Les Liaisons dangereuses : une fin morale ?
Laclos, les Liaisons dangereuses : un roman moral
Pensez-vous que l'auteur de contes philosophiques doive ou non exprimer explicitement la morale ou la leçon à tirer du récit qu'il propose, ou qu'au contraire il faille laisser le soin au lecteur de tirer lui même les enseignements de ce qu'il a lu ?
A votre avis Britannicus a une fonction morale ou c'est juste une distraction ?
Le théâtre a-t-il pour fonction d'amener le lecteur ou le spectateur à une réflexion morale ?
Écrivez soit un conte soit une fable dont la morale sera la suivante : « On ne peut répondre de son courage quand on n'a jamais été dans le péril ». François de La Rochefoucauld
Une fable a-t-elle absolument besoin de se terminer par une morale pour être efficace ? Ou bien e-t-elle d'autres moyens de persuasions ?
Écrire une fable ayant pour morale : « vu la mobilité des choses humaines peut-on concevoir une méthode plus insensée que d'élever un enfant comme n'ayant jamais à sortir de sa chambre ».
Baudelaire a écrit en 1856, qu'une foule de gens se figurent que le but de la poésie est un enseignement quelconque, qu'elle doit tantôt fortifier la conscience, tantôt perfectionner les moeurs, tantôt enfin démontrer quoi que ce soit d'utile. Or, ajoute le poète, la poésie ne peut pas sous peine de mort ou de défaillance, s'assimiler à la science ou à la morale. Qu'en pensez-vous ?
On vient de vous faire part d'une injustice grave. Vous exprimerez votre désapprobation dans une lettre argumentée que vous adressez au courrier des lecteurs d'un journal. La situation d'injustice que vous aurez dénoncée conduira à l'énoncé d'une morale.
Quand, à propos d'un personnage de roman, on emploie l'expression « C'est un beau personnage !» parle-t-on seulement de la beauté physique ou morale de ce personnage ? Que veut-on dire ?
Giraudoux déclare en 1931 : Le spectacle est la seule forme d'éducation morale ou artistique d'une nation. Le théâtre est-il, selon vous; une bonne tribune possible pour défendre des idées ?
Toute comédie n'est qu'un long apologue disait Beaumarchais dans la préface du Mariage de Figaro. Vous vous demanderez si toute oeuvre comique a pour but de transmettre une morale.
Composez (en prose) un apologue pour lequel vous inventerez deux dénouements différents qui aboutiront à deux morales différentes voire opposées (les morales devront être explicitement formulées).
Selon vous la littérature doit-elle influer sur l'éducation morale et sociale du lecteur ?
« Il y a longtemps que les fables n'existent plus pour leur moralité. N'importe quel gamin vous le dira : le plaisir, c'est l'histoire, et peu importe la leçon ! ». Que pensez-vous de cette réflexion parue dans un journal à l'occasion du spectacle de l'acteur Fabrice Luchini consacré aux Fables de La Fontaine ?
Charles Perrault a déclaré à propos des contes que ces bagatelles n'étaient pas de pures bagatelles, qu'elles renfermaient une morale utile et que le récit enjoué dont elles étaient enveloppées n'avait été choisi que pour les faire entrer plus agréablement dans l'esprit et d'une manière qui instruisît et divertît tout ensemble. Vous direz comment les apologues que vous avez lus et étudiés illustrent ce jugement. Vous vous appuierez pour traiter ce sujet, sur les textes du corpus (Lettre de La Fontaine au Dauphin, Préface des Contes en vers de et par Charles Perrault, et Les Fées de Charles Perrault) ainsi que sur vos lectures personnelles (Contes de Grimm, contes de Perrault, fables de La Fontaine...) et sur les oeuvres étudiés en classe (Candide...).
La vérité n'est pas pour le philosophe une maîtresse qui corrompe son imagination et qu'il croît trouver partout; il se contente de la pouvoir démêler où il peut l'apercevoir. Il ne la confond point avec le vraisemblance [...]", Dumarsais, Article "Philosophe", Encyclopédie. Vous montrerez comment le philosophe des lumières s'inscrit comme un modèle intellectuel et moral selon la définition de Dumarsais.
