Le narrateur du Temps retrouvé croise une femme qu'il a aimée dans sa jeunesse et pour laquelle il conserve une vive affection. Il perçoit, sous ses traits vieillissants, les traces de sa beauté d'autrefois. En vous inspirant de l'extrait proposé (texte D), vous imaginerez la description qu'il pourrait en faire. (Bac 2008 - 1S et 1ES)
Imaginez un dialogue entre le joueur ou le chasseur du fragment 186 des Pensées et Blaise Pascal. Le joueur ou le chasseur réfute la thèse de Pascal et fait l'éloge du divertissement. Votre dialogue doit présenter un enjeu délibératif très marqué et utiliser les procédés destinés à convaincre et persuader.
On a souvent reproché aux poètes de se réfugier dans leur tour d'ivoire et dans leurs jeux avec le langage, insensibles aux problèmes et aux douleurs du monde. L'analyse du corpus et votre culture personnelle vous amènent-t-elles à partager ce jugement ?
P.H.SIMON qui affirme que : « Un texte dramatique est un texte littéraire conçu en vue d'être représenté ; sa nature est double : il n'existe pas sans un style, appréciable à la lecture, et, pourtant, ses valeurs propres ne peuvent jaillir pleinement que par le jeu du théâtre, par la représentation ». Qu'en pensez-vous ?
« Je ne veut pas que l'on me plaise,[...] je veut que l'on m'instruise ».Ce souhait du géant Sirius dans Micromégas, autre conte de Voltaire, vous semble t-il de nature à éclairer les enjeux de l'apologue et le travail d'écriture mené par Voltaire dans Memnon.
L'art du roman est de savoir mentir affirme Louis Aragon dans J'abats mon jeu en 1959.
Vous devrez mettre en scène l'extrait de la scène 4 de l'acte I de Lorenzaccio. Elaborez un document de mise en scène qui comportera à al fois des indications concernant le lieu scénique (le décor, l'éclairage...) et le jeu des comédiens. Vous présenterez vos indications de manière qu'elles puissent être lues à côté du texte de Musset.
Argumentation : Pensez-vous que les jeunes d'aujourd'hui on une vie plus facile ?
Vous expliciterez en quoi le théâtre, domaine de l'illusion et du jeu scénique, est un outil révélateur de vérité.
Quels sont les enjeux de la dernière partie du Guépard ?
A partir du corpus de textes ci-dessous et d'autres pièces que vous avez vues, expliquez ce que la mise en scène et le jeu des comédiens apportent à l'interprétation d'un texte de théâtre.
Tout comme les poètes, les romanciers du XIXe siècle ont fait de la femme fatale un sujet de prédilection. À partir des extraits Le premier baiser de Balzac et Une jeune mariée de Fromentin, expliquez cette affirmation en analysant la relation que les personnages féminins entretiennent avec les personnages masculins.
Quels sont les enjeux de la dernière partie du Guépard ?
En quoi peut-on dire que Roméo et Juliette est une ode à la jeunesse ?
Jean Genet, Préface de Les Bonnes : « Je vais au théâtre afin de me voir, sur la scène (restitué en un seul personnage ou à l'aide d'un personnage multiple et sous forme de conte) tel que je ne saurais – ou n'oserais – me voir ou me rêver, et tel pourtant que je sais être. Les comédiens ont donc pour fonction d'endosser des gestes et des accoutrements qui leur permettront de me montrer à moi-même, et de me montrer nu, dans la solitude et sans allégresse ». Expliquez et éventuellement discutez cette conception du théâtre et du jeu comédien en faisant référence notamment aux pièces que vous connaissez.
Un critique a vu dans Jacques le Fataliste et son maître le « roman de la toute-puissance de la fiction et conjointement celui de la démystification de cette puissance ». Vous illustrerez cette proposition et vous direz quel vous semble être le but de ce jeu avec la fiction.
Composez la lettre ouverte d'un héritier des lumières condamnant le racisme et l'antisémitisme et exhortant les jeunes d'aujourd'hui à la tolérance. Vous étaierez votre argumentation d'arguments variés que vous illustrerez d'exemples précis et aurez recours aux procédés de la persuasion.
