En partant des textes du corpus, vous vous demanderez si la tâche du romancier, quand il crée des personnages, ne consiste qu'à imiter le réel. Vous vous appuierez aussi sur vos lectures personnelles et les oeuvres étudiées en classe. (Bac 2008 - 1S et 1ES)
Le mythe d'Oedipe a servi de référence à de nombreuses réécritures qui lui ont souvent donné un sens nouveau. Sans vous limiter nécessairement au mythe présenté dans le corpus, vous réfléchirez à l'intérêt et aux risques de ce type de réécriture.
Quelles sont les limites des adaptations cinématographiques des livres ?
« Une pièce de théâtre n'est jamais finie ; création collective, elle échappe à son auteur pour renaître chaque fois différente, soumise à des re-créateurs multiples ». Vous analyserez cette singularité du théâtre, vous direz en quoi elle peut être fascinante, mais vous en indiquerez les limites.
Guy de Maupassant, s'interroge sur les buts du romancier et Molière sur le devoir de la comédie. A partir de leur réflexion et de la vôtre, vous vous interrogerez sur les buts de l'écrivain en vous fondant sur les textes vus en classe et sur vos connaissances personnelles sans vous limiter forcément aux romanciers et aux dramaturges.
Le personnage tragique se limite-t-il à la dimension de victime ?
« À la limite, l'homme le plus civilisé d'aujourd'hui pourrait être illettré » a dit Georges Gusdorf. Vous montrerez cependant que l'homme moderne ne peut se passer de la littérature.
Pensez-vous que le texte polémique, qu'il soit sous la forme du pamphlet, de l'apologue, de la lettre ouverte..., soit le meilleur moyen d'exprimer une critique et de convaincre un destinataire ? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur des exemples précis et sans vous limiter au corpus ci-dessus.
Pensez vous qu'il devrait y avoir des limites à la liberté de la presse.
Imiter les anciens est-ce renforcer leurs autorités ou la remettre en cause ?
Elle est à la fois Musique, Statuaire, Peinture, Eloquence; elle doit charmer l'oreille, enchanter l'esprit, représenter les sons, imiter les couleurs, rendre les objets visibles, et exciter en nous les mouvements qu'il lui plaît d'y produire; aussi est-elle le seul art complet, nécessaire, et qui contienne tous les autres. En vous appuyant sur des références précises aux recueils de Verlaine (ainsi qu'à d'autres poésie qui vous sont connues, vous vous demanderez dans quelle mesure cette définition de la poésie, formulée par le poète parnassien Théodore de Banville, s'applique à l'art poétique.
« Qu'est ce qui est plus égoïste que la paresse ? » se demande Henri Michaux. Vous expliquerez et discuterez cette remarque en vous appuyant sur le corpus, mais sans vous y limiter.
En vous efforçant d'imiter voltaire, adressez une lettre à un responsable pour réclamer des programmes culturels de qualité à la télévision (musique, cinéma, littérature, histoire, documentaires ...).
Antonin Artaud écrit en 1938 dans le théâtre et son double : la révélation du théâtre balinais a été de nous fournir du théâtre une idée physique et non verbale où le théâtre est contenu dans les limites de tout ce qui peut se passer sur une scène, indépendamment du texte écrit, au lieu que le théâtre tel que nous le concevons en Occident a partie liée avec le texte et se trouve limité par lui. Pour nous, au théâtre, la Parole est tout et il n'y a pas de possibilité en dehors d'elle, le théâtre est une branche de la littérature, une sorte de variété sonore du langage (...). Pensez vous que le théâtre en Occident, soit uniquement un théâtre de paroles comme le déplore Antonin Artaud ?
Vous vous interrogerez sur les raisons qui incitent le « véritable voyageur » à rendre compte de tout ce qu'il a vécu lors de ses voyages. Après avoir défini « le véritable voyageur », en prenant appui sur les textes du corpus, vous vous demanderez, sans vous limiter aux textes proposés, ce que la relation d'un voyage, quel que soit le genre adopté (autobiographie, récit de voyage, journal, poésie) peut apporter aux lecteurs. En vous fondant sur vos connaissances et vos lectures personnelles, vous construirez un développement argumenté, appuyé sur des exemples littéraires appartenant à différents genres.
Que représentent pour vous les héros ? Vous vous demanderez ce que signifie ce besoin d'admirer des êtres réels ou de fiction, de les aimer ou de les imiter, et vous appuierez votre réflexion sur des exemples précis.
Selon vous, réécrire est-ce imiter ou innover ?
