Les Liaisons dangereuses : une fin morale ?
Laclos, les Liaisons dangereuses : un roman moral
Selon Joseph Joubert (1754-1824), « la poésie construit avec peu de matière, avec des feuilles, avec des grains de sable, avec de l'air, avec des riens. Mais qu'elle soit transparente ou solide, sombre ou lumineuse, sourde ou sonore, la matière poétique doit toujours être artistement travaillée. Le poète peut donc construire avec de l'air ou des métaux, avec de la lumière ou des sons, avec de la brique ou même de l'argile : il fera toujours un bon ouvrage s'il sait être décorateur dans les détails ou architecte dans l'ensemble ».Vous commenterez cette affirmation en vous appuyant sur les textes du corpus, les oeuvres étudiées en classe et vos lectures personnelles.
Deux amis confrontent leurs goûts et leurs attentes en matière de lecture de romans : l'un justifie sa préférence envers des héros dotés de grandes qualités humaines, l'autre explique pourquoi les personnages présentés sous un jour défavorable l'intéressent davantage. Rédigez leur dialogue en utilisant le corpus et les lectures personnelles.
Un adolescent convaincu de l'importance de la poésie dans le monde contemporain tente de convaincre un camarade sceptique. Imaginer le dialogue.
Pensez-vous que l'auteur de contes philosophiques doive ou non exprimer explicitement la morale ou la leçon à tirer du récit qu'il propose, ou qu'au contraire il faille laisser le soin au lecteur de tirer lui même les enseignements de ce qu'il a lu ?
Dans son essai sur Les personnages, Sylvie Germain, romancière contemporaine, écrit: Tous les personnages sont des dormeurs clandestins nourris de nos rêves et de nos pensées. Cette conception du personnage vous paraît-elle partagée par les romanciers que vous connaissez ? Vous appuierez votre réponse sur les textes du corpus et les oeuvres romancières que vous avez lues.
Un poète en prose contemporain écrit la préface d'une anthologie appelée La fleur du poème en prose, d'hier à nos jours où le poète expose ses idées sur les avantages et les ressources du poème en prose.
Un éditeur contemporain présente ainsi une collection d'ouvrages littéraires: La modernité n'a rien à voir avec la date de parution des écrits. Des textes écrits il y a plusieurs siècles sont résolument modernes. Ils répondent parfois mieux que les œuvres plus récentes à nos préoccupations et à notre soif de beauté. Partagez vous cette opinion ? Vous appuierez votre réponse sur des analyses tirées de vos lectures.
A votre avis Britannicus a une fonction morale ou c'est juste une distraction ?
Pensez-vous que ce soit la vocation des romans de traiter des problèmes sociaux et moraux d'une société ? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur vos lectures.
Nombreux sont les écrivains qui, dans leurs préfaces, leurs manifestes ou leurs essais, revendiquent comme fonction principale du romancier de représenter la réalité contemporaine dans ses détails les plus concrets. Discuter de cette affirmation...
Pensez-vous comme Molière que l'essentiel du plaisir théâtral réside dans l'ignorance de l'intrigue et de son dénouement ?
Le théâtre a-t-il pour fonction d'amener le lecteur ou le spectateur à une réflexion morale ?
Dans son essai sur Les Personnages, Sylvie Germain, romancière contemporaine, écrit: tous les personnages sont des dormeurs clandestins nourris de nos rêves et de nos pensées. Cette conception du personnage vous paraît-t-elle partagée par les romanciers que vous connaissez.
Écrivez soit un conte soit une fable dont la morale sera la suivante : « On ne peut répondre de son courage quand on n'a jamais été dans le péril ». François de La Rochefoucauld
Une fable a-t-elle absolument besoin de se terminer par une morale pour être efficace ? Ou bien e-t-elle d'autres moyens de persuasions ?
Pas d'oeuvres littéraires, a dit un critique contemporain, qui vieillissent aussi vite que les comédies, comédies au sens de pièces comiques. Dans quelle mesure partagez-vous son point de vue ?
Écrire une fable ayant pour morale : « vu la mobilité des choses humaines peut-on concevoir une méthode plus insensée que d'élever un enfant comme n'ayant jamais à sortir de sa chambre ».
Un dramaturge doit-il doit privilégier la parole théâtrale aux dépens du langage non oral ?
Un critique contemporain affirme que Roméo et Juliette « Se déroule selon des rythmes et des fluctuations contraires » qui reflètent « l'alliance paradoxal et souterraine qui scelle les liens de l'amour et de la mort ». Commentez.
« Un vrai classique, [...] c'est un auteur qui a enrichi l'esprit humain, qui en a réellement augmenté le trésor, qui lui a fait faire un pas de plus [...] ; qui a rendu sa pensée, son observation ou son invention, sous une forme n'importe laquelle, mais large et grande, fine et sensée, saine et belle en soi ; qui a parlé à tous dans un style à lui et qui se trouve aussi celui de tout le monde, dans un style nouveau sans néologisme, nouveau et antique, aisément contemporain de tous les âges ». Dans un développement composé, illustré d'exemples tirés de vos lectures personnelles, vous direz si cette définition des auteurs et oeuvres dits classiques vous semble juste.
Un critique contemporain affirme: « Une longue association du vers et de la poésie qui sont choses distinctes à fini par les confondre et la versification devient un brevet de poésie. Chacun reconnaîtrait aujourd'hui que les deux notions ne se confondent pas ». Cette distinction entre la versification et la poésie proprement dite vous semble t-elle nécessaire? En vous appuyant sur vos lectures personnelles et sur les oeuvres que vous avez étudiées, vous vous efforcerez de donner une définition de la poésie ?
« Fidèle à Horace et sa conception utilitaire de l'art, Rabelais s'est cette fois clairement fixé pour but, tout en nous faisant rire et en riant lui même de concert avec nous, de nous instruire et de nous éduquer ». Pensez-vous que cette réflexion puisse s'appliquer au Gargantua ?
Les humoristes du 17emes siècle voulaient corriger le vice par le rire. La dénonciation des travers humains dans l'art permet elle, selon vous, une prise de conscience et une amélioration de nos défauts ?
Baudelaire a écrit en 1856, qu'une foule de gens se figurent que le but de la poésie est un enseignement quelconque, qu'elle doit tantôt fortifier la conscience, tantôt perfectionner les moeurs, tantôt enfin démontrer quoi que ce soit d'utile. Or, ajoute le poète, la poésie ne peut pas sous peine de mort ou de défaillance, s'assimiler à la science ou à la morale. Qu'en pensez-vous ?
Constituez une anthologie de la poésie française du XIXe et du XXe siècle (20 poèmes du XIXe et 20 poèmes du XXe siècle). En rédiger la préface qui justifie vos choix, fera l'éloge de la poésie moderne et s'interrogera sur la poésie contemporaine.
