin, cousin de la jeune veuve, fera d'elle un portrait satirique publié dans son Histoire amoureuse des Gaules (1655), sans le consentement de la marquise. Leur brouille passagère agrémenta les conversations de salon. En 1671, sa fille quitta Paris pour rejoindre son mari en province. Mme de Sévigné produira dans cette période de solitude aiguë son oeuvre littéraire la plus aboutie. De 1671 à 1696, elle entretint une longue correspondance avec sa fille, Mme de Grignan, bien qu'elles n'eussent été en tout séparées qu'une dizaine d'années. Ses lettres présentent d'élégantes descriptions de sa vie quotidienne et des événements politiques et sociaux de la capitale. Son écriture, spontanée et naturelle, cassa les règles traditionnelles littéraires, tout en apportant de précieuses informations sur le siècle de Louis XIV. En 1694, elle s'installa à Grignan où elle mourut. 


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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>DIDEROT, Paradoxe sur le Comédien.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-diderot-paradoxe-comedien-19786.html</link>
		<description>Les grands poètes, les grands acteurs, et peut-être en général tous les grands imitateurs de la nature, quels qu'ils soient, doués d'une belle imagination, d'un grand jugement, d'un tact fin, d'un goût très sûr, sont les êtres les mains sensibles. Ils sont également propres à trop de choses; ils sont trop occupés à regarder, à reconnaître, à imiter, pour être vivement affectés au-dedans d'eux-mêmes. Je les vois sans cesse le portefeuille sur les genoux et le crayon à la main. Nous sentons, nous; ils observent, étudient et peignent. Le dirai-je? Pourquoi non ? La sensibilité n'est guère la qualité d'un grand génie. DIDEROT, Paradoxe sur le Comédien.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Charles Dickens</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-charles-dickens-155894.html</link>
		<description>Dickens naquit à Portsmouth, fils d'un fonctionnaire employé au bureau de paie de l'Amirauté, dont les frasques mirent sa famille dans une situation financière désespérée. L'aîné, Charles dut interrompre sa scolarité à douze ans pour entrer dans une fabrique de cirage, douloureuse et sordide expérience qu'il exorcisera dans ses premiers récits. A quinze ans, il trouva un emploi chez un avoué, acheva par lui-même sa formation et devint reporter de presse à la Chambre des communes. En 1833, il commença à publier des récits dans plusieurs magazines et acquit la renommée en 1836 avec les épisodes très populaires de Pickwick. Dickens démissionna du journal pour lancer son propre mensuel, le Bentley's Miscellany, dans lequel il fit paraître en feuilleton Oliver Twist et Nicolas Nickleby. Durant plusieurs années, il produisit à un rythme effréné des récits voués à une glorieuse carrière internationale. Nombre de ses livres furent adaptés à la scène et Dickens devint lui-même un orateur prisé. Pourtant, vers le début des années 1850, l'humour bouillonnant de ses romans se mua en un ton sarcastique et sombre, reflet de sa vie familiale désenchantée. En 1858, il se sépara de sa femme qui avait élevé leurs neuf enfants et entama une liaison avec une jeune actrice, qui fut gardée secrète jusqu'à la mort de Dickens, par peur du scandale. Vers la fin de sa vie, il tirait un immense plaisir de ses lectures publiques. Il disparut soudainement en 1870 et fut enterré à l'abbaye de Westminster. 

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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>LA NAISSANCE D'UN SENTIMENT de MARIVAUX (Le Jeu de l'Amour et du Hasard, I, 7.)</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-naissance-sentiment-marivaux-amour-hasard-19785.html</link>
		<description>SILVIA.
Trêve de badinage; c'est un homme de condition qui m'est prédit pour époux, et je n'en rabattrai rien.
DORANTE.
Parbleu! Si j'étais tel, la prédiction me menacerait; j'aurais peur de la vérifier. Je n'ai point de foi à l'astrologie, mais j'en ai beaucoup à ton visage.
SILVIA, à part.
Il ne tarit point.... Haut. Finiras-tu? Que t'importe la prédiction, puisqu'elle t'exclut ?
DORANTE. Elle n'a pas prédit que je ne t'aimerais point.
SILVIA. Non, mais elle a dit que tu n'y gagnerais rien, et moi, je te le confirme.
DORANTE.
Tu fais fort bien, Lisette, cette fierté-là te va à merveille, et quoiqu'elle me fasse
Io mon procès, je suis pourtant bien aise de te la voir; je te l'ai souhaitée d'abord que je t'ai vue; il te fallait encore cette grâce-là et je me console d'y perdre, parce que tu y gagnes.
SILVIA, à part.
Mais en vérité, voilà un garçon qui me surprend, malgré que j'en aie... Haut. Dis-moi, qui es-tu, toi qui me parles ainsi?
DORANTE. Le fils d'honnêtes gens qui n'étaient pas riches.
SILVIA.
Va, je te souhaite de bon coeur une meilleure situation que la tienne et je voudrais y contribuer, la fortune a tort avec toi.
DORANTE.
Ma foi, l'amour a plus tort qu'elle; j'aimerais mieux qu'il me fût permis de te demander ton coeur, que d'avoir tous les biens du monde.
SILVIA, à part.
Nous voilà, grâce au Ciel, en conversation réglée. Haut. Bourguignon, je ne saurais me fâcher des discours que tu me tiens, mais, je t'en prie, changeons d'intention. Venons à ton maître. Tu peux te dispenser de me parler d'amour, je pense.
DORANTE. Tu pourrais bien te passer de m'en faire sentir, toi.
SILVIA.
Ah! je m'en fâcherai; tu m'impatientes. Encore une fois, laisse là ton amour. DORANTE. Quitte donc ta figure.
SILVIA, à part.
A la fin, je crois qu'il m'amuse.... Haut. Eh bien, Bourguignon, tu ne veux donc pas finir? Faudra-t-il que je te quitte? à part. Je devrais déjà l'avoir fait. MARIVAUX.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Herman Melville</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-herman-melville-155893.html</link>
		<description>Issu d'une famille de colons écossais et hollandais, Melville passa son enfance à New York, puis partit à Albany après la mort de son père (1832), s'installer chez un frère qui tenait un magasin de fourrures. En 1835, il termina ses études et trouva un poste d'instituteur à Pittsfield, qu'il ne conserva pas, désintéressé de l'enseignement. Après la faillite familiale de 1837, Melville s'embarqua comme mousse sur le navire marchand Saint Lawrence. Échouant ensuite à trouver un emploi à terre, il repartit en mer en 1841 sur le baleinier Acushnet. Son voyage romancé dans la Polynésie française forma la trame de son premier roman Typee (1846), tandis que sa participation à une malheureuse mutinerie lui inspira Omoo (1847). De retour dans sa famille, Melville se fixa à terre et fit paraître ses romans, bien accueillis, mais considérés comme des récits imaginaires et non réels. En 1847, il épousa Élisabeth Shaw et s'engagea sérieusement dans la carrière littéraire, après avoir échoué à entrer dans l'administration. Il se tourna vers la fiction, produisant Mardi, allégorie politique et morale qui déçut le public habitué à ses récits d'aventure. Il écrivit ensuite deux romans fidèles à son style originel. En 1850, il s'installa dans une ferme du Massachusetts et composa l'oeuvre qui lui assura une renommée internationale : Moby Dick. Incapable par la suite de renouer avec le succès, il vécut dans l'oubli, simple inspecteur des douanes à New York, jusqu'à sa mort en 1891. 