A propos du romancier, Marcel Proust écrit: D'un mot, il peut nous affranchir. Par lui, nous perdons notre ancienne condition pour connaître celle du général, du tisseur, de la chanteuse, du gentilhomme campagnard, la vie des champs, le jeu, la chasse, la haine, l'amour, la vie des camps... Notre infortune ou notre fortune cesse pour un instant de nous tyranniser... C'est pourquoi, en fermant un beau roman triste, nous nous sentons si heureux. Commentez et critiquez.
Un critique a vu dans Jacques le Fataliste, le roman de la toute puissance de la fiction et conjointement celui de la démystification de cette puissance. Vous illustrerez cette proposition et vous direz quel vous semble être le but de ce jeu avec la fiction.
« Parce que la forme est contraignante l'idée jaillit plus intense » écrivait Baudelaire. Pensez-vous comme ce dernier que l'écriture ne soit affaire que de contrainte, contrainte qui ferait de l'écriture un jeu formel et de l'écrivain un ouvrier, un artisan de la forme ? Votre pensée sera argumentée ; vous utiliserez les exemples du corpus, ceux vus en classe ou tirés de votre culture personnelle.
Dans un entretien accordé à André Warnod (Le Figaro , 11 mai 1937), Giraudoux déclara à propos d'Electre : «Je montre la lutte que mène une jeune fille pour la découverte d'un énorme crime. C'est si vous voulez une pièce policière ; mais considérée non du point de vue du détective, mais du point de vue du juge. L'action se déroule en une nuit, en douze heures. Au matin, la vérité est découverte.» Partagez vous ce point de vue ?
On dit que les fables de La Fontaine s'adressent à un jeune public. Qu'en pensez-vous ?
On vient d'ouvrir dans votre ville une nouvelle salle de spectacle destinée à promouvoir le théâtre sous toutes ses formes, principalement auprès des jeunes. Vous êtes chargé(e) de prononcer le discours d'inauguration de cette salle devant un public d'élus locaux, de responsables politiques, de jeunes, d'habitants venus en curieux. Vous y faites l'éloge du théâtre, en développant principalement l'idée que le théâtre a de nos jours une importance immense. (Citation de Victor HUGO extrait de sa préface de Lucrèce Borgia en 1833)
Comprenez-vous cette remarque de Philippe Lejeune dans Les Brouillons de soi : « On écrit son autobiographie pour se remettre au monde soi-même » ?
La poésie est-elle un jeu ?
La comédie est un jeu mais qui n'est pas sans enjeux ? Qu'en pensez-vous ?
L'écrivain Cocteau (1889-1963) définit ainsi la poésie : « L'espace d'un éclair nous voyons un chien, un fiacre, une maison pour la première fois. Voilà le rôle de la poésie. Elle dévoile dans toute la force du terme. Elle montre nues, sous une lumière qui secoue la torpeur, les choses surprenantes qui nous environnent et que nos sens enregistraient machinalement. Mettez un lieu commun en place, nettoyez- le, frottez-le,éclairez-le de telle sorte qu'il frappe avec sa jeunesse et la avec la même fraîcheur, le même jet qu'il avait à sa source, vous ferez oeuvre de poète ». ?
Les poètes ne sont-ils que des amateurs de jeux de mots ?
« On écrit son autobiographie pour se remettre au monde soi-même» : comment comprenez-vous cette phrase de Philippe Lejeune ? Vous développerez votre propos dans un devoir argumenté.
« Le principal avantage de mon art c'est qu'il rend capable de discerner à coup sûr si l'esprit du jeune homme enfante une chimère et une fausseté ou un fruit réel et vrai ? » Commentez ce propos de Socrate.
« On écrit son autobiographie pour se remettre au monde soi-même ». Comment comprenez-vous cette phrase de Philippe Lejeune ?
L'enjeu de la comédie est-il seulement de faire rire ?
