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La Cigale - Ce texte est extrait de Fables écrit par Jean Anouilh La cigale ayant chanté Tout l'été, Dans maints casinos, maintes boîtes Se trouva fort bien pourvue Quand la bise fut venue. Elle en avait à gauche, elle en avait à droite, Dans plusieurs établissements. Restait à assurer un fécond placement. Elle alla trouver un renard, Spécialisé dans les prêts hypothécaires Qui, la voyant entrer l'oeil noyé sous le fard, Tout enfantine et minaudière, Crut qu'il tenait la bonne affaire. « Madame, lui dit-il, j'ai le...
René-Guy CADOU (1920-1951), Hélène ou le règne végétal, 1945. Je t'attendais ainsi qu'on attend les navires Dans les années de sécheresse quand le blé Ne monte pas plus haut qu'une oreille dans l'herbe Qui écoute apeurée la grande voix du temps Je t'attendais et tous les quais toutes les routes Ont retenti du pas brûlant qui s'en allait Vers toi que je portais déjà sur mes épaules Comme une douce pluie qui ne sèche jamais Tu ne remuais encore que par quelques paupières Quelques pattes...
Montesquieu, Lettres persanes - Lettre LXXIV Lettre 74 RICA A USBEK Il y a quelques jours qu'un homme de ma connaissance me dit: Je vous ai promis de vous produire dans les bonnes maisons de Paris; je vous mène à présent chez un grand seigneur qui est un des hommes du royaume qui représentent le mieux. Que cela veut-il dire, monsieur? est-ce qu'il est plus poli, plus affable qu'un autre?...
Montesquieu, Lettres persanes, CVI. Usbek à Rhédi, à Venise Paris est peut-être la ville du monde la plus sensuelle, et où l'on raffine le plus sur les plaisirs; mais c'est peut-être celle où l'on mène une vie plus dure. Pour qu'un homme vive délicieusement, il faut que cent autres travaillent sans relâche. Une femme s'est mis dans la tête qu'elle devait paraître à une assemblée avec une certaine parure; il faut que, dès ce moment,...
VOLTAIRE: Jeannot et Colin Madame fut entièrement de l'avis du gouverneur. Le petit marquis était au comble de la joie ; le père était très indécis. "Que faudra t-il donc apprendre à mon fils ? disait-il - À être aimable, répondit l'ami que l'on consultait ; et s'il sait les moyens de plaire, il saura tout : c'est un art qu'il apprendra chez madame sa mère, sans que ni l'un ni l'autre se donnent la moindre...
Hugo, Les Misérables, Cinquième partie, Livre I, « La guerre entre quatre murs », Chapitre XV « Gavroche dehors » A force d'aller en avant, il parvint au point où le brouillard de la fusillade devenait transparent. Si bien que les tirailleurs de la ligne rangés et à l'affût derrière leur levée de pavés, et les tirailleurs de la banlieue massés à l'angle de la rue, se montrèrent soudainement quelque chose qui remuait dans la fumée. ...
Victor Hugo, Les Misérables. Le spectacle était épouvantable et charmant. Gavroche, fusillé, taquinait la fusillade. Il avait l'air de s'amuser beaucoup. C'était le moineau becquetant les chasseurs. Il répondait à chaque décharge par un couplet. On le visait sans cesse, on le manquait toujours. Les gardes nationaux et les soldats riaient en l'ajustant. Il se couchait, puis se redressait, s'effaçait dans un coin de porte, puis bondissait, disparaissait, reparaissait, se sauvait, revenait, ripostait à la mitraille...
Jacques Prévert, "La Grasse Matinée", Paroles, 1945. Il est terrible le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain il est terrible ce bruit quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim elle est terrible aussi la tête de l'homme la tête de l'homme qui a faim quand il se regarde à six heures du matin dans la glace du grand magasin une tête couleur de poussière ce n'est pas sa tête pourtant qu'il regarde dans la vitrine de chez Potin1 il...