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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>Jules SUPERVIELLE: « l'Arbre », Les Amis inconnus.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-jules-supervielle-arbre-amis-inconnus-19784.html</link>
		<description>Jules SUPERVIELLE: « l'Arbre », Les Amis inconnus.
II y avait autrefois de l'affection, de tendres sentiments.
C'est devenu du bois.
Il y avait une grande politesse de paroles,
C'est du bois maintenant, des ramilles, du feuillage. 5 II y avait de jolis habits autour d'un coeur d'amoureuse
Ou d'amoureux, oui, quel était le sexe ?
C'est devenu du bois sans intentions apparentes
Et si l'on coupe une branche et qu'on regarde la fibre
Elle reste muette 10 Du moins pour les oreilles humaines,
Pas un seul mot n'en sort mais un silence sans nuances
Vient des fibrilles de toute sorte où passe une petite
[fourmi.
Comme il se contorsionne l'arbre, comme il va dans tous
[les sens,
Tout en restant immobile ! 15 Et par là-dessus le vent essaie de le mettre en route, Il voudrait en faire une espèce d'oiseau bien plus grand
[que nature
Parmi les autres oiseaux Mais lui ne fait pas attention, Il faut savoir être un arbre durant les quatre saisons, 20 Et regarder, pour mieux se taire, Écouter les paroles des hommes et ne jamais répondre, Il faut savoir être tout entier dans une feuille Et la voir qui s'envole.
Vous écrirez un commentaire composé de ce poème pour dire la lecture que vous en avez faite. Vous pourriez, par exemple, vous interroger sur l'originalité d'une telle évocation de l'arbre et sur sa signification.
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>E. M. Forster</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-forster-155892.html</link>
		<description>Né à Londres, Edward Morgan Forster fut élevé par sa mère et ses tantes et étudia au King's College de Cambridge où, expérimentant une liberté nouvelle, il saisit la chance offerte de suivre ses propres inclinations intellectuelles. Il opta pour une carrière littéraire et se mit à écrire dans un style plus familier que celui privilégié par les écrivains de la fin de l'ère victorienne. Bien qu'il explorât la plupart des thèmes populaires de l'époque, son oeuvre comportait une dimension sociale inspirée de ses propres observations sur la vie des classes moyennes. Il rencontra le succès en 1910 avec la parution de Howard's End, roman dans lequel il développait son thème favori : la nécessité de cultiver à la fois son imagination et sa terre pour trouver l'harmonie. Durant la Première Guerre mondiale, il passa trois années en Égypte, puis en 1921, il effectua un voyage en Inde. La route des Indes, publié en 1924, assura la renommée littéraire de l'écrivain voyageur. Les valeurs de vérité, de décence et de liberté individuelle qu'il prônait prirent une dimension nouvelle durant le conflit de 39-45 et furent saluées avec respect par ceux qui s'opposaient au totalitarisme. En 1951, il écrivit en collaboration avec Éric Crozier le livret de l'opéra Billy Bud de Benjamin Britten, ajoutant au nombre de ses romans à succès, des nouvelles et des critiques littéraires. Homosexuel, il prépara avant de mourir la publication posthume de Maurice, roman écrit en 1913 et qu'il avait gardé secret par peur du scandale. </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>Gustave FLAUBERT. Madame Bovary</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-gustave-flaubert-madame-bovary-19783.html</link>
		<description>Emma, épouse du médecin Charles Bovary, a pris un amant, Rodolphe; elle espérait partir avec lui. Rodolphe se dérobe : elle vient de recevoir une lettre de rupture. « Tout épouvantée, (...) haletante, éperdue, ivre », elle fuit jusqu'à la mansarde située au second étage de sa maison.
En face, par-dessus les toits, la pleine campagne s'étalait à perte de ! vue. En bas, sous elle, la place du village était vide, les cailloux du trottoir scintillaient, les girouettes des maisons se tenaient immobiles ; au coin de la rue, il partit d'un étage inférieur une sorte de ronflement à modulations stridentes. C'était Binet1 qui tournait.
Elle s'était appuyée contre l'embrasure de la mansarde et elle relisait la lettre avec des ricanements de colère. Mais plus elle y fixait d'attention, plus ses idées se confondaient. Elle le revoyait, elle l'entendait, elle l'entourait de ses deux bras; et des battements de coeur, qui la frappaient sous la poitrine comme à grands coups de bélier, s'accéléraient l'un après l'autre, à intermittences inégales. Elle jetait les yeux autour d'elle avec l'envie que la terre croulât. Pourquoi n'en pas finir? Qui la retenait donc? Elle était libre. Et elle s'avança, elle regarda les pavés en se disant :
 Allons ! allons !
Le rayon lumineux qui montait d'en bas directement tirait vers l'abîme le poids de son corps. Il lui semblait que le sol de la place oscillant s'élevait le long des murs, et que le plancher s'inclinait par le bout, à la manière d'un vaisseau qui tangue. Elle se tenait tout au bord, presque suspendue, entourée d'un grand espace. Le bleu du ciel l'envahissait, l'air circulait dans sa tête creuse, elle n'avait qu'à céder, qu'à se laisser prendre ; et le ronflement du tour ne discontinuait pas, comme une voix furieuse qui l'appelait.
 Ma femme ! ma femme ! cria Charles. Elle s'arrêta.
 Où es-tu donc ? Arrive !
L'idée qu'elle venait d'échapper à la mort faillit la faire s'évanouir de terreur.
Vous ferez de cet extrait un commentaire composé que vous organiserez à votre gré. Vous pourrez par exemple étudier comment sont exprimés le tourment et le désespoir d'Emma et quels échanges se produisent entre le monde extérieur et l'héroïne.
1. Binet : voisin du couple Bovary ; sa manie est d'occuper ses loisirs à fabriquer des ronds de serviette avec un tour à bois : il tourne.
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>Eugène Ionesco</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-eugene-ionesco-155891.html</link>
		<description>Né à Slatina d'un père roumain, Ionesco passa son enfance en France, avant de retourner en Roumanie (1925-38). Diplômé de l'université de Bucarest, il enseigna le français, tout en écrivant des articles pour des revues littéraires. En 1939, il se fixa définitivement en France, patrie de sa mère. Auteur de critiques, il se tourna vers le drame en 1948, parodiant dans ses premières pièces le théâtre de boulevard. Il rejeta d'emblée le réalisme en faveur de l'absurde, démontrant l'incapacité des gens à communiquer entre eux et le non-sens de la vie. Il s'éloigna des formes dramatiques traditionnelles pour privilégier le dialogue, souvent incohérent, et les pièces en un seul acte. La cantatrice chauve fut présentée en 1950, alors qu'il travaillait pour des éditions juridiques. Ce récit humoristique et méprisant de la vie de deux familles bourgeoises surprit et affligea la critique. Il poursuivit dans cette veine de l'anti-théâtre, avec des pièces cauchemardesques et ironiques. Dans La leçon, un professeur tue ses élèves verbalement, tandis que Rhinocéros, inspiré du fascisme, transforme tous les hommes en bêtes lourdes et obtuses. Il expliqua sa conception de la dérision dans ses Notes et Contre-notes et Journal en miettes. Dans son oeuvre de maturité, influencée par les théories freudiennes, il explora le subconscient. L'homme qui se décrivait comme un  anarchiste de droite  entra à l'Académie en 1970, peu avant de s'essayer au cinéma et au roman. Il est mort à Paris en 1994. 


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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>Marcel PROUST, Le Côté de Guermantes.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-marcel-proust-cote-guermantes-19782.html</link>
		<description>Marcel PROUST, Le Côté de Guermantes.

Le narrateur reconduit à la maison sa grand-mère qui vient d'être victime d'une congestion cérébrale durant une promenade aux Tuileries.
Le soleil déclinait ; il enflammait un interminable mur que notre fiacre avait à longer avant d'arriver à la rue que nous habitions, mur sur lequel l'ombre, projetée par le couchant, du cheval et de la voiture, se détachait en noir sur le fond rougeâtre, comme un char funèbre dans une terre cuite de Pompéi. Enfin nous arrivâmes. Je fis asseoir la malade en bas de l'escalier dans le vestibule, et je montai prévenir ma mère. Je lui dis que ma grand-mère rentrait un peu souffrante, ayant eu un étourdissement. Dès mes premiers mots, le visage de ma mère atteignit au paroxysme d'un désespoir pourtant déjà si résigné, que je compris que depuis bien des années elle le tenait tout prêt en elle pour un jour incertain et final. Elle ne me demanda rien ; il semblait, de même que la méchanceté aime à exagérer les souffrances des autres, que par tendresse elle ne voulût pas admettre que sa mère fût très atteinte, surtout d'une maladie qui peut toucher à l'intelligence. Maman frissonnait, son visage pleurait sans larmes. Elle courut dire qu'on allât chercher le médecin, mais comme Françoise1 demandait qui était malade, elle ne put répondre, sa voix s'arrêta dans sa gorge. Elle descendit en courant avec moi, effaçant de sa figure le sanglot qui la plissait. Ma grand-mère attendait en bas sur le canapé du vestibule, mais dès qu'elle nous entendit, se redressa, se tint debout, fit à maman des signes gais de la main. Je lui avais enveloppé à demi la tête avec une mantille en dentelle blanche, lui disant que c'était pour qu'elle n'eût pas froid dans l'escalier. Je ne voulais pas que ma mère remarquât trop l'altération du visage, la déviation de la bouche ; ma précaution était inutile : ma mère s'approcha de grand-mère, embrassa sa main comme celle de son Dieu, la soutint, la souleva jusqu'à l'ascenseur, avec des précautions infinies où il y avait, avec la peur d'être maladroite et de lui faire mai, l'humilité de qui se sent indigne de toucher ce qu'il connaît de plus précieux, mais pas une fois elle ne leva les yeux et ne regarda le visage de la malade.

Vous ferez de ce texte un commentaire composé. Vous pourrez essayer d'étudier notamment comment le narrateur suggère les sentiments des personnages les uns à l'égard des autres et comment ce texte dégage une véritable beauté tragique.
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Emily Dickinson</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-emily-dickinson-155890.html</link>
		<description>Emily Dickinson grandit à Amherst, village du Massachusetts où elle naquit, vécut et mourut. En 1847, elle passa un an au séminaire de Mount Holyoke et, bien qu'elle cultivât une grande spiritualité, le doute sur la foi chrétienne l'habita toujours. Elle se lança dans la composition lyrique en 1850, inspirée par la poésie d'Emerson et d'Emily Brontë, rassemblant ses écrits dans des fascicules cousus main. En 1850, elle débuta également deux séries de correspondances : avec le Dr Holland et avec Samuel Bowles. Elle adressait de nombreux textes au Springfield Republican, mais bien que le journal s'intéressât à la littérature et publiât de temps à autre des poèmes, Dickinson ne parvint pas à enthousiasmer les éditeurs. Seulement cinq de ses poèmes parurent de son vivant, tandis qu'un homme de lettres, Thomas Higginson lui affirma que ses textes étaient impubliables. A l'issue de cette réponse, elle renonça définitivement à l'idée de se faire éditer, malgré les encouragements de sa famille Elle n'en continua pas moins d'écrire furieusement, produisant près de huit cents poèmes durant les années de la guerre de Sécession, en dépit de violents troubles de la vue. Dans les années 1860, elle s'enfonça dans sa réclusion volontaire et la légende naquit autour de cette frêle silhouette vêtue de blanc qui ne s'aventurait jamais au-delà des murs de la propriété familiale. Sa soeur Lavinia veillait jalousement sur sa solitude ; après la mort d'Emily, elle fit publier ses poèmes et ses lettres. 


