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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: théâtre persuader ou théâtre émouvoir

POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: écrivains amuser
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Montesquieu, Les Lettres persanes, lettre XII :

Montesquieu, Les Lettres persanes, lettre XII : Usbek au même, à Ispahan. Tu as vu, mon cher Mirza, comment les Troglodytes périrent par leur méchanceté même, et furent les Victimes de leurs propres injustices. De tant de familles, il n'en resta que deux qui échappèrent aux malheurs de la Nation. Il y avait dans ce pays deux hommes bien singuliers: ils avaient de l'humanité; ils connaissaient la justice; ils aimaient la vertu. Autant liés par la...

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Delly, Comme un conte de fées.

Delly, Comme un conte de fées. Sous le pseudonyme de Delly furent composés de très nombreux romans sentimentaux qui connurent un succès populaire considérable. Dans Comme un conte de fées, Gwennola de Pendennek vit heureuse avec ses parents dans le château familial. Un jour, au village voisin, arrive un certain Monsieur Wolf. Ils s'éprennent l'un de l'autre. Un soir, dans « la clarté rose du couchant », elle descend dans la roseraie cueillir une corbeille de...

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Laclos, Les Liaisons dangereuses, Lettre CXXV

Laclos, Les Liaisons dangereuses, Lettre CXXV LE VICOMTE DE VALMONT A LA MARQUISE DE MERTEUIL [Bulletin de victoire adressé à Mme de Merteuil, la lettre de Valmont révèle des failles secrètes.] La voilà donc vaincue, cette femme superbe qui avait osé croire qu'elle pourrait me résister ! Oui, mon amie, elle est à moi, entièrement à moi; et depuis hier, elle n'a plus rien à m'accorder. Je...

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Laclos, Les Liaisons dangereuses, Lettre CII

Laclos, Les Liaisons dangereuses, Lettre CII LA PRÉSIDENTE DE TOURVEL A MADAME DE ROSEMONDE [Mme de Tourvel vient d'avouer à son amie son amour pour Valmont et l'informe de son départ, décision à laquelle il lui est difficile de se soumettre.] Je m'y soumettrai sans doute, il vaut mieux mourir que de vivre coupable. Déjà, je le sens, je ne le suis que trop; je n'ai sauvé que ma sagesse, la vertu s'est évanouie....

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Pierre Choderlos de Laclos (1741-1803), Les Liaisons dangereuses (1782), Lettre XXIII

Pierre Choderlos de Laclos (1741-1803), Les Liaisons dangereuses (1782), Lettre XXIII Le vicomte de Valmont à la marquise de Merteuil Je n'eus pas la peine de diriger la conversation où je voulais la conduire. La ferveur de l'aimable prêcheuse me servit mieux que n'aurait pu faire mon adresse. « Quand on est si digne de faire le bien, me dit-elle, en arrêtant sur moi son doux regard : comment passe-t-on sa vie à mal faire ? —...

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Marcel Proust, La Prisonnière, 1923.

Marcel Proust, La Prisonnière, 1923. [Albertine est la compagne du narrateur qui, par jalousie, la surveille constamment.] D'Albertine, en revanche, je n'avais plus rien à apprendre. Chaque jour, elle me semblait moins jolie. Seul le désir qu'elle excitait chez les autres, quand l'apprenant, je recommençais à souffrir et voulais la leur disputer, la hissait à mes yeux sur un haut pavois1. Elle était capable de me causer de la souffrance, nullement de la joie....

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Marcel Proust, Un Amour de Swan, 1913.

Marcel Proust, Un Amour de Swan, 1913. [L'intrigue se déroule à Paris à la fin du dix-neuvième siècle. Charles Swann, membre de la haute société, a entamé une liaison avec Odette de Crécy, une femme aux mœurs légères. Un soir, elle lui demande de la quitter plus tôt que d'habitude, prétextant qu'elle est souffrante et a besoin de dormir. Swann, la soupçonnant d'attendre un autre homme retourné un peu plus tard devant chez elle.] ...

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Dumas, Le Comte de Monte-Cristo.

Dumas, Le Comte de Monte-Cristo. [Edmond Dantès est un marin qui a fait fortune au cours de ses différents voyages à l'étranger [sic]. A l'âge de dix-neuf ans et le jour même de ses noces, il est emprisonné sur une fausse accusation portée par ceux qui jalousent sa fortune et son épouse. Il restera quatorze ans prisonnier au château d'If près de Marseille.] Malgré ses prières ferventes, Dantès demeura prisonnier. Alors son esprit...

