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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les feuilles d'automne) - Dans l'alcôve sombre

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les feuilles d'automne) - Dans l'alcôve sombre

Beau, frais, souriant d'aise à cette vie amère.
SAINTE-BEUVE.


Dans l'alcôve sombre,
Près d'un humble autel,
L'enfant dort à l'ombre
Du lit maternel.
Tandis qu'il repose,
Sa paupière rose,
Pour la terre close,
S'ouvre pour le ciel.

Il fait bien des rêves.
Il voit...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les chansons des rues et des bois) - Ecrit en 1827

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les chansons des rues et des bois) - Ecrit en 1827

I

Je suis triste quand je vois l'homme.
Le vrai décroît dans les esprits.
L'ombre qui jadis noya Rome
Commence à submerger Paris.

Les rois sournois, de peur des crises,
Donnent aux peuples un calmant.
Ils font des boîtes à surprises
Qu'ils appellent charte et serment.

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les contemplations) - Elle avait pris ce pli ...

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les contemplations) - Elle avait pris ce pli ...

Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre un peu chaque matin;
Je l'attendais ainsi qu'un rayon qu'on espère;
Elle entrait, et disait: Bonjour, mon petit père ;
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s'asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
Puis soudain s'en allait comme un oiseau qui passe.
Alors,...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Dernière gerbe) - Je racontais un conte

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Dernière gerbe) - Je racontais un conte

Je racontais un conte
A quatre ou cinq marmots, auditoire choisi,
Et j'en étais, je crois, à l'endroit que voici :
"... Dans un instant où Dieu tournait le dos, le diable
Se glissa, sans rien dire et d'un air amiable,
Ce qu'il fait très souvent, derrière le bon Dieu ;
Il coupa dans le ciel un morceau de drap bleu,
Et,...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : L'art d'être grand-père) - Jeanne endormie

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : L'art d'être grand-père) - Jeanne endormie

L'oiseau chante ; je suis au fond des rêveries.

Rose, elle est là qui dort sous les branches fleuries,
Dans son berceau tremblant comme un nid d'alcyon,
Douce, les yeux fermés, sans faire attention
Au glissement de l'ombre et du soleil sur elle.
Elle est toute petite, elle est surnaturelle.
Ô suprême beauté de l'enfant...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les chants du crépuscule) - L'aurore s'allume

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les chants du crépuscule) - L'aurore s'allume

I

L'aurore s'allume ;
L'ombre épaisse fuit ;
Le rêve et la brume
Vont où va la nuit ;
Paupières et roses
S'ouvrent demi-closes ;
Du réveil des choses
On entend le bruit.

Tout chante et murmure,
Tout parle à la fois,
Fumée et verdure,
Les...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les quatre vents de l'esprit) - L'échafaud

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les quatre vents de l'esprit) - L'échafaud

- Oeil pour oeil ! Dent pour dent ! Tête pour tête ! A mort !
Justice ! L'échafaud vaut mieux que le remord.
Talion ! talion !

- Silence aux cris sauvages !
Non ! assez de malheur, de meurtre et de ravages !
Assez d'égorgements ! assez de deuil ! assez
De fantômes sans tête...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les châtiments) - L'expiation

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les châtiments) - L'expiation

Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
Pour la première fois l'aigle baissait la tête.
Sombres jours ! l'empereur revenait lentement,
Laissant derrière lui brûler Moscou fumant.
Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.
Après la plaine blanche une autre plaine blanche.
On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
Hier la grande armée, et maintenant troupeau.
On ne distinguait plus les ailes...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les orientales) - La douleur du pacha

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les orientales) - La douleur du pacha

- Qu'a donc l'ombre d'Allah ? disait l'humble derviche ;
Son aumône est bien pauvre et son trésor bien riche !
Sombre, immobile, avare, il rit d'un rire amer.
A-t-il donc ébréché le sabre de son père ?
Ou bien de ses soldats autour de son repaire
Vu rugir l'orageuse mer ?

