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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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POUR LE SUJET: Les écrivains écrivent-ils seulement pour amuser ?
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Marc de PAPILLON DE LASPHRISE (1555-1599) (Recueil : L'Amour passionnée de Noémie) - Qu'en dites-vous, mon Coeur ? Je vous prie de le dire

Marc de PAPILLON DE LASPHRISE (1555-1599) (Recueil : L'Amour passionnée de Noémie) - Qu'en dites-vous, mon Coeur ? Je vous prie de le dire

Qu'en dites-vous, mon Coeur ? Je vous prie de le dire.
Quoi ? vous rêvez, ce semble, ô quelle étrange humeur !
Mais ce beau teint changeant m'avant-court un bonheur,
Et ce vent tremblotant qui doucement soupire.

Las ! ce bel oeil baissé, dont le jour...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Le voyageur prévoyant

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : La vertu par le chant) - Le voyageur prévoyant

Ma ville a des chemins serrés comme des herbes
S'écoulant le long d'elle et recouvrant son corps.
Tous également purs, également superbes,
Ces fleuves bigarrés n'ont pas besoin de ports.

Chaque jour, je le crois, contient une marée
Qui grandit et m'enlève, ô lampe, à vos lueurs.
Les routes que je suis...

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Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - Les rues et les verres vides

Odilon-Jean PÉRIER (1901-1928) (Recueil : Le promeneur) - Les rues et les verres vides

Les rues et les verres vides
La grande fraîcheur des mains
Rien de cassé Rien de sali Rien d'inhumain

Cordialement bonjour, bonsoir
Je suis paresseux tu vois
En bonne santé

A la santé du paysage
L'amateur de rues aérées
Si vous voulez que je...

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Xavier Labensky, dit Jean POLONIUS (1790-1855) - L'exil d'Apollon

Xavier Labensky, dit Jean POLONIUS (1790-1855) - L'exil d'Apollon

Apollon dans l'exil végète sur la terre.
Dépouillé de sa gloire, il a fui loin du ciel,
Errant, comme l'aiglon qu'a rejeté son père
Loin du nid maternel.

Ah ! plaignez le destin du dieu de l'harmonie !
Des plus vils des humains il a subi la loi ;
Et celui dont l'Olympe admirait le génie...

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Honorat de Bueil, seigneur de RACAN (1589-1670) - Vous qui riez de mes douleurs

Honorat de Bueil, seigneur de RACAN (1589-1670) - Vous qui riez de mes douleurs

Ode

Vous qui riez de mes douleurs,
Beaux yeux qui voulez que mes pleurs
Ne finissent qu'avec ma vie,
Voyez l'excez de mon tourment
Depuis que cet esloignement
M'a vostre presence ravie.

Pour combler mon adversité
De tout ce que la pauvreté
A de rude, et...

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Jean RACINE (1639-1699) (Recueil : Cantiques spirituels) - Sur les vaines occupations des gens du siècle

Jean RACINE (1639-1699) (Recueil : Cantiques spirituels) - Sur les vaines occupations des gens du siècle

Quel charme vainqueur du monde
Vers Dieu m'élève aujourd'hui ?
Malheureux l'homme, qui fonde
Sur les hommes son appui.
Leur gloire fuit, et s'efface
En moins de temps que la trace
Du vaisseau qui fend les mers,
Ou de la flèche rapide,
Qui loin de l'oeil qui la guide
Cherche l'oiseau dans...

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Raymond RADIGUET (1903-1923) (Recueil : Devoirs de vacances) - Déjeuner de soleil

Raymond RADIGUET (1903-1923) (Recueil : Devoirs de vacances) - Déjeuner de soleil

Ah les cornes : c'est un colimaçon.
Paresseuse, si vous voulez nous plaire,
Désormais sachez mieux votre leçon,

Nous ne sommes plus ces mauvais garçons
Ivres à jamais de boissons polaires,
Depuis que les flots vivent sans glaçons.

Seize ans : les glaces sont à la framboise.
Je ne viderai pas...

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Jehan REGNIER (1392-1468) - Mon bel amy, je vous envoye

Jehan REGNIER (1392-1468) - Mon bel amy, je vous envoye

Mon bel amy, je vous envoye
Nouvelles pour vous donner joye,
Pour vostre douleur secourir,
Et ne doubtez que pour mourir
Je suis vostrë ou que je soye.

Très voulentiers je vous verroye
Se vers vous aller je povoye,
Mais, pource que n'y puis courir,
Mon bel amy, je vous envoye.

Prions...

