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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Martial de BRIVES (x-1653) - Paraphrase sur le cantique des trois enfants

Martial de BRIVES (x-1653) - Paraphrase sur le cantique des trois enfants

Benedicite omnia opera domini domino

[...]
Benedicite coeli domino

Cieux, épouvantables machines
D'azur en voûte suspendu
Où Dieu de son bras étendu
A fait voir ses forces divines ;
Tabernacles étincelants,
Trônes assurés et roulants,
Cercles de la terre et de l'onde,
Corps d'airain massifs et dispos,...

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Louis BOUILHET (1822-1869) (Recueil : Les fossiles) - Ce n'est pas le vent seul...

Louis BOUILHET (1822-1869) (Recueil : Les fossiles) - Ce n'est pas le vent seul...

Ce n'est pas le vent seul, quand montent les marées,
Qui se lamente ainsi dans les goémons verts,
C'est l'éternel sanglot des races éplorées !
C'est la plainte de l'homme englouti sous les mers.

Ces débris ont vécu dans la lumière blonde ;
Avant toi, sur la terre ils ont marqué leurs pas....

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Nicolas BOILEAU (1636-1711) (Recueil : Satires) - Discours au roi

Nicolas BOILEAU (1636-1711) (Recueil : Satires) - Discours au roi

Jeune et vaillant héros, dont la haute sagesse
N'est point le fruit tardif d'une lente vieillesse,
Et qui seul, sans ministre, à l'exemple des dieux,
Soutiens tout par toi-même, et vois tout par tes yeux,
GRAND ROI, si jusqu'ici, par un trait de prudence,
J'ai demeuré pour toi dans un humble silence,
Ce n'est pas que mon coeur, vainement suspendu,
Balance pour t'offrir un...

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Émile BLÉMONT (1839-1927) (Recueil : Poèmes de Chine) - Vénus au ciel

Émile BLÉMONT (1839-1927) (Recueil : Poèmes de Chine) - Vénus au ciel

Une averse a lavé le ciel. Il se fait tard.
Le creux de la vallée est couvert de brouillard ;
Mais sur les coteaux clairs luit au loin la feuillée,
Et le firmament mêle à la forêt mouillée
Des palpitations de clarté pâle. Amis,
L'heure est propice : allons, par les bois endormis,
Dans les champs, au-dessus de la prairie humide,
Voir...

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Augustine-Malvina BLANCHECOTTE (1830-1895) - Le sommeil

Augustine-Malvina BLANCHECOTTE (1830-1895) - Le sommeil

Les perdus, les absents, les morts que fait la vie,
Ces fantômes d'un jour si longuement pleurés,
Reparaissent en rêve avec leur voix amie,
Le piège étincelant des regards adorés.

Les amours prisonniers prennent tous leur volée,
La nuit tient la revanche éclatante du jour.
L'aveu brûle la lèvre un moment descellée.
Après le dur réel, l'idéal a...

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Jean BERTAUT (1552-1611) - Complainte sur la mort du feu Roy

Jean BERTAUT (1552-1611) - Complainte sur la mort du feu Roy

... Helas, il me souvient que quand son pasle corps
Fut mis à reposer en la couche des morts
J'entray dedans la chambre où le plomb qui l'enserre
Gisoit sans nulle pompe estendu contre terre,
Pendant que l'artizan à cet oeuvre empesché,
De maint ais resonnant l'un à l'autre attaché,
Formoit la triste chambre où la...

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Rémy BELLEAU (1528-1577) (Recueil : Les Pierres Précieuses) - La pierre aqueuse

Rémy BELLEAU (1528-1577) (Recueil : Les Pierres Précieuses) - La pierre aqueuse

C'était une belle brune
Filant au clair de la lune,
Qui laissa choir son fuseau
Sur le bord d'une fontaine,
Mais courant après sa laine
Plongea la tête dans l'eau,

Et se noya la pauvrette
Car à sa voix trop faiblette
Nul son désastre sentit,
Puis assez loin ses compagnes

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Alphonse BEAUREGARD (1881-1924) (Recueil : Les alternances) - Nocturne

Alphonse BEAUREGARD (1881-1924) (Recueil : Les alternances) - Nocturne

Que chantent les grillons et s'allument les phares !
Un esprit est venu sur le fleuve houleux
Réapprendre à nos coeurs des mots miraculeux.
N'incite plus, ô vent, les feuilles aux bagarres.
Dans l'air est apparu l'ancien rêve d'amour,
L'impérissable rêve au chaste et blanc contour.
Grillons, chantez encore et que brillent les phares !