- Qu'a-t-il donc le pacha, le vizir...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les contemplations) - La fête chez Thérèse

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les contemplations) - La fête chez Thérèse

La chose fut exquise et fort bien ordonnée.
C'était au mois d'avril, et dans une journée
Si douce, qu'on eût dit qu'amour l'eût faite exprès.
Thérèse la duchesse à qui je donnerais,
Si j'étais roi, Paris, si j'étais Dieu, le monde,
Quand elle ne serait que Thérèse la blonde ;
Cette belle Thérèse, aux yeux de diamant,
Nous avait...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : La légende des siècles) - La vision de Dante

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : La légende des siècles) - La vision de Dante

Dante m'est apparu. Voici ce qu'il m'a dit :

I

Je dormais sous la pierre où l'homme refroidit.
Je sentais pénétrer, abattu comme l'arbre,
L'oubli dans ma pensée et dans mes os le marbre.
Tout en dormant je crus entendre à mon côté
Une voix qui parlait dans cette obscurité,...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les feuilles d'automne) - Laissez. - Tous ces enfants sont bien là

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les feuilles d'automne) - Laissez. - Tous ces enfants sont bien là


Laissez. - Tous ces enfants sont bien là. - Qui vous dit
Que la bulle d'azur que mon souffle agrandit
A leur souffle indiscret s'écroule ?
Qui vous dit que leurs voix, leurs pas, leurs jeux, leurs cris,
Effarouchent la muse et chassent les péris ? ... -
Venez, enfants, venez en foule !

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : La fin de Satan) - Le crucifix

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : La fin de Satan) - Le crucifix

[...] La flagellation du Christ n'est pas finie.
Tout ce qu'il a souffert dans sa lente agonie,
Au mont des Oliviers et dans les carrefours,
Sous la croix, sur la croix, il le souffre toujours.
Après le Golgotha, Jésus, ouvrant son aile,
A beau s'être envolé dans l'aurore éternelle,
Il a beau resplendir, superbe et gracieux,...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les châtiments) - Le manteau impérial

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les châtiments) - Le manteau impérial

O ! vous dont le travail est joie,
Vous qui n'avez pas d'autre proie
Que les parfums, souffles du ciel,
Vous qui fuyez quand vient décembre,
Vous qui dérobez aux fleurs l'ambre
Pour donner aux hommes le miel,

Chastes buveuses de rosée,
Qui, pareilles à l'épousée,
Visitez le lys du coteau,
Ô soeurs des corolles vermeilles,
Filles de la lumière,...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Odes et ballades) - Le poète dans les révolutions

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Odes et ballades) - Le poète dans les révolutions

" Le vent chasse loin des campagnes
Le gland tombé des rameaux verts ;
Chêne, il le bat sur les montagnes ;
Esquif, il le bat sur les mers.
Jeune homme, ainsi le sort nous presse.
Ne joins pas, dans ta folle ivresse,
Les maux du monde à tes malheurs ;
Gardons, coupables...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Toute la lyre) - Ô Rus

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Toute la lyre) - Ô Rus

Laissons les hommes noirs bâcler dans leur étable
Des lois qui vont nous faire un bien épouvantable.
Allons-nous-en aux bois ;
Allons-nous-en chez Dieu, dans les prés où l'on aime,
Près des lacs où l'on rêve, et ne sachons pas même
Si des gens font des lois.

Oh ! quand on peut s'enfuir aux champs,...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les quatre vents de l'esprit) - Promenades dans les rochers (III)

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les quatre vents de l'esprit) - Promenades dans les rochers (III)

TROISIEME PROMENADE

Le soleil déclinait ; le soir prompt à le suivre
Brunissait l'horizon ; sur la pierre d'un champ
Un vieillard, qui n'a plus que peu de temps à vivre,
S'était assis pensif, tourné vers le couchant.

