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Sartre, Les Mots. J'ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute : au milieu des livres. Dans le bureau de mon grand-père, il y en avait partout ; défense était faite de les épousseter sauf une fois l'an, avant la rentrée d'octobre. Je ne savais pas encore lire que, déjà, je les révérais, ces pierres levées ; droites ou penchées, serrées comme des briques sur les rayons de la bibliothèque ou noblement espacées en...
L'épisode du coiffeur est un extrait des "Mots" de Jean Paul Sartre, oeuvre autobiographique dans laquelle il explore son enfance. Ce passage appartient à la 1ère partie de l'ouvrage, intitulée "Lire". L'auteur y raconte une anecdote à première vue anodine, puisqu'il s'agit d'une simple coupe de cheveux. C'est pourtant cette expérience, qu'il analyse avec lucidité et humour, qui va lui révéler à la fois sa laideur et le regard que les autres portent sur lui....
Jean-Paul Sartre, Les Mains sales (1947), 6ème tableau, scène 2 (extrait). HOEDERER - De toute façon, tu ne pourrais pas faire un tueur. C'est une affaire de vocation. HUGO - N'importe qui peut tuer si le Parti le commande. HOEDERER - Si le Parti te commandait de danser sur une corde raide, tu crois que tu pourrais y arriver ? On est tueur de naissance. Toi, tu réfléchis trop : tu ne pourrais pas. HUGO - Je pourrais si...
Sartre, Les Mots. Il y avait une autre vérité. Sur les terrasses du Luxembourg, des enfants jouaient, je m'approchais d'eux, ils me frôlaient sans me voir, je les regardais avec des yeux de pauvre: comme ils étaient forts et rapides! comme ils étaient beaux! Devant ces héros de chair et d'os, je perdais mon intelligence prodigieuse, mon savoir universel, ma musculature athlétique, mon adresse spadassine; je m'accotais à un arbre, j'attendais. Sur un mot du chef...
Sartre, Les Mots A peu près vers le même temps que Charles Schweitzer rencontrait Louise Guillemin, un médecin de campagne épousa la fille d'un riche propriétaire périgourdin et s'installa avec elle dans la triste grand-rue de Thivier, en face du pharmacien. Au lendemain du mariage, on découvrit que le beau-père n'avait pas le sou. Outré, le docteur Sartre resta quarante ans sans adresser la parole à sa femme ; à table, il s'exprimait avec des signes,...
Jean-Paul Sartre, Huis clos, scène 3 LE GARÇON, à Garcin. Vous m'avez appelé ? Garcin va pour répondre, mais il jette un coup d'oeil à Inès. GARCIN Non. LE GARÇON, se tournant vers Inès. Vous êtes chez vous, madame. (Silence d'Inès.) Si vous avez des questions à me poser... (Inès se tait.) LE GARÇON, déçu. D'ordinaire les clients aiment à se renseigner... Je n'insiste pas. D'ailleurs, pour la brosse à dents, la sonnette et le...
Jean-Paul SARTRE, Les Mouches, acte II, scènes 3 et 4, 1943 [L'histoire se passe dans la ville d'Argos. Egisthe, après avoir assassiné Agamemnon, et épousé Clytemnestre sa femme, a instauré un régime de terreur. Oreste, fils de la reine, revient quinze ans plus tard, suivi par Jupiter. Electre, sa soeur, traitée en esclave, incite le peuple à la révolte. Egisthe la chasse. Elle se cache avec Oreste dans le palais.] SCÈNE III EGISTHE, CLYTEMNESTRE, ORESTE et...
Jean-Paul Sartre, Les Mains sales, sixième tableau, scène II (1948). [Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans un pays imaginaire de l'Est, Hugo, un jeune bourgeois idéaliste, a adhéré au parti communiste et il est chargé de tuer Hoederer, un des dirigeants considéré comme traître. Pour cela il est devenu son secrétaire particulier.] HOEDERER.— De toute façon. tu ne pourrais pas faire un tueur. C'est une affaire de vocation. HUGO.— N'importe qui peut tuer si le Parti le commande. HOEDERER.—...
