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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Gabriel DU BOIS-HUS (1599-1655) - Le Miroir du Destin

Gabriel DU BOIS-HUS (1599-1655) - Le Miroir du Destin

Comme quand le ciel s'obscurcit
Et qu'un nuage affreux enveloppe la terre,
La tempête naissante est grosse d'un tonnerre
Qui plus il a d'obstacle et plus il s'endurcit,
On voit de tous côtés de rougeâtres ténèbres
Déployer leurs ailes funèbres,
La pluie éteint le jour et l'ombre la clarté,
Et les vents échappés de la prison d'Éole,

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Pierre DUPONT (1821-1870) (Recueil : Chants et chansons) - Les boeufs

Pierre DUPONT (1821-1870) (Recueil : Chants et chansons) - Les boeufs

LES BOEUFS

J'ai deux grands boeufs dans mon étable,
Deux grands boeufs blancs marqués de roux ;
La charrue est en bois d'érable,
L'aiguillon en branche de houx.
C'est par leur soin qu'on voit la plaine
Verte l'hiver, jaune l'été ;
Ils gagnent dans une semaine
Plus d'argent qu'ils n'en ont coûté.
...

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Etienne DURAND (1586-1618) - Ô bois qui du soleil accusez l'impuissance

Etienne DURAND (1586-1618) - Ô bois qui du soleil accusez l'impuissance

Ô bois qui du soleil accusez l'impuissance,
Recevant de ses traits la chaude violence
Sans en être percé,
Que n'ai-je comme vous fortifié mon âme
Pour recevoir les coups du bel oeil qui m'enflamme
Sans en être offensé !

Que n'ai-je comme vous une écorce sauvage
Insensible aux douleurs, comme vous à l'outrage...

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Max ELSKAMP (1862-1931) (Recueil : Enluminures) - Et c'est Lui, comme un matelot

Max ELSKAMP (1862-1931) (Recueil : Enluminures) - Et c'est Lui, comme un matelot

Et c'est Lui, comme un matelot,
et c'est lui, qu'on n'attendait plus,
et c'est lui, comme un matelot,
qui s'en revient les bras tendus

pour baiser ceux qu'il a connus,
rire à ceux qu'il n'a jamais vus,
et c'est lui, comme un matelot,
qui s'en revient le sac au dos.
...

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Max ELSKAMP (1862-1931) (Recueil : La chanson de la rue Saint-Paul) - Le consul anglais

Max ELSKAMP (1862-1931) (Recueil : La chanson de la rue Saint-Paul) - Le consul anglais

Le consul anglais
Y met son drapeau,
Le consul anglais
Le jour de la Reine,

De gais matelots
Leur couteau au dos,
Y passent farauds
Toute la semaine,

Jean le Hollandais
Quand c'est mai y vient,
Ses paniers aux mains,
La vendre la fraise,

Jean le Hollandais
Parti de Breda

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Max ELSKAMP (1862-1931) (Recueil : La chanson de la rue Saint-Paul) - Mais odeur ici ...

Max ELSKAMP (1862-1931) (Recueil : La chanson de la rue Saint-Paul) - Mais odeur ici ...

Mais odeur ici
D'encens qui revient,
Église qui prie
De Dominicains,

Et comme un enfant
Dont les yeux se mouillent,
Le coeur repentant
Et qui s'agenouille,

Rue qui fait le mal,
Rue qui fait le bien,
Et d'une âme égale
Comme les humains,

Puis soudain confuse,
Choses accomplies,
Après...

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Alphonse ESQUIROS (1814-1876) - Paris aux réverbères

Alphonse ESQUIROS (1814-1876) - Paris aux réverbères


Quid Romae faciam ?
...

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François FABIÉ (1846-1928) (Recueil : Fleurs de genêts) - Voix éteinte

François FABIÉ (1846-1928) (Recueil : Fleurs de genêts) - Voix éteinte

Elle perdit d'abord et par degrés sa voix
Qu'elle avait chaude et grave, émue et pénétrante
Comme la voix du loriot au fond des bois...
En l'écoutant chanter pour ses amis, parfois,
Même quand nul encor ne la savait souffrante,
Je me sentis le coeur traversé du soupçon
Qu'elle leur donnait trop de son âme vibrante,

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Anatole FRANCE (1844-1924) (Recueil : Idylles et légendes) - Le refus

Anatole FRANCE (1844-1924) (Recueil : Idylles et légendes) - Le refus

Au fond de la chambre élégante
Que parfuma son frôlement,
Seule, immobile, elle dégante
Ses longues mains, indolemment.