Quelles sont les limites et les fonctions de l'utopie ?
La fonction de la poésie doit-elle se limiter à l'expression de sentiments personnels ?
« Atala n'est jamais un roman psychologique [...], mais un roman de fonctions (frère, soeur, père) sur un fond d'éléments primitifs : cet univers n'est pas réductible à celui de l'auto-analyse, de l'introspection, de la pure aventure intérieure et des tiroirs successivement éclairants ». Commentez ce propos.
« Les oeuvres du passé sont bonnes pour le passé, elles ne sont pas bonnes pour nous. » Vous expliciterez ce jugement d'Artaud (XXe) et vous le discuterez à partir de vos lectures, sans vous limiter au XVIIe siècle.
Face à des sujets graves, quelles sont les vertus mais aussi les limites du comique ?
"En me regardant je me construis". En quoi cette phrase peut elle correspondre au style autobiographique ? Quelles en sont ses limites ?
« Atala n'est jamais un "roman psychologique" [...], mais un roman de fonctions (frère, soeur, père) sur un fond d'éléments primitifs : cet univers n'est pas réductible à celui de l'auto-analyse, de l'introspection, de la pure aventure intérieure et des tiroirs successivement éclairants ». Discutez ce propos ?
Quand vous abordez une oeuvre, cherchez-vous plutôt la nouveauté et l´originalité ou appréciez-vous les oeuvres qui s´inspirent des situations, de thèmes ou de personnages connus ? Vous proposerez une réflexion organisée sur cette question en veillant à développer des arguments pertinents, soutenus par des exemples variés, empruntés à tous les domaines artistiques si vous le souhaitez et sans vous limiter aux textes du corpus ?
Dans son Journal les enfants humiliés, Georges Bernanos, aprés avoir évoqué ses rêves d'enfant, prête au lecteur la réaction suivante: "vous me direz que cela ne vous regarde pas, que s'il me plai de poursuivre ma conversation avec l'enfant que je fus, cette touchante scène de famille vous laisse de glace, que vous vous fichez complètement de ce marmot. c'est votre droit. cette réaction conrrespond-elle à votre expèrience de lecteur de nature autobiographique. Sans vous limiter aux seuls récits de souvenirs d'enfance, vous répondrez en un développement argumenté.
Le théâtre ne se limite-t-il qu'à la parole ?
La littérature n'est pas un art d'invention, c'est un art d'imitation, et l'imitation n'est pas toujours de la Nature ou de la Vie, mais plus simplement d'un prédécesseur ignoré ?
s'attachant à définir le réalisme de Balzac, un critiquesouligne son souci d'enraciner prfondément ses personnages dans un milieu, decréer autour d'eux une atmosphère. En vous limitant à l'étude d'un roman de Balzac à votre choix, vous étudierez les éléments qui composent cette atmosphère et vous en montrerez l'importance et l'intérêt au sein de ce roman ?
Vous vous interrogerez sur les raisons qui incitent le « véritable voyageur » à rendre compte de tout ce qu'il a vécu lors de ses voyages. Après avoir défini « le véritable voyageur », en prenant appui sur les textes du corpus, vous vous demanderez, sans vous limiter aux textes proposés, ce que la relation d'un voyage, quel que soit le genre adopté (autobiographie, récit de voyage, journal, poésie) peut apporter aux lecteurs. En vous fondant sur vos connaissances et vos lectures personnelles, vous construirez un développement argumenté, appuyé sur des exemples littéraires appartenant à différents genres ?
Les spectacles (théâtre, cinéma) donnent à voir ce que l'écriture romanesque suggère. A l'aide de ce dossier mais aussi de vos expériences de lecteur et de spectateur, vous réfléchirez à l'intérêt et aux limites de ces formes d'expression ?
Dans quelle mesure les oeuvres littéraires ou artistiques sont des oeuvres dérivées d'une oeuvre antérieure par transformation ou imitation ?
Parlant de son roman Les Misérables, Victor Hugo écrit : ... tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. On sait que les intentions de l'auteur, quand il composa Les Misérables, étaient de révéler au monde la réalité de la misère et ses conséquences. En vous appuyant sur les documents du corpus et sur vos lectures personnelles, vous vous interrogerez sur l'intérêt que présente une littérature critique de son temps et sur ses limites ?
Selon vous, quels sont les fonctions et les limites de l'utopie ?
Dans Études sur le temps humain, Georges Poulet rend compte de ce qu'il appelle « la mesure de l'instant parfait chez Casanova » en la définissant comme « un moment de nouveauté pure, où rien ne compte, ni passé, ni avenir, où le présent se limite à la somme de joie goûtée à l'intérieur de ses limites. Moment que rien ne prépare, que rien non plus ne prolonge » ?
