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Racine, Andromaque, Acte V, scène 1 - HERMIONE, seule. Où suis-je ? Qu'ai-je fait ? Que dois-je faire encore ? Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ? Errante, et sans dessein, je cours dans ce palais. Ah ! Ne puis-je savoir si j'aime ou si je hais ? Le cruel ! De quel oeil il m'a congédiée ! Sans pitié, sans douleur au moins étudiée1. L'ai-je vu se troubler et me plaindre un moment...
Emile Zola, La Curée, (description de Sidonie Rougon, à la fois une femme d'affaires et entremetteuse, constamment occupée par de mystérieuses intrigues…) Mme Sidonie avait trente-cinq ans ; mais elle s'habillait avec une telle insouciance, elle était si peu femme dans ses allures qu'on l'eût jugée beaucoup plus vieille. À la vérité, elle n'avait pas d'âge. Elle portait une éternelle robe noire, limée aux plis, fripée et blanchie par l'usage, rappelant ces robes d'avocats usées sur...
Maupassant, Bel-Ami, I, chapitre 3. Quand Georges Duroy se retrouva dans la rue, il hésita sur ce qu'il ferait. Il avait envie de courir, de rêver, d'aller devant lui en songeant à l'avenir et en respirant l'air doux de la nuit; mais la pensée de la série d'articles demandés par le père Walter le poursuivait, et il se décida à rentrer tout de suite pour se mettre au travail. Il revint à grands pas, gagna le boulevard...
Flaubert, Madame Bovary, Partie II, chapitre 12. Emma ne dormait pas, elle faisait semblant d'être endormie ; et, tandis qu'il s'assoupissait à ses côtés, elle se réveillait en d'autres rêves. Au galop de quatre chevaux, elle était emportée depuis huit jours vers un pays nouveau, d'où ils ne reviendraient plus. Ils allaient, ils allaient, les bras enlacés, sans parler. Souvent, du haut d'une montagne, ils apercevaient tout à coup quelque cité splendide avec des dômes, des ponts,...
Aragon, « Ce que dit Elsa ». Tu me dis que ces vers sont obscurs et peut-être Qu'ils le sont moins pourtant que je ne l'ai voulu Sur le bonheur volé fermons notre fenêtre De peur que le jour n'y pénètre Et ne voile à jamais la photo qui t'a plu Tu me dis Notre amour s'il inaugure un monde C'est un monde où l'on aime à parler simplement Laisse là Lancelot laisse la Table Ronde Yseut Viviane Esclarmonde Qui pour miroir avaient un glaive...
Victor Hugo, Les Contemplations, extrait d' « À propos d'Horace ». [...]J'étais alors en proie à la mathématique. Temps sombre ! Enfant ému du frisson poétique, Pauvre oiseau qui heurtais du crâne mes barreaux, On me livrait tout vif aux chiffres, noirs bourreaux ; On me faisait de force ingurgiter l'algèbre ; On me liait au fond d'un Boisbertrand funèbre ; On me tordait, depuis les ailes jusqu'au bec, Sur l'affreux chevalet des X et des Y ; Hélas ! on me fourrait sous...
Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : L'année terrible) - A qui la faute ?
Tu viens d'incendier la Bibliothèque ?
- Oui.
J'ai mis le feu là.
- Mais c'est un crime inouï !
Crime commis par toi contre toi-même, infâme !
Mais tu viens de tuer le rayon de ton âme !
C'est ton propre flambeau que tu viens de souffler !
Ce que ta rage impie...
Pierre Emmanuel (1916-1984), Jour de colère (1942), « Hymne de la Liberté ». […] O mes frères dans les prisons vous êtes libres Libres les yeux brûlés les membres enchaînés Le visage troué les lèvres mutilées Vous êtes ces arbres violents et torturés Qui croissent plus puissants parce qu'on les émonde Et sur tout le pays d'humaine destinée Votre regard d'hommes vrais est sans limites Votre silence est la paix terrible de l'éther1. Par-dessus les tyrans enroués de mutisme Il y a la nef silencieuse...