La vérité n'est pas pour le philosophe une maîtresse qui corrompe son imagination et qu'il croît trouver partout; il se contente de la pouvoir démêler où il peut l'apercevoir. Il ne la confond point avec le vraisemblance [...], Dumarsais, Article Philosophe, Encyclopédie. Vous montrerez comment le philosophe des lumières s'inscrit comme un modèle intellectuel et moral selon la définition de Dumarsais.
Quels intérêts présente la forme du conte philosophique pour faire passer des idées philosophiques ou moral appuyer votre réponse sur l'oeuvre étudier en classe et sur d'autres contes que vous connaissez.
Dans son essai Pour un nouveau roman, le romancier Alain Robbe-Grillet affirme qu'un roman: C'est avant tout une histoire mais il précise que Le vrai roman, c'est celui dont la signification dépasse l'anecdote, la transcende vers une vérité humaine profonde, une morale où une métaphysique. Vous expliciterez et illustrerez ces propos, et éventuellement les discuterez, à partir des extraits qui constituent le corpus et des romans que vous avez lus/étudiés.
Montesquieu (1689-1755) confie dans ses Cahiers : « L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture ne m'ait ôté. » Qu'en pensez-vous? Quel rôle assignez-vous vous-même à la lecture dans votre vie d'adolescent d'aujourd'hui (divertissement, enrichissement intellectuel, moral, connaissance de l'homme et de son destin, connaissance des hommes, appel à l'imaginaire...)?
On définit traditionnellement un apologue de court récit en prose ou en vers souvent présenté sous forme allégorique et comportant une morale. En quoi Les états et empire de la lune et Les état et empire du soleil de Cyrano de Bergerac est un apologue.
Depuis le XVIIIième siècle, on affirmait la concordance des progrès techniques et du progrès moral. Pensez-vous qu'on ait des raisons aujourd'hui de la remettre en cause ?
Pensez-vous que, pour être plus efficace, un apologue doit présenter sa morale de façon implicite ou de façon explicite ?
Pourquoi l'apologue est accompagné d'une morale explicite ?
A quoi tient le pouvoir des fables : au récit ou à la morale ?
Dans des notes rédigées à l'intention de son avocat à l'occasion de procès des Fleurs du mal, Baudelaire écrit : « Le livre doit être jugé dans son ensemble et il en ressort un terrible moralité. » A partir de ces notes et de votre connaissance du recueil (organisation générale et références précises aux poèmes), imaginez le plaidoyer de l'avocat de Baudelaire pour défendre son client contre l'accusation d'immoralité de maître Pinard, procureur chargé de requérir contre les Fleurs du mal. L'avocat userait des ressources de la conviction et de la persuasion.
Écrivez une fable dont la morale est « le travail est un trésor ».
« Il y a certaines vérités qu'il ne suffit pas de persuader, mais qu'il faut encore faire sentir. Telles sont les vérités de morale. Peut-être qu'[un] morceau d'histoire touchera plus qu'une philosophie subtile.» Vous réfléchirez à cette affirmation de Montesquieu (Lettres Persanes) en vous appuyant sur les documents du corpus.
Dans le domaine de la réflexion morale, certains auteurs privilégient l'essai et le discours. Selon vous, ces genres sont-ils les plus efficaces pour défendre un point de vue ? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les textes que vous avez lus et étudiés.
Dans quelle mesure et pour quelles raisons la littérature à contenu moral et argumentatif peut-elle intéresser un lecteur d'aujourd'hui ?
Écrivez un apologue en prose ayant pour morale la phrase de Cioran : La misère n'est pas un état transitoire : elle coïncide avec la certitude que, quoi qu'il arrive, vous n'aurez jamais rien, que vous êtes né en deçà du circuit des biens, que vous devez combattre pour respirer, qu'il faut conquérir jusqu'à l'air, jusqu'à l'espoir, jusqu'au sommeil.
En quoi peut-on dire que la société et la nature impitoyable sont utiles à la structuration morale de l'individu ?