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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Jules RENARD « Le cygne »,  Histoires naturelles.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-jules-renard-cygne-histoires-naturelles-19781.html</link>
		<description>Jules RENARD « Le cygne »,  Histoires naturelles.
II glisse sur le bassin, comme un traîneau blanc, de nuage en nuage. Car il n'a faim que des nuages floconneux qu'il voit naître, bouger et se perdre dans l'eau. C'est l'un d'eux qu'il désire. Il le vise du bec et il plonge tout à coup son col vêtu de neige.
Puis, tel un bras de femme sort d'une manche, il le retire, il n'a rien. Il regarde : les nuages effarouchés ont disparu.
Il ne reste qu'un instant désabusé, car les nuages tardent peu à revenir, et, là-bas, où meurent les ondulations de l'eau, en voici un qui se reforme.
Doucement, sur son léger coussin de plumes, le cygne rame et s'approche. Il s'épuise à pêcher de vains reflets, et peut-être qu'il mourra, victime de cette illusion, avant d'attraper un seul morceau de nuage.
Mais qu'est-ce que je dis ?
Chaque fois qu'il plonge, il fouille du bec la vase nourrissante et ramène un ver. Il engraisse comme une oie.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Quels sont les fonctions de la poésie ?</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-quels-fonctions-poesie-155889.html</link>
		<description>Le mot poésie vient du verbe grec poiein signifiant créer. Le poète a un pouvoir de création en exploitant les ressources de sa langue et il a une sensibilité, une imagination plus développée. La poésie est l'art d'évoquer ou de suggérer les sensations, les impressions ou les émotions pour un emploi particulier de la langue, utilisant les sonorités, les rythmes, les harmonies des mots et des phrases, les images. Rajouter les étapes de la poésie.
Néanmoins, il est légitime de se demander si la poésie n'est faite que pour exprimer ses sentiments personnels.
Il est vrai que la poésie est souvent utile pour l'expression de sentiments personnels mais elle a également d'autres fonctions comme la compréhension du monde.

La poésie est un très bon moyen pour le poète d'exprimer ses sentiments notamment par le biais du registre lyrique. En effet la poésie lyrique permet au poète d'exprimer ses sentiments amoureux, son intimité imagée par l'emploi très fréquent de 'moi' et de 'je'.
Ce sentiment amoureux est traduit dans les poèmes sous plusieurs formes.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title> Daniel BOULANGER - « En été », Les Noces du Merle.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-daniel-boulanger-noces-merle-19780.html</link>
		<description>[Après avoir mené une vie aventureuse jusqu'en 1958, Boulanger se consacra à la rédaction de scénarios de films et de nouvelles qui lui valurent plusieurs prix. Dans ses nouvelles, les personnages ont souvent plus de cinquante ans, ils vivent en province d'une façon banale, un peu vieillotte, sans révolte. L'art de Boulanger est de savoir en peu de pages, par tel geste, quelques mots, les individualiser, leur enlever tout caractère stéréotypé, conventionnel. Parmi ses oeuvres : les Noces du Merle, Vessies et Lanternes, Fouette cocher ! Il est l'auteur, entre autres, des scénarios de l'Homme de Rio et d'A bout de souffle.]

Dans le jardin au milieu des champs et sous le saule au milieu du jardin, les enfants se sont réfugiés. Ils parlent à voix basse. Leur rire parfois s'égare en papillon jusqu'au soleil. La mère est à l'ombre de la grange. Le père, de vague en vague, s'enfonce dans le sommeil, retrouvant dans la chambre qui tangue avec douceur tout un lot de couleurs qui s'enfuient par la porte et brûlent sur les pierres. Avant le repas de midi, manège autour de la carafe d'eau, les enfants sont rentrés chargés de fleurs. L'oie les suivait, qui s'appelle Séraphine, sous l'oeil en coin du chien qui veille près de la table, au frais des carreaux rouges. Il n'y a personne au-delà de ce monde, mais dans le globe de la lumière où les arbres ont la pâleur d'un bouquet de mariée un bonheur encore se prépare d'où naîtra le vent. On le sent déjà qui nous désire. L'unique oiseau qui se tenait immobile en plein ciel tombe au ras des chaumes. Il n'y a plus à vivre que l'instant. Au retour de la fraîcheur, les yeux se regardent et se découvrent. La maison sent le pain. Le père, avant la nuit, dira l'histoire qu'on lui réclame, un conte qui ressemble à ce jour hors du temps, sans héros et sans gestes, qui s'ouvre et se ferme avec la délicatesse d'une fleur. Après, nous irons regarder les astres qu'une fois encore les enfants se mettront à compter.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Béatrice</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-beatrice-155888.html</link>
		<description>Béatrice
vers 1265-vers 1290

L'histoire est trop connue pour être vraie. Un petit garçon de neuf ans rencontre à Florence une fillette de son âge. Jeune homme, il la croise de nouveau, dans la rue ; elle sourit. C'est tout. Elle en a épousé un autre ; bientôt, elle sera morte. Lui l'aime depuis l'enfance, l'aimera toujours. Comme il est poète, très grand poète, le plus grand, le seul grand poète selon ses dévots qui l'appellent l'Altissime, il fera de l'Aimée le centre, le soleil de son oeuvre, la reine du Paradis où un jour, à force de mérites, il la retrouvera et où il la retrouve déjà dans sa prodigieuse Comédie que sa gloire fit Divine.

Et d'abord, les réalistes chicanent sur ces amours enfantines. Justement : le chiffre 9 n'est pas sûr du tout : il date trop de ces faits contés par Dante dans cette Vita Nova, où il sait être l'homme qui vécut un amour malheureux, le poète qui transfigure ses souvenirs et le professeur de rhétorique expliquant les intentions et même le plan de chaque poème. Tout se passe à l'âge de neuf ans, ou neuf ans après, ou le neuvième jour, ou à la neuvième heure du jour : ce 9 perpétuel est symbolique, dans le plan de la Trinité.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Extrait de Quatre vingt treize de Victor Hugo : Les rues de Paris en ce temps là</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-extrait-quatre-vingt-treize-victor-hugo-rues-paris-temps-19779.html</link>
		<description>« On vivait en public ; on mangeait sur des tables dressées devant les portes ; les femmes assises sur les perrons des églises faisaient de la charpie en chantant la Marseillaise ; le parc Monceaux et le Luxembourg étaient des champs de manoeuvre ; il y avait dans tous les carrefours des armureries en plein travail, on fabriquait des fusils sous les yeux des passants qui battaient des mains ; on n'entendait que ce mot dans  toutes les bouches : Patience. Nous sommes en révolution. On souriait héroïquement. On allait au spectacle comme à Athènes pendant la guerre du Péloponnèse ; on voyait affichés au coin des rues : Le Siège de Thionville. - La Mère de famille sauvée des flammes. - Le Club des Sans-soucis. - L'Aînée des papesses Jeanne. - Les Philosophes soldats. - L'Art d'aimer au village. - Les Allemands étaient aux portes ; le bruit courait que le roi de Prusse avait fait retenir des loges à l'Opéra. Tout était effrayant et personne n'était effrayé. La  ténébreuse loi des suspects, qui est le crime de Merlin de Douai, faisait la guillotine visible au-dessus de toutes les têtes. Un procureur, nommé Séran, dénoncé, attendait qu'on vînt l'arrêter, en robe de chambre et en pantoufles, et en jouant de la flûte à sa fenêtre.  Personne ne semblait avoir le temps. Tout le monde se hâtait. Pas un chapeau qui n'eût une cocarde. Les femmes disaient : Nous sommes jolies sous le bonnet rouge. Paris semblait plein d'un déménagement. Les marchands de bric-à-brac étaient encombrés de couronnes,  de mitres, de sceptres en bois doré et de fleurs de lys, défroques des maisons royales. C'était la démolition de la monarchie qui passait ». Extrait de Quatre vingt treize de Victor Hugo : Les rues de Paris en ce temps là.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>Thucydide </title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-thucydide-155887.html</link>
		<description>Thucydide 


Thucydide naquit dans une riche famille de l'Attique, propriétaire de mines d'or en Thrace. Il grandit à Athènes, à l'apogée de sa splendeur politique et artistique, sous le règne de Périclès. Il accéda en 424 avant JC au poste de stratège, préposé au commandement de la flotte athénienne. Chargé de protéger la place forte d'Amphipolis, il ne parvint pas à contrer l'attaque surprise du général spartiate Brasidas. Accusé de trahison, il fut condamné à mort par contumace et exilé de la cité. Se réfugiant en Thrace, où il pouvait exploiter les mines d'or, il consacra son temps en voyages d'études pour son Histoire, récit inachevé de la grande guerre entre Sparte et Athènes. Cette oeuvre monumentale s'achève au milieu des événements de 411 avant JC, ce qui incita certains à penser qu'il décéda prématurément de mort violente. Il débuta son récit par une étude sur la Grèce d'avant-guerre, en essayant de trouver dans cette période les causes du conflit. L'ouvrage, extrêmement bien documenté, est émaillé de discours révélateurs de la psychologie des politiques. Il procéda chronologiquement, tout en posant le problème de la difficulté à vérifier les différentes versions d'un même événement, et il fut critique à l'égard du travail d'historien d'Hérodote. L'Histoire décrivait la victoire d'Athènes, sa domination sur les cités-États et l'essor politique de Périclès, dans une prose lucide et précise écrite avec un grand souci d'impartialité. La chute d'Athènes (404 avant JC) mit fin à son exil de vingt ans. 