L'écrivain contemporain, Claude Roy écrit dans Défense de le Littérature (1968) : Certains esprits refusent le roman. Ils y voient une amusette, un gaspillage de force. Ils trouvent la vie (ou l'Histoire) plus riche en histoire, la science plus excitante et que la philosophie donne mieux à penser. Vous direz, en vous appuyant sur les textes du corpus, sur les romans que vous avez étudiez et sur vos lectures personnelles ce que vous pensez de ce jugement sur les romans rapporté par Claude Roy.
Vous êtes un dramaturge contemporain et vous devez défendre les vertus du théâtre.
A votre tour, rédigez un court texte pour dénoncer un fait de société contemporain qui vous met hors de vous.
On vient de vous faire part d'une injustice grave. Vous exprimerez votre désapprobation dans une lettre argumentée que vous adressez au courrier des lecteurs d'un journal. La situation d'injustice que vous aurez dénoncée conduira à l'énoncé d'une morale.
Quand, à propos d'un personnage de roman, on emploie l'expression « C'est un beau personnage !» parle-t-on seulement de la beauté physique ou morale de ce personnage ? Que veut-on dire ?
Giraudoux déclare en 1931 : Le spectacle est la seule forme d'éducation morale ou artistique d'une nation. Le théâtre est-il, selon vous; une bonne tribune possible pour défendre des idées ?
Toute comédie n'est qu'un long apologue disait Beaumarchais dans la préface du Mariage de Figaro. Vous vous demanderez si toute oeuvre comique a pour but de transmettre une morale.
Composez (en prose) un apologue pour lequel vous inventerez deux dénouements différents qui aboutiront à deux morales différentes voire opposées (les morales devront être explicitement formulées).
Selon vous la littérature doit-elle influer sur l'éducation morale et sociale du lecteur ?
A la manière de Voltaire, imaginer un ingénu du XXIe siècle et confronter le à une injustice ou un dysfonctionnement contemporain. Vous rédigerez un chapitre dans lequel vous décrirez avec précision les origines du personnage, le fléau auquel il est confronté, ses réactions face à cet évènement. Vous préciserez au préalable les registres choisis ( épique, satirique, parodique, ironique).
« Il y a longtemps que les fables n'existent plus pour leur moralité. N'importe quel gamin vous le dira : le plaisir, c'est l'histoire, et peu importe la leçon ! ». Que pensez-vous de cette réflexion parue dans un journal à l'occasion du spectacle de l'acteur Fabrice Luchini consacré aux Fables de La Fontaine ?
Un écrivain peut-il contribuer à l'amélioration de la société ?
Vous avez lu un article de presse dans lequel un écrivain contemporain affirme que le roman moderne n'a pu besoin de personnages héroïque. Vous lui écrivez une lettre dans lequel vous lui exposez votre propre conception du roman, en fonction de votre expérience et de vos attentes de lecteur.
Charles Perrault a déclaré à propos des contes que ces bagatelles n'étaient pas de pures bagatelles, qu'elles renfermaient une morale utile et que le récit enjoué dont elles étaient enveloppées n'avait été choisi que pour les faire entrer plus agréablement dans l'esprit et d'une manière qui instruisît et divertît tout ensemble. Vous direz comment les apologues que vous avez lus et étudiés illustrent ce jugement. Vous vous appuierez pour traiter ce sujet, sur les textes du corpus (Lettre de La Fontaine au Dauphin, Préface des Contes en vers de et par Charles Perrault, et Les Fées de Charles Perrault) ainsi que sur vos lectures personnelles (Contes de Grimm, contes de Perrault, fables de La Fontaine...) et sur les oeuvres étudiés en classe (Candide...).
L'un des ressorts de la tragédie est l'émotion tragique qu'elle doit inspirer au spectateur, mais elle bannit toute forme de violence visuelle sur scène. En prenant appui sur plusieurs récits dont essentiellement celui de la mort d'Hippolyte, vous chercherez en quoi un récit oral peut susciter plus d'émotion que la représentation de la scène qu'il rapporte.
La vérité n'est pas pour le philosophe une maîtresse qui corrompe son imagination et qu'il croît trouver partout; il se contente de la pouvoir démêler où il peut l'apercevoir. Il ne la confond point avec le vraisemblance [...]", Dumarsais, Article "Philosophe", Encyclopédie. Vous montrerez comment le philosophe des lumières s'inscrit comme un modèle intellectuel et moral selon la définition de Dumarsais.
L'un des ressorts de la tragédie est l'émotion tragique qu'elle doit inspirer au spectateur, mais elle bannit toute forme de violence visuelle sur scène. En prenant appui sur plusieurs récits dont essentiellement celui de la mort d'Hippolyte, vous chercherez en quoi un récit oral peut susciter plus d'émotion que la représentation de la scène qu'il rapporte.
La vérité n'est pas pour le philosophe une maîtresse qui corrompe son imagination et qu'il croît trouver partout; il se contente de la pouvoir démêler où il peut l'apercevoir. Il ne la confond point avec le vraisemblance [...], Dumarsais, Article Philosophe, Encyclopédie. Vous montrerez comment le philosophe des lumières s'inscrit comme un modèle intellectuel et moral selon la définition de Dumarsais.
L'un des ressorts de la tragédie est l'émotion tragique qu'elle doit inspirer au spectateur, mais elle bannit toute forme de violence visuelle sur scène. En prenant appui sur plusieurs récits dont essentiellement celui de la mort d'Hippolyte, vous chercherez en quoi un récit oral peut susciter plus d'émotion que la représentation de la scène qu'il rapporte.
Quels intérêts présente la forme du conte philosophique pour faire passer des idées philosophiques ou moral appuyer votre réponse sur l'oeuvre étudier en classe et sur d'autres contes que vous connaissez.
Dans son essai Pour un nouveau roman, le romancier Alain Robbe-Grillet affirme qu'un roman: C'est avant tout une histoire mais il précise que Le vrai roman, c'est celui dont la signification dépasse l'anecdote, la transcende vers une vérité humaine profonde, une morale où une métaphysique. Vous expliciterez et illustrerez ces propos, et éventuellement les discuterez, à partir des extraits qui constituent le corpus et des romans que vous avez lus/étudiés.
Une oeuvre littéraire peut-elle être appréciée et comprise par des lecteurs non contemporains de l'époque de l'auteur ?
Imaginez le monologue d'Arnolphe qui, après le mariage d'Agnès et Horace, tire la leçon de l'École des femmes.
Constituer une anthologie de la poésie française du XIXe et du XXe siècle (20 poèmes du XIXe et 20 poèmes du XXe s ) . En rédiger la préface qui justifie vos choix, fera l'éloge de la poésie moderne et s'interrogera sur la poésie contemporaine.