Pensez-vous qu'on puisse limiter le domaine de la poésie à l'expression des sentiments mélancoliques ?
Discutez de l'affirmation tout le monde imite, en ne négligeant pas toutes les formes d'art ?
Pour les classiques, l'essentiel est la nature, et tout l'art consiste à l'imiter. Ainsi, en 1661, à propos des Fâcheux de Molière, La Fontaine écrivit: Et maintenant, il ne faut pas / Quitter la nature d'un pas, ce que Boileau traduit par: Que la nature soit donc votre étude unique (Art poétique). Dans les Fables que vous connaissez, La Fontaine vous semble-t-il répondre à cet idéal du classicisme ?
Vous vous interrogerez sur les raisons qui incitent le « véritable voyageur » à rendre compte de tout ce qu'il a vécu lors de ses voyages. Après avoir défini « le véritable voyageur », en prenant appui sur les textes du corpus, vous vous demanderez, sans vous limiter aux textes proposés, ce que la relation d'un voyage, quel que soit le genre adopté (autobiographie, récit de voyage, journal, poésie) peut apporter aux lecteurs. En vous fondant sur vos connaissances et vos lectures personnelles, vous construirez un développement argumenté, appuyé sur des exemples littéraires appartenant à différents genres ?
Annie Ernaux écrit: « c'est une scène que j'arrive à sentir, la terre sèche du chemin, les cailloux affleurant, l'odeur de la campagne au début de l'été. Mais ce n'est pas ma mère.»
En vous appuyant sur les textes du corpus, les oeuvres que vous avez étudiées en classe et sur vos lectures personnelles, vous direz si, pour vous, la photo constitue un repère fiable pour celui qui entreprend une autobiographie et si d'autres éléments peuvent l'aider dans une telle entreprise. Vous pourrez élargir votre réflexion au rôle, au fonctionnement et aux limites de la mémoire dans l'écriture autobiographique ?
Réécrire, est-ce imiter ou innover ?
dans quelle mesure les oeuvres littéraires ou artistiques sont des « oeuvres dérivées d'une oeuvre antérieure par transformation ou par imitation » ?
Thierry Maulnier écrit dans son Racine (p. 70, Gallimard, édit.) : « Montrer sur la scène des monstres ou des meurtres, montrer du sang, montrer de brillants costumes ou des foules ou des batailles, tout cela est bon pour des primitifs, des romantiques ou des enfants. La grandeur et la gloire de l'homme sont d'avoir cessé de montrer parce qu'il a appris à dire. L'art le plus affiné et le plus complexe est nécessairement l'art où le langage - honneur des hommes, dit le poète - a la place éminente et le rôle royal. » Expliquez et discutez à la lumière de ce que vous savez sur l'évolution du théâtre en France. ?
Commentez cette page d'Albert Camus: « L'art formel et l'art réaliste sont des notions absurdes. Aucun art ne peut refuser absolument le réel. La Gorgone est sans doute une créature purement imaginaire; son mufle et les serpents qui la couronnent sont dans la nature. Le formalisme peut parvenir à se vider de plus en plus de contenu réel, mais une limite l'attend toujours. Même la géométrie pure où aboutit parfois la peinture abstraite demande encore au monde extérieur sa couleur et ses rapports de perspective. Le vrai formalisme est silence. De même, le réalisme ne peut se passer d'un minimum d'interprétation et d'arbitraire. La meilleure des photographies trahit déjà le réel, elle naît d'un choix et donne une limite à ce qui n'en a pas. L'artiste réaliste et l'artiste formel cherchent l'unité où elle n'est pas, dans le réel à l'état brut, ou dans la création imaginaire qui croit expulser toute réalité. Au contraire, l'unité en art surgit au terme de la transformation que l'artiste impose au réel. Elle ne peut se passer ni de l'une ni de l'autre. Cette correction, que l'artiste opère par son langage et par une redistribution d'éléments puisés dans le réel, s'appelle le style et donne à l'univers recréé son unité et ses limites. »
(L'Homme révolté, pp. 332-333.) ?
La poésie est une imitation et une peinture. Cette définition de Fénelon vous suffit-elle ?
Renan: Une distinction est à faire entre ce qu'on propose à imiter et ce qu'on propose à admirer. Les exemples à imiter doivent toujours avoir quelque chose de médiocre et de bourgeois, car la pratique est roturière. Mais pour obtenir des hommes le simple devoir, il faut leur montrer l'exemple de ceux qui le dépasseront; la morale ne se maintient que par le héros ?
