Dans quelle mesure le personnage de roman donne-t-il au lecteur un accès privilégié à la connaissance du coeur humain ? Vous répondrez à cette question dans un développement argumenté en vous appuyant sur les textes qui vous sont proposés, ceux que vous avez étudiés en classe et vos lectures personnelles.
Comment les personnages des Contes de Perrault et les gravures de Gustave Doré qui les représentent mêlent-ils humanité et animalité ?
Deux amis confrontent leurs goûts et leurs attentes en matière de lecture de romans : l'un justifie sa préférence envers des héros dotés de grandes qualités humaines, l'autre explique pourquoi les personnages présentés sous un jour défavorable l'intéressent davantage. Rédigez leur dialogue en utilisant le corpus et les lectures personnelles.
Selon Mme de Staël, « au cours du XVIII°s l'on vit la littérature prendre un caractère différent. Ce n'est plus un art seulement, c'est un moyen : elle devient une arme pour l'esprit humain, qu'elle s'était contentée jusqu'alors d'instruire et d'amuser. » Vous direz si vous partager ce jugement.
Le romancier François Mauriac déclare dans son essai Le Romancier et ses personnages 1933: Si le romancier veut atteindre l'objectif de son art, qui est de peindre la vie, il devra s'efforcer de rendre cette symphonie humaine ou nous sommes tous engagés, ou toutes les destinées se prolongent dans les autres et se compénètrent Vous expliquerez puis discuterez cette conception du roman.
Les annales de l'humanité familière, ce sont les romans. Qu'en pensez-vous ?
Écrire une fable ayant pour morale : « vu la mobilité des choses humaines peut-on concevoir une méthode plus insensée que d'élever un enfant comme n'ayant jamais à sortir de sa chambre ».
Le théâtre reflète-t-il fidèlement les sentiments humains ?
« Un vrai classique, [...] c'est un auteur qui a enrichi l'esprit humain, qui en a réellement augmenté le trésor, qui lui a fait faire un pas de plus [...] ; qui a rendu sa pensée, son observation ou son invention, sous une forme n'importe laquelle, mais large et grande, fine et sensée, saine et belle en soi ; qui a parlé à tous dans un style à lui et qui se trouve aussi celui de tout le monde, dans un style nouveau sans néologisme, nouveau et antique, aisément contemporain de tous les âges ». Dans un développement composé, illustré d'exemples tirés de vos lectures personnelles, vous direz si cette définition des auteurs et oeuvres dits classiques vous semble juste.
L'appétit de savoir qui caractérise les Humanistes doit-il, selon vous, toujours animer les hommes ?
Pourquoi, dans les apologues, les personnages sont-ils parfois des animaux plutôt que des humains ? Quels intérêts y trouvent les auteurs ?
Le but suprême du romancier est de nous rendre sensible l'âme humaine, de nous la faire connaître et aimer dans sa grandeur comme dans sa misère, dans ses victoires et dans ses défaites. Admiration et pitié, telle est la devise du roman. Georges Duhamel, Extrait de l' Essai sur le roman Que pensez-vous de cette conception du roman ?
Les humoristes du 17emes siècle voulaient corriger le vice par le rire. La dénonciation des travers humains dans l'art permet elle, selon vous, une prise de conscience et une amélioration de nos défauts ?
En vous appuyant du corpus, vos lectures et éventuellement votre expérience de spectateur, vous vous demanderez de quelles ressources spécifiques dispose le théâtre pour représenter les conflits, les débats, les affrontements qui peuvent exister dans les rapports humains.
Un fléau est comme un test expérimental qui nous permet de voir réagir une humanité moyenne et nullement héroïque écrivait le penseur Roland Barthes, en 1955.Partagez-vous ce jugement ?
Le but suprême du romancier est de nous rendre sensible l'âme humaine, de nous la faire connaître et aimer dans sa grandeur comme dans sa misère, dans ses victoires et dans ses défaites. Admiration et pitié, telle est la devise du roman. Georges Duhamel - Extrait de l'Essai sur le roman. Que pensez-vous de cette conception du roman ?
Comment à travers le portrait que fait Madame de La Fayette de ses personnages, est révélée sa vision de l'être humain et du monde dans lequel il vit ?
Le théâtre divertit, fait rêver, représente la société et pose de grands problèmes humains. Ces fonctions sont-elles réellement compatibles ?