Thucydide naquit dans une riche famille de l'Attique, propriétaire de mines d'or en Thrace. Il grandit à Athènes, à l'apogée de sa splendeur politique et artistique, sous le règne de Périclès. Il accéda en 424 avant JC au poste de stratège, préposé au commandement de la flotte athénienne. Chargé de protéger la place forte d'Amphipolis, il ne parvint pas à contrer l'attaque surprise du général spartiate Brasidas. Accusé de trahison, il fut condamné à mort par contumace et exilé de la cité. Se réfugiant en Thrace, où il pouvait exploiter les mines d'or, il consacra son temps en voyages d'études pour son Histoire, récit inachevé de la grande guerre entre Sparte et Athènes. Cette oeuvre monumentale s'achève au milieu des événements de 411 avant JC, ce qui incita certains à penser qu'il décéda prématurément de mort violente. Il débuta son récit par une étude sur la Grèce d'avant-guerre, en essayant de trouver dans cette période les causes du conflit. L'ouvrage, extrêmement bien documenté, est émaillé de discours révélateurs de la psychologie des politiques. Il procéda chronologiquement, tout en posant le problème de la difficulté à vérifier les différentes versions d'un même événement, et il fut critique à l'égard du travail d'historien d'Hérodote. L'Histoire décrivait la victoire d'Athènes, sa domination sur les cités-États et l'essor politique de Périclès, dans une prose lucide et précise écrite avec un grand souci d'impartialité. La chute d'Athènes (404 avant JC) mit fin à son exil de vingt ans. </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>Poème extrait de La légende des siècles « Orphée » - Victor HUGO</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-poeme-extrait-legende-siecles-orphee-victor-hugo-19778.html</link>
		<description>Poème extrait de La légende des siècles
« Orphée » - Victor HUGO

"J'atteste Tanaïs, le fleuve noir aux six urnes, 
Et Zeus qui fait traîner sur les grands chars nocturnes
Rhéa par des taureaux et Nyx par des chevaux 
Et les anciens géants et les hommes nouveaux, 
Pluton qui nous dévore, Uranus qui nous crée, 
Que j'adore une femme et qu'elle m'est sacrée. 
Le monstre aux cheveux bleus, Poséidon, m'entend;
Qu'il m'exauce. Je suis l'âme humaine chantant, 
Et j'aime. L'ombre immense est pleine de nuées, 
La large pluie abonde aux feuilles remuées, 
Borée émeut les bois, Zéphyr émeut les blés, 
Ainsi nos coeurs profonds sont par l'amour troublés.
J'aimerai cette femme appelée Eurydice, 
Toujours, partout! Sinon que le ciel me maudisse,
Et maudisse la fleur naissante et l'épi mûr!
Ne tracez pas de mots magiques sur le mur."</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Saint Luc</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-saint-155886.html</link>
		<description>Saint Luc
Ier siècle

C'est un médecin. Son nom, Luc, est grec. Sa langue et sa culture aussi. Compagnon de Paul au moins depuis Troas (Actes 15, II ss.), il semble avoir tenu comme un journal de leur voyage dont il insérera plus tard de larges extraits dans sa composition des Actes des Apôtres. Ses orientations de pensée sont plutôt celles de Paul, comme celles de Marc, qu'il connaîtra d'ailleurs personnellement, étaient plutôt celles de Pierre. Dans un temps où il n'avait pas encore écrit son oeuvre, il avait déjà grande réputation, si du moins il s'agit bien de lui, comme prédicateur de l'Évangile. Lors de la captivité romaine de Paul, il décida de faire à son tour oeuvre d'historien. Ainsi qu'il le dit dans le prologue de l'Évangile qui porte son nom, il s'enquit de tout ce qui existait déjà avant lui dans ce genre et s'appliqua à le mettre en un ordre meilleur. Nous voyons qu'il utilisa, outre le Matthieu araméen (sans doute traduit en grec) et l'évangile de Marc, quelques autres sources moins bien connues de nous, celles notamment qui provenaient de la Vierge Marie et de la famille de Jésus, d'autres encore qui contenaient des récits ou des paroles que l'on ne trouve pas dans Marc.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>Les Châtiments VII, 5 de Victor Hugo</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-chatiments-victor-hugo-19777.html</link>
		<description>C'était en juin, j'étais à Bruxelles ; on me dit :
Savez-vous ce que fait maintenant ce bandit ?
Et l'on me raconta le meurtre juridique,
Charlet assassiné sur la place publique,
Cirasse, Cuisinier, tous ces infortunés
Que cet homme au supplice a lui-même traînés
Et qu'il a de ses mains liés sur la bascule.
Ô sauveur, ô héros, vainqueur de crépuscule,
César ! Dieu fait sortir de terre les moissons,
La vigne, l'eau courante abreuvant les buissons,
Les fruits vermeils, la rose où l'abeille butine,
Les chênes, les lauriers, et toi, la guillotine.
Prince qu'aucun de ceux qui lui donnent leurs voix
Ne voudrait rencontrer le soir au coin d'un bois !
J'avais le front brûlant : je sortis par la ville.
Tout m'y parut plein d'ombre et de guerre civile,
Les passants me semblaient des spectres effarés ;
Je m'enfuis dans les champs paisibles et dorés ;
Ô contre-coups du crime au fond de l'âme humaine !
La nature ne put me calmer. L'air, la plaine,
Les fleurs, tout m'irritait ; je frémissais devant
Ce monde où je sentais ce scélérat vivant.
Sans pouvoir m'apaiser, je fis plus d'une lieue.
Le soir triste monta sous la coupole bleue ;
Linceul frissonnant, l'ombre autour de moi s'accrut ;
Tout à coup la nuit vint, et la lune apparut
Sanglante, et dans les cieux, de deuil enveloppée,
Je regardai rouler cette tête coupée.
Les Châtiments VII, 5 de Victor Hugo</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>Héloïse</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-heloise-155885.html</link>
		<description>Héloïse
1101-1164

"Dieu m'est témoin que si Auguste, le maître du monde, m'avait jugée digne de l'honneur du mariage... il m'eût semblé plus précieux et plus honorable d'être appelée ta courtisane que son impératrice." La femme qui pouvait écrire ainsi mérite certainement de compter parmi les grandes amoureuses. Mais, bien que son amour passionné pour Abélard ait dominé toute sa vie, Héloïse fut vénérée de son temps, et mérite qu'on se souvienne d'elle, pour bien d'autres raisons.

Née en 1101, elle passa son enfance au couvent d'Argenteuil avant de venir vivre chez son oncle, le chanoine Fulbert, près de Notre-dame. Au moment où elle rencontra Abélard, vers l'âge de dix sept ans, elle était déjà renommée pour son savoir. C'est en fait cette rare érudition qui attira l'attention du beau et brillant philosophe Abélard alors âgé de trente huit ans.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-heloise-155885.html</guid>
	</item>
	<item>
		<title>Ronsard, Sonnets pour Hélène I, 2</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-ronsard-sonnets-pour-helene-19776.html</link>
		<description>Ronsard, Sonnets pour Hélène I, 2


Quand à longs traits je boy l'amoureuse étincelle 
Qui sort de tes beaux yeux, les miens sont esblouïs. 
D'esprit ny de raison troublé je ne jouïs, 
Et comme yvre d'amour tout le corps me chancelle.

Le coeur me bat au sein, ma chaleur naturelle 
Se refroidit de peur, mes sens esvanouïs 
Se perdent tout en l'air, tant tu te resjouïs
D'acquerir par ma mort le surnom de cruelle. 