Voici...

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Alphonse BEAUREGARD (1881-1924) (Recueil : Les forces) - Concordances

Alphonse BEAUREGARD (1881-1924) (Recueil : Les forces) - Concordances

Le même triste accent vient toujours des rapides,
Toujours les mêmes flots font le même circuit
En recueillant le rêve et l'espoir dans leurs rides.

Je l'ai senti déjà le vent de cette nuit ;
Il conserva mes paroles et les répète,
Et de naïfs couplets renaissent avec lui.

Un firmament connu resplendit sur ma tête.

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Eustorg de BEAULIEU (1505-1552) - Chanson en forme de dialogue

Eustorg de BEAULIEU (1505-1552) - Chanson en forme de dialogue

- Bon jour, bon an et bonne étrenne
Et dieu gard' de mal mes mignons.
D'où venez-vous ? qui vous amène ?
- Bon jour, bon an et bonne étrenne,
Nous venons de la verte plaine,
De dire motets et chansons.
- Bon jour, bon an et bonne étrenne
Et Dieu gard' de mal mes mignons....

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Christofle de BEAUJEU (1550-x) - Tu as beau me baiser, inconstante meurtrière

Christofle de BEAUJEU (1550-x) - Tu as beau me baiser, inconstante meurtrière

Tu as beau me baiser, inconstante meurtrière,
Si j'oublie les mots que j'endure pour toi,
J'en suis si indigné quand je m'en ramentois
Que toujours je voudrais que tu me fusses fière.

Je voudrais que toujours ta rigueur fût entière,
Et que toujours ton feu s'irritât contre moi,
Afin que l'on connût plus clairement...

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Nérée BEAUCHEMIN (1850-1931) (Recueil : Les floraisons matutinales) - Rayons d'octobre (I)

Nérée BEAUCHEMIN (1850-1931) (Recueil : Les floraisons matutinales) - Rayons d'octobre (I)

Octobre glorieux sourit à la nature.
On dirait que l'été ranime les buissons.
Un vent frais, que l'odeur des bois fanés sature,
Sur l'herbe et sur les eaux fait courir ses frissons.

Le nuage a semé les horizons moroses,
De ses flocons d'argent. Sur la marge des prés,
Les derniers fruits d'automne, aux reflets verts et...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Poèmes divers) - Tous imberbes alors, sur les vieux bancs de chêne

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Poèmes divers) - Tous imberbes alors, sur les vieux bancs de chêne

Tous imberbes alors, sur les vieux bancs de chêne
Plus polis et luisants que des anneaux de chaîne,
Que, jour à jour, la peau des hommes a fourbis,
Nous traînions tristement nos ennuis, accroupis
Et voûtés sous le ciel carré des solitudes,
Où l'enfant boit, dix ans, l'âpre lait des études.

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Spleen : Pluviôse, irrité contre la ville entière

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Spleen : Pluviôse, irrité contre la ville entière

Pluviôse, irrité contre la ville entière,
De son urne à grands flots verse un froid ténébreux
Aux pâles habitants du voisin cimetière
Et la mortalité sur les faubourgs brumeux.