Pourquoi peut-on dire que le théâtre de Musset est un théâtre de la jeunesse ?
Écrivez une lettre ouverte que des jeunes de votre génération pourraient adresser aux dirigeants de votre pays contre la guerre sous toutes ses formes. Votre lettre ouverte devra comporter des exemples précis empruntés à l'histoire ou à l'actualité mondiale ?
Dans la préface de l'Amour Médecin, Molière dit : Tout le monde sait que les comédies ne sont faites que pour être jouées et je ne conseille de lire celles-ci qu'aux personnes qui ont des yeux pour découvrir dans la lecture tout le jeu du théâtre. Qu'en pensez-vous ?
On a généralement tendance à ne voir l'intrigue politique dans une pièce de Racine que comme un a adjuvant à l'intrigue amoureuse. Elle serait donc extrêmement seconde écrit le critique Alain Quesnel. En vous appuyant sur des exemples précis empruntés à Britannicus, vous montrerez que ce critique a raison de soutenir que le pouvoir politique joue cependant un rôle majeur dans l'économie d'une tragédie racinienne. ?
« Nous sommes tous devant le romancier comme les esclaves devant l'empereur : d'un mot, il peut nous affranchir. Par lui, nous perdons notre ancienne condition pour connaître celle du général, du tisseur, de la chanteuse, du gentilhomme campagnard, la vie des champs, le jeu, la chasse, la haine, l'amour, la vie des camps. Par lui, nous sommes Napoléon, Savonarole, un paysan, bien plus - existence que nous aurions pu ne jamais connaître- nous sommes nous-même. Il prête une voix à la foule, à la solitude, au vieil ecclésiastique, au sculpteur, à l'enfant, au cheval, à notre âme. Par lui nous sommes le véritable Protée qui revêt successivement toutes les formes de la vie » Marcel Proust. Votre expérience de lecteur correspond-elle à la position exprimée par Marcel Proust ?
« l'homme n'est point fait pour méditer mais pour agir", disait Voltaire dans sa correspondance à un jeun homme. Par son oeuvre, l'écrivain doit-il participer activement à la vie de son époque ?
Pensez-vous que la lecture de roman aide un jeune lecteur à connaître le monde ou au contraire ne lui en donne qu'une illusion ?
Dans l'avis au lecteur de l'une de ses pieces, Molière écrit: On sait bien que les comédies ne sont faites que pour être jouées; et je conseille de lire celle-ci qu'aux personnes qui ont des yeux pour découvrir dans la lecture tout le jeu du théâtre. Ce privilège accordé par Molière à la representation scénique par rapport à la lecture du texte théâtral vous semble -t-elle pleinement justifiée.
Ecrivez une lettre ouverte que des jeunes de votre génération pourraient adresser aux dirigeants de votre pays contre la guerre sous toutes ses formes. Votre lettre ouverte devra comporter des exemples précis empruntés à l'histoire ou à l'actualité mondiale ?
Annie Ernaux (biographe) écrit à un jeune auteur qui lui a demandé conseil au moment d'écrire son autobiographie. Vous rédigerez la lettre dans laquelle l'écrivain lui fait part de ses recommandations. ?
Pour la rubrique du courrier des lecteurs d'un hebdomadaire destiné aux adolescents, vous écrivez une lettre où vous soutenez qu'un jeune d'aujourd'hui peut encore aimer lire ou écrire des poèmes ?
A la manière de Molière ou de Voltaire, imaginez un dialogue théâtral entre deux jeunes gens d'aujourd'hui sur l'éducation des filles ?
En tenant compte des diverses indications apportées par le texte des Confessions, vous imaginerez un dialogue dans lequel M. Verrat persuade le jeune Rousseau d'aller voler les asperges ?
Imaginez la lettre d'encouragement qu'un éditeur d'aujourd'hui écrirait à un jeune poète découragé par le peu de succès de poésie en libraire et le manque d'attention des medias à l'égard des poètes ?
Discutez, par rapport aux enjeux formels, stylistiques et matériels de la tragédie et du registre du tragique, la citation de Racine dans sa préface de Bérénice : Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie : il suffit que l'action en soit grande, que tous les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie ?
