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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Isaac HABERT (1560-1615) - Le pourtraict

Isaac HABERT (1560-1615) - Le pourtraict

Peintre, avant que d'oser pourtraire
Ma dame et de la contrefaire,
Élève ton esprit aux cieux,
Va là-haut apprendre des dieux
Et des déesses immortelles
Comme on peint les beautés plus belles,
Puis de ton délié pinceau,
Trace-moi dedans ce tableau
Cette beauté que tant je prise,
Et dont mon âme est tant éprise.
Sus donc, détrempe tes...

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Isaac HABERT (1560-1615) - Nuit fille de la terre, amène tes flambeaux

Isaac HABERT (1560-1615) - Nuit fille de la terre, amène tes flambeaux

Nuit fille de la terre, amène tes flambeaux,
Et ton silence coi, et des hauts monts descendre
Fais tes brouillards nuiteux pour ici les étendre
Et couvrir l'horizon de tes sombres rideaux,

Afin que le Sommeil des stygieuses eaux
Vienne arrouser mon chef, et sur mon corps répandre
Le jus du noir pavot...

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Guillaume HAUDENT (14xx-14xx) - Le variable discours de la vie humaine (fragment)

Guillaume HAUDENT (14xx-14xx) - Le variable discours de la vie humaine (fragment)

Ô coeur mondain, humaine pensée
Trop aveuglée, encor plus insensée,
Sur un appui de petite assurance
Et fort fragile a mis ton espérance ;
Tu n'aperçois qu'un chacun temps se passe
Légèrement et en bien peu d'espace
Tu n'aperçois temps et siècle tourner
Par monuments sans jamais retourner.

Ne vois-tu pas...

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José-Maria de HEREDIA (1842-1905) (Recueil : Les Trophées) - L'estoc

José-Maria de HEREDIA (1842-1905) (Recueil : Les Trophées) - L'estoc

Au pommeau de l'épée on lit : Calixte Pape.
La tiare, les clefs, la barque et le tramail
Blasonnent, en reliefs d'un somptueux travail,
Le Boeuf héréditaire armoyé sur la chappe.

A la fusée, un Dieu païen, Faune ou Priape,
Rit, engainé d'un lierre à graines de corail ;
Et l'éclat du métal s'exalte sous l'émail

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José-Maria de HEREDIA (1842-1905) (Recueil : Les Trophées) - Marsyas

José-Maria de HEREDIA (1842-1905) (Recueil : Les Trophées) - Marsyas

Les pins du bois natal que charmait ton haleine
N'ont pas brûlé ta chair, ô malheureux ! Tes os
Sont dissous, et ton sang s'écoule avec les eaux
Que les monts de Phrygie épanchent vers la plaine.

Le jaloux Citharède, orgueil du ciel hellène,
De son plectre de fer a brisé tes roseaux
Qui, domptant les lions, enseignaient les oiseaux ;

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les contemplations) - A André Chénier

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les contemplations) - A André Chénier

Oui, mon vers croit pouvoir, sans se mésallier,
Prendre à la prose un peu de son air familier.
André, c'est vrai, je ris quelquefois sur la lyre.
Voici pourquoi. Tout jeune encor, tâchant de lire
Dans le livre effrayant des forêts et des eaux,
J'habitais un parc sombre où jasaient des oiseaux,
Où des pleurs souriaient dans...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les rayons et les ombres) - Ecrit sur la vitre d'une fenêtre flamande

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les rayons et les ombres) - Ecrit sur la vitre d'une fenêtre flamande

J'aime le carillon dans tes cités antiques,
Ô vieux pays gardien de tes moeurs domestiques,
Noble Flandre, où le Nord se réchauffe engourdi
Au soleil de Castille et s'accouple au Midi !
Le carillon, c'est l'heure inattendue et folle,
Que l'oeil croit voir, vêtue en danseuse espagnole,
Apparaître soudain par le trou vif et clair
Que...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les quatre vents de l'esprit) - Jolies femmes

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les quatre vents de l'esprit) - Jolies femmes

On leur fait des sonnets, passables quelquefois ;
On baise cette main qu'elles daignent vous tendre ;
On les suit à l'église, on les admire au bois ;
On redevient Damis, on redevient Clitandre ;

Le bal est leur triomphe, et l'on brigue leur choix ;
On danse, on rit, on cause, et vous pouvez entendre,

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les feuilles d'automne) - La pente de la rêverie

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les feuilles d'automne) - La pente de la rêverie

Obscuritate rerum verba saepe obscurantur.
GERVASIUS TILBERIENSIS.


