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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- nécessaire : * Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être, ou être autrement. S'oppose à contingent. * Sur le plan logique, est nécessaire ce qui est universellement vrai, sans remise en cause possible.
- opinion : Idée sans contenu démontré par la raison. L'opinion s'oppose, dans la philosophie platonicienne, à l'Idée. L'opinion renvoie au particulier, l'Idée à l'universel. Un jugement de goût relève de l'opinion. Définir ce qu'est l'essence de la beauté relève de l'Idée. OPINION DROITE: Selon Platon, c'est une connaissance vraie mais non justifiée ni fondée pour celui qui l'émet.
- Genre : Ensemble d'oeuvres littéraires définies par le fait qu'elles possèdent toutes, et sont seules à posséder, divers caractères communs. En poésie, le genre lyrique, le genre épique, le genre dramatique, le genre didactique; en prose, le genre oratoire, le genre historique, le genre didactique, le genre dramatique, le genre romanesque. Evolution des genres : théorie née au XIXe s., sous l'influence de l'évolutionnisme en biologie, et soutenue notamment par Brunetière (L'évolution des genres dans l'histoire de la littérature, 1890-94) : un genre ne se définit pas par des caractères fixes, mais il naît, évolue, meurt, renaît sous une nouvelle forme, en incorporant parfois des éléments d'un autre genre défunt. Séparation des genres : règle classique interdisant de mélanger le tragique et le comique, et en général de juxtaposer dans une même oeuvre des tons et des genres différents (Exemple: la poésie bucolique et la poésie héroïque). Mélange des genres (romantisme) : mélange du grotesque et du sublime dans le drame.
- tragédie : Pièce de théâtre écrite en style noble (alexandrins, style soutenu, etc.) en cinq acte et en vers. Racine et Corneille sont les grands tragédiens français. Cf. Bérénice… Pièce qui met en scène le sentiment de l'homme prenant conscience que des forces (divines, politiques, morales...) le dominent et le plus souvent, l'écrasent malgré la résistance qu'il leur oppose. Le discours tragique est ainsi caractérisé par le lexique de la fatalité et du désespoir.
- Drame : Ce genre théâtral veut dépasser les conventions de la comédie et de la tragédie et offrir un spectacle total de l'existence humaine. Drame bourgeois (=> Diderot, XVIIIe siècle) ; drame romantique (Hugo, Musset..., XIXe siècle).
- vrai : Ce qui est conforme à la réalité, ce qui est réellement.
- action : On peut dégager plusieurs acceptions de ce terme. 1/ L'action est tout d'abord une opération d'un être considérée comme produite par cet être lui-même et non par une cause extérieure. L'action est celle du sujet qui agit. 2/ L'action c'est aussi l'effort, le travail, l'activité non plus comme processus opératoire à proprement parler mais comme se distinguant du repos et de l'inactivité. 3/ L'action se pense aussi directement dans son opposition à l'intelligence, la réflexion et la pensée : c'est la spontanéïté des êtres vivants, et plus précisément de l'homme considérée comme se distinguant de la représentation. NB :Nous ne prenons volontairement pas en considération l'action au sens d'influence d'un corps sur un autre. (Exemple : On parle à ce titre d'action de l'acide chlorydrique sur les métaux) En effet notre interrogation portant sur le lien « action » / « réflexion », cette acception ne nous semble pas prioritaire.
- comique : 1 Qui touche au théâtre ou aux comédiens. 2. Ce qui est le principe du rire dans la comédie. Le comique vient des mots, des gestes, des situations, des moeurs, des caractères.
- tragique : Sens 1: Relatif à la tragédie. Sens 2: Funeste, dramatique, effroyable.
- avec : En compagnie de, en présence de.
- comme : De même que, tel que, à l'instar de.
- vie : Du latin vita, «vie», «existence». 1. Vie : en biologie, ensemble des phénomènes propres à tous les organismes (animaux et végétaux), parmi lesquels l'assimilation, la croissance et la reproduction. 2. Durée s'écoulant de la naissance à la mort. 3. Élan vital : chez Bergson, courant de vie qui se déploie à travers la matière en créant perpétuellement de nouvelles formes.
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- passions : Descartes appelle "passions" toutes les affections de l'âme résultant de l'action du corps sur celle-ci.
- comédie : Pièce de théâtre en un, trois ou cinq actes dont le but est de faire rire le public. Différentes formes de comique sont ainsi utilisées (comique de geste, de mots, de situation…). La comédie met principalement en scène des bourgeois dont les préoccupations sont l’argent, le mariage, la dot, etc. Dans les comédies de Molière, le rire a aussi une fonction morale : docere et placere => plaire et instruire.