« Tout est dit et l'on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu'il y a des hommes et qui pensent. » c'est ce qu'écrit La Bruyère au début du premier chapitre des Caractères. Pensez-vous qu'aujourd'hui encore les jeunes générations se heurtent à ce même problème pour créer à leur tour des oeuvres littéraires et artistiques ?
Ionesco écrit : De même que la parole est continuée par le geste, le jeu, le pantomime, qui, au moment où la parole devient insuffisante, se substituent à elle, les éléments scéniques, matériels, peuvent l'amplifier à leur tour. Vous expliciterez et commenterez cette citation en vous appuyant sur les textes du corpus, ceux étudiés en classe et sur vos lectures personnelles ?
« Un vieillard amoureux prétend épouser demain sa pupille : un jeune amant plus adroit le prévient, et ce jour même en fait sa femme, à la barbe et dans la maison du tuteur. Voilà le fond font on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra, etc. (...) Le genre d'une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en oeuvre. » (Beaumarchais, Lettre modérée) Vous commenterez et apprécierez cette affirmation et vous vous demanderez ce qui, au théâtre, donne à une pièce son régime ?
Dans son traité d'éducation, Émile, publié en 1762, Rousseau déclare à propos de l'utilisation, fréquente à l'époque, des Fables pour l'éducation morale des jeunes enfants : Composons M. de La Fontaine. Je promets quant à moi de vous lire, de vous aimer, de m'instruire dans vos fables, mais pour mon élève, permettez que je ne lui en laisse pas étudier une seule.
Dans quelle mesure votre lecture personnelle du 2e recueil des Fables vous permet-elle de comprendre et de partager les réticences de Rousseau ?
Que la comédie fasse rire, tout le monde, s'accorde à le dire toutefois, ce rire peut ne pas être gratuit et revêtir différentes fonctions et enjeux : elle peut par exemple châtier les moeurs en riant. Dans quelles mesures y parvient-elle ? Serait-ce sa seule fonction ?
L'écrivain Cocteau définit ainsi la poésie : « l'espace d'un éclair nous voyons un chien, un fiacre, une maison pour la première fois. Voilà le rôle de la poésie. Elle dévoile dans toute la force du terme. Elle montre nues, sous une lumière qui secoue la torpeur, les choses surprenantes qui nous environnent et que nos sens enregistraient machinalement. Mettez un lieu commun en place, nettoyez-le, frottez-le, éclairez-le de telle sorte qu'il frappe avec sa jeunesse et avec la même fraîcheur, le même jet qu'il avait à sa source, vous ferez oeuvre de poète. » Vous expliquerez et commenterez cette conception de la poésie et vous indiquerez si vous souscrivez à ce point de vue ?
Ionesco écrit : De même que la parole est continuée par le geste, le jeu, le pantomime, qui, au moment où la parole devient insuffisante, se substituent à elle, les éléments scéniques, matériels, peuvent l'amplifier à leur tour . Vous expliciterez et commenterez cette citation en vous appuyant sur les textes du corpus, ceux étudiés en classe et sur vos lectures personnelles ?
Goethe disait : « Toutes mes poésies sont des poésies de circonstance », et il encourageait les jeunes poètes à traiter, au jour le jour, tous les petits sujets qui se présentent, même en apparence insignifiants, pourvu qu'ils s'y intéressent personnellement. Définissez, en vous appuyant sur les « poésies de circonstance » que vous connaissez, la portée, les avantages et les inconvénients d'une telle méthode de travail?
Etudiez ces réflexions d'Alfred de Vigny sur la vérité dans l'art : « L'ART ne doit jamais être considéré que dans ses rapports avec sa BEAUTE IDÉALE. Il faut le dire, ce qu'il y a de VRAI n'est que secondaire; c'est seulement une illusion de plus dont il s'embellit, un de nos penchants qu'il caresse. Il pourrait s'en passer, car la VÉRITÉ dont il doit se nourrir est la vérité d'observation sur la nature humaine, et non l'authenticité du fait. Les noms des personnages ne font rien à la chose. « L'IDÉE est tout. Le nom propre n'est rien que l'exemple et la preuve de l'idée. » (Cinq-Mars, Préface, 1826.) (C. A. Lettres, Jeunes Filles, 1946.) ?
