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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Voltaire, L'Ingénu, chapitre 9.

Voltaire, L'Ingénu, chapitre 9. L'Ingénu débarque en pot de chambre dans la cour des cuisines. Il demande aux porteurs de chaise à quelle heure on peut voir le roi. Les porteurs lui rient au nez, tout comme avait fait l'amiral anglais. Il les traita de même, il les battit; ils voulurent le lui rendre, et la scène allait être sanglante s'il n'eût passé un garde du corps, gentilhomme breton, qui écarta la canaille. « Monsieur, lui dit...

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André Breton, Signe ascendant (1942), « Monde »

André Breton, Signe ascendant (1942), « Monde » Dans le salon de madame des Ricochets Les miroirs sont en grains de rosée pressés grains de raisin La console est faite d'un bras dans du lierre Et le tapis meurt comme les vagues Dans le salon de madame des Ricochets Le thé de lune est servi dans des oeufs d'engoulevent oiseau insectivore / eng[oule][vent] (-› houle) / tasses Les rideaux amorcent la fonte des neiges Et le piano en perspective perdue sombre...

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André Breton, Manifeste du surréalisme. (1924)

André Breton, Manifeste du surréalisme. (1924) Un soir donc, avant de m'endormir, je perçus, nettement articulée au point qu'il était impossible d'y changer un mot, mais distraite cependant du bruit de toute voix, une assez bizarre phrase qui me parvenait sans porter trace des événements auxquels, de l'aveu de ma conscience, je me trouvais mêlé à cet instant-là, phrase qui me parut insistante, phrase oserai-je dire qui cognait à la vitre. J'en pris rapidement...

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Le Verbe Être - André Breton

Le Verbe Être - André Breton Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas d'ailes, il ne se tient pas nécessairement à une table desservie sur une terrasse, le soir, au bord de la mer. C'est le désespoir et ce n'est pas le retour d'une quantité de petits faits comme des graines qui quittent à la nuit tombante un sillon pour un autre. Ce n'est pas la mousse sur une pierre ou...

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Pierre Loti, Mon frère Yves

Pierre Loti, Mon frère Yves Le livret de marin de mon frère Yves ressemble à tous les autres livrets de tous les autres marins. Il est recouvert d'un papier parchemin de couleur jaune, et, comme il a beaucoup voyagé sur la mer, dans différents caissons de navire, il manque absolument de fraîcheur. En grosses lettres, il y a sur la couverture : Kermadec, 2091. P. Kermadec, c'est son nom de famille ; 2091, son numéro...

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Hervé Bazin, Vipère au poing.

Hervé Bazin, Vipère au poing. La "Belle Angerie" ? Un nom splendide pour séraphins déchus, pour mystiques à la petite semaine. Disons tout de suite qu'il s'agit d'une déformation flatteuse de la "Boulangerie". Mais ajoutons que "l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu", et l'altération du toponyme se trouvera justifiée, car je vous jure que, Boulangerie ou Belle Angerie, on y a toujours fabriqué du...

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LA MORT D'ISEUT - THOMAS ET BEROUL, Tristan et Iseut, entre 1150 et 1200.

LA MORT D'ISEUT Blessé, Tristan ne veut pas mourir sans revoir Iseut, la femme du roi Marc de Cornouaille, qu'il aime d'un amour impossible. Son beau-frère Kaherdin part la chercher : si la voile du navire, au retour, est blanche, c'est qu'il ramène Iseut; sinon, elle sera noire. Iseut n'hésite pas un instant à prendre la mer pour répondre à l'appel de Tristan. Mais, en mer, c'est le calme plat et le navire, alors qu'il allait...

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André Breton, "Le révolver à cheveux blanc" Poésie/Gallimard

André Breton, "Le révolver à cheveux blanc" Poésie/Gallimard Le Verbe Etre Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas d'ailes, il ne se tient pas nécessairement à une table desservie sur une terrasse, le soir, au bord de la mer. C'est le désespoir et ce n'est pas le retour d'une quantité de petits faits comme des graines qui quittent à la nuit tombante un sillon pour un autre. Ce n'est pas la mousse...