Tes regards foudroyans me percent de leurs rais' 
La peau, le corps, le coeur, comme pointes de trais 
Que je sens dedans l'ame, et quand je me veux plaindre, 

Ou demander mercy du mal que je reçois, 
Si bien ta cruauté me reserre la vois, 
Que je n'ose parler, tant tes yeux me font craindre. 
</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-ronsard-sonnets-pour-helene-19776.html</guid>
	</item>
	<item>
		<title>Émile Zola</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-emile-155884.html</link>
		<description>Zola passa la majeure partie de son enfance à Aix-en-Provence où son père ingénieur travailla jusqu'à sa mort brutale en 1847. Après une enfance miséreuse et une scolarité aux côtés du peintre Cézanne, il acheva ses études au lycée Saint-Louis à Paris, en échouant à l'examen du baccalauréat de 1859. Après deux ans de chômage et de pauvreté, il trouva un poste d'employé de librairie et commença à écrire. En 1866, il décida de vivre de sa plume. Après la parution de Thérèse Raquin et de Madeleine Férat, livres illustrant sa théorie du roman expérimental, il entama la série des Rougon-Macquart, récits en vingt volumes de "l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire". De 1871 à 1893, il produisit un volume par an. Ces romans rencontraient un bon accueil, mais c'est L'assommoir (1877) qui assura son succès, malgré ou grâce au scandale autour de passages jugés pornographiques. En 1898, il dénonça l'attitude antisémite de l'armée française dans l'affaire Dreyfus. Le célèbre J'accuse, lettre ouverte au président de la République publiée dans L'Aurore par Clemenceau se solda par le procès et la condamnation de l'écrivain qui s'enfuit en Angleterre où il resta jusqu'à la révision du cas Dreyfus. En 1902, il mourut asphyxié dans son sommeil par des émanations de gaz en provenance d'une conduite défectueuse de son chauffage. L'écrivain jadis calomnié fut honoré de funérailles nationales, mais son tempérament l'aura toujours empêché d'entrer à l'Académie française qui avait rejeté ses dix-neuf candidatures successives. </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-emile-155884.html</guid>
	</item>
	<item>
		<title>Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, la Vie de Marianne.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-pierre-carlet-chamblain-marivaux-marianne-19775.html</link>
		<description>Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, la Vie de Marianne.

Nous sommes au début du roman.

[ Avant que de donner cette histoire au public, il faut lui apprendre comment je l'ai trouvée.
   Il y a six mois que j'achetai une maison de campagne à quelques lieues de Rennes, qui, depuis trente ans, a passé successivement entre les mains de cinq ou six personnes. J'ai voulu faire changer quelque chose à la disposition du premier appartement, et, dans une armoire pratiquée dans l'enfoncement d'un mur, on y a trouvé un manuscrit en plusieurs cahiers contenant l'histoire qu'on va lire, et le tout d'une écriture de femme. On me l'apporta ; je le lus avec deux de mes amis qui étaient chez moi, et qui, depuis ce jour-là, n'ont cessé de me dire qu'il fallait le faire imprimer. Je le veux bien, d'autant plus que cette histoire n'intéresse1 personne. Nous voyons par la date, que nous avons trouvée à la fin du manuscrit, qu'il y a quarante ans qu'il est écrit ; nous en avons changé le nom de deux personnes dont il y est parlé, et qui sont mortes. Ce qui y est dit d'elles est pourtant très indifférent ; mais n'importe : il est toujours mieux de supprimer leurs noms.
   Voilà tout ce que j'avais à dire ; ce petit préambule m'a paru nécessaire, et je l'ai fait du mieux que j'ai pu, car je ne suis point auteur, et jamais on n'imprimera de moi que cette vingtaine de lignes-ci.
   Passons maintenant à l'histoire. C'est une femme qui raconte sa vie ; nous ne savons qui elle était. C'est la Vie de Marianne ; c'est ainsi qu'elle se nomme elle-même au commencement de son histoire ; elle prend ensuite le titre de comtesse ; elle parle à une de ses amies dont le nom est en blanc, et puis c'est tout.

Quand je2 vous ai fait le récit de quelques accidents de ma vie, je ne m'attendais pas, ma chère amie, que vous me prieriez de vous la donner tout entière, et d'en faire un livre à imprimer. Il est vrai que l'histoire en est particulière, mais je la gâterai, si je l'écris ; car où voulez-vous que je prenne un style ?
   II est vrai que dans le monde on m'a trouvé de l'esprit ; mais, ma chère, je crois que cet esprit-là n'est bon qu'à être dit, et qu'il ne vaudra rien à être lu.
   Nous autres jolies femmes, car j'ai été de ce nombre, personne n'a plus d'esprit que nous quand nous en avons un peu : les hommes ne savent plus alors la valeur de ce que nous disons ; en nous écoutant parler, ils nous regardent, et ce que nous disons profite de ce qu'ils voient.
   J'ai vu une jolie femme dont la conversation passait pour un enchantement, personne au monde ne s'exprimait comme elle ; c'était la vivacité, c'était la finesse même qui parlait : les connaisseurs n'y pouvaient tenir de plaisir. La petite vérole3 lui vint, elle en resta extrêmement marquée : quand la pauvre femme reparut, ce n'était plus qu'une babillarde4 incommode. Voyez combien auparavant elle avait emprunté d'esprit de son visage ! Il se pourrait bien faire que le mien m'en eût prêté aussi dans le temps qu'on m'en trouvait beaucoup. Je me souviens de mes yeux de ce temps-là, et je crois qu'ils avaient plus d'esprit que moi.
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>John Dos Passos </title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-passos-155883.html</link>
		<description>Romancier de la "génération perdue", écrivain "engagé" dans son époque, "architecte de l'histoire" comme il se désignait lui-même, Dos Passos fut, lui aussi, le témoin d'un siècle de bouleversements et de combats : soldat dans les tranchées de 14-18, dont il revient désenchanté avec un roman, Trois soldats (1921), qui brocarde l'armée et la vaine gloire militaire ; militant aux côtés des exclus de la société américaine, les condamnés à mort Sacco et Vanzetti contre l'exécution desquels il manifeste, ce qui lui vaudra d'être emprisonné (1927), ou les mineurs de Pennsylvanie qu'il défend lors des grandes grèves de 1932 dans des articles virulents ; correspondant de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale et chantre de la liberté dans l'Amérique du sénateur MacCarthy. </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Molière, Tartuffe, préface</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-moliere-tartuffe-preface-19774.html</link>
		<description>Molière, Tartuffe, préface

Si l'on prend la peine d'examiner de bonne foi ma comédie, on verra sans doute que mes intentions y sont partout innocentes, et qu'elle ne tend nullement à jouer les choses que l'on doit révérer; que je l'ai traitée avec toutes les précautions que me demandait la délicatesse de la matière et que j'ai mis tout l'art et tous les soins qu'il m'a été possible pour bien distinguer le personnage de l'hypocrite d'avec celui du vrai dévot. J'ai employé pour cela deux actes entiers à préparer la venue de mon scélérat. Il ne tient pas un seul moment l'auditeur en balance; on le connaît d'abord aux marques que je lui donne; et, d'un bout à l'autre, il ne dit pas un mot, il ne fait pas une action, qui ne peigne aux spectateurs le caractère d'un méchant homme, et ne fasse éclater celui du véritable homme de bien que je lui oppose.

Je sais bien que, pour réponse, ces messieurs tâchent d'insinuer que ce n'est point au théâtre à parler de ces matières; mais je leur demande, avec leur permission, sur quoi ils fondent cette belle maxime. C'est une proposition qu'ils ne font que supposer, et qu'ils ne prouvent en aucune façon; et, sans doute, il ne serait pas difficile de leur faire voir que la comédie, chez les anciens, a pris son origine de la religion, et faisait partie de leurs mystères; que les Espagnols, nos voisins, ne célèbrent guère de fête où la comédie ne soit mêlée, et que même parmi nous, elle doit sa naissance aux soins d'une confrérie* à qui appartient encore aujourd'hui l'Hôtel de Bourgogne, que c'est un lieu qui fut donné pour y représenter les plus importants mystères de notre foi; qu'on y voit encore des comédies imprimées en lettres gothiques, le nom d'un docteur de Sorbonne et, sans aller chercher si loin que l'on a joué, de notre temps, des pièces saintes de M. de Corneille*, qui ont été l'admiration de toute la France.

Si l'emploi de la comédie est de corriger les vices des hommes, je ne vois pas par quelle raison il y en aura de privilégiés. Celui-ci est, dans l'État, d'une conséquence bien plus dangereuse que tous les autres; et nous avons vu que le théâtre a une grande vertu pour la correction. Les plus beaux traits d'une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire; et rien ne reprend mieux la plupart des hommes que la peinture de leurs défauts. C'est une grande atteinte aux vices que de les exposer à la risée de tout le monde. On souffre aisément des répréhensions; mais on ne souffre point la raillerie. On veut bien être méchant, mais on ne veut point être ridicule.
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		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Gottfried Keller</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-gottfried-keller-155882.html</link>
		<description>Gottfried Keller
1819-1890

Né à Zurich le 19 juillet 1919, Gottfried Keller était le fils d'un maître tourneur et grandit dans un milieu de modeste bourgeoisie. Il perdit son père à l'âge de cinq ans ; l'absence d'une main énergique capable de diriger son éducation devait dès lors péniblement se faire sentir dans sa vie. Jusqu'à quinze ans, il fréquenta les écoles de sa ville natale mais fut un jour renvoyé pour un motif futile et se vit contraint de parachever son instruction en autodidacte. Obéissant à une vocation artistique encore mal définie, il résolut de se consacrer à la peinture. Il séjourna donc deux années à Munich, de 1840 à 1842, et s'y adonna à la peinture de paysage, sans trouver le succès.