Créez un apologue mettant en scène des animaux et dont la morale serait : « Il ne faut jamais dire Fontaine, je ne boirai pas de ton eau ».
« La littérature tient à tout. Elle ne peut être séparée de la politique, de la religion, de la morale. Elle est l'expression des opinions des hommes sur chacune de ces choses. Comme tout dans la nature, elle est à la fois effet et cause. La peindre comme un phénomène isolé, ce n'est pas la peindre » dit Benjamin Constant dans Esquisse d'un essai sur la littérature du XVIIIème siècle. Qu'en pensez-vous ?
Pourquoi peut-on dire que Montesquieu est un moraliste ?
Écrivez un récit illustrant la morale de Candide : « il faut cultiver notre jardin ».
Pour Rousseau, les Fables de La Fontaine ne jouent pas leur rôle éducatif parce qu'elles donnent à voir ce qu'il ne faut pas faire. Vous discuterez son point de vue en prenant appui sur la fonction traditionnelle des apologues et sur les moyens mis en oeuvre pour faire passer un message didactique et moral.
Lorsqu'on aborde des notions abstraites ou morales, quelles stratégies vous semblent les plus adéquates pour y faire adhérer le lecteur ? Vous répondrez à cette question en un développement composé, en prenant appui sur les textes du corpus, sur ceux que vous avez étudiés en classe et sur vos lectures personnelles. Vous réserverez une place toute particulière à l'apologue dans votre devoir.
« Une morale nue apporte de l'ennui / Le conte fait passer le précepte avec lui ». La Fontaine. Vous discuterez cette citation en vous demandant si elle peut s'appliquer ou non aux textes étudiés pendant l'année et à ceux du corpus.
Dans l'Antiquité, les Grecs considéraient le théâtre comme un divertissement, mais aussi comme un moyen d'éducation morale au service des citoyens. Pensez-vous que le théâtre français, classique ou romantique, remplisse cette double fonction ? Vous répondrez à la question en vous appuyant sur votre lecture d'On ne badine pas avec l'amour, Phèdre et sur vos lectures personnelles.
D'après Lévi-Strauss, l'attitude de l'être humain « consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles, morales, religieuses, sociales, esthétiques qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions ». Qu'en pensez-vous ?
Selon vous, lorsque l'on aborde des notions abstraites ou morales, quelles stratégies littéraires vous semblent les plus efficaces pour emporter l'adhésion du lecteur ?
Pensez-vous comme Lévi-Strauss que l'attitude de l'être humain « consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles, morales, religieuses, sociales, esthétiques qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions » ?
Le plaisir et l'interet litteraire de la cigale et la fourmi sont ils liés à sa morale ?
Charles Perrault a déclaré a propos des contes que ces bagatelles n'étaient pas de pures bagatelles, qu'elles renfermaient une morale utile et que le récit enjoué dont elles étaient envelloppées n'avait été choisi que pour les entre plus agréablement dans l'esprit et d'une manière qui instruisît et divertît tout ensemble.
Vous direz comment les apologues que vous avez lus et étudiés illustrent ce jugement. Vous vous appuierez, pour traiter ce sujet, sur vos lectures personnelles et les oeuvres étudiées au cours de l'année ?
Jouer un rôle politique, moral ou social, est-ce perdre son âme pour la poésie ?
Vous choisirez un contexte précis et, à la manière imagée des textes du corpus, vous rédigerez un récit en prose illustrant ce que vous pensez du pouvoir et se terminant par une moralité.
Le document iconographique (annexe 1) peut, si vous le souhaitez, vous suggérer des pistes
?
Ecrire une fable par rapport à une morale déjà donnée. La morale est "mieux vaut être seul que mal accompagné". Pour commencer cette fable j'ai décidé de prendre comme animal l'âne et le singe et j'ai fait la fable mais je ne suis pas sûre d'être dans le sujet ?
Vous rédigerez en prose un récit utilisant les personnages des « Animaux malades de la Peste ». Mais cette fois la morale est inversée... justice et optimisme triomphent. Vous respecterez les caractères de chacun, mais vous pourrez ajouter d'autres personnages ?