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Abbé Prévost, Manon Lescaut - Elle me répondit des choses si touchantes sur son repentir...

Abbé Prévost, Manon Lescaut - Elle me répondit des choses si touchantes sur son repentir... Amoureux de Manon Lescaut, désespéré de son infidélité, et séparé d'elle sur ordre de son père, le jeune chevalier Des Grieux s'est orienté, sous l'influence de son ami Tiberge vers l'état ecclésiastique. Mais Manon le retrouve et vient lui rendre visite au séminaire Elle me répondit des choses si touchantes sur son repentir et elle s'engagea à...

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Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, Acte V, scène 7

Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, Acte V, scène 7 Le Comte croit avoir obtenu un rendez-vous galant avec Suzanne : c'est la Comtesse déguisée en Suzanne, qu'il tente de séduire. Figaro et Suzanne assistent à la scène, cachés. ] LE COMTE prend la main de sa femme : Mais quelle peau fine et douce, et qu'il s'en faut que la comtesse ait la main aussi belle ! LA COMTESSE, à part : Oh ! la prévention ! LE COMTE...

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Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves, Quatrième partie, 1678.

Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves, Quatrième partie, 1678. Je veux vous parler encore avec la même sincérité que j'ai déjà commencé, reprit-elle, et je vais passer par-dessus toute la retenue et toutes les délicatesses que je devrais avoir dans une première conversation, mais je vous conjure de m'écouter sans m'interrompre. "Je crois devoir à votre attachement la faible récompense de ne vous cacher aucun de mes sentiments, et de vous les laisser voir tels...

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Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves, Quatrième partie, 1678.

Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves, Quatrième partie, 1678. Ah ! Madame, reprit monsieur de Nemours, je ne saurais garder le silence que vous m'imposez : vous me faites trop d'injustice, et vous me faites trop voir combien vous êtes éloignée d'être prévenue en ma faveur. J'avoue, répondit-elle, que les passions peuvent me conduire ; mais elles ne sauraient m'aveugler. Rien ne me peut empêcher de connaître que vous êtes né avec toutes...

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Honoré de Balzac, Étude de femme, 1830.

Honoré de Balzac, Étude de femme, 1830. Pour une femme à principes, il était difficile de tomber en de meilleures mains. N'est-ce pas beaucoup pour une femme vertueuse que d'avoir épousé un homme incapable de faire des sottises ? Il s'est rencontré des dandies qui ont eu l'impertinence de presser légèrement la main de la marquise en dansant avec elle, ils n'ont recueilli que des regards de mépris, et tous ont éprouvé cette indifférence insultante qui,...

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CORNEILLE, Le Cid, acte l, scène 4,1637.

CORNEILLE, Le Cid, acte l, scène 4,1637. DON DIÈGUE O rage! O désespoir ! O vieillesse ennemie! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie? Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers? Mon bras, qu'avec respect toute l'Espagne admire, Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire, Tant de fois affermi le trône de son roi, Trahit donc ma querelle, et...

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Pierre CORNEILLE, Cinna, (1640), acte IV, scène 2.

Pierre CORNEILLE, Cinna, (1640), acte IV, scène 2. [L'empereur Octave-Auguste a eu vent d'une conjuration où sont impliqués Cinna et des membres de sa famille. Faut-il punir ? Mais déjà tout ce sang sur son règne... Auguste choisira le pardon, au terme d'un combat héroïque contre lui-même : "Je suis maître de moi comme de l'univers".] Rentre en toi-même, Octave, et cesse de te plaindre. Quoi! tu veux qu'on t'épargne, et n'as rien épargné ! Songe...

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Pierre CORNEILLE, Le Cid, (1637), acte I, scène 4.

Pierre CORNEILLE, Le Cid, (1637), acte I, scène 4. Percé jusques au fond du cœur D'une atteinte imprévue aussi bien que mortelle, Misérable vengeur d'une juste querelle, Et malheureux objet d'une injuste rigueur, Je demeure immobile, et mon âme abattue Cède au coup qui me tue. Si près de voir mon feu récompensé, O Dieu ! l'étrange peine ! En cet affront mon père est l'offensé, Et...

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Victor Hugo, lettre à Léonie Biard.

Victor Hugo, lettre à Léonie Biard. Samedi. -- trois heures du matin. Je rentre. J'ai ta lettre. Cette douce lettre, je l'avais lue aujourd'hui dans tes yeux. Que tu étais belle tantôt aux Tuileries sous ce ciel de printemps, sous ces arbres verts, avec ces lilas en fleurs au-dessus de ta tête. Toute cette nature semblait faire une fête autour de toi. Vois-tu, mon ange, les arbres et les fleurs te connaissent et te saluent. Tu es...