« J'aime lire comme lit une concierge : m'identifier à l'auteur et au livre. Toute autre attitude me fait penser au dépeceur de cadavres », écrit Cioran dans De l'inconvénient d'être né (1988). Vous commenterez cette réflexion en vous appuyant sur des exemples tirés de votre propre expérience de la lecture.
Vous direz par quel côté les Oraisons funèbres de Bossuet touchent à l'histoire et par quel côté elles s'en écartent.
POURQUOI AIMONS-NOUS LA FONTAINE ? Après avoir étudié l'oeuvre de La Fontaine, un critique contemporain conclut : « Il n'y a pas de note humaine qui ne s'y fasse entendre, l'ironie, l'émotion, la pitié, le courage, le goût du plaisir et de la retraite, l'acceptation de la vie et le besoin du rêve. On voudrait faire sentir pourquoi on l'aime ; mais on n'ose forcer la voix quand on parle du plus discret des poètes. » Vous direz si vous retrouvez dans ces quelques lignes l'impression que vous a laissée la lecture de la Fontaine.
Montesquieu (1689-1755) confie dans ses Cahiers : « L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture ne m'ait ôté. » Qu'en pensez-vous? Quel rôle assignez-vous vous-même à la lecture dans votre vie d'adolescent d'aujourd'hui (divertissement, enrichissement intellectuel, moral, connaissance de l'homme et de son destin, connaissance des hommes, appel à l'imaginaire...)?
« J'ai l'optimisme de croire qu'on a enfin compris dans les autres sphères de l'Enseignement que plus un auteur est proche de l'enfant dans le temps, plus il a de chance de l'intéresser et de l'enrichir. Toute éducation littéraire doit commencer par les contemporains » écrit Michel Tournier dans Le Vent Paradet (1977). Partagez-vous cette opinion? Vous illustrerez votre pensée par des exemples précis tirés de vos lectures.
A la question : qu'y a-t-il de vrai dans vos histoires? le romancier contemporain Michel Tournier avoue être tenté de répondre : « Rien, j'ai tout inventé. » Pensez-vous, d'après vos lectures, que tout soit inventé dans les romans ?
Un auteur contemporain affirme que le but suprême du romancier est de nous faire connaître et aimer l'âme humaine dans sa grandeur comme dans sa misère, dans ses victoires comme dans ses défaites. Et il conclut: Admiration et pitié, telle est la devise du roman. Qu'en pensez-vous ?
Un écrivain contemporain déclare: C'est une profonde erreur de porter un roman à l'écran. Partagez-vous ce sentiment ?
On définit traditionnellement un apologue de court récit en prose ou en vers souvent présenté sous forme allégorique et comportant une morale. En quoi Les états et empire de la lune et Les état et empire du soleil de Cyrano de Bergerac est un apologue.
Depuis le XVIIIième siècle, on affirmait la concordance des progrès techniques et du progrès moral. Pensez-vous qu'on ait des raisons aujourd'hui de la remettre en cause ?
Pensez-vous que, pour être plus efficace, un apologue doit présenter sa morale de façon implicite ou de façon explicite ?
Pourquoi l'apologue est accompagné d'une morale explicite ?
A quoi tient le pouvoir des fables : au récit ou à la morale ?
Dans des notes rédigées à l'intention de son avocat à l'occasion de procès des Fleurs du mal, Baudelaire écrit : « Le livre doit être jugé dans son ensemble et il en ressort un terrible moralité. » A partir de ces notes et de votre connaissance du recueil (organisation générale et références précises aux poèmes), imaginez le plaidoyer de l'avocat de Baudelaire pour défendre son client contre l'accusation d'immoralité de maître Pinard, procureur chargé de requérir contre les Fleurs du mal. L'avocat userait des ressources de la conviction et de la persuasion.
« Il savait que cette foule en joie ignorait, et qu'on peut lire dans les livres... » (fin du roman d'Albert Camus, La Peste). Pensez-vous que le roman puisse être un moyen de mieux connaître les hommes et le monde ?
A propos de l'utopie, le philosophe contemporain Cioran déclare : « Les nouvelles terres qu'elles (= les utopies) proposent affectent de plus en plus la figure d'un nouvel enfer ». Discutez cette affirmation en vous aidant des textes du corpus et d'autres utopies ou contre-utopies que vous connaissez.
Imaginez le dialogue que pourraient avoir un écrivain du passé et un écrivain contemporain.
Écrivez une fable dont la morale est « le travail est un trésor ».
« Il y a certaines vérités qu'il ne suffit pas de persuader, mais qu'il faut encore faire sentir. Telles sont les vérités de morale. Peut-être qu'[un] morceau d'histoire touchera plus qu'une philosophie subtile.» Vous réfléchirez à cette affirmation de Montesquieu (Lettres Persanes) en vous appuyant sur les documents du corpus.
Un lecteur écrit à un magazine littéraire pour témoigner de son goût pour les formes classiques de la poésie (poésie en vers fixes du XVIe au XIXe siècle). Une semaine plus tard, un autre lecteur lui répond dans le même magazine, pour défendre et montrer son goût de la poésie moderne et contemporaine (vers libres, poèmes en prose, etc.). Rédigez ces deux lettres. Vous pourrez, si vous le voulez, inverser l'ordre des deux lettres.
Dans le domaine de la réflexion morale, certains auteurs privilégient l'essai et le discours. Selon vous, ces genres sont-ils les plus efficaces pour défendre un point de vue ? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les textes que vous avez lus et étudiés.
Dans quelle mesure et pour quelles raisons la littérature à contenu moral et argumentatif peut-elle intéresser un lecteur d'aujourd'hui ?
Pensez vous que la littérature puisse, par ses oeuvres, contribuer au bonheur des hommes, à l'amélioration de la société ?
Écrivez un apologue en prose ayant pour morale la phrase de Cioran : La misère n'est pas un état transitoire : elle coïncide avec la certitude que, quoi qu'il arrive, vous n'aurez jamais rien, que vous êtes né en deçà du circuit des biens, que vous devez combattre pour respirer, qu'il faut conquérir jusqu'à l'air, jusqu'à l'espoir, jusqu'au sommeil.
D'après les textes étudiés en classe et les oeuvres lues, montrez que l'utopie est une nécessité à toute société. (Utopie de Thomas More, « l'abbaye de Thélème » Rabelais, les « Troglodytes » de Montesquieu, l'Eldorado de Voltaire).
En quoi peut-on dire que la société et la nature impitoyable sont utiles à la structuration morale de l'individu ?
Un texte argumentatif ne peut-il convaincre que ses contemporains ?
Créez un apologue mettant en scène des animaux et dont la morale serait : « Il ne faut jamais dire Fontaine, je ne boirai pas de ton eau ».