Rentré dans son pays, il abandonna l'art plastique pour la poésie. Adepte passionné des nouveaux courants d'idées libérales qui bouillonnaient à cette époque et soulevaient l'Europe, il composa des poèmes d'une inspiration politique, qui furent publiés en 1846 conjointement avec des poésies lyriques.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>VERCORS « L'impuissance», in Le Silence de la mer.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-vercors-impuissance-silence-19773.html</link>
		<description>- Mais regarde-les, cria-t-il, et salue-les donc, et bave-leur donc ton admiration et ta reconnaissance ! À cause de ce qu'ils te font penser de toi-même. Puisque te voici, grâce à eux, un homme si content de soi ! Si content d'être un homme ! Si content d'être une créature tellement précieuse et estimable ! Oh ! oui : remplie de sentiments poétiques et d'idées morales et d'aspirations mystiques et tout ce qui s'ensuit.
Nom de Dieu, et des types comme toi et moi nous lisons ça et nous nous délectons et nous disons : « Nous sommes des individus tout à fait sensibles et intelligents. » Et nous nous faisons mutuellement des courbettes et nous admirons réciproquement chacun de nos jolis cheveux coupés en quatre et nous nous passons la rhubarbe et le séné. Et tout ça qu'est-ce que c'est ? Rien qu'une chiennerie, une chiennerie à vomir ! Ce qu'il est, l'homme ? La plus salope des créatures ! La plus vile et la plus sournoise et la plus cruelle ! Le tigre, le
crocodile ? Mais ce sont des anges à côté de nous ! Et ils ne jouent pas de plus au petit saint, au grave penseur, au philosophe, au poète ! Et tu voudrais que je garde tout ça sur mes rayons ? Pour quoi faire ? Pour, le soir, converser élégamment avec Monsieur Stendhal, comme jadis, avec Monsieur Baudelaire, avec Messieurs Gide et Valéry pendant qu'on rôtit tout vifs des femmes et des gosses dans une église ? Pendant qu'on massacre et qu'on assassine sur toute la surface de la terre ?

VERCORS « L'impuissance», in Le Silence de la mer.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Lawrence George Durrell</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-lawrence-george-durrell-155881.html</link>
		<description>Lawrence George Durrell
1912-1990

Né aux Indes, d'un père irlandais, Lawrence Durrell fit ses premières études au St. Joseph's College de Darjiling. Envoyé, à 11 ans, en Angleterre, l'adolescent confrontait la tristesse des classes de la St. Edmund's School de Canterbury avec la nature démesurée et chatoyante dans laquelle il s'était épanoui. À 17 ans, décidé à devenir écrivain, il abandonnait ses projets d'entrer à Cambridge. En 1931, à 19 ans, Durrell publiait ses premiers poèmes : Quaint Fragment que suivirent Ballad of Slow Decay et Ten Poems édités d'après les maquettes de Nancy Myers qu'il devait épouser en 1935. Réalisant son retour au soleil, Durrell se dirigeait, en 1932, vers Corfou où il faisait venir sa famille. Au cours de l'hiver 1937, il rencontrait, à Paris, Henry Miller dont Tropic of Cancer (Tropique du Cancer) avait paru trois ans plus tôt. Après un séjour à Londres et deux essais romanesques obscurs, Durrell publiait à Paris The Black Book, oeuvre purgative qui le libérait de "la mort anglaise" et de l'influence éventuelle de Miller.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Romain ROLLAND, Jean-Christophe (Albin Michel).</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-romain-rolland-jean-christophe-albin-michel-19772.html</link>
		<description>Faites à votre choix un résumé ou une analyse de cette page, dégagez-en un thème qui vous paraît intéressant et commentez-le. Sous la grâce nonchalante et le dilettantisme apparent de ces petites pièces pour piano, de ces chansons, de cette musique française de chambre, sur laquelle l'art allemand ne daignait pas lever les yeux, et dont Christophe lui-même avait négligé la poétique virtuosité, il commençait à entrevoir la fièvre de renouvellement, l'inquiétude  inconnue de l'autre côté du Rhin  avec laquelle les musiciens français cherchaient dans les terrains incultes de leur art les germes qui pouvaient féconder l'avenir. Tandis que les musiciens allemands s'immobilisaient dans les campements de leurs pères et prétendaient arrêter l'évolution du monde à la barrière de leurs victoires passées, le monde continuait de marcher ; et les Français en tête se lançaient à la découverte ; ils exploraient les lointains de l'art, les soleils éteints et les soleils qui s'allument, et la Grèce disparue et l'Extrême-Orient rouvrant à la lumière, après des siècles de sommeil, ses larges yeux fendus, pleins de rêves immenses. Dans la musique d'Occident, canalisée par le génie d'ordre et de raison classique, ils levaient les écluses des anciens modes ; ils faisaient dériver dans leurs bassins de Versailles toutes les eaux de l'univers : mélodies et rythmes populaires, gammes exotiques et antiques, genres d'intervalles nouveaux ou renouvelés. Comme, avant eux, leurs peintres impressionnistes avaient ouvert à l'oeil un monde nouveau  Christophes Colombs de la lumière leurs musiciens s'acharnaient à la conquête de l'univers des sons; ils pénétraient plus avant dans les retraites mystérieuses de l'ouïe; ils découvraient des terres inconnues dans cette mer intérieure. Plus que probablement, d'ailleurs, ils ne feraient rien de leurs conquêtes. Suivant leur habitude, ils étaient les fourriers du monde.
Christophe admirait l'initiative de 'cette musique qui renaissait d'hier, et qui déjà marchait à l'avant-garde. Quelle vaillance il y avait dans cette élégante et menue petite personne ! Il devenait indulgent pour les sottises que naguère il avait relevées en elle. Seuls, ceux qui ne font rien ne se trompent jamais. Mais l'erreur qui s'efforce vers la vérité vivante est plus féconde que la vérité morte.
Romain ROLLAND, Jean-Christophe (Albin Michel).</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Michel Eyquem de Montaigne</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-michel-eyquem-montaigne-155880.html</link>
		<description>Michel Eyquem naquit au château de Montaigne en Périgord en 1533. Les premiers rudiments lui furent enseignés en latin par un précepteur allemand nommé Horstanus ; il apprit le grec en guise de délassement et, à l'âge de six ans, fut placé pendant sept ans au collège de Guyenne à Bordeaux. De Muret lui enseigna la philosophie et il s'instruisit dans le droit à Bordeaux ou à Toulouse. Dès l'âge de vingt et un ans, Montaigne remplit diverses fonctions dans la magistrature et c'est au Parlement de Bordeaux qu'il se lia avec "l'ami de son âme", E. de La Boétie, dont la mort survenue en 1563 le sépara bientôt. En 1562, il avait accompagné Charles IX au siège de Rouen et, en 1565, il épousa Françoise de la Chassaigne. Il perdit son père en 1568 et, après un séjour à Paris où il publia (avec sa traduction de la Théologie naturelle de Raymond Sebonde) les oeuvres de La Boétie, il se retira à Montaigne de 1572 à 1580 ; nous devons les Essais à cette longue retraite.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Pierre REVERDY: La poésie n'est certainement pas dans les choses...</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-pierre-reverdy-poesie-certainement-dans-choses-19771.html</link>
		<description>La poésie n'est certainement pas dans les choses, autrement tout le monde l'y découvrirait aisément, comme tout le monde trouve si naturellement le bois dans l'arbre et l'eau dans la rivière ou l'océan. Il n'existe pas non plus, par conséquent, de choses ni de mots plus poétiques les uns que les autres, mais toutes choses peuvent devenir à l'aide des mots poésie, quand le poète parvient à mettre son empreinte dessus. La poésie n'est en rien ni nulle part, c'est pourquoi elle peut être mise en tout et partout. Mais rien ne s'opère sans une véritable transmutation des valeurs. Dans l'impuissance à la saisir, à l'identifier où que ce soit, on a préféré déclarer qu'elle régnait partout et qu'il suffisait de savoir l'y découvrir. Or, il est parfaitement évident qu'elle est plutôt une absence, un manque au coeur de l'homme, et, plus précisément, ce que le poète a le don de mettre à la place de cette absence, de ce manque. Et il n'y a poésie réelle que là où a été comblé ce vide qui ne pouvait absolument l'être par aucune autre activité ou matière réelle de la vie...
...Qu'est-ce que l'aurore ? Sujet poétique, éminemment. Non, pas plus que la nuit elle-même. L'aurore est le prélude au surgissement du soleil à l'horizon. C'est tout. Encore qu'elle constitue un des spectacles les plus émouvants que puisse offrir la nature, selon le lieu d'où l'on en est témoin, elle reste un phénomène d'ordre physique quotidien à la contemplation duquel très peu d'hommes d'ailleurs se soucient de sacrifier le moindre instant de leur sommeil. Mais quand le' poète a dit : l'aurore aux doigts de rose, là est intervenue la poésie. Là est la clé de toute l'opération poétique. La poésie est uniquement une opération de l'esprit du poète exprimant les accords de son être sensible au contact de la réalité. Entre le rose des doigts et les couleurs d'une aurore tout entière, il y a de la distance et de la marge, d'autant plus qu'aucune forme n'intervient comme soutien. Toutefois, rien ne nous empêche de voir aussi le soleil surgissant comme une main ou un éclatement de pétales de rose. Rien ne nous empêche, car le propre d'une image juste, grande et forte est de permettre et de susciter, de supporter tous les rapports que chacun y pourra découvrir et ajouter de sa propre source. Elle est elle-même source, nourrice de sources, pour ceux qui, bien entendu, ont de leur propre fonds quelque chose à ajouter...
Non, il n'y a pas de poésie dans la nature, mais elle est le sceau particulier, l'empreinte indélébile que l'homme impose aux choses  une marque de fabrique suprême un cachet de noblesse et de priorité. Pierre REVERDY</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	<item>
		<title>Anne Comnène</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-comnene-155879.html</link>
		<description>Anne Comnène
1083-1148

Historiens érudits, savants et poètes s'accordent à dire que, rarement, le goût des lettres fut plus universellement répandu que dans la Byzance des Comnène.