- vivant : L'être vivant est un organisme. Il n'est pas constitué d'une juxtaposition de parties ajoutées les unes aux autres. Ces parties forment un tout car elles sont interdépendantes (le fonctionnement d'une partie est tributaire de celui des autres) et paraissent toutes participer à une fin commune : le maintien de l'être vivant en vie. Parce qu'il est un organisme, l'être vivant est un organisme. Tout être vivant est un individu au sens où il forme une unité distincte, ne ressemblant exactement à aucune autre, qui ne peut être divisée sans être détruite. Leibniz au XVII ième avait énoncé l'existence d'un principe, nommé principe des indiscernables, selon lequel il n'y a pas deux êtres identiques dans la nature. Qu'est-ce qui différencie les organismes vivants des choses naturelles ou objets fabriqués ? Jacques Monod, généticien, prix Nobel de médecine en 1965, retient dans Le hasard et la nécessité trois critères qui doivent être présents simultanément dans un être pour que celui-ci puisse être qualifié de vivant. Le premier est la téléonomie (du grec télos : fin et nomos : loi). L'être vivant est toujours un être qui, pris dans son ensemble ou chacune de ses parties, répond à une fonction, donc apparemment à une fin. Du point de vue de l'ensemble, l'être vivant semble "fait pour" se perpétuer. Se perpétuer lui-même, du moins le temps nécessaire à la reproduction, et perpétuer son espèce. Du point de vue de chacune des parties, ces dernières semblent "faites pour" accomplir telle ou telle fonction. L'oeil est "fait pour" voir, la langue du fourmilier "pour" attraper les fourmis ... comme si une fin à réaliser était à l'origine de chaque organe, comme si la fonction créait l'organe. Le second critère retenu par Monod est la morphogenèse autonome (du grec morphé : forme et genesis développement). L'être vivant est en relation constante avec un milieu extérieur ; néanmoins, le processus de formation et de développement d'un être vivant est indépendant du milieu extérieur. Même si, pour son entretien et sa croissance, un organisme vivant a besoin d'assimiler des substances étrangères (nourriture, oxygène, gaz carbonique, etc.), même si, sans ce type de relations la vie ne pourrait ni exister, ni se développer, toujours est-il que sa forme et sa croissance sont régies par une programmation interne qui n'est pas le résultat des forces extérieures qui s'exercent sur l'être vivant. Par exemple, un poisson rouge ne peut survivre sans eau et daphnies, mais aucune force physique ne peut transformer ce dernier en éléphant. Les manifestations principales de cette morphogenèse autonome sont l'auto-formation, l'autorégulation et l'auto-réparation. Cette dernière, bien qu'elle ne concerne pas tous les organes, s'étend cependant à un nombre infini d'agressions et de blessures. C'est ainsi que l'écorce du pin entaillé se refait, que la pince du crabe repousse et que les blessures se cicatrisent. Le troisième critère est l'invariance reproductive. Les êtres vivants se reproduisent. En outre, cette reproduction est marquée par l'invariance, soit complète en cas de reproduction par sissiparité (division des cellules), soit partielle en cas de reproduction sexuée. Il existe alors des différences individuelles (à l'exception des jumeaux univitellins) mais les caractéristiques de l'espèces sont conservées. Il ne faut pas confondre la variabilité des individus et l'invariance propre à l'espèce. Ces trois critères, présents en un même être, nous permettent-ils de distinguer assurément le vivant de l'inerte ? Après tout les machines sont également des objets téléonomiques, les machines peuvent s'autoréguler et les ordinateurs, en raison de la programmation, ont une certaine autonomie. Il est moins aisé qu'il ne le paraît au premier abord de dégager des critères permettant de différencier un être vivant d'une machine complexe toutefois, la machine ne se reproduit pas, ne croit pas et connaît une autonomie très limitée.
- toujours : A tout moment, à toute époque ; éternellement, perpétuellement.
- journal : Le journal rassemble, jour après jour, les observations et les sentiments d'une personne.
- poète : Celui qui écrit des poèmes (en vers ou en prose).
Extrait du corrigé : Il a un idéal. Hernani : héros courageux mais jaloux ! ∆) Le héros romantique ressemble plus au spectateur car il est plus complexe, moins stéréotypé, il peut être bon et mauvais : on pense aux orgies de Lorenzo (qui lui valent le surnom péjoratif de Lorenzaccio), à sa vie malsaine. Et pourtant, le fond de son coeur est pur. Il a un idéal. Hernani : héros courageux mais jaloux ! D'après Vigny et les romantiques, le drame est plus vrai, il copie plus la réalité. Mais, les règles classiques ont-elle vraiment nuit au spectacle ? III- Le succès au théâtre Les règles édictées par Boileau étaient peut-être très contraignantes et éloignées de la réalité mais : A- Un cadre rigide mais favorable à l'oeuvre Ces règles certes contraignantes ont pourtant permis à des auteurs de mettre en scène de véritables chefs d'oeuvres joués des siècles après. Ex : Racine a su utiliser de manière intelligente ces règles. • Aimait écrire des pièces à partir de presque rien et se focaliser sur la crise => unité d'action. • Crise => cela peut donc se dérouler en quelques heures, pas de problème de temps.
Corrigé de 1525 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Expliquez et discutez, si vous le jugez nécessaire, cette opinion de Vigny : « Le genre bâtard, c'était la tragédie faux antique de Racine. Le drame est vrai, puisque, dans une action tantôt comique, tantôt tragique, suivant les caractères, il finit avec tristesse comme la vie des hommes puissants de caractère, énergiques de passion. « Le drame n'a été appelé bâtard que parce qu'il n'est ni comédie ni tragédie, ni Démocrite rieur, ni Héraclite pleureur. Mais les vivants sont ainsi. Qui rit toujours, ou toujours pleure? Je n'en connais pas, pour ma part. » (Journal d'un Poète, 1836. Ed. de la Pléiade, pp. 1043-44.) ?" a obtenu la note de : aucune note
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