P.H.SIMON qui affirme que : « Un texte dramatique est un texte littéraire conçu en vue d'être représenté ; sa nature est double : il n'existe pas sans un style, appréciable à la lecture, et, pourtant, ses valeurs propres ne peuvent jaillir pleinement que par le jeu du théâtre, par la représentation ». Qu'en pensez-vous ?
« Un vrai classique, [...] c'est un auteur qui a enrichi l'esprit humain, qui en a réellement augmenté le trésor, qui lui a fait faire un pas de plus [...] ; qui a rendu sa pensée, son observation ou son invention, sous une forme n'importe laquelle, mais large et grande, fine et sensée, saine et belle en soi ; qui a parlé à tous dans un style à lui et qui se trouve aussi celui de tout le monde, dans un style nouveau sans néologisme, nouveau et antique, aisément contemporain de tous les âges ». Dans un développement composé, illustré d'exemples tirés de vos lectures personnelles, vous direz si cette définition des auteurs et oeuvres dits classiques vous semble juste.
Le roman du XXe siècle semble déplacer vers les mots et le style lui-même l'intérêt que le lecteur portait auparavant aux personnages et à leur histoire.
Vous commenterez cette formule d'Albert Camus : « Le plus grand style en art est l'expression de la plus haute révolte. Comme le vrai classicisme n'est qu'un romantisme dompté, le génie est une révolte qui a créé sa propre mesure. » (L'Homme révolté, page 355.)
"En me regardant je me construis". En quoi cette phrase peut elle correspondre au style autobiographique ? Quelles en sont ses limites ?
Vous rédigerez un apologue en prose ou en vers qui s'achèvera sur une morale de votre choix : a ou b. a- Aucune idée sur terre n'est digne d'un trépas. (Brassens) ; b- Pour faire un soldat, il faut défaire un civil. (Vian).
L'ensemble respectera le style de Brassens, les exigences d'un apologue et fera une cinquantaine de vers ou lignes minimum
?
Commentez cette page d'Albert Camus: « L'art formel et l'art réaliste sont des notions absurdes. Aucun art ne peut refuser absolument le réel. La Gorgone est sans doute une créature purement imaginaire; son mufle et les serpents qui la couronnent sont dans la nature. Le formalisme peut parvenir à se vider de plus en plus de contenu réel, mais une limite l'attend toujours. Même la géométrie pure où aboutit parfois la peinture abstraite demande encore au monde extérieur sa couleur et ses rapports de perspective. Le vrai formalisme est silence. De même, le réalisme ne peut se passer d'un minimum d'interprétation et d'arbitraire. La meilleure des photographies trahit déjà le réel, elle naît d'un choix et donne une limite à ce qui n'en a pas. L'artiste réaliste et l'artiste formel cherchent l'unité où elle n'est pas, dans le réel à l'état brut, ou dans la création imaginaire qui croit expulser toute réalité. Au contraire, l'unité en art surgit au terme de la transformation que l'artiste impose au réel. Elle ne peut se passer ni de l'une ni de l'autre. Cette correction, que l'artiste opère par son langage et par une redistribution d'éléments puisés dans le réel, s'appelle le style et donne à l'univers recréé son unité et ses limites. »
(L'Homme révolté, pp. 332-333.) ?
Vous commenterez cette formule d'Albert CAMUS: Le plus grand style est l'expression de la plus haute révolte. Comme le vrai classicisme n'est qu'un romantisme dompté, le génie est une révolte qui a créé sa propre mesure ?
Montesquieu dit dans un discours à l'Académie de Bordeaux, en 1725: Il ne faut pas juger de l'utilité d'un ouvrage par le style que l'auteur a choisi: souvent on dit gravement des choses puériles, souvent on dit en badinant des choses très sérieuses. Commentez ces paroles en les appliquant à leur auteur ?
Vous montrerez, par des exemples empruntés aux principales tragédies de Corneille, le sens et la force de ces expressions: le tragique cornélien, un héros cornélien, un style cornélien ?
Vous commenterez ce jugement d'un critique contemporain sur Pascal : « Ce puissant génie nous confond par la diversité de ses dons. Comme savant il est l'égal des plus illustres. Ses pensées nous le révèlent comme un grand moraliste. Son style est celui d'un homme de science et d'un poète. » ?
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