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POUR LE SUJET: Comment le théâtre permet-il de persuader et d'émouvoir ?
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Jacques DELILLE (1738-1813) - Le coin du feu

Jacques DELILLE (1738-1813) - Le coin du feu

Suis-je seul ? je me plais encore au coin du feu.
De nourrir mon brasier mes mains se font un jeu ;
J'agace mes tisons ; mon adroit artifice
Reconstruit de mon feu le savant édifice.
J'éloigne, je rapproche, et du hêtre brûlant
Je corrige le feu trop rapide ou trop lent.
Chaque fois que j'ai pris mes pincettes fidèles,...

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Jacques DELILLE (1738-1813) - Les jardins

Jacques DELILLE (1738-1813) - Les jardins

...Désirez-vous un lieu propice à vos travaux ?
Loin des champs trop unis, des monts trop inégaux,
J'aimerais ces hauteurs où, sans orgueil, domine
Sur un riche vallon une belle colline.
Là, le terrain est doux sans insipidité,
Élevé sans raideur, sec sans aridité.
Vous marchez : l'horizon vous obéit : la terre
S'élève ou redescend, s'étend ou se resserre.
Vos...

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Jacques DELILLE (1738-1813) - Ô Versaille !

Jacques DELILLE (1738-1813) - Ô Versaille !

... Ô Versaille ! ô regrets ! ô bosquets ravissans,
Chefs-d'oeuvre d'un grand roi, de Le Nôtre et des ans !
La hache est à vos pieds et votre heure est venue.
Ces arbres dont l'orgueil s'élançait dans la nue,
Frappés dans leur racine, et balançant dans l'air
Leurs superbes sommets ébranlés par le fer,
Tombent, et de leurs troncs jonchent au loin ces routes
Sur...

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Guillaume DES AUTELZ (1529-1581) (Recueil : Suite du Repos de l'autheur) - A sa Sainte

Guillaume DES AUTELZ (1529-1581) (Recueil : Suite du Repos de l'autheur) - A sa Sainte

Je fais sepulchre à ton loz de mes vers,
Vers, qu'Amour mesme ha pour nous fait si fors,
Qu'ilz ne craindront de la mort les effors,
Quand nous serons tous deux rongez des vers :

Tant que la vive ame de l'Univers,
Fera tourner la roue des sept corps,
Qui l'harmonie...

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Guillaume DES AUTELZ (1529-1581) (Recueil : Repos de plus grand travail) - De sa Sainte

Guillaume DES AUTELZ (1529-1581) (Recueil : Repos de plus grand travail) - De sa Sainte

Un jour ma Sainte au temple saint oroit.
Au ciel estoit le bruit de son silence,
Comme un Soleil reluisoit sa presence,
Et tout le lieu de son ombre doroit.

L'image en Croix de cil qu'elle adoroit,
Signes monstroit de grand' benivolence
Saintes et Saints luy faisoient reverence,
Et tout...

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Marc-Antoine DESAUGIERS (1772-1827) (Recueil : Chansons) - Tableau de Paris (A cinq heures du soir)

Marc-Antoine DESAUGIERS (1772-1827) (Recueil : Chansons) - Tableau de Paris (A cinq heures du soir)

En tous lieux, la foule
Par torrents s'écoule ;
L'un court, l'autre roule ;
Le jour baisse et fuit ;
Les affaires cessent,
Les dîners se pressent,
Les tables se dressent,
Il est bientôt nuit.

Là, je devine
Poularde fine
Et bécassine
Et dindon truffé ;
Plus loin, je hume
Salé, légume,
Cuits dans l'écume

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Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Elégies) - A l'amour

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Elégies) - A l'amour

Reprends de ce bouquet les trompeuses couleurs,
Ces lettres qui font mon supplice,
Ce portrait qui fut ton complice ;
Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs.

Je te rends ce trésor funeste,
Ce froid témoin de mon affreux ennui.
Ton souvenir brûlant, que je déteste,
Sera bientôt froid comme lui.

Oh ! Reprends tout. Si...

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Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - A Rouen, rue Ancrière

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - A Rouen, rue Ancrière

Je n'ai vu qu'un regard de cette belle morte
A travers le volet qui touche à votre porte,
Ma soeur, et sur la vitre où passa ce regard,
Ce fut l'adieu d'un ange obtenu par hasard.