Vous expliquerez et discuterez, s'il y a lieu, les formules suivantes de Gide (Nouveaux Prétextes, De l'importance du public, pages 37-39, passim, conférence prononcée le 5 août 1903 devant la Cour de Weimar) : « Panem et circenses », criait la populace latine : du pain d'abord; les jeux ensuite. Le libre jeu de l'art n'est pas goûté quand l'estomac est vide. C'est après le repas qu'on appelle l'artiste en scène. Sa fonction n'est pas de nourrir, mais de griser.... L'oeuvre d'art est une flatterie.... Le public... doit ne plus avoir faim, doit être cultivé.... Le danger de la foule, hélas! c'est aussi qu'elle a faim. Elle demande qu'on la nourrisse. » ?
l'école n'est pas seule à instruire les jeunes. Le milieu et la mode ont sur eux autant et plus d'importance. Que pensez-vous de cette affirmation de Paul VALERY ?
A quelles causes faut-il attribuer le rajeunissement de l'imagination poétique au commencement du 19e siècle ?
Peut-être faut-il être jeune pour s'égayer habituellement à la lecture de Molière et en général des poètes comiques. Oui, la comédie en elle-même est plus triste que la tragédie (Vinet). qu'en pensez-vous ?
Que la comédie fasse rire, tout le monde, s'accorde à le dire toutefois, ce rire peut ne pas être gratuit et revêtir différentes fonctions et enjeux : elle peut par exemple châtier les moeurs en riant ?
Tout le monde sait que les comédies ne sont faites que pour être jouées et je ne conseille de lire celles-ci qu'aux personnes qui ont des yeux pour découvrir dans la lecture tout le jeu du théâtre.
Commentez et discutez cette citation
?
Que la comédie fasse rire, tout le monde, s'accorde à le dire toutefois, ce rire peut ne pas être gratuit et revêtir différentes fonctions et enjeux : elle peut par exemple châtier les moeurs en riant. Dans quelles mesures y parvient-elle ? Serait-ce sa seule fonction ?
À la recherche d'un objet improbable et fuyant, la passion chez Marguerite Duras se vit toujours comme une tragédie (...) L'enjeu de la passion dans l'oeuvre et, semble t-il, de montrer cette mort dans une vie en cours qui devient l'ombre même du passionné. Ces propos vous paraissent-ils rendre compte des oeuvres au programme ? (Le Ravissement de Lol V. Stein ; La Princesse de Clèves et La Princesse de Montpensier de Madame de Lafayette ; Les Désordres de l'Amour de Madame de Villedieu) ?
La comédie est un jeu mais qui n'est pas sans enjeux ? Qu'en pensez-vous ?
Cocteau définit ainsi la poésie : « l'espace d'un éclair nous voyons un chien, un fiacre, une maison pour la première fois. Voilà le rôle de la poésie. Elle dévoile dans toute la force du terme. Elle montre nues, sous une lumière qui secoue la torpeur les choses surprenantes qui nous environnent et que nos sens enregistraient machinalement. Mettez un lieu commun en place. Nettoyez le, frottez le, éclairez le de telle sorte qu'il frappe avec sa jeunesse et avec la même fraîcheur, le même jet qu'il avait à sa source. Vous ferez oeuvre de poète. »
À partir des poèmes que vous connaissez vous expliquerez et commenterez cette conception de la poésie
?
« La poésie passe-t-elle essentiellement par les jeux avec les mots et avec le langage ? » Vous répondrez à cette question en un développement argumenté, appuyé sur les textes du corpus, sur ceux que vous avez étudiés en classe et sur vos lectures personnelles ?