Les globes chauds et mats des lampes
Qui luisent dans l'obscurité,
Sur son front lisse et sur ses tempes
Versent une douce clarté.

Le torrent de sa chevelure,
Où l'eau des diamants...

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Louis-Honoré FRÉCHETTE (1839-1908) (Recueil : Oiseaux de neige) - Les Mille-Iles

Louis-Honoré FRÉCHETTE (1839-1908) (Recueil : Oiseaux de neige) - Les Mille-Iles

Massifs harmonieux, édens des flots tranquilles,
D'oasis aux fleurs d'or innombrables réseaux,
Que la vague caresse et que les blonds roseaux
Encadrent du fouillis de leurs tiges mobiles.

Bosquets que l'onde berce au doux chant des oiseaux,
Des zéphirs et des nids pittoresques asiles,
Mystérieux et frais labyrinthe, Mille-Iles,
Chapelet d'émeraude égrené sur les...

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Louis-Honoré FRÉCHETTE (1839-1908) (Recueil : Oiseaux de neige) - Mai

Louis-Honoré FRÉCHETTE (1839-1908) (Recueil : Oiseaux de neige) - Mai

Hozanna ! La forêt renaît de ses ruines ;
La mousse agrafe au roc sa mante de velours ;
La grive chante ; au loin les grands boeufs de labours
S'enfoncent tout fumants dans les chaudes bruines ;

Le soleil agrandit l'orbe de son parcours ;
On ne sait quels frissons passent dans les ravines ;
Et dans l'ombre des nids,...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Albertus) - Albertus, II

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Albertus) - Albertus, II

Confort et far-niente ! - toute une poésie
De calme et de bien-être, à donner fantaisie
De s'en aller là-bas être Flamand ; d'avoir
La pipe culottée et la cruche à fleurs peintes,
Le vidrecome large à tenir quatre pintes,
Comme en ont les buveurs de Brawer, et le soir
Près du poêle qui siffle et qui détonne, au centre...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - Carmen

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - Carmen

Carmen est maigre - un trait de bistre
Cerne son oeil de gitana ;
Ses cheveux sont d'un noir sinistre ;
Sa peau, le diable la tanna.

Les femmes disent qu'elle est laide,
Mais tous les hommes en sont fous ;
Et l'archevêque de Tolède
Chante la messe à ses genoux ;

Car sur sa nuque d'ambre fauve

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - La fleur qui fait le printemps

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - La fleur qui fait le printemps

Les marronniers de la terrasse
Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean,
La villa d'où la vue embrasse
Tant de monts bleus coiffés d'argent.

La feuille, hier encor pliée
Dans son étroit corset d'hiver,
Met sur la branche déliée
Les premières touches de vert.

Mais en vain le soleil excite...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - La rose-thé

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - La rose-thé

La plus délicate des roses
Est, à coup sûr, la rose-thé.
Son bouton aux feuilles mi-closes
De carmin à peine est teinté.

On dirait une rose blanche
Qu'aurait fait rougir de pudeur,
En la lutinant sur la branche,
Un papillon trop plein d'ardeur.

Son tissu rose et diaphane
De la chair a le velouté ;
Auprès, tout...

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Jean GODARD (1564-1630) - Je me répute heureux, pour avoir emporté

Jean GODARD (1564-1630) - Je me répute heureux, pour avoir emporté

Stances

Je me répute heureux, pour avoir emporté
À la fin ce portrait, où votre grand beauté
Revit fécondement par la vive peinture
D'un maître très expert, qui dedans son tableau
A si bien retracé votre visage beau
Qu'il semble entièrement ouvrage de Nature.

Qui verrait cette image assise auprès de vous,

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Jean GODARD (1564-1630) - Le Soleil de l'Âme

Jean GODARD (1564-1630) - Le Soleil de l'Âme

Levez-vous, Soleil de mon âme,
Votre clarté plus ne me luit ;
Chassez mon froid par votre flamme,
Par vos rais l'ombre de ma nuit.

L'autre soleil est par trop sombre
Et trop peu chauds sont ses rayons
Pour de mon âme chasser l'ombre
Et faire fondre ses glaçons.

Mon Soleil, ne tardez...