« La littérature tient à tout. Elle ne peut être séparée de la politique, de la religion, de la morale. Elle est l'expression des opinions des hommes sur chacune de ces choses. Comme tout dans la nature, elle est à la fois effet et cause. La peindre comme un phénomène isolé, ce n'est pas la peindre » dit Benjamin Constant dans Esquisse d'un essai sur la littérature du XVIIIème siècle. Qu'en pensez-vous ?
Votre interlocuteur affirme que les poèmes engagés n'ont d'intérêt que pour leurs contemporains. Vous ne partagez pas cet avis et soutenez que la poésie engagée intéresse les lecteurs de tous les temps. Rendez compte de votre discussion sous la forme d'un dialogue argumenté et illustré d'exemples précis.
Touché par les reproches virulents de l'orateur, un des auditeurs prend conscience des dangers courus par sa patrie et raconte la scène à un ami qui n'y a pas assisté. Imaginez son récit.
L'autobiographie a-t-elle pour objectif de donner une image favorable de soi ?
Pourquoi peut-on dire que Montesquieu est un moraliste ?
Quel est l'intérêt d'actualiser le mythe et la tragédie à l'époque contemporaine ?
Écrivez un récit illustrant la morale de Candide : « il faut cultiver notre jardin ».
Pour Rousseau, les Fables de La Fontaine ne jouent pas leur rôle éducatif parce qu'elles donnent à voir ce qu'il ne faut pas faire. Vous discuterez son point de vue en prenant appui sur la fonction traditionnelle des apologues et sur les moyens mis en oeuvre pour faire passer un message didactique et moral.
« Dans le roman, la peste est une abstraction » affirme un critique contemporain. En quoi est-ce une abstraction et en quoi est-ce une réalité concrète ?
Lorsqu'on aborde des notions abstraites ou morales, quelles stratégies vous semblent les plus adéquates pour y faire adhérer le lecteur ? Vous répondrez à cette question en un développement composé, en prenant appui sur les textes du corpus, sur ceux que vous avez étudiés en classe et sur vos lectures personnelles. Vous réserverez une place toute particulière à l'apologue dans votre devoir.
« Fidèle à Horace et sa conception utilitaire de l'art, Rabelais s'est cette fois clairement fixé pour but, tout en nous faisant rire et en riant lui-même de concert avec nous, de nous instruire et de nous éduquer ». Pensez-vous que cette réflexion puisse s'appliquer au Gargantua ?
Le XXe siècle réintroduit les mythes dans le théâtre. Jean Cocteau choisit de réécrire le mythe d'Oedipe dans une tragédie moderne : La Machine Infernale. Quel est l'intérêt d'actualiser le mythe et la tragédie à l'époque contemporaine ?
« Une morale nue apporte de l'ennui / Le conte fait passer le précepte avec lui ». La Fontaine. Vous discuterez cette citation en vous demandant si elle peut s'appliquer ou non aux textes étudiés pendant l'année et à ceux du corpus.
Dans l'Antiquité, les Grecs considéraient le théâtre comme un divertissement, mais aussi comme un moyen d'éducation morale au service des citoyens. Pensez-vous que le théâtre français, classique ou romantique, remplisse cette double fonction ? Vous répondrez à la question en vous appuyant sur votre lecture d'On ne badine pas avec l'amour, Phèdre et sur vos lectures personnelles.
D'après Lévi-Strauss, l'attitude de l'être humain « consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles, morales, religieuses, sociales, esthétiques qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions ». Qu'en pensez-vous ?
Selon vous, lorsque l'on aborde des notions abstraites ou morales, quelles stratégies littéraires vous semblent les plus efficaces pour emporter l'adhésion du lecteur ?
Pensez-vous comme Lévi-Strauss que l'attitude de l'être humain « consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles, morales, religieuses, sociales, esthétiques qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions » ?
Se posant le problème de la création littéraire dans le domaine du roman, un auteur contemporain s'exprime en ces termes : « Pourquoi écrit-on un roman ? Comment naît, se développe et s'organise dans le cerveau de son auteur une oeuvre romanesque ? Les personnages que le romancier a créés se conforment-ils dans leur conduite à ce qu'il a prévu ou échappent-ils à son contrôle ? » Pouvez-vous répondre à ces diverses questions ?
Le plaisir et l'interet litteraire de la cigale et la fourmi sont ils liés à sa morale ?
La poésie peut-elle et soit-elle traiter des événements contemporains ?
Charles Perrault a déclaré a propos des contes que ces bagatelles n'étaient pas de pures bagatelles, qu'elles renfermaient une morale utile et que le récit enjoué dont elles étaient envelloppées n'avait été choisi que pour les entre plus agréablement dans l'esprit et d'une manière qui instruisît et divertît tout ensemble.
Vous direz comment les apologues que vous avez lus et étudiés illustrent ce jugement. Vous vous appuierez, pour traiter ce sujet, sur vos lectures personnelles et les oeuvres étudiées au cours de l'année ?
Selon l'opinion de deux auteurs contemporains, interpréter signifie dans son emploi courant: donner un sens à, et aussi s'agissant du théâtre: jouer, donner une image visuelle.
l'interprétation du texte de théâtre est indispensable [...]. Elle peut être le fait des acteurs [...] Elle est aussi le fait du metteur en scène.[...]. Elle est, enfin, le fait du lecteur qui imagine selon ses goûts et sa culture les personnages, leurs faits et gestes, et charge donc le texte de sens divers.
En faisant référence à vos lectures de pièces et aux spectacles que vous avez pu voir, vous expliquerez dans quelle mesure vous partagez cette opinion. ?
Selon Jacques Vier, " Les Lettres Philosophiques soulèvent les principaux problèmes que l'esprit rencontre sur sa route, mais à la faveur d'une promenade à traves un pays, que l'on découvre ; elles renseignent plus qu'elles n'enseignent." Illustrez et éventuellement discutez cet avis critique contemporain ?
Jouer un rôle politique, moral ou social, est-ce perdre son âme pour la poésie ?
Rédigez à l'intention d'un écrivain contemporain que vous nommerez une lettre pour lui dire votre admiration pour une des oeuvres que vous venez de lire. Vous écrirez ensuite un bref billet à un camarade pour commenter cette lettre. Vous pourrez vous inspirer plus particulièrement des textes A et B du corpus. N.B. Vous ne signerez pas cette lettre ?
Vous choisirez un contexte précis et, à la manière imagée des textes du corpus, vous rédigerez un récit en prose illustrant ce que vous pensez du pouvoir et se terminant par une moralité.
Le document iconographique (annexe 1) peut, si vous le souhaitez, vous suggérer des pistes
?