Mon chat sur le carreau cherchant une litière
Agite sans repos son corps maigre et galeux ;
L'âme d'un vieux poète erre dans la...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Sépulture

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Sépulture

Si par une nuit lourde et sombre
Un bon chrétien, par charité,
Derrière quelque vieux décombre
Enterre votre corps vanté,

A l'heure où les chastes étoiles
Ferment leurs yeux appesantis,
L'araignée y fera ses toiles,
Et la vipère ses petits ;

Vous entendrez toute l'année
Sur votre tête condamnée
Les cris lamentables des loups

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Rêve parisien

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Rêve parisien

A Constantin Guys

I

De ce terrible paysage,
Tel que jamais mortel n'en vit,
Ce matin encore l'image,
Vague et lointaine, me ravit.

Le sommeil est plein de miracles !
Par un caprice singulier,
J'avais banni de ces spectacles
Le végétal irrégulier,

Et, peintre fier...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Paysage

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Paysage

Je veux, pour composer chastement mes églogues,
Coucher auprès du ciel, comme les astrologues,
Et, voisin des clochers, écouter en rêvant
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,
Je verrai l'atelier qui chante et qui bavarde ;
Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
Et les grands ciels qui font rêver...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Les métamorphoses du vampire

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Les métamorphoses du vampire

La femme cependant, de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,
Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc :
" Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.
Je sèche tous les pleurs...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Le vin des chiffonniers

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Le vin des chiffonniers

Souvent, à la clarté rouge d'un réverbère
Dont le vent bat la flamme et tourmente le verre,
Au coeur d'un vieux faubourg, labyrinthe fangeux
Où l'humanité grouille en ferments orageux,

On voit un chiffonnier qui vient, hochant la tête
Butant, et se cognant aux murs comme un poète,
Et sans prendre souci des mouchards, ses sujets,

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Le tonneau de la haine

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Le tonneau de la haine

La Haine est le tonneau des pâles Danaïdes ;
La Vengeance éperdue aux bras rouges et forts
A beau précipiter dans ses ténèbres vides
De grands seaux pleins du sang et des larmes des morts,

Le Démon fait des trous secrets à ces abîmes,
Par où fuiraient mille ans de sueurs et d'efforts,
Quand même elle...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - La chevelure

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - La chevelure

Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure !
Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir !
Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormant dans cette chevelure,
Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir !

La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
Tout un monde lointain, absent, presque défunt,
Vit dans tes profondeurs, forêt...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Femmes damnées (2)

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Femmes damnées (2)

A la pâle clarté des lampes languissantes,
Sur de profonds coussins tout imprégnés d'odeur
Hippolyte rêvait aux caresses puissantes
Qui levaient le rideau de sa jeune candeur.

Elle cherchait, d'un oeil troublé par la tempête,
De sa naïveté le ciel déjà lointain,
Ainsi qu'un voyageur qui retourne la tête
Vers les horizons bleus dépassés le matin.
...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Don Juan aux enfers

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Don Juan aux enfers

Quand Don Juan descendit vers l'onde souterraine
Et lorsqu'il eut donné son obole à Charon,
Un sombre mendiant, l'oeil fier comme Antisthène,
D'un bras vengeur et fort saisit chaque aviron.

Montrant leurs seins pendants et leurs robes ouvertes,
Des femmes se tordaient sous le noir firmament,
Et, comme un grand troupeau de victimes offertes,
Derrière lui traînaient...

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Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Bien loin d'ici

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal) - Bien loin d'ici

C'est ici la case sacrée
Où cette fille très parée,
Tranquille et toujours préparée,

D'une main éventant ses seins,
Et son coude dans les coussins,
Ecoute pleurer les bassins ;

C'est la chambre de Dorothée.
- La brise et l'eau chantent au loin
Leur chanson de sanglots heurtée
Pour bercer cette enfant gâtée.
...

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Auguste BARBIER (1805-1882) (Recueil : Iambes et Poèmes) - Le spleen

Auguste BARBIER (1805-1882) (Recueil : Iambes et Poèmes) - Le spleen

" C'est moi ; - moi qui, du fond des siècles et des âges,
Fis blanchir le sourcil et la barbe des sages ;
La terre à peine ouverte au soleil souriant,
C'est moi qui, sous le froc des vieux rois d'Orient,
Avec la tête basse et la face pensive,
Du haut de la terrasse et de la tour massive,
Jetai cette clameur...

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