C'est l'époque où Tzetsés commente Hésiode et Homère, où Jean Italos après Tsellos étudie et enseigne la doctrine de Platon, où la langue s'épure et reproduit la grâce et la sobriété de l'Attique. Une princesse impériale admirablement douce comme Anne Comnène n'allait pas échapper à cette renaissance classique. La culture donnée jadis aux femmes byzantines ne pouvait lui suffire. Elle eut les maîtres les plus réputés : elle apprit l'histoire, la littérature, la politique, la diplomatie, la médecine et les sciences. Elle lut les grands poètes et les grands philosophes. Elle citait couramment Orphée et Timothée, Sapho et Pindare ; elle savait le latin, chose rare dans cet Orient du XIIe siècle, et cette femme savante, quand elle se mêla d'écrire, fut simplement un grand écrivain. L'Alexiade, sorte de grand poème épique à la gloire de son père, l'empereur Alexis Comnène demeure un très beau livre qui contient, à côté du tableau saisissant de cette époque fameuse des Croisades, toutes ses tristesses personnelles, tous ses regrets, toutes ses rancoeurs, tous ses souvenirs et toute sa nostalgie du trône manqué.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>Paul Claudel, l'Échange</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-paul-claudel-echange-19770.html</link>
		<description>
[Dans une de ses pièces, un auteur dramatique du XXe siècle place dans la bouche de trois personnages, une conversation ayant pour sujet... le Théâtre.]

LECHY ELBERNON.  ... Moi je connais le monde. J'ai été partout.
Je suis actrice, vous savez. Je joue sur le théâtre.
Le théâtre. Vous ne savez pas ce que c'est ?
MARTHE.  Non.
LECHY ELBERNON.  Il y a la scène et la salle.
Tout étant clos, les gens viennent là le soir, et ils sont assis par rangées les uns derrière les autres, regardant.
MARTHE.  Quoi ? Qu'est-ce qu'ils regardent, puisque tout est fermé ?
LECHY ELBERNON.  Ils regardent le rideau de la scène, Et ce qu'il y a derrière quand il est levé.
Et il arrive quelque chose sur la scène comme si c'était vrai. MARTHE.  Mais puisque ce n'est pas vrai ! C'est comme les rêves que l'on fait quand on dort.
LECHY ELBERNON.  C'est ainsi qu'ils viennent au théâtre la nuit.
THOMAS P. NAGEOIRE.  Elle a raison. Et quand ce serait vrai encore, qu'est-ce que cela me fait ?
LECHY ELBERNON.  Je les regarde, et la salle n'est rien que de la chair vivante et habillée.
Et ils garnissent les murs comme des mouches, jusqu'au plafond. Et je vois ces centaines de visages blancs.
L'homme s'ennuie, et l'ignorance lui est attachée depuis sa naissance.
Et ne sachant de rien comment cela commence ou finit, c'est pour cela qu'il va au théâtre.
Et il se regarde lui-même, les mains posées sur les genoux. Et il pleure et il rit, et il n'a point envie de s'en aller.
Et je les regarde aussi, et je sais qu'il y a là le caissier qui sait
que demain
On vérifiera les livres, et la mère adultère dont l'enfant vient de tomber malade,
Et celui qui vient de voler pour la première fois, et celui qui n'a rien fait de tout le jour.
Et ils regardent et écoutent comme s'ils dormaient.
MARTHE.  L'oeil est fait pour voir et l'oreille
Pour entendre la vérité.
LECHY ELBERNON.  Qu'est-ce que la vérité ? Est-ce qu'elle n'a pas dix-sept enveloppes, comme les oignons?
Qui voit les choses comme elles sont ? L'oeil certes voit, l'oreille entend.
Mais l'esprit tout seul connaît. Et c'est pourquoi l'homme veut voir des yeux et connaître des oreilles
Ce qu'il porte dans son esprit,  l'en ayant fait sortir. Et c'est ainsi que je me montre sur la scène.
MARTHE.  Est-ce que vous n'êtes point honteuse ?
LECHY ELBERNON.  Je n'ai point honte! mais je me montre, et je suis toute à tous.
Ils m'écoutent et ils pensent ce que je dis ; ils me regardent et j'entre dans leur âme comme dans une maison vide.
C'est moi qui joue les femmes :
La jeune fille, et l'épouse vertueuse qui a une veine bleue sur la tempe, et la courtisane trompée.
Et quand je crie, j'entends toute la salle gémir.

Paul Claudel, l'Échange (Gallimard).
</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title>Erasme</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-erasme-155878.html</link>
		<description>Fils d'une servante et d'un prêtre, Desiderius Erasmus naquit près de Rotterdam. Il passa sa petite enfance chez sa grand-mère, puis entra en 1478 à l'école de Deventer dirigée par les frères de la Vie commune, l'un des mouvements religieux les plus modernes de l'époque, combinant dans un enseignement en latin, la piété mystique avec une pédagogie humaniste rigoureuse. Après la mort de ses parents, il devint moine au couvent des augustins de Steyn, où il était capable de lire dans le texte les oeuvres des classiques et les écritures des premiers pères de l'Église. Ordonné prêtre en 1492, il partit à trente ans étudier à l'université de Paris, mais la théologie scolastique le déçut. Il acheva lui-même sa formation culturelle et intellectuelle en voyageant dans toute l'Europe comme précepteur humaniste et spécialiste de la Bible, renommée acquise grâce à ses Adages (1500). Ami de Thomas More, il devint un critique sévère de l'orthodoxie catholique et des abus du clergé, mais il pensait que l'Église romaine pouvait être réformée de l'intérieur et ne devait pas s'impliquer dans l'esprit violent et intolérant de la réforme protestante. Erasme défendait la philosophie du Christ. La vraie religion, disait-il, ne repose pas sur le dogme, le rituel ou l'autorité cléricale ; elle est révélée directement par les Évangiles. Ainsi, il entreprit une traduction du Nouveau Testament, parue entre 1517 et 1523, qui sera utilisée ultérieurement pour traduire la Bible en allemand et en anglais. Il pensait que l'homme était naturellement capable de comprendre et de vivre selon les règles du "bien" énoncées dans les saintes Écritures. Il mania avec virtuosité une arme efficace : la satire ; son Éloge de la folie et ses Colloques, qui figurent au nombre des premiers "best-sellers" de l'humanité, lui valurent la réputation d'un esprit fin et acéré. Il mourut à Bâle en 1536, au terme d'une vie consacrée à la recherche d'une conciliation entre les enseignements des Anciens et ceux de l'Évangile. </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-erasme-155878.html</guid>
	</item>
	<item>
		<title>DIDEROT, De la poésie dramatique</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-diderot-poesie-dramatique-19769.html</link>
		<description>Si le peuple n'avait jamais eu qu'un genre de spectacle, plaisant et gai, et qu'on lui en proposât un autre, sérieux et touchant, sauriez-vous, mon ami, ce qu'il en penserait ? Je me trompe fort, ou les hommes de sens, après en avoir conçu la possibilité, ne manqueraient pas de dire : « A quoi bon ce genre ? La vie ne nous apporte-t-elle pas assez de peines réelles, sans qu'on nous en fasse encore d'imaginaires ? Pourquoi donner entrée à la tristesse jusque dans nos amusements ?» Ils parleraient comme des gens étrangers au plaisir de s'attendrir et de répandre des larmes.
L'habitude nous captive. Un homme-a-t-il paru avec une étincelle de génie ? A-t-il produit quelque ouvrage ? D'abord il étonne et partage les esprits ; peu à peu il les réunit ; bientôt il est suivi d'une foule d'imitateurs ; les modèles se multiplient, on accumule les observations, on pose des règles, l'art naît, on fixe ses limites ; et l'on prononce que tout ce qui n'est pas compris dans l'enceinte étroite qu'on a tracée, est bizarre et mauvaise : ce sont les colonnes d'Hercule ; on n'ira point au-delà sans s'égarer.
Mais rien ne prévaut contre le vrai. Le mauvais passe, malgré l'éloge de l'imbécilité ; et le bon reste, malgré l'indécision de l'ignorance et la clameur de l'envie. Ce qu'il y a de fâcheux, c'est que les hommes n'obtiennent justice que quand ils ne sont plus. Ce n'est qu'après qu'on a tourmenté leur vie, qu'on jette sur leurs tombeaux quelques fleurs inodores. Que faire donc ? Se reposer, ou subir une loi à laquelle de meilleurs que nous ont été soumis. Malheur à celui qui s'occupe, si son travail n'est pas la source de ses instants les plus doux, et s'il ne sait pas se contenter de peu de suffrages ! DIDEROT, De la poésie dramatique</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Riccardo Bacchelli</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-riccardo-bacchelli-155877.html</link>
		<description>Riccardo Bacchelli
1891-1985

