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Molière, Les Femmes savantes, Acte II, scène 6 CHRYSALE Aussi fais-je. Oui, ma femme avec raison vous chasse, Coquine, et votre crime est indigne de grâce. MARTINE Qu'est-ce donc que j'ai fait ? CHRYSALE Ma foi ! Je ne sais pas. PHILAMINTE Elle est d'humeur encore à n'en faire aucun cas. CHRYSALE A-t-elle, pour donner matière à votre haine, Cassé quelque miroir ou quelque porcelaine ? PHILAMINTE Voudrais-je la chasser, et vous figurez-vous Que pour si peu de chose...
Balzac, Le Lys dans la vallée. Je regardai ma voisine, et fus plus ébloui par elle que je ne l'avais été par la fête; elle devint toute ma fête. Si vous avez bien compris ma vie antérieure, vous devinerez les sentiments qui s'ourdirent en mon coeur. Mes yeux furent tout à coup frappés par de blanches épaules rebondies sur lesquelles j'aurais voulu pouvoir me rouler, des épaules légèrement rosées qui semblaient rougir comme si elles se...
Zola, L'Assommoir, chapitre 13. Gervaise dura ainsi pendant des mois. Elle dégringolait plus bas encore, acceptait les dernières avanies, mourait un peu de faim tous les jours. Dès qu'elle possédait quatre sous, elle buvait et battait les murs. On la chargeait des sales commissions du quartier. Un soir, on avait parié qu'elle ne mangerait pas quelque chose de dégoûtant ; et elle l'avait mangé, pour gagner dix sous. M. Marescot s'était décidé à l'expulser de la...
Marivaux, La Dispute, Scène 3 Carise - Venez, Eglé, suivez-moi ; voici de nouvelles terres que vous n'avez jamais vues, et que vous pouvez parcourir en sûreté. Eglé - Que vois-je ? quelle quantité de nouveaux mondes ! Carise - C'est toujours le même, mais vous n'en connaissez pas toute l'étendue. Eglé - Que de pays ! que d'habitations ! Il me semble que je ne suis plus rien dans un si grand espace, cela me fait plaisir et...
Pierre de Ronsard, Discours des misères de ce temps, à la reine mère du roi (1562), vers 127 à 166 127 On dit que Jupiter, fâché contre la race Des hommes qui voulaient par curieuse audace Envoyer leurs raisons jusqu'au Ciel, pour savoir 130 Les hauts secrets divins, que l'homme ne doit voir, Un jour étant gaillard choisit pour son amie Dame Présomption, la voyant endormie Au pied du mont Olympe, et la baisant soudain Conçut l'Opinion, peste du...
Pierre Loti : Fantôme d'Orient (1891). [A la veille de son départ pour Stamboul (Istanbul) où il n'est pas revenu depuis dix ans, Loti s'inquiète et rêve de ce "retour" : autrefois il y a connu une femme dont il a raconté l'histoire dans un de ses livres : Aziyadé.] Pour le relire, pendant cette soirée d'attente, je vais chercher avec crainte un...
Paul Eluard : «La Dame de carreau», Les Dessous d'une vie, 1926. Tout jeune, j'ai ouvert mes bras à la pureté. Ce ne fut qu'un battement d'ailes au ciel de mon éternité, qu'un battement de coeur amoureux qui bat dans les poitrines conquises. Je ne pouvais plus tomber. Aimant l'amour. En vérité, la lumière m'éblouit. J'en garde assez en moi pour regarder la nuit, toute la nuit, toutes les nuits. ...
Colette : «Rêverie de nouvel an», Les Vrilles de la vigne, 1908. Rêverie de Nouvel An. Toutes trois nous rentrons poudrées, moi, la petite bull1 et la bergère flamande... II a neigé dans les plis de nos robes, j'ai des épaulettes blanches, un sucre impalpable fond au creux du mufle camard2 de Poucette, et la bergère flamande scintille toute, de son museau pointu à sa queue en massue. Nous étions...