MARIVAUX, La Vie de Marianne On me releva pourtant, ou plutôt on m'enleva, car on vit bien qu'il m'était impossible de me soutenir. Mais jugez de mon étonnement, quand, parmi ceux qui s'empressaient à me secourir, je reconnus le jeune homme que j'avais laissé à l'église. C'était à lui qu'appartenait le carrosse, sa maison n'était qu'à deux pas plus loin, et ce fut où il voulut qu'on me transportât. Je ne vous dis point avec quel air...
Alain BORNE. (« Printemps », Poèmes à Lislei, 1945) [Alain Borne vécut en province ; son œuvre poétique est proche du surréalisme, mais il n'adhéra à aucune École. L'amour occupe une place importante dans ses poèmes, mais c'est un amour qui lui échappe et ressemble à l'absence, car il se mêle à l'énigme, à la quête, au dérisoire, dans un univers peuplé de fantômes. Les qualités musicales, la richesse sensorielle de sa poésie sont souvent...
Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Une charogne
Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux :
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,
Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.
Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Charles d' ORLEANS (1394-1465) (Recueil : Ballades) - En regardant vers le païs de France
En regardant vers le païs de France,
Un jour m'avint, a Dovre sur la mer,
Qu'il me souvint de la doulce plaisance
Que souloye oudit pays trouver ;
Si commençay de cueur a souspirer,
Combien certes que grant bien me faisoit
De voir France que mon cueur amer doit.
Je m'avisay que c'estoit non savance
De...
Baudelaire, Bénédiction Lorsque, par un décret des puissances suprêmes, Le Poète apparaît en ce monde ennuyé, Sa mère épouvantée et pleine de blasphèmes Crispe ses poings vers Dieu qui la prend en pitié : - « Ah ! que n'ai-je mis bas tout un noeud de vipères, ...
La Fontaine (1621-1695), Fables, IX, 8 « Le Fou qui vend la sagesse » Jamais auprès des fous ne te mets à portée. Je ne te puis donner un plus sage conseil. Il n'est enseignement pareil À celui-là de fuir une tête éventée1. 5 On en voit souvent dans les cours. Le Prince y prend plaisir ; car ils donnent toujours Quelque trait2 aux fripons, aux sots, aux ridicules. Un Fola allait...
Jean Anouilh, Antigone, extrait (1944). CRÉON, sourdement. - Eh bien, oui, j'ai peur d'être obligé de te faire tuer si tu t'obstines. Et je ne le voudrais pas. ANTIGONE - Moi, je ne suis pas obligée de faire ce que je ne voudrais pas! Vous n'auriez pas voulu non plus, peut-être, refuser une tombe à mon frère ? Dites-le donc, que vous ne l'auriez pas voulu ? CRÉON - Je te lai dit. ANTIGONE - Et vous lavez fait...
Jean Anouilh, Fables (1962) LE CHENE ET LE ROSEAU : Le chêne un jour dit au roseau : « N'êtes-vous pas lassé d'écouter cette fable ? La morale en est détestable; Les hommes bien légers de l'apprendre aux marmots. Plier, plier toujours, n'est-ce pas déjà trop Le pli de l'humaine nature ? » « Voire, dit le roseau, il ne fait pas trop beau ; Le vent qui secoue vos ramures (Si je puis en juger à niveau de roseau) Pourrait vous prouver...
Montesquieu, Lettres persanes - Lettre XXIV Lettre 24 Rica à Ibben, à Smyrne. Nous sommes à Paris depuis un mois, et nous avons toujours été dans un mouvement continuel. Il faut bien des affaires avant qu'on soit logé, qu'on ait trouvé les gens à qui on est adressé, et qu'on se soit pourvu des choses nécessaires, qui manquent toutes à la fois. Paris est aussi grand qu'Ispahan. Les maisons y sont si hautes qu'on jurerait qu'elles ne sont...