La fonction de la poésie doit-elle se limiter à l'expression de sentiments personnels ?
Commenter cette phrase de Rousseau, en tête des Confessions: Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et qui n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature et cet homme ce sera moi ?
Expliquez et justifiez ce jugement de La Bruyère: Il n'a manqué à Molière que d'éviter le jargon et le barbarisme et d'écrire purement: quel feu, quelle naïveté, quelle source de la bonne plaisanterie ! Quelle imitation des moeurs, quelles images et quel fléau du ridicule !
Selon vous, quelles sont les limites et les fonctions de l'utopie ?
Je n'ai pas dit que la parole au théâtre n'était rien [...] J' ai dit que le théâtre n'était pas limité à la parole. Vous expliquerez ce propos d'Antonin Artaud ?
« Atala n'est jamais un roman psychologique [...], mais un roman de fonctions (frère, soeur, père) sur un fond d'éléments primitifs : cet univers n'est pas réductible à celui de l'auto-analyse, de l'introspection, de la pure aventure intérieure et des tiroirs successivement éclairants ». Commentez ces propos sur l'oeuvre de Chateaubriand ?
Quels sont, d'un point de vue argumentatif, l'intérêt et les limites de ces formes d'expression que sont l'apologue ou la fable ?
En vous appuyant sur des apologues, montrez en quoi le discours narratif se met au service de l'argumentation pour délivrer une morale. Montrez aussi les limites d'un tel pouvoir ?
Les oeuvres du passé sont bonnes pour le passé, elles ne sont pas bonnes pour nous. Expliquez ce jugement d'Artaud et discutez-le à partir de vos lectures sans vous limitez au XVIIe siècle ?
À l'aide des textes de Baudelaire, Rimbaud, Léopold Sédar Senghor Femme noire, Benjamin Péret Dormir dormir dans les pierres, Michaux Icebergs et de Paul Eluard Capitale de la douleur, analysez le rôle de l'imagination en poésie en tenant compte de ses excès et ses limites ?
Quelles sont les limites de l'apologue ?
Si l'essentiel pour un homme consiste à réduire au minimum sa part de comédie, convenons que Chateaubriand est loin du compte. Une demi-douzaine d'emplois variés donnent à plus d'un endroit au soliloque des Mémoires un aspect de numéro à transformation dont la vivacité, le rendu allègre, le clin d'oeil inimitable au spectateur sont presque ceux de la comédie italienne
Votre lecture des Mémoires d'outre tombe vous conduit elle à partager ce jugement de Julien Gracq
?
La littérature n'est pas un art d'invention, c'est un art d'imitation, et l'imitation n'est pas toujours de la Nature ou de la Vie, mais plus simplement d'un prédécesseur ignoré. Georges Cohen, Etudes d'histoire du théâtre. Vous commenterez ce propos en vous appuyant sur des exemples précis ?
« J'aime l'imitation, à condition qu'elle seconde la nature, non qu'elle la viole; qu'elle rectifie les dispositions innées, non qu'elle les écrase; j'approuve l'imitation, mais si elle suit un exemple qui s'accorde avec un ton naturel ou du moins ne le contredit pas, pour que tu n'aies pas l'air de répéter le combat des Géants et des Dieux... En quoi cette définition de l'imitation est intéressante, et peut éclairer des aspects de la querelle des Anciens et des Modernes ?
Pensez-vous que la véritable pièce de théâtre n'est pas le texte mais sa représentation ? À votre avis, le texte n'est-il que le support ou l'essentiel ? Le metteur en scène a-t-il toute liberté, ou a-t-il des limites à respecter ?
Réécrire est imiter ou rénover ?
Paul Valéry a dit : qui se confesse ment, et fuit le véritable vrai, lequel est nul, informe et en général indistinct. Mais la confession vise toujours à la gloire, au scandale, à l'excuse ou à la propagande.
À partir de ce jugement, vous vous demanderez quels peuvent être les difficultés, les limites, l'intérêt des autobiographies, mémoires, journaux intimes et d'une façon générale du genre littéraire mettant le moi au centre de sa recherche ?
Réécrire, est-ce imiter ou innover ?
Dans quelle mesure les oeuvres littéraires ou artistiques sont des « oeuvres dérivées d'une oeuvre antérieure par transformation ou par imitation » ?
Pour le lecteur, l'intérêt des autobiographies se limite-t-il à la découverte de l'intimité de leur auteur ?
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