Elisabeth Bélorgey, Autoportrait de Van Eyck, 2000. [A la suite d'une agression par des brigands, le peintre flamand Van Eyck (1385 - 1441) ne perçoit plus les couleurs et craint de devenir aveugle. Il tente alors de retrouver par l'écriture l'expérience de la peinture.] Lors d'une de ces fêtes que le duc prisait, tout le monde dut paraître vêtu de gris, de noir et de blanc; soie pour les chevaliers, laine et drap pour...
Annie Ernaux, Une femme, 1987. Ils se sont mariés en 1928. Sur la photo de mariage, elle a un visage régulier de madone, pâle, avec deux mèches en accroche-coeur, sous un voile qui enserre la tête et descend jusqu'aux yeux. Forte des seins et des hanches, de jolies jambes (la robe ne couvre pas les genoux). Pas de sourire, une expression tranquille, quelque chose d'amusé, de curieux dans le regard. Lui, petite moustache et noeud...
Marie BASHKIRTSEFF (1858-1884), Journal, 1884 [Jeune peintre russe avide de gloire et de reconnaissance artistique, Marie Bashkirtseff est devenue célèbre grâce surtout à son journal intime écrit en français et publié après sa mort précoce.] A quoi bon mentir et poser ? Oui, il est évident que j'ai le désir, sinon l'espoir, de rester sur cette terre, par quelque moyen que ce soit. Si je ne meurs pas jeune, j'espère rester comme...
Primo LEVI (1919-1987), Si c'est un homme, 1987. [Si c'est un homme est le récit par Primo Levi de sa déportation à Auschwitz de 1944 à 1945. Il raconte comment Lorenzo, un ouvrier civil italien, lui apporte à manger tous les jours pendant six mois, alors que les contacts entre civils et détenus sont sévèrement punis, et malgré les préjugés des hommes libres à l'égard des prisonniers.] [...] Pour les civils, nous sommes des parias. Plus...
Napoléon Bonaparte : Lettre à Joséphine (1796) [Le 9 mars 1796, Napoléon Bonaparte épouse Joséphine de Beauharnais, veuve d'un général dont elle avait eu deux enfants (Eugène et Hortense). Il a 27 ans, elle en a 33. Mais, nommé à la tête de l'armée d'Italie, Napoléon doit écourter sa lune de miel pour rejoindre son affectation. Il est à Nice, à la veille de la campagne d'Italie, lorsqu'il écrit à la hâte cette lettre à...
Honoré de Balzac : Lettre à Madame Hanska (1834) [La correspondance de Balzac avec Madame Hanska est un exemple célèbre d'une relation amoureuse née d'une relation épistolaire. A 33 ans, en 1832, Balzac est un auteur connu, lorsqu'il reçoit de Russie, la lettre d'une admiratrice qui signe « l'Étrangère ». II s'agit d'Ève Hanska, comtesse polonaise mariée à un riche propriétaire terrien russe. S'engage une longue correspondance, entrecoupée de brèves rencontres, en Suisse.] [Genève, janvier 1834] ...
Théophile Gautier : « Le poète et la foule » in España (1845) La plaine, un jour, disait à la montagne oisive : « Rien ne vient sur ton front des* vents toujours battu. » Au poète, courbé sur sa lyre pensive, La foule aussi disait : « Rêveur, à quoi sers-tu ? » La montagne en courroux répondit à la plaine : « C'est moi qui fais germer les moissons sur ton sol; Du midi dévorant je tempère l'haleine; J'arrête dans...
Colette : La Naissance du jour (1928) « Monsieur, « Vous me demandez de venir passer une huitaine de jours chez vous, c'est-à-dire auprès de ma fille que j'adore. Vous qui vivez auprès d'elle, vous savez combien je la vois rarement, combien sa présence m'enchante, et je suis touchée que vous m'invitiez à venir la voir. Pourtant, je n'accepterai pas votre aimable invitation, du moins pas maintenant. Voici pourquoi :...