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Jean RICHEPIN (1849-1926) (Recueil : Les caresses) - Un cadeau - Sonnet d'envoi

Jean RICHEPIN (1849-1926) (Recueil : Les caresses) - Un cadeau - Sonnet d'envoi

Fière, vous ne voulez jamais rien recevoir
Que des fleurs, et des plus simples, des amarantes,
Des lilas, des oeillets, des roses odorantes,
Toutes choses qu'on peut trop aisément avoir.

Je vous offre pourtant, pour remplir mon devoir,
Le cadeau que voici. Ce ne sont pas des rentes,
Mais quelques fins tableaux d'époques différentes...

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Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Second livre des Amours) - Amourette

Pierre de RONSARD (1524-1585) (Recueil : Second livre des Amours) - Amourette

Or que l'hiver roidit la glace épaisse,
Réchauffons-nous, ma gentille maîtresse,
Non accroupis près le foyer cendreux,
Mais aux plaisirs des combats amoureux.
Assisons-nous sur cette molle couche.
Sus ! baisez-moi, tendez-moi votre bouche,
Pressez mon col de vos bras dépliés,
Et maintenant votre mère oubliez.
Que de la dent votre tétin je morde,
Que vos cheveux fil à fil je détorde.

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Paul SCARRON (1610-1660) - Les vrays moyens de parvenir

Paul SCARRON (1610-1660) - Les vrays moyens de parvenir

Mascarade

Au Roy.

Monarque, le plus grand des Roys,
Et des hommes le plus aimable,
Seul digne de donner des loix
A toute la terre habitable,
Le vray moyen de parvenir
N'est rien que celuy de vous plaire :
C'est ce qu'icy nous fait venir ;
De plus huppés que nous en voudroient autant faire.

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Paul SCARRON (1610-1660) - Mascarade de la Foire S. Germain

Paul SCARRON (1610-1660) - Mascarade de la Foire S. Germain

Aux Dames.

Ô malheur du temps où nous sommes !
Je suis le plus adroit des hommes
Et suis reduit à balleyer.
Mais, si vous voulez m'employer
Au charmant mestier de vous plaire,
Vous verrez ce que je sçay faire :
Si je n'en sors à mon honneur,
Ne vous fiez jamais au Balleyeur....

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Victor SEGALEN (1878-1919) (Recueil : Stèles) - Des lointains

Victor SEGALEN (1878-1919) (Recueil : Stèles) - Des lointains

Des lointains, des si lointains j'accours, ami, vers toi,
le plus cher. Mes pas ont dépecé l'horrible espace entre nous.

De longtemps nos pensers n'habitaient plus le même instant
du monde : les voici à nouveau sous les mêmes influx, pénétrés
des mêmes rayons.

*

Tu ne réponds pas. Tu observes. Qu'ai-je déjà commis...

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Charles-Timoléon de SIGOGNE (1560-1611) - Ode

Charles-Timoléon de SIGOGNE (1560-1611) - Ode

Puisqu'afin que chacun en rie,
Vous voulez que l'on vous marie :
Celui qui suit votre patin,
Qu'il l'aie, puisqu'il le demande !
Faut une dame de lavande
À ce beau chevalier de thym.

Crêté comme une tarte en pomme,
Voyez le joli petit homme !
Gourmé dans son miste* collet,
Superbe en son fraisé plumage,

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Jean de SPONDE (1557-1595) - Ne vous étonnez point si mon esprit qui passe

Jean de SPONDE (1557-1595) - Ne vous étonnez point si mon esprit qui passe

Ne vous étonnez point si mon esprit qui passe
De travail en travail par tant de mouvements,
Depuis qu'il est banni dans ces éloignements,
Tout agile qu'il est ne change point de place.

Ce que vous en voyez, quelque chose qu'il fasse,
Il s'est planté si bien sur si bons fondements,...

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Jean de SPONDE (1557-1595) - Voulez-vous voir ce traict qui si roide s'eslance

Jean de SPONDE (1557-1595) - Voulez-vous voir ce traict qui si roide s'eslance

Voulez-vous voir ce traict qui si roide s'eslance
Dedans l'air qu'il poursuit au partir de la main ?
Il monte, il monte, il perd : mais helas ! tout soudain
Il retombe, il retombe, et perd sa violence.

C'est le train de noz jours, c'est ceste outrecuidance
Que ces monstres de Terre allaittent...