Vous écrirez un dialogue de comédie dans lequel un Monsieur Jourdain contemporain se vante devant un ami d'un savoir récemment acquis. Vous pourrez utiliser certains procédés comiques présents dans les textes du corpus. Vous veillerez à employer un niveau de langue approprié aux personnages et à la situation ?
Le metteur en scène contemporain Jacques Lassalle propose de faire graver au fronton de tous les théâtres la formule : "c'est ce qui est le plus drôle qui est le plus profond". Dans quelle mesure cette formule vous semble-t-elle justifiée ?
La Fontaine introduit le livre I des Fables en s'adressant à Monseigneur le Dauphin en ces termes : " Je ne doute point, Monseigneur, que vous ne regardiez favorablement des inventions si utiles et tout ensemble si agréables." Vous discuterez de l'articulation de ces deux aspects, plaire et instruire, dans les genres de l'essai, du dialogue, et de l'apologue ?
Ecrire une fable par rapport à une morale déjà donnée. La morale est "mieux vaut être seul que mal accompagné". Pour commencer cette fable j'ai décidé de prendre comme animal l'âne et le singe et j'ai fait la fable mais je ne suis pas sûre d'être dans le sujet ?
Les informations sur l'auteur d'une oeuvre et les circonstances de son éllaboration sont-elles à votre avis inutiles, ou indispenspensables à sa compréhension ?
Nul ne peut écrire la vie d'un homme que lui même. Sa manière d'être interieure sa véritable vie n'est connue que de lui; mais en l'écrivant, il l'a déguise ; il se montre comme il veut être vu, mais point du tout comme il est. Dans un développement composé vous commenterez et discuterez cette citation d'un écrivain cotemporain en prenant apuis sur les textes que vous avez étudié en classe et vos propres lectures ?
Vous rédigerez en prose un récit utilisant les personnages des « Animaux malades de la Peste ». Mais cette fois la morale est inversée... justice et optimisme triomphent. Vous respecterez les caractères de chacun, mais vous pourrez ajouter d'autres personnages ?
Écrivez un apologue en prose ayant pour morale la phrase de Cioran : La misère n'est pas un état transitoire : elle coïncide avec la certitude que, quoi qu'il arrive, vous n'aurez jamais rien, que vous êtes né en deçà du circuit des biens, que vous devez combattre pour respirer, qu'il faut conquérir jusqu'à l'air, jusqu'à l'espoir, jusqu'au sommeil. ?
Vous dénoncerez un scandale contemporain en utilisant le registre satirique, votre devoir sera divisé en courts paragraphes ?
En vous inspirant du texte de Ponge prenez un objet banal et transformez-le en lui donnant une vie particulière.
Texte de Ponge : Le Pain La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes. Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses... Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente. Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des soeurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable... Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation.
?
Ecrivez un conte à partir de cette moralité :
« Quand d'une charmante beauté
Le galant fait le dégoûté
Il a beau dire, il a beau feindre
C'est qu'il n'y peut atteindre ».
Situez votre conte à l'époque contemporaine, sur des oppositions simples, un schéma narratif très net, la présence du merveilleux et les interventions du narrateur
?
Vous écrirez un dialogue de comédie dans lequel un Monsieur Jourdain contemporain se vante devant un ami d'un savoir récemment acquis. Vous pourrez utiliser certains procédés comiques présents dans les textes du corpus. Vous veillerez à employer un niveau de langue approprié aux personnages et à la situation ?
Vous rédigerez un apologue en prose ou en vers qui s'achèvera sur une morale de votre choix : a ou b. a- Aucune idée sur terre n'est digne d'un trépas. (Brassens) ; b- Pour faire un soldat, il faut défaire un civil. (Vian).
L'ensemble respectera le style de Brassens, les exigences d'un apologue et fera une cinquantaine de vers ou lignes minimum
?
Rédigez une fable illustrant une morale contraire à celle du texte d'Italo Svevo (texte D), morale que vous exposerez en conclusion de votre texte. Vous utiliserez le même registre que Jean Anouilh dans le texte C.
Indication complémentaire : vous ferez intervenir à votre choix des êtres humains ou des animaux
?
Selon un critique contemporain, dans le théâtre de Marivaux, on assiste à l'affrontement théâtral de deux langues au moins : la langue des maîtres, dans son élégante simplicité ; la langue plus bariolée, souvent impropre mais plus vivante des valets. ?
A Athènes, dans l'Antiquité, les citoyens assistaient en masse aux représentations théâtrales. Le théâtre y était considéré, non seulement comme un divertissement, mais comme un moyen d'éducation morale et civique ?
Molière, dans sa préface de Tartuffe a écrit : Les plus beaux traits d'une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire.
Justifier cette thèse en vous référant à différents exemples de comédie
?
Un critique contemporain affirme : La comédie vit des changements de rythme, du hasard, et de l'invention dramaturgique et scénique. Cela ne signifie pas toutefois que la comédie bafoue toujours l'ordre et les valeurs de la société où elle opère.
Analysez et commentez ces propos en vous appuyant sur Casina ou les tireurs de sort de Plaute, Les Fourberies de Scapin de Molière, et Arlequin serviteur de deux maîtres de Goldoni.
?
Ce que le théâtre peut montrer de plus émouvant est un caractère en train de se faire, le moment du choix, de la libre décision qui engage une morale et toute une vie. Et comme il n'y a de théâtre que si l'on réalise l'unité de tous les spectateurs, il faut trouver des situations si générales qu'elles soient communesà tous. Expliquez et commentez ces réflexions en vous appuyant sur les pièces de Sartre que vous connaissez ?
Bossuet considérait le genre romanesque comme dangereux pour les moeurs. Le roman contemporain justifie-t-il encore ce jugement ?
Commentez cette affirmation de Guillaume Apollinaire dans l'Esprit Nouveau et les Poètes en vous référant aux textes de la poésie contemporaine que vous connaissez: c'est par la surprise, par la place importante qu'il fait à la surprise, que l'esprit nouveau se distingue de tous les mouvements artistiques et littéraires qui l'ont précédé ?
Selon Bernanos, on ne comprend rien à la civilisation moderne si on n'admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. La littérature contemporaine est-elle le reflet de cette civilisation et encourt-elle la même condamnation ?
Appliquez à Phèdre ces réflexions écrites par Thierry Maulnier à propos de l'oeuvre de Racine: Le théâtre le plus dur et la poésie la plus sauvage, la peinture de tout ce que la condition humaine a d'inexorable et de tout ce qu'ont d'émouvant les vertiges du coeur ?
« J'aime lire comme lit une concierge : m'identifier à l'auteur et au livre. Toute autre attitude me fait penser au dépeceur de cadavres », écrit Cioran dans De l'inconvénient d'être né (1988). Vous commenterez cette réflexion en vous appuyant sur des exemples tirés de votre propre expérience de la lecture ?