Né à Bologne, mort à Monza. Essayiste, romancier, historien, auteur de biographies, membre de l'Académie d'Italie, de l'Académie dei Lincei ; c'est un écrivain nourri d'humanisme. Il doit sa célébrité à son roman : Il mulino del Po, 3 vol. (1938-1940). On trouve dans sa bibliographie de nombreuses oeuvres intéressantes couronnées de succès : Lo sa il tonno (1923), délicieuse fable inspirée par la vie marine ; Il diavolo a Pontelungo (1927), récit mouvementé, représentation en haut relief de l'échec total d'une tentative révolutionnaire ; I tre schiavi di Giulio Cesare (1958) ; Non ti chiamero più padre (1962), récit romancé de la vie de François d'Assise ; Rossini (1941), monographie biographique et critique sur le célèbre musicien. La plupart des oeuvres de Bacchelli sont des romans historiques. "Il fut un temps, a-t-il dit, où je concevais la fonction et la mission de la poésie dans l'histoire comme un secours, comme une intégration, afin de révéler, de mettre en valeur, l'élément humain sacrifié, puisqu'il n'est pas permis à l'historiographe de s'attarder ou de s'arrêter pour le cueillir et le représenter. Et j'assignais au roman historique la fonction, noble et charitable par excellence, de narrer le sort des vaincus, des exclus, des figures mineures." Puisqu'il advient aux historiens (aux historiens positivistes en particulier) de réduire l'histoire à une "série de faits lisses, simples et platement scientifiques", la tâche du romancier consiste donc à rendre son intégralité à la matière, en y replaçant la psychologie et les moeurs de personnages mineurs qui en sont les protagonistes véritables.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Jean-Paul SARTRE Situations, II: Les Critiques.</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-jean-paul-sartre-situations-critiques-19768.html</link>
		<description>Nos critiques sont des cathares : ils ne veulent rien avoir à faire avec le monde réel sauf d'y manger et d'y boire et, puisqu'il faut absolument vivre dans le commerce de nos semblables, ils ont choisi que ce soit dans celui des défunts. Ils ne se passionnent que pour les affaires classées, les querelles closes, les histoires dont on sait la fin. Ils ne parient jamais sur une issue incertaine et comme l'histoire a décidé pour eux, comme les objets qui terrifiaient ou indignaient les auteurs qu'ils lisent ont disparu, comme à deux siècles de distance la vanité de disputes sanglantes apparaît clairement, ils peuvent s'enchanter du balancement des périodes et tout se passe pour eux comme si la littérature tout entière n'était qu'une vaste tautologie et comme si chaque nouveau prosateur avait inventé une nouvelle manière de parler pour ne rien dire. Parler des archétypes et de «l'humaine nature», parler pour ne rien dire? Toutes les conceptions de nos critiques oscillent de l'une à l'autre idée. Et naturellement toutes deux sont fausses : les grands écrivains voulaient détruire, édifier, démontrer. Mais nous ne retenons plus les preuves qu'il ont avancées parce que nous n'avons aucun souci de ce qu'ils entendent prouver. Les abus qu'ils dénonçaient ne sont plus de notre temps ; il y en a d'autres qui nous indignent et qu'ils ne soupçonnaient pas ; l'histoire a démenti certaines de leurs prévisions et celles qui se réalisèrent sont devenues vraies depuis si longtemps que nous avons oublié qu'elles furent d'abord des traits de leur génie ; quelques-unes de leurs pensées sont tout à fait mortes et il y en a d'autres que le genre humain tout entier a reprises à son compte et que nous tenons pour des lieux communs. Il s'ensuit que les meilleurs arguments de ces auteurs ont perdu leur efficience ; nous en admirons seulement l'ordre et la rigueur ; leur agencement le plus serré n'est à nos yeux qu'une parure, une architecture élégante de l'exposition, sans plus d'application pratique que ces autres architectures : les fugues de Bach, les arabesques de l' Alhambra. Jean-Paul SARTRE, Situations, II (Gallimard). </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Hippolyte Taine</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-hippolyte-taine-155876.html</link>
		<description>Né à Vouziers, mort à Paris. C'est résumer faussement Taine que de faire de lui une manière de positiviste, qui aurait enrichi et élargi la notion de "condition vitale" d'Auguste Comte, en posant la triple loi de la race, du moment, du milieu ­ triple détermination du penseur aussi bien que de l'oeuvre. En fait, Taine est beaucoup moins positiviste que préoccupé, à la suite de Spinoza, de Condillac et de Hegel, du problème posé par la rencontre de l'exigence d'intelligibilité et de la complexité des données de l'expérience. </description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Henri BARBUSSE, Clarté (roman)</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-henri-barbusse-clarte-roman-19767.html</link>
		<description>(Pendant la guerre de 1914-1918, le narrateur Simon Paulin, soldat blessé, est étendu sur le champ de bataille au milieu des blessés et des cadavres. Le soir tombe, les coups de canon se font toujours entendre...)
Je suis comme ceux qui s'endorment, comme les enfants. Je m'affaiblis, je m'adoucis, je ferme les yeux ; je rêve à la maison. Je ne voudrais pas mourir, je me supplie de ne pas mourir, et j'ouvre les yeux et je cherche les brancardiers qui peut-être, justement, pensent à moi... Je rêve à la maison.
Là-bas, on se met sans doute à plusieurs pour supporter les soirées, avant de se retirer dans l'immobilité familière des chambres et de s'endormir au milieu des choses qui ne se réveillent jamais. Marie est là, et d'autres femmes, en train d'apprêter le dîner ; la maison devient une odeur de cuisine. J'entends Marie qui parle, debout, puis assise à table. J'entends le bruit du couvert qu'elle remue sur la nappe en s'installant. Ensuite, comme quelqu'un a approché l'allumette de la lampe, en soulevant le verre, Marie se lève pour aller fermer les volets, Elle ouvre la fenêtre. Elle se penche, ses bras s'écartent ; mais elle reste un instant plongée dans la nuit nue. Elle a un frisson que j'ai. Au loin, naissante dans l'ombre, elle regarde, comme moi. Nos yeux se sont rencontrés. C'est vrai, puisque cette nuit-ci, c'est la sienne aussi bien que la mienne, la même nuit, et la distance n'est pas quelque chose de palpable ni de réel ; la distance n'est rien. C'est vrai, ce grand contact étroit.
Où suis-je ? où est Marie ? et même qu'est-ce qu'elle est ? Je ne sais pas, je ne sais pas. J'ignore la blessure de ma chair, et est-ce que je sais la blessure de mon coeur ?
Henri BARBUSSE, Clarté (roman)</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Joseph de Maistre</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/dissertation-joseph-maistre-155875.html</link>
		<description>Joseph de Maistre
1753-1821

Traditionaliste et théoricien de la théocratie, ce magistrat savoyard a semé de fortes pages dans ses Considérations sur la France (1797) et ses livres. Du pape (1819) et De l'Église gallicane (1820). Son livre le plus célèbre, les Soirées de Saint-Pétersbourg, où sa justification du bourreau et de la guerre soulève de si vives indignations, ne parut qu'au lendemain de sa mort.
Témoin et victime de la tourmente révolutionnaire, profondément impressionné par les excès auxquels elle donna lieu, Maistre a subi l'influence de la Révolution française dans le même sens que Bonald : sa doctrine s'est formée par opposition à la philosophie sociale et politique du XVIIIe siècle, dont elle combat avec violence l'apriorisme rationaliste, la prétention à construire ou à refaire la société et l'adhésion à la souveraineté populaire. Entre la pensée de Bonald et celle de Maistre, deux différences : alors qu'il y a une teinte de gallicanisme chez Bonald, le traditionalisme de Maistre, farouchement ultramontain, suppose, outre la restauration de la religion et de la monarchie, celle de la papauté dont la souveraineté est à ces yeux infaillible et absolue. D'autre part, plus sensible que Bonald à l'influence de Montesquieu et des considérations de L'Esprit des lois sur l'adaptation des institutions à "l'esprit général" de chaque nation, Maistre manifeste une conscience plus grande de la relativité des structures politiques et de la diversité des milieux.</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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		<title>Charles Baudelaire - Le Spleen de Paris: Le joujou du pauvre</title>
		<link>http://www.devoir-de-francais.com/commentaire-charles-baudelaire-spleen-paris-joujou-pauvre-19766.html</link>
		<description>Le joujou du pauvre

Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables !

Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions d'un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger loin de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme.

Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie. Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté. A côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait :

De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, pâle, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un oeil impartial découvrirait la beauté, si, comme oeil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère.

A travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant ! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même.

Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.

Charles Baudelaire - Le Spleen de Paris</description>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2008 00:00:00 GMT</pubDate>
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