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Paul-Jean TOULET (1867-1920) (Recueil : Contrerimes) - Toute allégresse a son défaut

Paul-Jean TOULET (1867-1920) (Recueil : Contrerimes) - Toute allégresse a son défaut

Toute allégresse a son défaut
Et se brise elle-même.
Si vous voulez que je vous aime ;
Ne riez pas trop haut.

C'est à voix basse qu'on enchante
Sous la cendre d'hiver
Ce coeur, pareil au feu couvert,
Qui se consume et chante....

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Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : La multiple splendeur) - La louange du corps humain

Émile VERHAEREN (1855-1916) (Recueil : La multiple splendeur) - La louange du corps humain

Dans la clarté plénière et ses rayons soudains
Brûlant, jusques au coeur, les ramures profondes,
Femmes dont les corps nus brillent en ces jardins,
Vous êtes des fragments magnifiques du monde.

Au long des buis ombreux et des hauts escaliers,
Quand vous passez, joyeusement entrelacées,
Votre ronde simule un mouvant espalier

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Amour) - A Madame X...

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Amour) - A Madame X...

En lui envoyant une pensée

Au temps où vous m'aimiez (bien sûr ?),
Vous m'envoyâtes, fraîche éclose,
Une chère petite rose,
Frais emblème, message pur.

Elle disait en son langage
Les " serments du premier amour ",
Votre coeur à moi pour toujours
Et toutes les choses d'usage.

Trois ans sont passés. Nous voilà...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Bonheur) - La cathédrale est majestueuse

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Bonheur) - La cathédrale est majestueuse

La cathédrale est majestueuse
Que j'imagine en pleine campagne
Sur quelque affluent de quelque Meuse
Non loin de l'Océan qu'il regagne,

L'Océan pas vu que je devine
Par l'air chargé de sels et d'arômes.
La croix est d'or dans la nuit divine
D'entre l'envol des tours et des dômes.

Des...

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Fêtes galantes) - Les indolents

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Fêtes galantes) - Les indolents

" Bah ! malgré les destins jaloux,
Mourons ensemble, voulez-vous ?
- La proposition est rare.

- Le rare est le bon. Donc mourons
Comme dans les Décamérons.
- Hi ! hi ! hi ! quel amant bizarre !

- Bizarre, je ne sais. Amant
Irréprochable, assurément.
Si vous voulez, mourons ensemble ?

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Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Sagesse) - Vous êtes calme, vous voulez un voeu discret

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Sagesse) - Vous êtes calme, vous voulez un voeu discret

Vous êtes calme, vous voulez un voeu discret,
Des secrets à mi-voix dans l'ombre et le silence,
Le coeur qui se répand plutôt qu'il ne s'élance,
Et ces timides, moins transis qu'il ne paraît.

Vous accueillez d'un geste exquis telles pensées
Qui ne marchent qu'en ordre et font le moins de bruit....

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Abraham de VERMEIL (1555-1620) (Recueil : Poésies) - Le baiser en l'Amour est l'octave en Musique

Abraham de VERMEIL (1555-1620) (Recueil : Poésies) - Le baiser en l'Amour est l'octave en Musique

Le baiser en l'Amour est l'octave en Musique,
Vous en avez prins un, et vous en voulez deux ;
Pourquoy enervez-vous les accords amoureux,
C'est pecher, disiez-vous, contre la Theorique.

Non je ne baise point qu'en pure Arithmetique,
Respondis-je soudain, deux baisers savoureux
Font nombre, l'unité est un rien mal...

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Béroalde de VERVILLE (1556-1626) - De fureur, de souci, mon âme tourmentée

Béroalde de VERVILLE (1556-1626) - De fureur, de souci, mon âme tourmentée

De fureur, de souci, mon âme tourmentée
Sous votre cruauté, désire contre un fer,
Caché dedans mon coeur, trébucher en l'enfer,
Pour s'aller rafraîchir en l'onde Achérontée :

Mais lors que de tel soin je la sens agitée,
Voulant dedans mon sang teindre un mortel acier,
Vos yeux tiennent ma main, et me...

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Béroalde de VERVILLE (1556-1626) - Voulez-vous voir mon coeur, ouvrez-moi la poitrine

Béroalde de VERVILLE (1556-1626) - Voulez-vous voir mon coeur, ouvrez-moi la poitrine

Voulez-vous voir mon coeur, ouvrez-moi la poitrine,
Vous y verrez les traits de vos rares beautés,
Vous verrez en mon sang mille diversités
Émues par l'amour qui par vous y domine.

Vous y verrez l'ardeur de ma flamme divine,
Vous verrez tout au près mes poumons agités
Qui soupirent pour vous, et mille...

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