Zola, Le Roman expérimental Eh bien ! en revenant au roman, nous voyons également que le romancier est fait d'un observateur et d'un expérimentateur. L'observateur chez lui donne les faits tels qu'ils les a observés, pose le point de départ, établit le terrain solide sur lequel vont marcher les personnages et se développer les phénomènes. Puis l'expérimentateur paraît et institue l'expérience, je veux dire fait mouvoir les personnages dans une histoire particulière, pour y montrer que...
Rousseau, les Rêveries du promeneur solitaire. Dixième Promenade Aujourd'hui, jour de Pâques fleuries, il y a précisément cinquante ans de ma première connaissance avec madame de Warens. Elle avait vingt-huit ans alors, étant née avec le siècle. Je n'en avais pas encore dix-sept et mon tempérament naissant, mais que j'ignorais encore, donnait une nouvelle chaleur à un coeur naturellement plein de vie. S'il n'était pas étonnant qu'elle conçût de la bienveillance pour un...
Aragon, « Ce que dit Elsa ». Tu me dis que ces vers sont obscurs et peut-être Qu'ils le sont moins pourtant que je ne l'ai voulu Sur le bonheur volé fermons notre fenêtre De peur que le jour n'y pénètre Et ne voile à jamais la photo qui t'a plu Tu me dis Notre amour s'il inaugure un monde C'est un monde où l'on aime à parler simplement Laisse là Lancelot laisse la Table Ronde Yseut Viviane Esclarmonde Qui pour miroir avaient un glaive...
André Malraux, la Condition humaine, deuxième partie. Du couloir, il examina le corps de garde. La fumée redescendait du plafond, d'un mouvement courbe et lent. Il y avait des corps par terre : des gémissements emplissaient la pièce, au ras du sol, comme des jappements. Dans un coin, un des prisonniers, une jambe arrachée, hurlait aux siens : « Ne tirez plus ! » Ses cris haletants semblaient trouer la fumée qui continuait au-dessus de la...
Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Un voyage à Cythère
Mon coeur, comme un oiseau, voltigeait tout joyeux
Et planait librement à l'entour des cordages ;
Le navire roulait sous un ciel sans nuages,
Comme un ange enivré d'un soleil radieux.
Quelle est cette île triste et noire ? - C'est Cythère,
Nous dit-on, un pays fameux dans les chansons,
Eldorado banal de tous les vieux garçons.
Jean Anouilh, Antigone, (1944). CRÉON, sourdement. - Eh bien, oui, j'ai peur d'être obligé de te faire tuer si tu t'obstines. Et je ne le voudrais pas. ANTIGONE - Moi, je ne suis pas obligée de faire ce que je ne voudrais pas! Vous n'auriez pas voulu non plus, peut-être, refuser une tombe à mon frère ? Dites-le donc, que vous ne l'auriez pas voulu ? CRÉON - Je te lai dit. ANTIGONE - Et vous lavez fait tout...
Jean Moréas, Manifeste du symbolisme, Le Figaro, 18 septembre 1886. Comme tous les arts, la littérature évolue : évolution cyclique avec des retours strictement déterminés et qui se compliquent des diverses modifications apportées par la marche du temps et les bouleversements des milieux. Il serait superflu de faire observer que chaque nouvelle phase évolutive de l'art correspond exactement à la décrépitude sénile, à l'inéluctable fin de l'école immédiatement antérieure. [...] ...
Pascal Mérigeau, Quand Angèle fut seule..., 1983 Bien sûr, tout n'avait pas toujours marché comme elle l'aurait souhaité pendant toutes ces années; mais tout de même, cela lui faisait drôle de se retrouver seule, assise à la grande table en bois. On lui avait pourtant souvent dit que c'était là le moment le plus pénible, le retour du cimetière. Tout s'était bien passé, tout se passe toujours bien d'ailleurs. L'église...
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