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Alain Bosquet, « Le mot par le mot ». Vous commenterez le poème de Bosquet à partir du parcours de lecture suivant. - En quoi ce poème est-il une réflexion sur l'inspiration poétique et sur le pouvoir des mots ? - Vous montrerez comment évolue, au fil du texte, la relation entre le poète et son oeuvre. C'est le poème en mot qui écrit mon poème ; ...
Camus L'Étranger. (la scène du meurtre). J'ai pensé que je n'avais qu'un demi-tour à faire et ce serait fini. Mais toute une plage vibrante de soleil se pressait derrière moi. J'ai fait quelques pas vers la source. L'Arabe n'a pas bougé. Malgré tout, il était encore assez loin. Peut-être à cause des ombres sur son visage, il avait l'air de rire. J'ai attendu. La brûlure du soleil gagnait mes joues et j'ai senti des gouttes de...
Louis Aragon, L'amour qui n'est pas un mot Mon Dieu jusqu'au dernier moment Avec ce coeur débile et blême Quand on est l'ombre de soi-même Comment se pourrait-il comment Comment se pourrait-il qu'on aime Ou comment nommer ce tourment Suffit-il donc que tu paraisses De l'air que te fait rattachant Tes cheveux ce geste touchant Que je renaisse et reconnaisse Un monde habité par le chant Elsa mon amour ma jeunesse O forte et douce comme un vin Pareille au soleil des fenêtres Tu me rends la caresse d'être Tu...
Balzac, le Père Goriot, incipit - Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme... Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marceau. Cette pension, connue sous le nom de la Maison-Vauquer, admet également des hommes et des femmes, des jeunes gens et des vieillards, sans que jamais la médisance ait attaqué les moeurs...
Flaubert, Madame Bovary, chapitre 1. Nous étions à l'Étude, quand le Proviseur entra, suivi d'un nouveau habillé en bourgeois et d'un garçon de classe qui portait un grand pupitre. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans son travail. Le Proviseur nous fit signe de nous rasseoir ; puis, se tournant vers le maître d'études : - Monsieur Roger, lui dit-il à...
Montesquieu, Lettres persanes - Lettre C Lettre 100. RICA A RHEDI. A Venise. Je trouve les caprices de la mode, chez les Français, étonnants. Ils ont oublié comment ils étaient habillés cet été; ils ignorent encore plus comment ils le seront cet hiver: mais surtout on ne saurait croire combien il en coûte à un mari, pour mettre sa femme à la mode. Que me servirait de te faire une description exacte de...
Pierre de MARBEUF (1596-1645) - Je disais l'autre jour...
Je disais l'autre jour ma peine et ma tristesse
Sur le bord sablonneux d'un ruisseau dont le cours
Murmurant s'accordait au langoureux discours
Que je faisais assis proche de ma maîtresse.
L'occasion lui fit trouver une finesse :
Silvandre, me dit-elle, objet de mes amours,
Afin de t'assurer que j'aimerai toujours,
Ma main dessus cette...
Albert Camus, L'Etranger, 1942. [Meursault, le narrateur, se laisse entraîner dans une histoire de vengeance qui le conduit à tuer un homme. Il est aussitôt mis en prison.] Quand je suis entré en prison, on m'a pris ma ceinture, mes cordons de souliers, ma cravate et tout ce que je portais dans mes poches, mes cigarettes en particulier. Une fois en cellule, j'ai demandé qu'on me les rende. Mais on m'a dit que c'était...
Mme de Lafayette, La Princesse de Clèves - Première partie Le roi de Navarre attirait le respect de tout le monde par la grandeur de son rang et par celle qui paraissait en sa personne. Il excellait dans la guerre, et le duc de Guise lui donnait une émulation qui l'avait porté plusieurs fois à quitter sa place de général, pour aller combattre auprès de lui comme un simple soldat, dans les lieux les plus périlleux....
Ionesco, Le Roi se meurt, dernière scène MARGUERITE Il perçoit encore les couleurs. Des souvenirs colorés. Ce n'est pas une nature auditive. Son imagination est purement visuelle... c'est un peintre... trop partisan de la monochronie.(Au roi) Renonce aussi à cet empire. Renonce aussi aux couleurs. Cela t'égare encore, cela te retarde. Tu ne peux plus t'attarder, tu ne peux plus t'arrêter, tu ne dois pas. (Elle s'écarte du Roi) Marche tout seul, n'aie pas peur. Vas-y. (Marguerite,...
Hugo, « L'Ogre et la Fée » Un brave ogre des bois, natif de Moscovie, Etait fort amoureux d'une fée, et l'envie Qu'il avait d'épouser cette dame s'accrut Au point de rendre fou ce pauvre coeur tout brut ; L'ogre, un beau jour d'hiver, peigne sa peau velue, Se présente au palais de la fée, et salue, Et s'annonce à l'huissier comme prince Ogrousky. La fée avait un fils, on ne sait pas de qui. Elle était, ce jour-là, sortie, et quant au mioche, Bel...
La Fontaine : « Les Obsèques de la Lionne», Fables, VIII, 14 (1678) Les Obsèques de la Lionne. La femme du Lion mourut : Aussitôt chacun accourut Pour s'acquitter envers le Prince De certains compliments de consolations, Qui sont surcroît d'affliction. Il fit avertir sa Province1 Que les obsèques...
COLETTE (1873-1954), Les Vrilles de la vigne, 1908 [Les Vrilles de la vigne rassemble de courtes nouvelles d'origine biographique dans lesquelles l'auteur exprime son goût pour la nature et la nostalgie du village de son enfance. Ce texte est extrait de « Rêverie de nouvel an » : au soir du nouvel an, après une promenade dans son quartier parisien enneigé, la narratrice se retrouve « en face de [son] feu, de [sa] solitude,...
Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : La légende des siècles) - Le crapaud
Que savons-nous ? qui donc connaît le fond des choses ?
Le couchant rayonnait dans les nuages roses ;
C'était la fin d'un jour d'orage, et l'occident
Changeait l'ondée en flamme en son brasier ardent ;
Près d'une ornière, au bord d'une flaque de pluie,
Un crapaud regardait le ciel, bête éblouie ;
Grave, il songeait ; l'horreur contemplait la splendeur.
Molière (1622-1673), L'Avare (1668), Acte II, scène 5. [Harpagon, vieillard d'une avarice extrême, est veuf et veut épouser la jeune Mariane que son fils Cléante aime en secret. Pour réaliser ce mariage, Harpagon a recours à une entremetteuse, Frosine, qui le flatte pour en obtenir de l'argent.] FROSINE. - Voilà de belles drogues1 que des jeunes gens, pour les aimer ! Ce sont de beaux morveux, de beaux godelureaux2, pour donner envie de leur peau ! et...
Incipit d'Aurélien, d'Aragon : « La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui déplut, enfin. Il n'aima pas comment elle était habillée. Une étoffe qu'il n'aurait pas choisie. Il avait des idées sur les étoffes. Une étoffe qu'il avait vue sur plusieurs femmes. Cela lui fit mal augurer de celle-ci qui portait un nom de princesse d'Orient sans avoir l'air de se considérer dans l'obligation d'avoir du goût. Ses cheveux étaient...
J. Giraudoux, Ondine, acte II, scène 9 LE CHAMBELLAN: Chevalière, vous sentez-vous la force d'écouter un moment les avis qui vous éviteront, dès cet après-midi, les impairs et les esclandres? ONDINE: Une heure! deux heures, si vous voulez! LE CHAMBELLAN: De les écouter sans m'interrompre? ONDINE: je vous le jure. Rien de plus facile... LE CHAMBELLAN: Chevalière, la Cour est un lieu sacré... ONDINE: Pardon! Une seconde! Elle va vers le poète qui se...
Rostand, Cyrano de Bergerac, Acte I Scène IV - CYRANO Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire... Oh ! Dieu !... bien des choses en somme... En variant le ton, -par exemple, tenez Agressif : "Moi, monsieur, si j'avais un tel nez, Il faudrait sur-le-champs que je me l'amputasse !" Amical : "Mais il doit tremper dans votre tasse Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap !" Descriptif : "C'est un...
Céline, Voyage au bout de la nuit. Ce matin-là, j'ai rencontré Bébert sur le trottoir, il gardait la loge de sa tante partie dehors aux commissions. Lui aussi soulevait un nuage de trottoir avec un balai, Bébert. Quine ferait pas a poussière dans ces endroits-là, sur les sept heures, passerait pour un fameux cochon dans sa propre rue. Carpettes secouées, signe de propreté, ménage bien tenu. ça suffit. On peut puer de la gueule, on est tranquille...
Céline, Voyage au bout de la nuit. j'avais beau essayer de me perdre pour ne plus me retrouver devant ma vie, je la retrouvais partout simplement. Je revenais sur moi-même. Mon trimbalage à moi, il étais fini. à d'autres!... Le monde était refermé!Au bout qu'on était arrivés nous autres!... comme à la fête!... avoir du chagrin c'est pas tout, faudrait pouvoir recommencer la musique, aller en chercher davantage du chagrin... Mais à d'autres!... C'est la jeunesse...
Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : L'année terrible) - A qui la faute ?
Tu viens d'incendier la Bibliothèque ?
- Oui.
J'ai mis le feu là.
- Mais c'est un crime inouï !
Crime commis par toi contre toi-même, infâme !
Mais tu viens de tuer le rayon de ton âme !
C'est ton propre flambeau que tu viens de souffler !
Ce que ta rage impie...
Charles d' ORLEANS (1394-1465) (Recueil : Ballades) - En regardant vers le païs de France
En regardant vers le païs de France,
Un jour m'avint, a Dovre sur la mer,
Qu'il me souvint de la doulce plaisance
Que souloye oudit pays trouver ;
Si commençay de cueur a souspirer,
Combien certes que grant bien me faisoit
De voir France que mon cueur amer doit.
Je m'avisay que c'estoit non savance
De...
Jean Giono, Le Hussard sur le toit, ch. VI (1951) Durant la grande épidémie de choléra qui sévit en Provence au milieu du XIXe siècle, le héros du Hussard sur le toit, Angélo, perché sur les toits de Manosque, assiste à une procession destinée à conjurer les forces du mal. Bien longtemps avant que le soleil se lève, une petite cloche se mit à sonner dans les collines. Il y avait de ce côté-là, sur une éminence...
Excipit du Père Goriot de Balzac. « Les deux prêtres, l'enfant de choeur et le bedeau vinrent et donnèrent tout ce qu'on peut avoir pour soixante-dix francs dans une époque où la religion n'est pas assez riche pour prier gratis. Les gens du clergé chantèrent un psaume, le Libera, le De profundis. Le service dura vingt minutes. Il n'y avait qu'une seule voiture de deuil pour un prêtre et un enfant de choeur, qui consentirent à...
Molière, L'École des femmes, Acte II, scène 5 AGNES Il m'a pris... Vous serez en colère. ARNOLPHE Non. AGNES Si. ARNOLPHE Non, non, non, non. Diantre! que de mystère! Qu'est-ce qu'il vous a pris? AGNES Il... ARNOLPHE, à part. Je souffre en damné. AGNES Il m'a pris le ruban que vous m'aviez donné. A vous dire le vrai, je n'ai pu m'en défendre. ARNOLPHE, reprenant haleine. Passe pour le ruban. Mais je voulais apprendre S'il ne...
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