Écrivez un apologue en prose ayant pour morale la phrase de Cioran : La misère n'est pas un état transitoire : elle coïncide avec la certitude que, quoi qu'il arrive, vous n'aurez jamais rien, que vous êtes né en deçà du circuit des biens, que vous devez combattre pour respirer, qu'il faut conquérir jusqu'à l'air, jusqu'à l'espoir, jusqu'au sommeil. ?
Ecrivez un conte à partir de cette moralité :
« Quand d'une charmante beauté
Le galant fait le dégoûté
Il a beau dire, il a beau feindre
C'est qu'il n'y peut atteindre ».
Situez votre conte à l'époque contemporaine, sur des oppositions simples, un schéma narratif très net, la présence du merveilleux et les interventions du narrateur
?
Vous rédigerez un apologue en prose ou en vers qui s'achèvera sur une morale de votre choix : a ou b. a- Aucune idée sur terre n'est digne d'un trépas. (Brassens) ; b- Pour faire un soldat, il faut défaire un civil. (Vian).
L'ensemble respectera le style de Brassens, les exigences d'un apologue et fera une cinquantaine de vers ou lignes minimum
?
Rédigez une fable illustrant une morale contraire à celle du texte d'Italo Svevo (texte D), morale que vous exposerez en conclusion de votre texte. Vous utiliserez le même registre que Jean Anouilh dans le texte C.
Indication complémentaire : vous ferez intervenir à votre choix des êtres humains ou des animaux
?
A Athènes, dans l'Antiquité, les citoyens assistaient en masse aux représentations théâtrales. Le théâtre y était considéré, non seulement comme un divertissement, mais comme un moyen d'éducation morale et civique ?
Molière, dans sa préface de Tartuffe a écrit : Les plus beaux traits d'une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire.
Justifier cette thèse en vous référant à différents exemples de comédie
?
Ce que le théâtre peut montrer de plus émouvant est un caractère en train de se faire, le moment du choix, de la libre décision qui engage une morale et toute une vie. Et comme il n'y a de théâtre que si l'on réalise l'unité de tous les spectateurs, il faut trouver des situations si générales qu'elles soient communesà tous. Expliquez et commentez ces réflexions en vous appuyant sur les pièces de Sartre que vous connaissez ?
La Fontaine écrit une morale nue apporte de l'ennui/le conte fait passer le précepte avec lui. Expliquez et discutez cette définition de l'apologue ?
Le moraliste La Bruyère reproche quelque chose aux Grands dans le chapitre 9. Est-ce de se faire passer pour ce qu'ils ne sont pas, ne sont plus, ou de ne plus être le mot « grand » ?
Molière, dans sa préface de Tartuffe a écrit : Les plus beaux traits d'une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire. Justifier cette thèse en vous référant à différents exemples de comédie ?
Dans son traité d'éducation, Émile, publié en 1762, Rousseau déclare à propos de l'utilisation, fréquente à l'époque, des Fables pour l'éducation morale des jeunes enfants : Composons M. de La Fontaine. Je promets quant à moi de vous lire, de vous aimer, de m'instruire dans vos fables, mais pour mon élève, permettez que je ne lui en laisse pas étudier une seule.
Dans quelle mesure votre lecture personnelle du 2e recueil des Fables vous permet-elle de comprendre et de partager les réticences de Rousseau ?
La Fontaine écrit : Une morale nue apporte de l'ennui :/Le conte fait passer le précepte avec lui. Vous expliquerez et discuterez cette définition de l'apologue, en vous appuyant sur les textes du corpus et sur d'autres apologues que vous connaissez.
Les textes du corpus :La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf ; Le Petit Prince (le passage au cours duquel il discute avec le renard) ?
Montesquieu confie dans ses Cahiers : « l'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture ne m'ait ôté ». qu'en pensez-vous ? Quel rôle assignez-vous vous-même à la lecture dans votre vie d'adolescent d'aujourd'hui (divertissement, enrichissement moral, intellectuel...) ?