Alain Bosquet, « Le mot par le mot ». Vous commenterez le poème de Bosquet à partir du parcours de lecture suivant. - En quoi ce poème est-il une réflexion sur l'inspiration poétique et sur le pouvoir des mots ? - Vous montrerez comment évolue, au fil du texte, la relation entre le poète et son oeuvre. C'est le poème en mot qui écrit mon poème ; ...
Honoré de Balzac, Le Chef-d'oeuvre inconnu L'action de ce roman se déroule en 1612. Fraîchement débarqué à Paris, un jeune peintre ambitieux, Nicolas Poussin, se rend au domicile de Maître Porbus, un célèbre peintre de cour, dans l'espoir de devenir son élève. Arrivé sur le palier, il fait une étrange rencontre. Un vieillard vint à monter l'escalier. A la bizarrerie de son costume, à la magnificence de son ...
Ionesco, Le Roi se meurt, dernière scène MARGUERITE Il perçoit encore les couleurs. Des souvenirs colorés. Ce n'est pas une nature auditive. Son imagination est purement visuelle... c'est un peintre... trop partisan de la monochronie.(Au roi) Renonce aussi à cet empire. Renonce aussi aux couleurs. Cela t'égare encore, cela te retarde. Tu ne peux plus t'attarder, tu ne peux plus t'arrêter, tu ne dois pas. (Elle s'écarte du Roi) Marche tout seul, n'aie pas peur. Vas-y. (Marguerite,...
Racine, Phèdre, Acte V, scène 7. THESEE Hé bien ! vous triomphez, et mon fils est sans vie. Ah ! que j'ai lieu de craindre ! et qu'un cruel soupçon, L'excusant dans mon coeur, m'alarme avec raison ! Mais, Madame, il est mort, prenez votre victime : Jouissez de sa perte, injuste ou légitime. Je consens que mes yeux soient toujours abusés. Je le crois criminel puisque vous l'accusez. Son trépas à mes pleurs offre assez...
Victor Hugo, Choses vues, 1846. Hier, 22 février1, j'allais à la Chambre des Pairs2. Il faisait beau et très froid, malgré le soleil de midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet homme était blond, pâle, maigre, hagard; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et écorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles pour tenir...
Baudelaire, « Un hémisphère dans une chevelure » Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l'odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l'eau d'une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l'air. Si tu pouvais savoir tout ce que je vois! tout ce que je sens! tout ce que j'entends dans tes cheveux! Mon âme voyage sur le parfum comme l'âme des autres...
Montesquieu, Lettres persanes - Lettre C Lettre 100. RICA A RHEDI. A Venise. Je trouve les caprices de la mode, chez les Français, étonnants. Ils ont oublié comment ils étaient habillés cet été; ils ignorent encore plus comment ils le seront cet hiver: mais surtout on ne saurait croire combien il en coûte à un mari, pour mettre sa femme à la mode. Que me servirait de te faire une description exacte de...
Montesquieu, Lettres persanes, CVI. Usbek à Rhédi, à Venise Paris est peut-être la ville du monde la plus sensuelle, et où l'on raffine le plus sur les plaisirs; mais c'est peut-être celle où l'on mène une vie plus dure. Pour qu'un homme vive délicieusement, il faut que cent autres travaillent sans relâche. Une femme s'est mis dans la tête qu'elle devait paraître à une assemblée avec une certaine parure; il faut que, dès ce moment,...
Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte IV, scène 9. Une place; il est nuit. Entre Lorenzo. LORENZO : Je lui dirai que c'est un motif de pudeur, et j'emporterai la lumière - cela se fait tous les jours - une nouvelle mariée, par exemple, exige cela de son mari pour entrer dans la chambre nuptiale, et Catherine1 passe pour très vertueuse. - Pauvre fille ! Qui l'est sous le ciel si elle ne l'est pas ? - Que...
Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique, Incipit « Il leur avait semblé à tous les trois »... Il leur avait semblé à tous les trois que c'était une bonne idée d'acheter ce cheval. Même si ça en devait servir qu'à payer les cigarettes de Joseph. D'abord, c'était une idée, ça prouvait qu'ils pouvaient encore avoir des idées. Puis ils se sentaient moins seuls, reliés par ce cheval au monde extérieur, tout de même capables d'en...
Molière, Dom Juan, ou le festin de pierre, Acte IV, scène 6 Done Elvire C'est ce parfait et pur amour qui me conduit ici pour votre bien, pour vous faire part d'un avis du Ciel, et tâcher de vous retirer du précipice où vous courez. Oui, Dom Juan, je sais tous les dérèglements de votre vie, et ce même Ciel qui m'a touché le coeur et fait jeter les yeux sur les égarements de ma conduite, m'a...
Victor HUGO, Les Misérables, I, VII, 3. [L'ancien bagnard Jean Valjean est devenu l'honorable M. Madeleine, maire de Montreuil-sur-Mer. Mais il apprend un jour qu'un certain Champmathieu, qu'on a pris pour lui, va comparaître aux Assises. Au terme de ce débat intérieur dont nous donnons ici un extrait, véritable « tempête sous un crâne », Valjean ira se dénoncer.] Il reculait maintenant avec une égale épouvante devant les deux résolutions qu'il avait...
Denis Diderot, Article "Encyclopédie", Encyclopédie, 1751. Encyclopédie. Ce mot signifie enchaînement de connaissances; il est composé de la préposition grecque en, et des substantifs kuklos, cercle, et paideia, connaissance. En effet, le but d'une Encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la terre; d'en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de le transmettre aux hommes qui viendront après nous, afin que les travaux des siècles passés...
Joachim DU BELLAY (1522-1560) (Recueil : Les Regrets) - Maintenant je pardonne à la douce fureur
Maintenant je pardonne à la douce fureur
Qui m'a fait consumer le meilleur de mon âge,
Sans tirer autre fruit de mon ingrat ouvrage
Que le vain passe-temps d'une si longue erreur.
Maintenant je pardonne à ce plaisant labeur,
Puisque seul il endort le souci qui m'outrage,
Et puisque seul il fait qu'au milieu de...
Victor Hugo : « Fonction du poète », Les Rayons et les Ombres (1840) Dieu le veut, dans les temps contraires, Chacun travaille et chacun sert. Malheur à qui dit à ses frères : Je retourne dans le désert ! Malheur à qui prend ses sandales Quand les haines et les scandales Tourmentent le peuple agité ! Honte au penseur qui se mutile Et s'en va, chanteur inutile, Par la porte de la cité ! Le poète en des jours impies1 Vient préparer des jours meilleurs. II est...
Albert Camus, L'Etranger, 1942. [Meursault, le narrateur, se laisse entraîner dans une histoire de vengeance qui le conduit à tuer un homme. Il est aussitôt mis en prison.] Quand je suis entré en prison, on m'a pris ma ceinture, mes cordons de souliers, ma cravate et tout ce que je portais dans mes poches, mes cigarettes en particulier. Une fois en cellule, j'ai demandé qu'on me les rende. Mais on m'a dit que c'était...
Baudelaire « A celle qui est trop gaie », LES FLEURS DU MAL, paru en 1857. Ta tête, ton geste, ton air Sont beaux comme un beau paysage ; Le rire joue en ton visage Comme un vent frais dans un ciel clair. Le passant chagrin que tu frôles Est ébloui par la santé Qui jaillit comme une clarté De tes bras et de tes épaules. Les retentissantes couleurs Dont tu parsèmes tes toilettes Jettent dans l'esprit des poètes L'image d'un ballet de fleurs. Ces robes folles sont...
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