Sartre, Les Mots. En Alsace, aux environs de 1850, un instituteur accablé d'enfants consentit à se faire épicier. Ce défroqué voulut une compensation : puisqu'il renonçait à former les esprits, un de ses fils formerait les âmes ; il y aurait un pasteur dans la famille, ce serait Charles. Charles se déroba, préféra courir les routes sur la trace d'une écuyère. On retourna son portrait contre le mur et fit défense de prononcer son nom. A...
Sartre, Les Mots. Cette femme vive et malicieuse mais froide pensait droit et mal parce que son mari pensait bien et de travers ; parce qu'il était menteur et crédule, elle doutait de tout : "Ils prétendent que la terre tourne ; qu'est-ce qu'ils en savent ?" Entourée de vertueux comédiens, elle avait pris en haine la comédie et la vertu. Cette réaliste si fine, égarée dans une famille de spiritualistes grossiers, se fit voltairienne par...
Sartre, Les Mots. Les deux garçons prirent le parti de leur mère ; elle les éloigna doucement de ce père volumineux ; Charles ne s'en aperçut même pas. L'aîné, Georges, entra à Polytechnique ; le second, Emile, devint professeur d'allemand. Il m'intrigue : je sais qu'il est resté célibataire mais qu'il imitait son père en tout, bien qu'il ne l'aimât pas. Père et fils finirent par se brouiller ; il y eut des réconciliations mémorables. Emile...
Sartre, Les Mots. A qui obéirais-je ? On me montre une jeune géante, on me dit que c'est ma mère. De moi-même, je la prendrais plutôt pour une sœur aînée. Cette vierge en résidence surveillée, soumise à tous, je vois bien qu'elle est là pour me servir. Je l'aime : mais comment la respecterais-je, si personne ne la respecte ? Il y a trois chambres dans notre maison : celle de mon grand-père, celle de ma...
Sartre, Les Mots. Ma chance fut d'appartenir à un mort : un mort avait versé les quelques gouttes de sperme qui font le prix ordinaire d'un enfant ; j'étais un fief du soleil, mon grand-père pouvait jouir de moi sans me posséder : je fus sa "merveille" parce qu'il souhaitait finir ses jours en vieillard émerveillé ; il prit le parti de me considérer comme une faveur singulière du destin, comme un don gratuit et...
Sartre, Les Mots. Dans la chambre de ma grand-mère les livres étaient couchés ; elle les empruntait à un cabinet de lecture et je n'en ai jamais vu plus de deux à la fois. Ces colifichets me faisaient penser à des confiseries de Nouvel An parce que leurs feuillets souples et miroitants semblaient découpés dans du papier glacé. Vifs, blancs, presque neufs, ils servaient de prétexte à des mystères légers. Chaque vendredi, ma grand-mère s'habillait pour...
Jean-Paul Sartre, Huis clos, scène 3. LE GARÇON, à Garcin. Vous m'avez appelé ? Garcin va pour répondre, mais il jette un coup d'oeil à Inès. GARCIN Non. LE GARÇON, se tournant vers Inès. Vous êtes chez vous, madame. (Silence d'Inès.) Si vous avez des questions à me poser... (Inès se tait.) LE GARÇON, déçu. D'ordinaire les clients aiment à se renseigner... Je n'insiste pas. D'ailleurs, pour la brosse à dents, la sonnette et le bronze...
Louis-Ferdinand Céline, À l'agité du bocal, 1948. Je ne lis pas grand-chose, je n'ai pas le temps. Trop d'années perdues déjà en tant de bêtises et de prison! Mais on me presse, adjure, tarabuste...Il faut que je lise absolument, paraît-il, une sorte d'article, le "Portrait d'un antisémite", par Jean- Baptiste Sartre. Je parcours ce long devoir, jette un oeil, ce n'est ni bon ni mauvais, ce n'est rien du tout, un pastiche... une...
Nous ne croyons plus qu'il y ait dans une cité, dans une nation, des parties nobles et des parties infâmes. Nous pensons qu'un pays est un organisme complexe dont chaque organe s'explique par tous les autres. Nous pensons qu'une belle ruine est un vestige du passé, mais qu'elle est aussi une partie vivante d'une ville moderne. Nous aimerions savoir ce que les habitants pensent d'elle, s'ils passent avec indifférence le long de ses murs ou...
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