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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Robert GARNIER (1535-1601) - Elégie sur la mort de Ronsard

Robert GARNIER (1535-1601) - Elégie sur la mort de Ronsard

... Adieu, mon cher Ronsard ; l'abeille est votre tombe
Fasse toujours son miel ;
Que le baume arabic à tout jamais y tombe,
Et la manne du ciel.
Le laurier y verdisse avecque le lierre
Et le mirthe amoureux ;
Riche en mille boutons, de toutes parts l'enserre
Le rosier odoreux,
Le tin, le basilic, la franche marguerite,
Et notre...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - Ce que disent les hirondelles

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - Ce que disent les hirondelles

Chanson d'automne

Déjà plus d'une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis ;
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas ! les beaux jours sont finis !

On voit s'ouvrir les fleurs que garde
Le jardin, pour dernier trésor :
Le dahlia met sa cocarde
Et le souci sa toque d'or.

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : La comédie de la mort) - Étoiles, qui d'en haut voyez valser les mondes

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : La comédie de la mort) - Étoiles, qui d'en haut voyez valser les mondes

Étoiles, qui d'en haut voyez valser les mondes,
Faites pleuvoir sur moi, de vos paupières blondes,
Vos pleurs de diamant ;
Lune, lis de la nuit, fleur du divin parterre,
Verse-moi tes rayons, ô blanche solitaire,
Du fond du firmament !

Oeil ouvert sans repos au milieu...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - La mansarde

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - La mansarde

Sur les tuiles où se hasarde
Le chat guettant l'oiseau qui boit,
De mon balcon une mansarde
Entre deux tuyaux s'aperçoit.

Pour la parer d'un faux bien-être,
Si je mentais comme un auteur,
Je pourrais faire à sa fenêtre
Un cadre de pois de senteur,

Et vous y montrer Rigolette
Riant à son petit miroir,
Dont le...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Poésies diverses) - Lamento

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Poésies diverses) - Lamento

Connaissez-vous la blanche tombe
Où flotte avec un son plaintif
L'ombre d'un if ?
Sur l'if, une pâle colombe,
Triste et seule, au soleil couchant,
Chante son chant.

Un air maladivement tendre,
A la fois charmant et fatal,
Qui vous fait mal,
Et qu'on voudrait toujours entendre,
Un air, comme en soupire aux cieux
L'ange amoureux.

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - Le merle

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées) - Le merle

Un oiseau siffle dans les branches
Et sautille gai, plein d'espoir,
Sur les herbes, de givre blanches,
En bottes jaunes, en frac noir.

C'est un merle, chanteur crédule,
Ignorant du calendrier,
Qui rêve soleil, et module
L'hymne d'avril en février.

Pourtant il vente, il pleut à verse ;
L'Arve jaunit le Rhône bleu,
Et le salon, tendu...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : La comédie de la mort) - Me voilà revenu de ce voyage sombre

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : La comédie de la mort) - Me voilà revenu de ce voyage sombre

Me voilà revenu de ce voyage sombre,
Où l'on n'a pour flambeaux et pour astre dans l'ombre
Que les yeux du hibou ;
Comme, après tout un jour de labourage, un buffle
S'en retourne à pas lents, morne et baissant le mufle,
Je vais ployant le cou.

Me voilà revenu du pays des...

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Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : La comédie de la mort) - Ne me sois pas marâtre, ô nature chérie

Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : La comédie de la mort) - Ne me sois pas marâtre, ô nature chérie

Ne me sois pas marâtre, ô nature chérie,
Redonne un peu de sève à la plante flétrie
Qui ne veut pas mourir ;
Les torrents de mes yeux ont noyé sous leur pluie
Son bouton tout rongé que nul soleil n'essuie
Et qui ne peut s'ouvrir.

Air vierge, air de cristal, eau,...

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Rosemonde GÉRARD (1871-1933) - L'éternelle chanson

Rosemonde GÉRARD (1871-1933) - L'éternelle chanson

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons...

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Charles GILL (1871-1918) (Recueil : Les étoiles filantes) - A Victor Hugo

Charles GILL (1871-1918) (Recueil : Les étoiles filantes) - A Victor Hugo

Maître, comme il revient souvent, l'anniversaire
Des monarques puissants dont le règne éphémère,
Après quelques printemps, au tombeau doit finir ! ...
Il faut qu'un siècle passe avant que nous revienne
Ton jour de fête, ô roi de la pensée humaine
Dans l'immense avenir !