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Flaubert, l'Education sentimentale, deuxième partie, chapitre IV.

Flaubert, l'Education sentimentale, deuxième partie, chapitre IV. Rosanette voulut qu'on arrêtât, pour mieux voir le défilé. Mme Arnoux pouvait reparaître. Il cria au postillon : -- «Va donc! va donc! en avant!» Et la berline se lança vers les Champs-Elysées au milieu des autres voitures, calèches, briskas, wursts, tandems, tilburys, dog-carts, tapissières à rideaux de cuir où chantaient des ouvriers en goguette, demi-fortune que dirigeaient avec prudence des pères de famille eux-mêmes. Dans des victorias bourrées de monde,...

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Maurice BARRÈS, N'importe où hors du monde, 1958

Maurice BARRÈS, N'importe où hors du monde, 1958 Dans la Ville enchantée, que nous ouvre cette magicienne, il est donné à quelques-uns seulement de voir et d'entendre les morts. Les autres sont privés de ce bonheur parce qu'ils ne sont pas capables de le goûter. C'est ainsi que la minute divine d'un paysage peut échapper à certains êtres prosaïques. Il n'est pas donné à tous d'entrer de plain-pied dans l'invisible. Mais les voyants prennent par la...

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Honoré de BALZAC, Traité de la prière

Honoré de BALZAC, Traité de la prière Ainsi la véritable cause de l'indifférence que les peuples de certaines parties de l'Europe avaient naguère en fait de religion, vient de ce défaut dans le culte apparent du christianisme, fruit des annexes de dix-huit siècles, et qui consistait à n'offrir aucune prise aux âmes fortes des hommes plus éclairés et à l'âme plus disposée aux jouissances vives des femmes. La prière envisagée comme nous allons l'exposer, fait disparaître...

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Henri Michaux (1899-1984), Passages

Henri Michaux (1899-1984), Passages Quand vous avez mal, il ya la souffrance du mal, il y a aussi le déséquilibre. Trouvez donc un deuxième mal, un qui s'y oppose, comme un deuxième seau à porter. Quand on vous torture une deux, vous pincer le bras. Quand on vous incise le pouce, vous mordre la langue. Ce ne sont que petites tentatives d'instinct. Une bone étude des souffrances équilibrantes n'a pas été...

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Voltaire, L'Éducation d'une fille

Voltaire, L'Éducation d'une fille Mes amis, l'hiver dure, et ma plus douce étude est de vous raconter les faits des temps passés. Parlons ce soir un peu de madame Gertrude. Je n'ai jamais connu de plus aimable prude. Par trente-six printemps, sur sa tête amassés, ses modestes appas n'étaient point effacés ; son maintien était sage, et n'avait rien de rude ; ses yeux étaient charmants, mais ils étaient baissés. Sur sa gorge d'albâtre, une gaze étendue avec un art discret en permettait la...

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Philippe Delerm, Les amoureux de l'Hôtel de Ville

Philippe Delerm, Les amoureux de l'Hôtel de Ville Le baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et ce blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. L'amour happé au vol sur un trottoir, la jeunesse insolente sur fond de grisaille parisienne bien sûr… Mais il y avait la cigarette que le garçon tenait dans sa main gauche. Il ne l'avait pas...

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Jorge Semprun - L'écriture ou la vie

Jorge Semprun - L'écriture ou la vie Ils sont en face de moi, l'œil rond, et je me vois soudain dans ce regard d'effroi : leur épouvante. Depuis deux ans, je vivais sans visage. Nul miroir, à Buchenwald. Je voyais mon corps, sa maigreur croissante, une fois par semaine, aux douches. Pas de visage, sur ce corps dérisoire. De la main, parfois, je frôlais une arcade sourcilière, des pommettes saillantes, le creux d'une joue. J'aurais pu...

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André Gide – Nourritures terrestres

André Gide – Nourritures terrestres "Du jour où je parvins à me persuader que je n'avais pas besoin d'être heureux, commença d'habiter en moi le bonheur ; oui, du jour où je me persuadai que je n'avais besoin de rien pour être heureux. Il semblait, après avoir donné le coup de pioche à l'égoïsme, que j'avais fait jaillir aussitôt de mon coeur une telle abondance de joie que j'en pusse abreuver tous les autres. Je compris...

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