Au début du livre II des Confessions, Rousseau présente la jeunesse comme « l'âge de la faiblesse et de l'innocence... » Dans quelle mesure cette formule paraît-elle convenir à l'image que, par l'écriture, Rousseau donne de lui dans les deux premiers livres des Confessions ?
Dans un de ses ouvrages, Albert Cohen fait dire à un de ses personnages, Mangeclous : « Les romanciers mentent plus profond que moi, ils font tous de mauvais livres qui font croire aux jeunes filles que l'amour est une volière du paradis, et aux femmes que le mariage est un égout ! ». Pensez-vous, comme Mangeclous, que les écrivains soient des menteurs ? Le roman ne peut-il nous aider à comprendre les événements de l'existence, à nous instruire ?
« L'eau permet au Grand Siècle de se contempler tout entier et sous toutes ses facettes, géomètre et baroque, passionné d'ordre et de méthode tout autant que de surprises et d'illusions, mystiques aussi bien qu'affamé de jeu et de plaisirs » Orsenna. Vous montrerez la pertinence de cette réflexion d'Érik Orsenna tirée de son Portrait d'un homme heureux (2000) en vous fondant sur les textes, documents étudiés, ainsi que votre culture personnelle ?
Le sort qui de l'honneur nous ouvre la barrière, Offre à notre constance une illustre matière, Et comme il voit en nous des âmes peu communes, Hors de l'ordre commun, il nous fait des fortunes. Par ces vers qu'il place dans la bouche du jeune Horace,
Corneille ne vous paraît-il pas définir l'essentiel de sa conception
de la tragédie
?
Dans la comédie du XVIIIe siècle, les valets sont-ils plutôt des meneurs de jeu ou des acteurs-témoins ?
Acteur - Adaptation - Analyse - Apologue - Argument - Art - Auteur - Autobiographie - Autoportrait - Baroque - Beau - Biographie - Burlesque - Chronique - Classicisme - Combat - Comédie - Comédien - Comique - Confession - Conte - Contestation - Contexte - Convaincre - Correspondance - Dadaïsme - Débat - Délibérer - Démonstration - Destinataire - Dialogue - Drame - Écrivain - Éducation - Éloge - Encyclopédie - Engagement - Épique - Épistolaire - Épopée - Essai - Expérience - Fable - Farce - Fiction - Figures de style - Fonction - Genre - Héros - Humanisme - Illusion - Image - Imitation - Intrigue - Introspection - Jeu - Journal - Parnasse - Lumières - Lettre - Lire - Littérature - Lyrisme - Manifeste - Maxime - Mélodrame - Mémoires - Mémorialiste - Message - Modernes - Moeurs - Morale - Mouvement - Mythe - Narrateur - Naturalisme - Nouvelle - Observation - Oeuvre - Oral - Originalité - Ouvrage - Pamphlet - Pensée - Personnage - Persuader - Plaire - Poème - Poésie - Prose - Public - Raisonnement - Réalisme - Récit - Recueil - Réécriture - Registre - Renaissance - Représentation - Rhétorique - Rôle - Roman - Romantisme - Rythme - Satire - Sensibilité - Sentiment - Sincérité - Singularité - Sonnet - Spectacle - Surréalisme - Symbolisme - Témoin - Texte - Théâtre - Thème - Thèse - Tragédie - Vérité - Vers -
Anouilh Apollinaire Aragon Beaumarchais Balzac Baudelaire Beckett Bellay Bruyère Butor Camus Céline Cendrars Chateaubriand Claudel Cohen Colette Corneille Depestre Desnos Diderot Duras Fayette Flaubert Gide Giraudoux Gracq Hugo Ionesco Jacob La Fontaine Laforgue Le Clézio Maistre Mallarmé Malraux Marbeuf Maupassant Molière Montaigne Montesquieu Musset Ponge Prévert Prévost Proust Rabelais Racine Reverdy Rimbaud Robbe-Grillet Ronsard Rostand Rousseau Sarraute Sartre Sévigné Shakespeare Stendhal Supervielle Tardieu Verlaine Vian Viau Vigny Voltaire Yourcenar Zola