Il suffit, pour marquer la fuite des années

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Charles GILL (1871-1918) (Recueil : Les étoiles filantes) - Les chercheurs d'or

Charles GILL (1871-1918) (Recueil : Les étoiles filantes) - Les chercheurs d'or

Ambitieux poussés par une même faim,
Urbain au geste digne, et voyou de la rue,
Racaille, paysan qui laisse sa charrue,
Ils vont dans l'ignoré défier le destin.

Sous un ciel sans soleil poursuivant son chemin,
Au milieu de la plaine inquiétante et nue,
C'est peut-être à la mort que court cette cohue
Ruée aveuglément à...

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Charles GILL (1871-1918) (Recueil : Les étoiles filantes) - Vive la Canadienne

Charles GILL (1871-1918) (Recueil : Les étoiles filantes) - Vive la Canadienne

Dans maint pays, la voix du peuple entonne
L'hymne national pour fêter la couronne,
Ou la révolte, ou le sinistre airain
Qui gronde et tue en la sanglante plaine.
Plus poétique est notre gai refrain :
Vive la Canadienne !
Nous préférons chanter sur des rythmes joyeux,
Parmi tant de bonheurs que le sort nous enlève,
Le charme délicat et troublant des...

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Albert GLATIGNY (1839-1873) (Recueil : Les Vignes folles) - Les bohémiens

Albert GLATIGNY (1839-1873) (Recueil : Les Vignes folles) - Les bohémiens

À Gustave de Coutouly.

Vous dont les rêves sont les miens,
Vers quelle terre plus clémente,
Par la pluie et par la tourmente,
Marchez-vous, doux Bohémiens ?

Hélas ! dans vos froides prunelles
Où donc le rayon de soleil ?
Qui vous chantera le réveil
Des espérances éternelles ?

Le pas grave, le front...

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Jacques GOHORRY (15xx-1576) - Chanson (1)

Jacques GOHORRY (15xx-1576) - Chanson (1)

La jeune fille est semblable à la rose,
Au beau jardin, sur l'épine naïve,
Tandis que sûre et seulette repose,
Sans que troupeau ni berger y arrive.
L'air doux l'échauffe et l'aurore l'arrose ;
La terre, l'eau par sa faveur l'avive.
Mais jeunes gens et dames amoureuses
De la cueillir ont les mains envieuses.
La terre et l'air qui...

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Jacques GOHORRY (15xx-1576) - Chanson (2)

Jacques GOHORRY (15xx-1576) - Chanson (2)

O combien est heureux
Celui qui se contente
Des biens si plantureux
Que nature présente !
Autres biens que ceux-ci
Sont meslés de souci.

J'ai toute suffisance
Que la vie requiert:
Qui abonde en chevance
Pour autrui en acquiert.
Trésors En vain sont amassés.

Qui se fonde en l'honneur,
A Fortune...

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Jacques GOHORRY (15xx-1576) - Chanson (3)

Jacques GOHORRY (15xx-1576) - Chanson (3)

Adieu, ville, vous command ;
Il n'est plaisir que des champs.
L'autre hier, trouvai Sylvette,
Son petit troupeau gardant :
Quand je la trouvai seulette,
S'amour allai demandant.
Adieu, ville, vous command ;
Il n'est plaisir que des champs.

"A quoi pensez-vous, bergere
En cette fleur de quinze ans?
La beauté passe légere,
Comme...

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Jacques GRÉVIN (1538-1570) - Le ris de ma maistresse est un Printemps de roses...

Jacques GRÉVIN (1538-1570) - Le ris de ma maistresse est un Printemps de roses...

Le ris de ma Maistresse est un Printemps de roses,
De boutons, et d'oeillets, et sa chaste beauté
Représente à mes yeux la chaleur d'un Esté,
Alors que sur les champs sont les grappes descloses.

Elle tiendroit en soy toutes douceurs encloses,
Si un Automne, hélas ! qui est sa chasteté,
Et un Yver fascheux,...