Et dans la rue encore on dirait, quand je passe,
Que l'adieu reparaît à la claire surface.

Mais il est...

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Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Elégies) - Ame et jeunesse

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Elégies) - Ame et jeunesse

Puisque de l'enfance envolée
Le rêve blanc,
Comme l'oiseau dans la vallée,
Fuit d'un élan ;

Puisque mon auteur adorable
Me fait errer
Sur la terre où rien n'est durable
Que d'espérer ;

A moi jeunesse, abeille blonde
Aux ailes d'or !
Prenez une âme, et par le monde,
Prenons l'essor ;

Avançons, l'une emportant...

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Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - Au livre de Léopardi

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - Au livre de Léopardi

Il est de longs soupirs qui traversent les âges
Pour apprendre l'amour aux âmes les plus sages.
Ô sages ! De si loin que ces soupirs viendront,
Leurs brûlantes douceurs un jour vous troubleront.

Et s'il vous faut garder parmi vos solitudes
Le calme qui préside aux sévères études,
Ne risquez pas vos yeux sur les tendres éclairs
De...

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Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - Crois-moi

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - Crois-moi

Si ta vie obscure et charmée
Coule à l'ombre de quelques fleurs,
Ame orageuse mais calmée
Dans ce rêve pur et sans pleurs,
Sur les biens que le ciel te donne,
Crois-moi :
Pour que le sort te les pardonne,
Tais-toi !

Mais si l'amour d'une main sûre
T'a frappée à ne plus guérir,
Si tu languis de ta blessure
Jusqu'à souhaiter...

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Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - L'âme errante

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - L'âme errante

Je suis la prière qui passe
Sur la terre où rien n'est à moi ;
Je suis le ramier dans l'espace,
Amour, où je cherche après toi.
Effleurant la route féconde,
Glanant la vie à chaque lieu,
J'ai touché les deux flancs du monde,
Suspendue au souffle de Dieu.

Ce souffle épura la tendresse
Qui coulait de mon chant plaintif
Et...

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Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - L'ami d'enfance

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - L'ami d'enfance

Un ami me parlait et me regardait vivre :
Alors, c'était mourir... mon jeune âge était ivre
De l'orage enfermé dont la foudre est au coeur ;
Et cet ami riait, car il était moqueur.
Il n'avait pas d'aimer la funeste science.
Son seul orage à lui, c'était l'impatience.
Léger comme l'oiseau qui siffle avant d'aimer,
Disant : " Tout feu s'éteint, puisqu'il peut...

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Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Les Pleurs) - L'impossible

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Les Pleurs) - L'impossible

Qui me rendra ces jours où la vie a des ailes
Et vole, vole ainsi que l'alouette aux cieux,
Lorsque tant de clarté passe devant ses yeux,
Qu'elle tombe éblouie au fond des fleurs, de celles
Qui parfument son nid, son âme, son sommeil,
Et lustrent son plumage ardé par le soleil !

Ciel ! un de ces fils d'or pour ourdir...

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Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - L'innocence

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - L'innocence

Beau fantôme de l'innocence,
Vêtu de fleurs,
Toi qui gardes sous ta puissance
Une âme en pleurs !

Ô toi qui devanças nos hontes
Et nos revers,
Es-tu si grand que tu surmontes
Tout l'univers !

Le reste, comme la poussière,
S'est envolé,
Devant le feu de ma paupière
Tout s'est voilé,

Tout s'est enfui, flamme...

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Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Mélanges) - Le papillon malade

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Mélanges) - Le papillon malade

Apologue

Las des fleurs, épuisé de ses longues amours,
Un papillon dans sa vieillesse
(Il avait du printemps goûté les plus beaux jours)
Voyait d'un oeil chagrin la tendre hardiesse
Des amants nouveau-nés, dont le rapide essor
Effleurait les boutons qu'humectait la rosée.
Soulevant un matin le débile ressort
De son aile à demi-brisée :

" Tout...

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Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Mélanges) - Les cloches du soir

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Mélanges) - Les cloches du soir

Quand les cloches du soir, dans leur lente volée
Feront descendre l'heure au fond de la vallée,
Si tu n'as pas d'amis ni d'amours près de toi,
Pense à moi ! Pense à moi !

Car les cloches du soir avec leur voix sonore
A ton coeur solitaire iront parler encore,
Et l'air fera vibrer ces mots autour de toi...