Amis, ne creusez pas vos chères rêveries ;
Ne fouillez pas le sol de vos plaines fleuries ;
Et quand s'offre à vos yeux un océan qui dort,
Nagez à la surface ou jouez sur le bord.
Car la pensée est sombre !...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : La légende des siècles) - La rose de l'infante

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : La légende des siècles) - La rose de l'infante

Elle est toute petite ; une duègne la garde.
Elle tient à la main une rose et regarde.
Quoi ? que regarde-t-elle ? Elle ne sait pas. L'eau ;
Un bassin qu'assombrit le pin et le bouleau ;
Ce qu'elle a devant elle ; un cygne aux ailes blanches,
Le bercement des flots sous la...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : La légende des siècles) - La Terre - Hymne

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : La légende des siècles) - La Terre - Hymne

Elle est la terre, elle est la plaine, elle est le champ.
Elle est chère à tous ceux qui sèment en marchant ;
Elle offre un lit de mousse au pâtre ;
Frileuse, elle se chauffe au soleil éternel,
Rit, et fait cercle avec les planètes du ciel
Comme des soeurs autour de l'âtre.
...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les chants du crépuscule) - Puisque j'ai mis ma lèvre à ta coupe encor pleine

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les chants du crépuscule) - Puisque j'ai mis ma lèvre à ta coupe encor pleine

Puisque j'ai mis ma lèvre à ta coupe encor pleine ;
Puisque j'ai dans tes mains posé mon front pâli ;
Puisque j'ai respiré parfois la douce haleine
De ton âme, parfum dans l'ombre enseveli ;

Puisqu'il me fut donné de t'entendre me dire
Les mots où se répand...

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François Tristan L'HERMITE (1601-1655) (Recueil : Plaintes d'Acante) - Consolation à Idalie sur la mort d'un parent

François Tristan L'HERMITE (1601-1655) (Recueil : Plaintes d'Acante) - Consolation à Idalie sur la mort d'un parent

Puisque votre Parent ne s'est peu dispensé
De servir de victime au Démon de la guerre :
C'est, ô belle Idalie, une erreur de penser
Que les plus beaux Lauriers soient exempts du tonnerre.

Si la Mort connaissait le prix de la valeur
Ou se laissait surprendre aux plus aimables charmes,
Sans doute que...

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François Tristan L'HERMITE (1601-1655) (Recueil : Les Amours de Tristan) - Le désespoir

François Tristan L'HERMITE (1601-1655) (Recueil : Les Amours de Tristan) - Le désespoir

Stances

Celle que j'ai placée entre les immortels,
Et que ma passion maintient sur les autels,
La perfide a payé ma foi d'ingratitude.
Aux traits de sa rigueur je sers toujours de blanc,
Et son mépris n'ordonne à mon inquiétude
Que des soupirs de flamme et des larmes de sang.

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Guy Le Fevre de LA BODERIE (1541-1590) (Recueil : L'Encyclie des secrets de L'Eternité) - L'Homme, le fort Lion ; le Boeuf, et l'Aigle en pointe

Guy Le Fevre de LA BODERIE (1541-1590) (Recueil : L'Encyclie des secrets de L'Eternité) - L'Homme, le fort Lion ; le Boeuf, et l'Aigle en pointe

L'Homme, le fort Lion ; le Boeuf, et l'Aigle en pointe,
Mathieu, Marc, Luc, et Jean ores vont accordant
L'Orient, le Midi, le North et l'Occident,
Et Nature, et la Loy, Grace, et Raison conjointe.

Ninus, Cyre, Aléxandre, et César le...

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Etienne de LA BOETIE (1530-1563) (Recueil : Vingt neuf sonnetz) - Quoy ? qu'est ce ? ô vans, ô nuës, ô l'orage !

Etienne de LA BOETIE (1530-1563) (Recueil : Vingt neuf sonnetz) - Quoy ? qu'est ce ? ô vans, ô nuës, ô l'orage !

Quoy ? qu'est ce ? ô vans, ô nuës, ô l'orage !
A point nommé, quand moy d'elle aprochant,
Les bois, les monts, les baisses vois tranchant,
Sur moy, d'aguest, vous passez vostre rage.

Ores mon coeur s'embrase d'avantage.
Allez, allez faire peur au marchant

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Etienne de LA BOETIE (1530-1563) (Recueil : Vingt neuf sonnetz) - Vous qui aimez encore ne sçavez

Etienne de LA BOETIE (1530-1563) (Recueil : Vingt neuf sonnetz) - Vous qui aimez encore ne sçavez

Vous qui aimez encore ne sçavez,
Ores, m'oyant parler de mon Leandre,
Ou jamais non, vous y debvez aprendre,
Si rien de bon dans le coeur vous avez.