L'héroïsme est-il la négation, par le héros, de la condition humaine ? Le héros peut-il avoir encore quelque chose d'humain ?
Dans son essai Pour un nouveau roman, le romancier Alain Robbe-Grillet affirme qu'un roman: C'est avant tout une histoire mais il précise que Le vrai roman, c'est celui dont la signification dépasse l'anecdote, la transcende vers une vérité humaine profonde, une morale où une métaphysique. Vous expliciterez et illustrerez ces propos, et éventuellement les discuterez, à partir des extraits qui constituent le corpus et des romans que vous avez lus/étudiés.
Parlant du monde romanesque et de ses personnages, Albert Camus écrit dans L'Homme révolté : les personnages ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le notre. Mais eux du moins,courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion. Commentez. Objets d'étude (extraits) : La Princesse de Clèves de La Fayette, Histoire du Chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut de l'abbé Prévost, le Rouge et Noir de Stendhal et La Condition Humaine de Malraux.
En vous appuyant sur le corpus, vos lectures et éventuellement votre expérience de spectateur, vous vous demanderez de quelles ressources spécifiques dispose le théâtre pour représenter les conflits, les débats, les affrontements qui peuvent exister dans les rapports humains.
POURQUOI AIMONS-NOUS LA FONTAINE ? Après avoir étudié l'oeuvre de La Fontaine, un critique contemporain conclut : « Il n'y a pas de note humaine qui ne s'y fasse entendre, l'ironie, l'émotion, la pitié, le courage, le goût du plaisir et de la retraite, l'acceptation de la vie et le besoin du rêve. On voudrait faire sentir pourquoi on l'aime ; mais on n'ose forcer la voix quand on parle du plus discret des poètes. » Vous direz si vous retrouvez dans ces quelques lignes l'impression que vous a laissée la lecture de la Fontaine.
Vigny écrit dans le Journal d'un poète : « J'aime peu la comédie, qui tient toujours plus ou moins de la charge et de la bouffonnerie.» Il précise plus loin sa pensée en disant: «Je sais apprécier la charge dans la comédie, mais elle me répugne parce que, dans tous les arts, elle enlaidit et appauvrit l'espèce humaine et, comme homme, elle m'humilie. » ?
Un auteur contemporain affirme que le but suprême du romancier est de nous faire connaître et aimer l'âme humaine dans sa grandeur comme dans sa misère, dans ses victoires comme dans ses défaites. Et il conclut: Admiration et pitié, telle est la devise du roman. Qu'en pensez-vous ?
En janvier 1976, lors de la parution de son roman La Vazlse aux Adieux, l'écrivain tchèque Milan Kundera déclarait: Dans la vie, l'homme est continuellement coupé de son propre passé et de celui de l'humanité. Le roman permet de soigner cette blessure. L'opinion de Kundera sur la fonction de l'oeuvre romanesque rejoint-elle votre expérience de lecteur ?
Nos cultures ont-elles un impact sur notre conditions humaines ?
Comment à travers le portrait que fait Madame de La Fayette de ses personnages dans La Princesse de Clèves, est révélée sa vision de l'être humain et du monde dans lequel il vit ?
Pourquoi, dans les apologues, les personnages principaux sont-ils parfois des animaux plutôt que des humains ? Quel intérêt y trouvent les auteurs ?
« Le théâtre n'est pas le pays du réel il y a des arbres en carton, des palais de toiles, un ciel de haillons, des diamants de verre, du rouge sur la joue, du soleil qui sort de dessous la terre. C'est le pays du vrai il y a des corps humain sur la scène, des coeurs d'humain sur la scène, dans la salle, dans les coulisses. » Commentez cette affirmation de Victor Hugo qui vous invite à réfléchir à l'essence du théâtre : mauvaise copie de la réalité ou vérité profonde au-delà du clinquant et de la fausseté ?
En quoi peut-on considérer que Candide de Voltaire participe au combat des philosophes des Lumières pour le progrès de l'humanité ?
De quelles ressources spécifiques le théâtre dispose-t-il pour représenter les conflits, les débats, les affrontements qui peuvent exister dans les rapports humains ?
Cours de Français sur: Renaissance et humanisme.
Le théâtre classique n'est-il qu'une vaste réflexion sur nature humaine ?
Peut-on considérer que le rire permet de modifier les comportements humains ?