La Fontaine écrit : Une morale nue apporte de l'ennui / Le conte fait passer le précepte avec lui . Vous expliquerez et discuterez cette définition de l'apologue, en vous appuyant sur les textes du corpus et sur d'autres apologues que vous connaissez ?
En quoi le théâtre peut-il apparaître comme un genre particulièrement capable d'agir moralement sur le spectateur ?
La morale du Père Goriot ?
Molière, dans sa préface de Tartuffe a écrit : Les plus beaux traits d'une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire. Justifier cette thèse en vous référant à différents exemples de comédie ?
Dans Emile ou De l'Education, en 1762, Jean-Jacques Rousseau condamne ainsi les Fables de La Fontaine :
« On fait apprendre les Fables de La Fontaine à tous les enfants, et il n'y en a pas un seul qui les entende : quand ils les entendraient, ce serait encore pis. car la morale en est tellement mêlée et si disproportionnée à leur âge qu'elle les porterait plus au vice qu'à la vertu. »
Puis, après un commentaire linéaire railleur du « Corbeau et le renard ». il poursuit :
« Suivez les enfants apprenant leurs fables, et vous verrez, que quand ils sont en état d'en faire l'application, ils en sont presque toujours une contraire à l'intention de railleur [...] les enfants se moquent du corbeau, mais s'affectionnent tous au renard [...] ils prendront toujours le beau rôle, c'est le choix de l'amour-propre, c'est un choix très naturel. »
Partagez-vous ce jugement sévère de Rousseau, ou jugez-vous les Fables que vous connaissez selon d'autres critères que celui de moralité ?
Lorsqu'on aborde des notions abstraites ou morales, quelles stratégies vous semblent les plus efficaces pour emporter l'adhésion du lecteur ?
Charles Perrault a déclaré à propos des contes « que ces bagatelles n'étaient pas de pures bagatelles, qu'elles renfermaient une morale utile et que le récit enjoué dont elles étaient enveloppées n'avait été choisi que pour les faire entrer plus agréablement dans l'esprit et d'une manière qui instruisît et divertît tout ensemble. » ?
l'apologue, petit récit à visée morale, est une forme d'argumentation indirecte dont le but est de faire passer un message. Quel est, selon vous, l'intérêt d'argumenter à l'aide de récits imagés plutôt que de manière directe ?
Dans l'apologue, qu'est-ce qui selon vous importe le plus: le récit ou la morale ?
Un critique contemporain définit l'esprit du 18e siècle en ces termes: Il fallait édifier une politique sans droit divin, une religion sans mystère, une morale sans dogme. Dans quelle mesure et avec quelles nuances ce jugement se trouve-t-il vérifié par les oeuvres du 18e siècle que vous connaissez ?
Commentez cette opinion d'André Gide: Il me semble que les qualités que nous nous plaisons à appeler classiques sont surtout des qualités morales et volontiers je considère le classicisme comme un harmonieux faisceau de vertus dont la première est la modestie ?
Commentez et discutez ces lignes de Baudelaire : « L'art est-il utile? Oui. Pourquoi ? Parce qu'il est l'art. Y a-t-il un art pernicieux? Oui. C'est celui qui dérange les conditions de la vie. Le vice est séduisant, il faut le peindre séduisant; mais il traîne avec lui des maladies et des douleurs morales singulières. Il faut les décrire. Etudiez toutes les plaies comme un médecin qui fait, son service dans un hôpital, et l'école du bon sens, l'école exclusivement morale, ne trouvera plus où mordre. Le crime est-il toujours châtié, la vertu gratifiée? Non; mais cependant si votre roman, si votre drame est bien fait, il ne prendra envie à personne de violer les lois de la nature. La première condition nécessaire pour un art sain est la croyance à l'unité intégrale. Je défie qu'on me trouve un seul ouvrage d'imagination qui réunisse toutes les conditions du beau et qui soit un ouvrage pernicieux. » (L'Art romantique, « Les drames et les romans honnêtes ».) ?