La Fontaine écrit une morale nue apporte de l'ennui/le conte fait passer le précepte avec lui. Expliquez et discutez cette définition de l'apologue ?
Le moraliste La Bruyère reproche quelque chose aux Grands dans le chapitre 9. Est-ce de se faire passer pour ce qu'ils ne sont pas, ne sont plus, ou de ne plus être le mot « grand » ?
Selon un poète contemporain le monde poétique est celui d'une autre planète ? En vous aidant des poèmes ou des chansons que vous connaissez, vous vous demanderez quelles peuvent être les relations qui unissent le monde poétique et le monde réel ?
Parlant de son roman Les Misérables, Victor Hugo écrit : ... tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. On sait que les intentions de l'auteur, quand il composa Les Misérables, étaient de révéler au monde la réalité de la misère et ses conséquences. En vous appuyant sur les documents du corpus et sur vos lectures personnelles, vous vous interrogerez sur l'intérêt que présente une littérature critique de son temps et sur ses limites ?
Dans quelle mesure le costume de théâtre joue-t-il un rôle important dans la représentation d'une pièce et contribue-t-il à l'élaboration de son sens pour le spectateur ?
Molière, dans sa préface de Tartuffe a écrit : Les plus beaux traits d'une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire. Justifier cette thèse en vous référant à différents exemples de comédie ?
« La création poétique est d'abord une violence faite au langage. Son premier acte est de déraciner les mots. Le poète les soustrait à leurs connexions et à leurs emplois habituels », écrit le poète contemporain mexicain Octavio Paz (L'Arc et la Lyre), faisant écho à Saint-John Perse qui affirme : « Poète est celui-là qui rompt avec l'accoutumance ». En vous appuyant sur les textes du corpus et sur vos lectures personnelles, vous expliquerez et développerez ces définitions de l'acte poétique ?
Dans son traité d'éducation, Émile, publié en 1762, Rousseau déclare à propos de l'utilisation, fréquente à l'époque, des Fables pour l'éducation morale des jeunes enfants : Composons M. de La Fontaine. Je promets quant à moi de vous lire, de vous aimer, de m'instruire dans vos fables, mais pour mon élève, permettez que je ne lui en laisse pas étudier une seule.
Dans quelle mesure votre lecture personnelle du 2e recueil des Fables vous permet-elle de comprendre et de partager les réticences de Rousseau ?
La Fontaine écrit : Une morale nue apporte de l'ennui :/Le conte fait passer le précepte avec lui. Vous expliquerez et discuterez cette définition de l'apologue, en vous appuyant sur les textes du corpus et sur d'autres apologues que vous connaissez.
Les textes du corpus :La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf ; Le Petit Prince (le passage au cours duquel il discute avec le renard) ?
Montesquieu confie dans ses Cahiers : « l'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture ne m'ait ôté ». qu'en pensez-vous ? Quel rôle assignez-vous vous-même à la lecture dans votre vie d'adolescent d'aujourd'hui (divertissement, enrichissement moral, intellectuel...) ?
À la question : qu'y a-t-il de vrai dans vos histoires ? le romancier contemporain M. Tournier avoue être tenté de répondre : « Rien, j'ai tout inventé ». Pensez-vous, d'après vos lectures, que tout soit inventé dans les romans ?
Julien Benda, écrivain et critique, se moquait d'un orateur qui louait quelqu'un en s'écriant : « Il avait formé ses idées au contact de la vie, et non dans les livres ! » Benda constatait : »Or, nous formons la plupart de nos idées et souvent les plus justes, dans les livres (...). Le mépris des livres au nom de la vie est une ânerie ». Vous préciserez le problème posé par l'opposition de ces deux attitudes et l'étudierez en fonction de votre expérience ?
A propos des utopies, le philosophe contemporain Cioran affirme : « La nouvelle terre qu'on nous annonce affect de plus en plus la figure d'un nouvel enfer. » Expliquez et discutez cette affirmation en vous appuyant sur le corpus et vos lectures personnelles ?
La Fontaine écrit : Une morale nue apporte de l'ennui / Le conte fait passer le précepte avec lui . Vous expliquerez et discuterez cette définition de l'apologue, en vous appuyant sur les textes du corpus et sur d'autres apologues que vous connaissez ?
Évoquant les paysages d'Oranie, Camus confirme : Mais ceci ne peut se partager, il faut l'avoir vécu. Pensez vous, comme l'auteur de l'été, que l'écriture autobiographique ne permet pas de partager l'expérience personnelle ?
Dans quelle mesure une autobiographie demande t-elle selon vous la collaboration du lecteur ?
En quoi le théâtre peut-il apparaître comme un genre particulièrement capable d'agir moralement sur le spectateur ?
Les informations sur l'auteur d'une oeuvre et les circonstances de son élaboration sont-elles à votre avis inutiles ou indispensables à sa compréhension ?
Comparaison du rôle de l'amour chez Balzac et chez ses contemporains romantiques ?
La morale du Père Goriot ?
Un écrivain contemporain écrit : Le poète a un pied dans la boue, un oeil sur les étoiles et un poignard dans la main . Cette vision du poète vous paraît-elle pouvoir s'appliquer à Hugo dans les poèmes de Châtiments que vous avez étudiés ?
l'autoportrait et l'autobiographie ont-ils pour objectif de donner une image favorable de soi ? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les textes du corpus, sur les oeuvres que vous avez étudiées au cours de l'année et sur vos lectures personnelles. [Corpus : Rousseau, Les Confessions ; Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe et Leiris, l'Âge d'homme] ?
Molière, dans sa préface de Tartuffe a écrit : Les plus beaux traits d'une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire. Justifier cette thèse en vous référant à différents exemples de comédie ?
Nul ne peut écrire la vie d'un homme que lui même. Sa manière d'être intérieure sa véritable vie n'est connue que de lui; mais en l'écrivant, il l'a déguise ; il se montre comme il veut être vu, mais point du tout comme il est. Dans un développement composé, vous commenterez et discuterez cette citation d'un écrivain contemporain en prenant appuis sur les textes que vous avez étudiés en classe et vos propres lectures ?
Dans Emile ou De l'Education, en 1762, Jean-Jacques Rousseau condamne ainsi les Fables de La Fontaine :
« On fait apprendre les Fables de La Fontaine à tous les enfants, et il n'y en a pas un seul qui les entende : quand ils les entendraient, ce serait encore pis. car la morale en est tellement mêlée et si disproportionnée à leur âge qu'elle les porterait plus au vice qu'à la vertu. »
Puis, après un commentaire linéaire railleur du « Corbeau et le renard ». il poursuit :
« Suivez les enfants apprenant leurs fables, et vous verrez, que quand ils sont en état d'en faire l'application, ils en sont presque toujours une contraire à l'intention de railleur [...] les enfants se moquent du corbeau, mais s'affectionnent tous au renard [...] ils prendront toujours le beau rôle, c'est le choix de l'amour-propre, c'est un choix très naturel. »
Partagez-vous ce jugement sévère de Rousseau, ou jugez-vous les Fables que vous connaissez selon d'autres critères que celui de moralité ?