C'était un vieux pasteur, berger dans la montagne,
Qui jadis, jeune et...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Toute la lyre) - Ronde pour les enfants

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Toute la lyre) - Ronde pour les enfants

Fillettes, les fleurs sont écloses,
Dansez, courons.
Je suis ébloui par les roses
Et par vos fronts.

Chez les fleurs vous êtes les reines ;
Nous le dirons
Aux bois, aux prés, aux marjolaines,
Aux liserons.

Avec l'oiselle l'oiseau cause,
Et s'interrompt
Pour la quereller d'un bec rose,
Aux...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les orientales) - Sara la baigneuse

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les orientales) - Sara la baigneuse

Sara, belle d'indolence,
Se balance
Dans un hamac, au-dessus
Du bassin d'une fontaine
Toute pleine
D'eau puisée à l'Ilyssus ;

Et la frêle escarpolette
Se reflète
Dans le transparent miroir,
Avec la baigneuse blanche
Qui se penche,
Qui se penche pour se voir.

Chaque fois que la nacelle,
Qui chancelle,
Passe à fleur d'eau dans son vol,

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : La fin de Satan) - Satan dans la nuit - II

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : La fin de Satan) - Satan dans la nuit - II

L'enfer, c'est l'absence éternelle.
C'est d'aimer. C'est de dire : Hélas ! où donc est-elle
Ma lumière ? Où donc est ma vie et ma clarté ?
Elle livre aux regards éperdus sa beauté ;
Elle sourit là-haut à d'autres ; d'autres baisent
Ses yeux, et dans son sein s'enivrent et s'apaisent ;...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les châtiments) - Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les châtiments) - Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée

Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée.

Quand Josué rêveur, la tête aux cieux dressée,
Suivi des siens, marchait, et, prophète irrité,
Sonnait de la trompette autour de la cité,
Au premier tour qu'il fit, le roi se mit à rire ;
Au second tour, riant toujours, il lui fit dire :
" Crois-tu donc renverser...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les contemplations) - Sous les arbres

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les contemplations) - Sous les arbres

Ils marchaient à côté l'un de l'autre ; des danses
Troublaient le bois joyeux ; ils marchaient, s'arrêtaient,
Parlaient, s'interrompaient, et, pendant les silences,
Leurs bouches se taisant, leurs âmes chuchotaient.

Ils songeaient ; ces deux coeurs, que le mystère écoute,
Sur la création au sourire innocent
Penchés, et s'y versant dans l'ombre goutte à goutte,...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les châtiments) - Souvenir de la nuit du 4

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les châtiments) - Souvenir de la nuit du 4

L'enfant avait reçu deux balles dans la tête.
Le logis était propre, humble, paisible, honnête ;
On voyait un rameau bénit sur un portrait.
Une vieille grand-mère était là qui pleurait.
Nous le déshabillions en silence. Sa bouche,
Pâle, s'ouvrait ; la mort noyait son oeil farouche ;
Ses bras pendants semblaient demander des appuis.
Il avait dans sa poche...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les châtiments) - Ultima verba

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les châtiments) - Ultima verba

... Quand même grandirait l'abjection publique
A ce point d'adorer l'exécrable trompeur ;
Quand même l'Angleterre et même l'Amérique
Diraient à l'exilé : - Va-t'en ! nous avons peur !

Quand même nous serions comme la feuille morte,
Quand, pour plaire à César, on nous renîrait tous ;
Quand le proscrit devrait s'enfuir de porte en porte,
Aux hommes déchiré comme...

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Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les voix intérieures) - Une nuit qu'on entendait la mer sans la voir

Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les voix intérieures) - Une nuit qu'on entendait la mer sans la voir

Quels sont ces bruits sourds ?
Ecoutez vers l'onde
Cette voix profonde
Qui pleure toujours
Et qui toujours gronde,
Quoiqu'un son plus clair
Parfois l'interrompe... -
Le vent de la mer
Souffle dans sa trompe.

Comme il pleut ce soir !
N'est-ce pas, mon hôte...

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