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Charles GUÉRIN (1873-1907) (Recueil : Joies grises) - La chanson de la bien-aimée

Charles GUÉRIN (1873-1907) (Recueil : Joies grises) - La chanson de la bien-aimée

(villanelle)

La chanson de la Bien-Aimée,
Comme un trille d'oiseau siffleur,
Monte dans la nuit parfumée.

L'entendez-vous sous la ramée,
A travers les pommiers en fleur,
La chanson de la Bien-Aimée ?

Comme une vivante fumée,
Son rythme subtil et trembleur
Monte dans la nuit parfumée.

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Charles GUÉRIN (1873-1907) (Recueil : Le coeur solitaire) - Qu'on ouvre la fenêtre au large...

Charles GUÉRIN (1873-1907) (Recueil : Le coeur solitaire) - Qu'on ouvre la fenêtre au large...

Qu'on ouvre la fenêtre au large, qu'on la laisse
Large ouverte à l'air bleu qui vient avant la nuit !
Je voudrais, ah ! marcher autour de moi sans bruit,
Entendre ce que dit l'automne à ma tristesse ;
Car voici la saison où la sève s'épuise.
C'est un des derniers soirs de septembre...

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Pernette du GUILLET (1520-1545) (Recueil : Rymes) - Combien de fois ai-je en moi souhaité

Pernette du GUILLET (1520-1545) (Recueil : Rymes) - Combien de fois ai-je en moi souhaité

Combien de fois ai-je en moi souhaité
Me rencontrer sur la chaleur d'été
Tout au plus près de la claire fontaine,
Où mon désir avec cil se promène
Qui exerce en sa philosophie
Son gent esprit, duquel tant je me fie
Que ne craindrais, sans aucune maignie,
De me trouver seule...

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Pernette du GUILLET (1520-1545) (Recueil : Rymes) - Dames, s'il est permis

Pernette du GUILLET (1520-1545) (Recueil : Rymes) - Dames, s'il est permis

Dames, s'il est permis
Que l'amour appetisse
Entre deux coeurs promis,
Faisons pareil office :
Lors la légèreté
Prendra sa fermeté.

S'ils nous disent volages
Pour nous en divertir :
Assurons nos courages
De ne nous repentir,
Puis que leur amitié
Est moins, que de moitié.

Se...

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Pernette du GUILLET (1520-1545) (Recueil : Rymes) - Heureuse est la peine

Pernette du GUILLET (1520-1545) (Recueil : Rymes) - Heureuse est la peine

Heureuse est la peine
De qui le plaisir
À sur foi certaine
Assis son désir.
L'on peut assez en servant requérir,
Sans toutefois par souffrir acquérir
Ce que l'on pourchasse
Par trop désirer,
Dont en male grâce
Se faut retirer.

Car un tel service
Ne prétend qu'au point,
Qui par commun vice

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Pernette du GUILLET (1520-1545) (Recueil : Rymes) - J'ai été par un long temps déçue

Pernette du GUILLET (1520-1545) (Recueil : Rymes) - J'ai été par un long temps déçue

J'ai été par un long temps
Déçue de l'espérance :
Et si encor point n'attends
D'elle plus grand'assurance,
Que celle-là, que ma foi
Me peut promettre de soi.

je vois les uns fort contents,
Les autres pleins de souffrances :
De ceux-là les ris j'entends,
De ceux-ci la douléance...

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Pernette du GUILLET (1520-1545) (Recueil : Rymes) - Je suis la Journée

Pernette du GUILLET (1520-1545) (Recueil : Rymes) - Je suis la Journée

Je suis la Journée,
Vous, Amy, le jour,
Qui m'a détournée
Du fâcheux séjour.
D'aimer la Nuit certes je ne veux point,
Pource qu'à vice elle vient toute à point :
Mais à vous toute être
Certes je veux bien,
Pource qu'en votre être
Ne gît que tout bien.

Là où...

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Pernette du GUILLET (1520-1545) (Recueil : Rymes) - La fortune envieuse

Pernette du GUILLET (1520-1545) (Recueil : Rymes) - La fortune envieuse

La fortune envieuse,
Voyant mon jour passer,
De la nuit est joyeuse
Pour me faire penser
Vrai ce que le Ciel dit
Pour se mettre en crédit.

Mais savoir n'ai envie
Des Planètes le cours
Pour connaître ma vie,
Ayant autre discours :
Car tant que je verrai
Mon jour, je...

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