Lorsqu'on aborde des notions abstraites ou morales, quelles stratégies vous semblent les plus efficaces pour emporter l'adhésion du lecteur ?
Charles Perrault a déclaré à propos des contes « que ces bagatelles n'étaient pas de pures bagatelles, qu'elles renfermaient une morale utile et que le récit enjoué dont elles étaient enveloppées n'avait été choisi que pour les faire entrer plus agréablement dans l'esprit et d'une manière qui instruisît et divertît tout ensemble. » ?
Dans quelle mesure le costume de théâtre joue-t-il un rôle important dans la représentation d'une pièce et contribue-t-il à l'élaboration de son sens pour le spectateur ?
l'apologue, petit récit à visée morale, est une forme d'argumentation indirecte dont le but est de faire passer un message. Quel est, selon vous, l'intérêt d'argumenter à l'aide de récits imagés plutôt que de manière directe ?
Montherlant écrit dans ses Notes de Théâtre (Théâtre, Bibliothèque de la Pléiade, p. 1075) : « Une pièce de théâtre ne m'intéresse que si l'action extérieure, réduite à la plus grande simplicité, n'y est qu'un prétexte à l'exploration de l'homme; si l'auteur s'y est donné pour tâche non d'imaginer et de construire mécaniquement une intrigue, mais d'exprimer avec le maximum de vérité, d'intensité et de profondeur un certain nombre de mouvements de l'âme humaine. » Expliquez et discutez ?
Un dramaturge contemporain, Armand Salacrou soutient qu'une pièce n'est pas faite pour les personnages, mais les personnages pour la pièce. Vous expliquerez et discuterez cette opinion en vous fondant sur des exemples choisis dans le théâtre français de toutes les époques ?
Dans l'apologue, qu'est-ce qui selon vous importe le plus: le récit ou la morale ?
Un critique contemporain définit l'esprit du 18e siècle en ces termes: Il fallait édifier une politique sans droit divin, une religion sans mystère, une morale sans dogme. Dans quelle mesure et avec quelles nuances ce jugement se trouve-t-il vérifié par les oeuvres du 18e siècle que vous connaissez ?
Commentez cette opinion d'André Gide: Il me semble que les qualités que nous nous plaisons à appeler classiques sont surtout des qualités morales et volontiers je considère le classicisme comme un harmonieux faisceau de vertus dont la première est la modestie ?
Un critique contemporain définit comme il suit notre XVIe siècle: Grand siècle pour notre prose, non moins que pour notre poésie, siècle d'explosion et d'invention, d'efforts enthousiastes et de surprises émerveillées, le plus brûlant, le plus avide et tout ensemble le plus frais de notre histoire littéraire. Expliquez et discutez ce jugement ?
Commentez et discutez ces lignes de Baudelaire : « L'art est-il utile? Oui. Pourquoi ? Parce qu'il est l'art. Y a-t-il un art pernicieux? Oui. C'est celui qui dérange les conditions de la vie. Le vice est séduisant, il faut le peindre séduisant; mais il traîne avec lui des maladies et des douleurs morales singulières. Il faut les décrire. Etudiez toutes les plaies comme un médecin qui fait, son service dans un hôpital, et l'école du bon sens, l'école exclusivement morale, ne trouvera plus où mordre. Le crime est-il toujours châtié, la vertu gratifiée? Non; mais cependant si votre roman, si votre drame est bien fait, il ne prendra envie à personne de violer les lois de la nature. La première condition nécessaire pour un art sain est la croyance à l'unité intégrale. Je défie qu'on me trouve un seul ouvrage d'imagination qui réunisse toutes les conditions du beau et qui soit un ouvrage pernicieux. » (L'Art romantique, « Les drames et les romans honnêtes ».) ?
l'Oraison Funèbre, chez Bossuet, est-elle un sermon ?
Voltaire écrit dans Le siècle de Louis XIV: Molière fut, si on ose le dire, un législateur des bienséances du monde. Et d'ailleurs: Molière a fondé l'école de la vie civile. Vous expliquerez ces expressions et vous direz si elles vous semblent bien caractériser la morale de Molière ?
Rousseau: On fait apprendre les fables de La Fontaine aux enfants. Il n'y en a pas un seul qui les entende. Quand ils les entendraient, ce serait encore pis, car la morale en est tellement mêlée et disproportionnée à leur âge, qu'elle les porterait au vice plus qu'à la vertu. qu'en pensez-vous ?
Renan: Une distinction est à faire entre ce qu'on propose à imiter et ce qu'on propose à admirer. Les exemples à imiter doivent toujours avoir quelque chose de médiocre et de bourgeois, car la pratique est roturière. Mais pour obtenir des hommes le simple devoir, il faut leur montrer l'exemple de ceux qui le dépasseront; la morale ne se maintient que par le héros ?
Appréciant l'oeuvre historique de Voltaire, un critique déclare qu'il y a fait preuve de mérites peu ordinaires chez ses contemporains. Vous commenterez ce jugement ?
Est-il vrai que dans ses oraisons funèbres Bossuet s'attache plus à la démonstration d'une vérité religieuse qu'au panégyrique d'un personnage ?
Appréciez cette opinion d'un critique contemporain: Les circonstances de la vie de Molière l'ayant mis à même d'embrasser du regard toute la comédie humaine, c'est toute la comédie humaine qu'il a transportée sur le théâtre ?
Un critique a dit de Britannicus: C'est un admirable tableau d'histoire fait par un grand moraliste. Appréciez ce jugement ?
Dans le domaine de la réflexion morale, certains auteurs privilégient l'essai et le discours. Selon vous, ces genres sont-ils les plus efficaces pour défendre un point de vue ? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les textes que vous avez lus et étudiés ?
La Fontaine introduit le livre I des Fables en s'adressant à monseigneur le Dauphin en ces termes : je ne doute point monseigneur, que vous ne regardiez favorablement des inventions si utiles et tout ensemble si agréables. À partir de vos lectures personnelles vous discuterez de l'articulation de ces deux aspects, plaire et instruire dans les genres de l'essai, du dialogue et de l'apologue ?
Selon un critique contemporain, le roman picaresque met en scène avec réalisme une quête de la conscience individuelle à la fois face à Dieu et face à la société hiérarchisée d'Ancien régime. Commentez et discutez à l'aide des textes au programme. (Gil Blas de Lesage ; Moll Flanders de Defoe ; Lazarillo de Tormès) ?