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Rabelais, Quart-Livre, chapitre 38

Rabelais, Quart-Livre, chapitre 38 Chapitre XXXVIII : Comment Andouilles ne sont à mespriser entre les humains Vous truphez icy Beuveurs & ne croyez que ainsi soit en verité comme ie vous raconte. Ie ne sçaurois que vo' en faire. Croyez le si voulez: si ne voulez, allez y veoir. Mais ie sçay bien ce que ie veidz. Ce feut en l'isle Farouche. Ie la vous nomme. Et vous reduisez à memoire la force des Geants antiques, les...

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Auguste BRIZEUX (1803-1858) (Recueil : Marie) - Marie

Auguste BRIZEUX (1803-1858) (Recueil : Marie) - Marie

Ô maison du Moustoir ! combien de fois la nuit,
Ou quand j'erre le jour dans la foule et le bruit,
Tu m'apparais ! - Je vois les toits de ton village
Baignés à l'horizon dans des mers de feuillage,
Une grêle fumée au-dessus, dans un champ
Une femme de loin appelant son enfant,
Ou bien un jeune pâtre assis...

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Auguste BRIZEUX (1803-1858) (Recueil : Les Ternaires) - Le lézard

Auguste BRIZEUX (1803-1858) (Recueil : Les Ternaires) - Le lézard

À Berthel.

Avec une jeune veuve,
Tendre encor, j'en ai la preuve,
Parlant breton et français
En causant de mille choses,
Par la bruyère aux fleurs roses,
Tout en causant je passais.

C'était en juin, la chaleur était grande
Sur le sentier qui partage la lande,
Au beau soleil se chauffait...

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Jules BRETON (1827-1906) (Recueil : Les champs et la mer) - Le soir

Jules BRETON (1827-1906) (Recueil : Les champs et la mer) - Le soir

A Louis Cabat.

C'est un humble fossé perdu sous le feuillage ;
Les aunes du bosquet les couvrent à demi ;
L'insecte, en l'effleurant, trace un léger sillage
Et s'en vient seul rayer le miroir endormi.

Le soir tombe, et c'est l'heure où se fait le miracle,
Transfiguration qui change tout...

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Jules BRETON (1827-1906) (Recueil : Les champs et la mer) - Nocturne

Jules BRETON (1827-1906) (Recueil : Les champs et la mer) - Nocturne

À Gabriel Marc.

La nuit se mêle encore à de vagues pâleurs ;
L'étoile naît, jetant son reflet qui se brouille
Dans la mare dormante où croupit la grenouille.
Les champs, les bois n'ont plus ni formes ni couleurs.

Leurs calices fermés, s'assoupissent les fleurs.
Entrevue à travers le brouillard qui la mouille,
La faucille du...

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Jules BRETON (1827-1906) - Tempête

Jules BRETON (1827-1906) - Tempête

L'orage s'ammoncèle et pèse sur la dune
Dont le flanc sablonneux se dresse comme un mur.
Par instants, le soleil y darde un faisceau dur
De rayons plus blafards qu'un blême éclat de lune.

Les éclairs redoublés tonnent dans l'ombre brune.
Le pêcheur lutte et cherche en vain un abri sûr.
Bondissant en fureur par l'océan obscur,
L'âpre rafale hurle et harcèle la hune.
...

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Jules BRETON (1827-1906) (Recueil : Les champs et la mer) - L'Artois

Jules BRETON (1827-1906) (Recueil : Les champs et la mer) - L'Artois

À José-Maria de Heredia.

I

J'aime mon vieil Artois aux plaines infinies,
Champs perdus dans l'espace où s'opposent, mêlés,
Poèmes de fraîcheur et fauves harmonies,
Les lins bleus, lacs de fleurs, aux verdures brunies,
L'oeillette, blanche écume, à l'océan des blés.

Au printemps, les colzas aux gais bouquets de chrome,
De leur note...

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Jules BRETON (1827-1906) - Aurore

Jules BRETON (1827-1906) - Aurore

La glèbe, à son réveil, verte et toute mouillée,
Autour du bourg couvert d'une épaisse feuillée
Où les toits assoupis fument tranquillement ;
Dans la plaine aux replis soyeux que rien ne cerne,
Parmi les lins d'azur, l'oeillette et la luzerne,
Berce les jeunes blés pleins de frissonnement.

Sereine et rafraîchie aux brumes dilatées,
Sous l'humide baiser de leurs traînes lactées,
Elle semble frémir...

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Jules BRETON (1827-1906) (Recueil : Les champs et la mer) - Automne

Jules BRETON (1827-1906) (Recueil : Les champs et la mer) - Automne

A Jules Dupré.