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Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - Les roses de Saadi

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) (Recueil : Poésies inédites) - Les roses de Saadi

J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ;
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir.

Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées.
Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir ;

La vague...

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Emile DESCHAMPS (1791-1871) - Aux mânes de Joseph Delorme

Emile DESCHAMPS (1791-1871) - Aux mânes de Joseph Delorme

J'ai beau me rappeler... Joseph Delorme... non ;
Nul écho dans mon coeur ne s'éveille à ce nom.
Joseph !... Lisons toujours. - Ah ! jeune aiglon sauvage,
Cygne plaintif, amour des eaux et du rivage,
Pour souffrir et chanter, sur la terre venu,
Tu meurs enfin... pourquoi ne t'ai-je pas connu ?
Car je les connais tous...

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Jean DESMARETS DE SAINT-SORLIN (1595-1676) - De la Charité

Jean DESMARETS DE SAINT-SORLIN (1595-1676) - De la Charité

Que les jours sont charmants, quand les volantes nues
Étendent sur nos chefs leurs ombres continues,
Et cachant du soleil la trop grande splendeur,
Tempèrent sa lumière et domptent son ardeur !
Sans attendre du soir l'heure moins éclairée,
Je puis abandonner la demeure dorée ;
Et dans un air plus libre, un lieu moins fréquenté
Peut...

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Philippe DESPORTES (1546-1606) (Recueil : Stances) - Arrête un peu, mon Coeur, où vas-tu si courant ?

Philippe DESPORTES (1546-1606) (Recueil : Stances) - Arrête un peu, mon Coeur, où vas-tu si courant ?

Arrête un peu, mon Coeur, où vas-tu si courant ?
- Je vais trouver les yeux qui sain me peuvent rendre.
- Je te prie, attends-moi. - Je ne te puis attendre,
Je suis pressé du feu qui me va dévorant.

- Il faut bien, ô mon coeur ! que tu sois...

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Philippe DESPORTES (1546-1606) (Recueil : Les amours d'Hippolyte) - Blessé d'une plaie inhumaine

Philippe DESPORTES (1546-1606) (Recueil : Les amours d'Hippolyte) - Blessé d'une plaie inhumaine

Blessé d'une plaie inhumaine,
Loin de tout espoir de secours,
Je m'avance à ma mort prochaine,
Plus chargé d'ennuis que de jours.

Celle qui me brûle en sa glace,
Mon doux fiel, mon mal et mon bien,
Voyant ma mort peinte en ma face,
Feint hélas ! n'y connaître rien.
...

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Philippe DESPORTES (1546-1606) (Recueil : Diverses amours) - C'était un jour d'été de rayons éclairci

Philippe DESPORTES (1546-1606) (Recueil : Diverses amours) - C'était un jour d'été de rayons éclairci

C'était un jour d'été de rayons éclairci,
J'en ai toujours au coeur la souvenance empreinte,
Quand le ciel nous lia d'une si ferme étreinte
Que la mort ne saurait nous séparer d'ainsi.

L'an était en sa force et notre amour aussi,
Nous faisions l'un à l'autre une aimable complainte,
J'étais jaloux de...

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Philippe DESPORTES (1546-1606) (Recueil : Diverses amours) - Contre une nuit trop claire

Philippe DESPORTES (1546-1606) (Recueil : Diverses amours) - Contre une nuit trop claire

Ô Nuit ! jalouse Nuit, contre moi conjurée,
Qui renflammes le ciel de nouvelle clarté,
T'ai-je donc aujourd'hui tant de fois désirée
Pour être si contraire à ma félicité ?

Pauvre moi ! je pensais qu'à ta brune rencontre
Les cieux d'un noir bandeau dussent être voiles
Mais, comme un jour d'été, claire...

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Philippe DESPORTES (1546-1606) (Recueil : Les amours d'Hippolyte) - Icare est chu ici, le jeune audacieux

Philippe DESPORTES (1546-1606) (Recueil : Les amours d'Hippolyte) - Icare est chu ici, le jeune audacieux

Icare est chu ici, le jeune audacieux,
Qui pour voler au Ciel eut assez de courage :
Ici tomba son corps degarni de plumage,
Laissant tous braves coeurs de sa chute envieux.

Ô bienheureux travail d'un esprit glorieux,
Qui tire un si grand gain d'un si petit dommage !
Ô bienheureux malheur, plein...

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