Pour Rousseau les fables de La Fontaine ne jouent pas leur rôle éducatif parce qu'elles donnent à voir ce qu'il ne faut pas faire. Vous discuterez son point de vue en prenant appui sur la fonction traditionnelle des apologues et sur les moyens mis en oeuvre pour faire passer un message didactique et moral ?
En quoi ces deux contes, Cendrillon et Peau d'âne, permettent à Perrault de prendre une distance avec la morale ?
La nouvelle délivre-t-elle toujours une morale ?
En vous appuyant sur des apologues, montrez en quoi le discours narratif se met au service de l'argumentation pour délivrer une morale. Montrez aussi les limites d'un tel pouvoir ?
Une morale nue apporte de l'ennui a écrit La Fontaine. Vous semble-t-il que le recours à des récits imagés renforce la visée argumentative des fables, ou au contraire qu'ils distraient le lecteur au point de lui faire oublier la leçon de l'apologue ?
Évoquant l'expérience de la lecture d'une oeuvre littéraire, le critique contemporain Jean Rousset écrit : L'expérience première demeure celle de nouveau monde et de l'écart ; qu'elle soit récente ou classique, l'oeuvre impose l'avènement d'un ordre en rupture avec l'état existant, l'affirmation d'un règne qui obéit à ses lois et à sa logique propre. Vous commenterez et discuterez cette affirmation ?
La littérature doit-elle être morale ? (Mariage de Figaro et de sa préface de Beaumarchais) ?
Victor Hugo fut partie prenante de la politique de son temps puisqu'il exerça des fonctions d'orateur et d'élu. À travers les Châtiments, il définit les fonctions politiques qui incombent au poète. Vous essaierez de les mettre en évidence et de les commenter de manière raisonnée ?
Discutez ce propos : les lettres nous rendent juste en morale et nous apprend à vivre ?
Un critique contemporain présente le mythe antique comme « une histoire vraie qui s'est passée au commencement des temps et qui sert de modèle aux comportements humains. » En vous appuyant sur l'oeuvre théâtrale du XXe que vous avez étudiée, vous vous demanderez dans quelle mesure elle exploite le mythe ainsi défini ?
Un écrivain contemporain écrit : « Le poète a un pied dans la boue, un oeil sur les étoiles et un poignard dans la main. » Cette vision du poète vous parait-elle pouvoir s'appliquer à Victor Hugo dans les poèmes des Châtiments que vous avez étudiés ?
Un écrivain contemporain déclare : « Je me propose non de vous faire frémir ou pleurer mais de vous faire réfléchir ». Cette affirmation peut-elle être appliquée, selon vous, à l'oeuvre théâtrale du XXe siècle, inspirée d'un mythe antique, que vous avez étudiée cette année ? Vous répondrez dans un développement composé, illustré de références à cette oeuvre ?
À l'instar des romans idéalistes, le genre picaresque a lui aussi l'ambition de susciter à travers la multiplicité épisodique une idée abstraite et inattendue de l'univers qui est celle de la séparation radicale entre l'homme incapable de s'élever jusqu'à la hauteur de la norme morale et son milieu ambiant ?
« La noblesse du théâtre, c'est de faire oublier au spectateur la vie réelle, de lui permettre d'échapper à tout ce qui l'entoure, de n'être plus son contemporain. » (Gaston Baty) Vous discuterez cette information en vous demandant si le théâtre permet au spectateur de s'évader du réel ou s'il ne le renvoie pas au contraire à lui-même. Vous prendrez appui sur les textes du corpus et sur vos lectures personnelles ?
La censure qui frappa Tartuffe montre combien l'écrivain contemporain, à l'époque de Molière, est dépendant matériellement, moralement, et intellectuellement. En vous appuyant sur un thème précis, dites si le statut de l'écrivain contemporain s'est libéré de tout interdit ?
Que pensez-vous de cette formule de Sainte-Beuve: Lamartine ignorant qui ne sait que son âme ?
Comment Bossuet a-t-il concilié les exigences de l'oraison funèbres et celles de l'Histoire ?
Vous commenterez ce jugement d'un critique contemporain sur Pascal : « Ce puissant génie nous confond par la diversité de ses dons. Comme savant il est l'égal des plus illustres. Ses pensées nous le révèlent comme un grand moraliste. Son style est celui d'un homme de science et d'un poète. » ?
Molière fait dire à Dorante dans la Critique de l'École des femmes : « C'est une étrange entreprise que celle de faire rire les honnêtes gens. » Commenter cette formule en montrant de quelle manière Molière fait rire les honnêtes gens. ?
Faut-il que la vie d'un auteur soit mémorable pour qu'il entreprenne son autobiographie ?
Vaut-il la peine de s'engager dans de grandes causes morales politiques ou sociales? Sous quelle forme intervenir pour éveiller les consciences?Discutez ce problème en vous inspirant des grands débats sur l'éducation, l'intolérance, la guerre qui ont traversé les siècles ?
la littérature veut instruire ou plaire; parfois sont objet est de plaire et d'instruire en même temps" écrit Horace poéte latin dans son art poétique . en quoi l'ambition du conte philosophique est- elle justement de plaire et d'instruire en même temps ?
Selon vous, l'apologue donne-t-il la primauté au récit ou à la moralité ?
Jouer un rôle politique, social ou moral, est-ce perdre son âme pour la poésie ?
Le sort qui de l'honneur nous ouvre la barrière, Offre à notre constance une illustre matière, Et comme il voit en nous des âmes peu communes, Hors de l'ordre commun, il nous fait des fortunes. Par ces vers qu'il place dans la bouche du jeune Horace,
Corneille ne vous paraît-il pas définir l'essentiel de sa conception
de la tragédie
?
Lorsqu'on aborde des notions abstraites ou morales, quelles stratégies vous semblent les plus efficaces pour emporter l'adhésion du lecteur ?
L'apologue, petit récit à visée morale, est une forme d'argumentation indirecte dont le but est de faire passer un message. Quel est, selon vous, l'intérêt d'argumenter à l'aide de récits imagés plutôt que de manière directe ?
Dans quelle mesure le costume de théâtre joue-t-il un rôle important dans la représentation d'une pièce et contribue-t-il à l'élaboration de son sens pour le spectateur ?
« Pour l'artiste, et en dépit de ses convictions politiques les plus fermes, en dépit même de sa bonne volonté de militant, l'art ne peut être réduit à l'état de moyen au service d'une cause qui le dépasserait, celle-ci fût-elle la plus juste, la plus exaltante ». Vous commenterez et discuterez à l'aide d'exemples précis cette affirmation d'Alain Robbe-Grillet, écrivain contemporain ?
Un écrivain peut-il, par ses oeuvres, contribuer à l'amélioration de la société ?
Un écrivain peut-il par ses oeuvres contribué à l'amélioration de la société?
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