La rivière s'écoule avec lenteur. Ses eaux
Murmurent, près du bord, aux souches des vieux aulnes
Qui se teignent de sang ; de hauts peupliers jaunes
Sèment leurs feuilles d'or parmi les blonds roseaux.

Le vent léger, qui croise en mobiles réseaux
Ses rides d'argent clair, laisse de sombres...

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Jules BRETON (1827-1906) - Beau soir d'hiver

Jules BRETON (1827-1906) - Beau soir d'hiver

La neige - le pays en est tout recouvert -
Déroule, mer sans fin, sa nappe froide et vierge,
Et, du fond des remous, à l'horizon désert,
Par des vibrations d'azur tendre et d'or vert,
Dans l'éblouissement, la pleine lune émerge.

A l'Occident s'endort le radieux soleil,
Dans l'espace allumant les derniers feux qu'il darde
A travers les vapeurs de son divin sommeil,

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Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Préface

Théodore de BANVILLE (1823-1891) (Recueil : Odes funambulesques) - Préface

Élite du monde élégant,
Qui fuis le boulevard de Gand,
O troupe élue,
Pour nous suivre sur ce tréteau
Où plane l'esprit de Wateau,
Je te salue !

Te voilà ! Nous pouvons encor
Te dévider tout le fil d'or
De la bobine !
En un rêve matériel,
Nous te montrerons...

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Joachim DU BELLAY (1522-1560) (Recueil : Les Regrets) - La terre y est fertile, amples les édifices

Joachim DU BELLAY (1522-1560) (Recueil : Les Regrets) - La terre y est fertile, amples les édifices

La terre y est fertile, amples les édifices,
Les poêles bigarrés, et les chambres de bois,
La police immuable, immuables les lois,
Et le peuple ennemi de forfaits et de vices.

Ils boivent nuit et jour en Bretons et Suisses,
Ils sont gras et refaits, et mangent plus que trois...

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Joachim DU BELLAY (1522-1560) (Recueil : Les Regrets) - Le Breton est savant et sait fort bien écrire

Joachim DU BELLAY (1522-1560) (Recueil : Les Regrets) - Le Breton est savant et sait fort bien écrire

Le Breton est savant et sait fort bien écrire
En français et toscan, en grec et en romain,
Il est en son parler plaisant et fort humain,
Il est bon compagnon et dit le mot pour rire.

Il a bon jugement et sait fort bien élire
Le blanc d'avec le noir : il...

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François FABIÉ (1846-1928) (Recueil : Fleurs de genêts) - Terre de France

François FABIÉ (1846-1928) (Recueil : Fleurs de genêts) - Terre de France

Oui, partout elle est bonne et partout elle est belle,
Notre terre de France aux mille aspects divers !
Belle sur les sommets où trônent les hivers,
Et dans la lande fauve à l'araire rebelle,
Belle au bord des flots bleus, belle au fond des bois verts !

Belle et bonne aux coteaux où...

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José-Maria de HEREDIA (1842-1905) (Recueil : Les Trophées) - Un peintre

José-Maria de HEREDIA (1842-1905) (Recueil : Les Trophées) - Un peintre

A Emmanuel Lansyer.

Il a compris la race antique aux yeux pensifs
Qui foule le sol dur de la terre bretonne,
La lande rase, rose et grise et monotone
Où croulent les manoirs sous le lierre et les ifs.

Des hauts talus plantés de hêtres convulsifs,
Il a vu, par les soirs tempétueux...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les feuilles d'automne) - Ce siècle avait deux ans

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les feuilles d'automne) - Ce siècle avait deux ans

Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte,
Et du premier consul, déjà, par maint endroit,
Le front de l'empereur brisait le masque étroit.
Alors dans Besançon, vieille ville espagnole,
Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole,
Naquit d'un sang breton et lorrain à la...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : L'année terrible) - Vision sombre ! un peuple en assassine un autre

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : L'année terrible) - Vision sombre ! un peuple en assassine un autre

Vision sombre ! un peuple en assassine un autre.

Et la même origine, ô Saxons, est la nôtre !
Et nous sommes sortis du même flanc profond !
La Germanie avec la Gaule se confond
Dans cette antique Europe où s'ébauche l'histoire.
Croître ensemble, ce fut longtemps notre victoire ;...

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