Il oza bien, branlant ses bras lavez,
Armé d'amour, contre l'eau se deffendre
Qui pour tribut la fille voulut prendre,

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Jean de LA CEPPÈDE (1550-1623) (Recueil : Théorèmes) - L'Amour l'a de l'Olympe ...

Jean de LA CEPPÈDE (1550-1623) (Recueil : Théorèmes) - L'Amour l'a de l'Olympe ...

L'Amour l'a de l'Olympe icy bas fait descendre ;
L'amour l'a fait de l'homme endosser le peché ;
L'amour luy a des-jà tout son sang fait espandre ;
L'amour l'a fait souffrir qu'on ait sur luy craché ;

L'amour a ces haliers à son chef attaché ;
L'amour fait que sa Mere à ce bois le void...

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Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Élégies) - Élégie cinquième

Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Élégies) - Élégie cinquième

J'avais cru jusqu'ici bien connaître l'amour :
Je me trompais, Clymène ; et ce n'est que d'un jour
Que je sais à quel point peuvent monter ses peines.
Non pas qu'ayant brûlé pour beaucoup d'inhumaines,
Un esclavage dur ne m'ait assujetti ;
Mais je compte pour rien tout ce que j'ai senti.
Des douleurs qu'on endure en...

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Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - L'Hirondelle et les petits Oiseaux

Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - L'Hirondelle et les petits Oiseaux

Une Hirondelle en ses voyages
Avait beaucoup appris.
Quiconque a beaucoup vu
Peut avoir beaucoup retenu.
Celle-ci prévoyait jusqu'aux moindres orages,
Et devant qu'ils fussent éclos,
Les annonçait aux Matelots.
Il arriva qu'au temps que le chanvre se sème,
Elle vit un manant en couvrir maints sillons.
"Ceci ne me plaît pas, dit-elle aux Oisillons :
Je vous plains...

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Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - Le Chat et un vieux Rat

Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Les Fables) - Le Chat et un vieux Rat

J'ai lu chez un conteur de Fables,
Qu'un second Rodilard, l'Alexandre des Chats,
L'Attila, le fléau des Rats,
Rendait ces derniers misérables :
J'ai lu, dis-je, en certain Auteur,
Que ce Chat exterminateur,
Vrai Cerbère, était craint une lieue à la ronde :
Il voulait de Souris dépeupler tout le monde.
Les planches qu'on suspend sur un léger...

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Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Le Songe de Vaux) - Le Songe de Vaux - Éloge de la Poésie

Jean de LA FONTAINE (1621-1695) (Recueil : Le Songe de Vaux) - Le Songe de Vaux - Éloge de la Poésie

" Ô vous qui m'écoutez, troupe noble et choisie,
Ainsi qu'eux quelque jour vous vivrez d'ambrosie ;
Mais Alcandre lui-même aurait beau l'espérer,
S'il n'implorait mon art pour la lui préparer.
Ce point tout seul devrait me donner gain de cause :
Rendre un homme immortel sans doute est...

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Jean de LA GESSEE (1551-1596) (Recueil : La Marguerite) - Le feu bruslant, ou la torche allumée

Jean de LA GESSEE (1551-1596) (Recueil : La Marguerite) - Le feu bruslant, ou la torche allumée

Le feu bruslant, ou la torche allumée
Perd sa lueur aus rayons du Soleil :
Et mon amour qui n'a point de pareil,
Tout autre amour fait couler en fumée.

Voyla pourquoi mon ame accoustumée
A ressentir les esclairs d'un bel oeil,
Vit au milieu d'un brasier nompareil :

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Louise LABÉ (1524-1566) (Recueil : Sonnets) - Tant que mes yeux pourront larmes épandre

Louise LABÉ (1524-1566) (Recueil : Sonnets) - Tant que mes yeux pourront larmes épandre

Tant que mes yeux pourront larmes épandre
A l'heur passé avec toi regretter,
Et qu'aux sanglots et soupirs résister
Pourra ma voix, et un peu faire entendre ;

Tant que ma main pourra les cordes tendre
Du mignard luth, pour tes grâces chanter ;
Tant que l'esprit se voudra contenter
De ne vouloir rien fors que toi...

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Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : Les complaintes) - Complainte d'un autre dimanche

Jules LAFORGUE (1860-1887) (Recueil : Les complaintes) - Complainte d'un autre dimanche

C'était un très-au vent d'octobre paysage,
Que découpe, aujourd'hui dimanche, la fenêtre,
Avec sa jalousie en travers, hors d'usage,
Où sèche, depuis quand ! une paire de guêtres
Tachant de deux mals blancs ce glabre paysage.

Un couchant mal bâti suppurant du livide ;
Le coin d'une buanderie aux tuiles sales ;
En plein, le Val-de-Grâce,...

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