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Jean GODARD (1564-1630) - Les champs enfarinés de neige éparpillée

Jean GODARD (1564-1630) - Les champs enfarinés de neige éparpillée

Les champs enfarinés de neige éparpillée
Sont tapissés de blanc, et les arbres couverts
De gros monceaux neigeux tremblent presque à l'envers,
Borée galope en l'air comme à bride avalée.

On marche maintenant sur la Seine gelée,
Et sans crainte de rien on la passe au travers,
Le vent rabat les huis d'un branlement...

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Jean GODARD (1564-1630) - Un jeune Icare englouti dans la mer

Jean GODARD (1564-1630) - Un jeune Icare englouti dans la mer

Un jeune Icare englouti dans la mer
Un chaud soleil sentit à son dommage,
Moi j'en sens deux à qui je fais hommage,
Dans l'air d'amour voulant trop haut ramer.

Fol est celui qui veut trop haut aimer :
En haute mer plus cruel est l'orage.
On doit partout modérer son courage,
Aux hauts...

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Jean GODARD (1564-1630) - Voyez au vif le portrait d'un amant

Jean GODARD (1564-1630) - Voyez au vif le portrait d'un amant

Voyez au vif le portrait d'un amant :
Je pleure et ris, je loue et vitupère,
Un même objet m'est funèbre et prospère,
Je perds courage et je vais m'animant.

Mon coeur, mes yeux s'en vont partout semant
Et feux, et flots ; mon âme est le repaire
D'espoir et peur ; jamais je ne...

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Charles GUÉRIN (1873-1907) (Recueil : Le coeur solitaire) - Je t'apporte, buisson de roses funéraires

Charles GUÉRIN (1873-1907) (Recueil : Le coeur solitaire) - Je t'apporte, buisson de roses funéraires

Je t'apporte, buisson de roses funéraires,
Ces vers, à toi déjà lointaine et presque morte,
Ô douloureuse enfant qui passes dans mes rêves ;
Moi qui t'ai vue heureuse et belle, je t'apporte
Ces vers, comme un bouquet de lys sur ta beauté.
Tu sus trop tôt que l'homme est âprement mauvais,
Et...

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Charles GUÉRIN (1873-1907) (Recueil : Joies grises) - Le lait des chats

Charles GUÉRIN (1873-1907) (Recueil : Joies grises) - Le lait des chats

Les chats trempent leur langue rose
Au bord des soucoupes de lait ;
Les yeux fixés sur le soufflet,
Le chien bâille en songeant, morose.

Et tandis qu'il songe et repose
Près de la flamme au chaud reflet,
Les chats trempent leur langue rose
Au bord des soucoupes de lait.

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Charles GUÉRIN (1873-1907) (Recueil : Le coeur solitaire) - Le soir léger, avec sa brume claire et bleue

Charles GUÉRIN (1873-1907) (Recueil : Le coeur solitaire) - Le soir léger, avec sa brume claire et bleue

Le soir léger, avec sa brume claire et bleue,
Meurt comme un mot d'amour aux lèvres de l'été,
Comme l'humide et chaud sourire heureux des veuves
Qui rêvent dans leur chair d'anciennes voluptés.
La ville, pacifique et lointaine, s'est tue.
Dans le jardin pensif où descend le repos
Frissonne avec...

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Charles GUÉRIN (1873-1907) (Recueil : Le semeur de cendres) - Ô jeunesse, fervent et clair foyer d'amour

Charles GUÉRIN (1873-1907) (Recueil : Le semeur de cendres) - Ô jeunesse, fervent et clair foyer d'amour

Ô jeunesse, fervent et clair foyer d'amour,
Tu fais au ciel l'aveu sonore de ta joie,
Et ta flamme, luttant d'éclat avec le jour,
Aux quatre vents, pareille à la Chimère, ondoie !

Mais tu n'as pas plus tôt brillé de tout ton feu
Que, prompte à dévorer le sang...

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Charles GUÉRIN (1873-1907) (Recueil : Le coeur solitaire) - Parfois, sur les confins du sommeil qui s'achève

Charles GUÉRIN (1873-1907) (Recueil : Le coeur solitaire) - Parfois, sur les confins du sommeil qui s'achève

Parfois, sur les confins du sommeil qui s'achève,
A l'heure où l'âme est triste et flotte au bas du rêve,
Un souvenir d'amour nous étreint à la gorge,
Vivant et si profond qu'on en voudrait mourir.
Le coeur, rempli de pleurs voluptueux, déborde ;
On mord en sanglotant les draps, la chair...

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