Charles Juliet : Lambeaux (1995). [Le récit autobiographique de Charles Juliet est rédigé à la deuxième personne du singulier. Dans cette partie de l'oeuvre, le narrateur s'adresse à lui-même et évoque « ses mères » : sa véritable mère, disparue tragiquement, qu'il n'a pas connue, et celle qui l'a élevé.] Un jour, il te vint le désir d'entreprendre un récit où tu parlerais de tes deux mères l'esseulée et la vaillante l'étouffée et la valeureuse la jetée-dans-la-fosse et...
Gustave FLAUBERT, Lettre à Mademoiselle Leroyer de Chantepie, Croisset, 8 octobre 1859. [Mademoiselle Leroyer de Chantepie est une admiratrice de Flaubert, devenue peu à peu une confidente]. [Croisset, 8 octobre 1859] Vous devez croire que je vous ai oubliée ! Il n'en est rien. Mais il faut pardonner un peu de paresse à un pauvre homme qui garde la plume à la main toute la journée et qui se couche le soir, ou plutôt le matin,...
Samuel Beckett (1906-1989), En attendant Godot (1953), Acte 1. VLADIMIR. — Quand j'y pense... depuis le temps... je me demande... ce que tu serais devenu... sans moi... (Avec décision.) Tu ne serais plus qu'un petit tas d'ossements à l'heure qu'il est, pas d'erreur. ESTRAGON (piqué au vif). — Et après ? VLADIMIR (accablé). — C'est trop pour un seul homme. (Un temps. Avec vivacité.) D'un autre côté, à quoi bon se décourager à présent, voilà ce que je...
Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux1, 1974. L'être que j'appelle moi vint au monde un certain lundi 8 juin 1903, vers les 8 heures du matin, à Bruxelles, et naissait d'un Français appartenant à une vieille famille du Nord, et d'une Belge dont les ascendants avaient été durant quelques siècles établis à Liège, puis s'étaient fixés dans le Hainaut. La maison où se passait cet événement, puisque toute naissance en est un pour le père et...
Guy Goffette : Prière pour aller au paradis avec Jammes (Le Pêcheur d'eau, 1995). [Guy Goffette est né en 1947 dans la Lorraine belge]. N'importe si Dieu a de la barbe qui grésille comme du vieux tabac de sacristie (c'est un peu cette odeur-là de suif ou de saindoux brûlé qui tient le fond de la mémoire et qui l'empêche de sombrer tout à fait dans les dorures et dans l'oubli) ou s'il est...
A - Marivaux : Le Jeu de l'amour et du hasard (1730), Acte III, scène 8. Dorante / Silvia [Promis en mariage par leurs pères, Dorante et Silvia ont pris l'identité de leurs valets pour mieux s'observer. Dorante s'est démasqué alors que Silvia poursuit le rôle de Lisette pour voir si l'amour vaincra le préjugé.] [...] SILVIA. [...] — Que vous importent mes...
Musset : On ne badine pas avec l'amour (1834), Acte III, scène 3. Camille (cachée) / Perdican / Rosette [Une jeune aristocrate, Camille, et son cousin Perdican s'affrontent sur leur conception de l'amour. Il goûte le badinage et la liberté. Elle a été influencée par le pessimisme des religieuses de son couvent et le juge incapable d'une passion sincère. Par vengeance,...
Alfred JARRY, Ubu Roi, acte I, scène 7 (1896). Scène 7 La maison d'Ubu. GIRON, PILE, COTICE, PERE UBU, MERE UBU, Conjurés et Soldats, CAPITAINE BORDURE. PERE UBU. — Eh ! mes amis, il est grand temps d'arrêter le plan de la conspiration. Que chacun donne son avis. Je vais d'abord donner le mien, si vous le permettez. CAPITAINE BORDURE. — Parlez, Père Ubu. PERE UBU. — Eh bien, mes amis, je suis d'avis d'empoisonner simplement le roi en lui fourrant de...
Charles Perrault, « Les Fées », Histoires ou contes du temps passé avec des moralités, 1697. Il était une fois une veuve qui avait deux filles; l'aînée lui ressemblait si fort et d'humeur et de visage, que qui la voyait voyait la mère. Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses qu'on ne pouvait vivre avec elles. La cadette, qui était le vrai portrait de son Père pour la douceur et pour...
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