Voltaire écrit dans Le siècle de Louis XIV: Molière fut, si on ose le dire, un législateur des bienséances du monde. Et d'ailleurs: Molière a fondé l'école de la vie civile. Vous expliquerez ces expressions et vous direz si elles vous semblent bien caractériser la morale de Molière ?
Rousseau: On fait apprendre les fables de La Fontaine aux enfants. Il n'y en a pas un seul qui les entende. Quand ils les entendraient, ce serait encore pis, car la morale en est tellement mêlée et disproportionnée à leur âge, qu'elle les porterait au vice plus qu'à la vertu. qu'en pensez-vous ?
Renan: Une distinction est à faire entre ce qu'on propose à imiter et ce qu'on propose à admirer. Les exemples à imiter doivent toujours avoir quelque chose de médiocre et de bourgeois, car la pratique est roturière. Mais pour obtenir des hommes le simple devoir, il faut leur montrer l'exemple de ceux qui le dépasseront; la morale ne se maintient que par le héros ?
Un critique a dit de Britannicus: C'est un admirable tableau d'histoire fait par un grand moraliste. Appréciez ce jugement ?
Dans le domaine de la réflexion morale, certains auteurs privilégient l'essai et le discours. Selon vous, ces genres sont-ils les plus efficaces pour défendre un point de vue ? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les textes que vous avez lus et étudiés ?
Pour Rousseau les fables de La Fontaine ne jouent pas leur rôle éducatif parce qu'elles donnent à voir ce qu'il ne faut pas faire. Vous discuterez son point de vue en prenant appui sur la fonction traditionnelle des apologues et sur les moyens mis en oeuvre pour faire passer un message didactique et moral ?
En quoi ces deux contes, Cendrillon et Peau d'âne, permettent à Perrault de prendre une distance avec la morale ?
La nouvelle délivre-t-elle toujours une morale ?
En vous appuyant sur des apologues, montrez en quoi le discours narratif se met au service de l'argumentation pour délivrer une morale. Montrez aussi les limites d'un tel pouvoir ?
Une morale nue apporte de l'ennui a écrit La Fontaine. Vous semble-t-il que le recours à des récits imagés renforce la visée argumentative des fables, ou au contraire qu'ils distraient le lecteur au point de lui faire oublier la leçon de l'apologue ?
La littérature doit-elle être morale ? (Mariage de Figaro et de sa préface de Beaumarchais) ?
Discutez ce propos : les lettres nous rendent juste en morale et nous apprend à vivre ?
À l'instar des romans idéalistes, le genre picaresque a lui aussi l'ambition de susciter à travers la multiplicité épisodique une idée abstraite et inattendue de l'univers qui est celle de la séparation radicale entre l'homme incapable de s'élever jusqu'à la hauteur de la norme morale et son milieu ambiant ?
La censure qui frappa Tartuffe montre combien l'écrivain contemporain, à l'époque de Molière, est dépendant matériellement, moralement, et intellectuellement. En vous appuyant sur un thème précis, dites si le statut de l'écrivain contemporain s'est libéré de tout interdit ?
Vous commenterez ce jugement d'un critique contemporain sur Pascal : « Ce puissant génie nous confond par la diversité de ses dons. Comme savant il est l'égal des plus illustres. Ses pensées nous le révèlent comme un grand moraliste. Son style est celui d'un homme de science et d'un poète. » ?
Vaut-il la peine de s'engager dans de grandes causes morales politiques ou sociales? Sous quelle forme intervenir pour éveiller les consciences?Discutez ce problème en vous inspirant des grands débats sur l'éducation, l'intolérance, la guerre qui ont traversé les siècles ?
Selon vous, l'apologue donne-t-il la primauté au récit ou à la moralité ?
Jouer un rôle politique, social ou moral, est-ce perdre son âme pour la poésie ?
Lorsqu'on aborde des notions abstraites ou morales, quelles stratégies vous semblent les plus efficaces pour emporter l'adhésion du lecteur ?
L'apologue, petit récit à visée morale, est une forme d'argumentation indirecte dont le but est de faire passer un message. Quel est, selon vous, l'intérêt d'argumenter à l'aide de récits imagés plutôt que de manière directe ?
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