« Le roman cherche l'Art et la Vérité ainsi que la Souffrance humaine », remarquent les frères Goncourt dans leur préface de Germinie Lacerteux (1865). Cette vision sociale du roman naturaliste vous paraît-elle correspondre au roman de l'Assommoir de Zola ?
D'après Lévi-Strauss, l'attitude de l'être humain « consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles, morales, religieuses, sociales, esthétiques qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions ». Qu'en pensez-vous ?
Pensez-vous comme Lévi-Strauss que l'attitude de l'être humain « consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles, morales, religieuses, sociales, esthétiques qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions » ?
« Le langage nous réintègre à la communauté humaine : il faut écrire l'échec, la maladie, la mort, non pas pour désespérer les lecteurs, mais au contraire pour essayer de les sauver du désespoir. » Commentez cette citation de Simone de Beauvoir.
André Malraux écrit, à propos du mythe d'oedipe, que l'essentiel de l'émotion tragique « c'est la conscience simultanée de la servitude humaine et de l'indomptable aptitude des hommes à fonder leur grandeur sur elle ». Vous apprécierez ce jugement sur quelques exemples pris notamment dans le théâtre français.
"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" déclare Gargantua à Pantagruel. Dans quelle mesure peut-on dire que cette affirmation reflète une des valeurs idéales de l'Humanisme ?
Par quels moyens littéraires un écrivain vous semble-t-il le mieux à même d'emporter l'adhésion de ses lecteurs lorsqu'il s'agit de lutter contre les abus humains de toutes sortes ?
Au 17ème siècle, le théâtre met en scène les passions humaines. vous direz sous quelle forme en puisant des exemples chez les auteurs que vous connaissez ?
Apres vous être demandé quelles diverses formes peut prendre le monologue vous vous interrogerez sur ses diverses fonctions dans une oeuvre théâtrale.Vous appuierez votre reflexion sur les textes suivants (Molière,le malade imaginaire, acte 1 scene 1 / William shakespeare,hamlet acte 3 scene 1 / Jean Cocteau, la voix humaine / Molière, l'Avare acte 4 scene 7) et sur les pièces que vous connaissez ?
Pourquoi dit on souvent que l'âme du 18ème siècle, c'est l'humanité, c'est à dire une vraie sympathie pour la nature humaine, l'idée de ses droits et le désir de son bonheur, la révolte contre les injures qu'on lui fait et les mots qu'on lui afflige ?
Vous commenterez cette phrase de saint-John Perse à propos de la poésie: l'obscurité qu'on lui reproche ne tient pas à sa nature propre qui est d'éclairer, mais à la nuit même qu'elle explore, et qu'elle se doit d'explorer : celle de l'âme elle-même et du mystére où baigne l'être humain ?
Nous allons au théâtre pour penser, une heure ou deux, à autre chose. Pour nous distraire, nous émouvoir. Pour entendre et voir de belles choses, des choses justes aussi et bien dites, écrit le critique Michel Cournot. Pour d'autres le public vient au théâtre pour se regarder lui-même et réfléchir sur la nature humaine. Selon vous, pourquoi va-t-on au théätre ? Vous vous appuierez sur vos lectures et votre experience de spectateur ?
Rédiger la préface d'une anthologie des textes sur l'humanisme ?
Rédigez une fable illustrant une morale contraire à celle du texte d'Italo Svevo (texte D), morale que vous exposerez en conclusion de votre texte. Vous utiliserez le même registre que Jean Anouilh dans le texte C.
Indication complémentaire : vous ferez intervenir à votre choix des êtres humains ou des animaux
?
Commentez et discutez cette appréciation de Fermand Gregh au sujet des Contemplations: Hugo y a passé définitivement du romantisme, du romantisme qui n'était qu'un moment littéraire, à l'humanisme éternel des grands classiques ?
Appliquez à Phèdre ces réflexions écrites par Thierry Maulnier à propos de l'oeuvre de Racine: Le théâtre le plus dur et la poésie la plus sauvage, la peinture de tout ce que la condition humaine a d'inexorable et de tout ce qu'ont d'émouvant les vertiges du coeur ?
Dans le texte n°4, Olivier Todd rapporte une pensée de Jean-Bernard Pontalis : « Il y a cent biographies possibles pour tout être humain. » Comment expliquez-vous cela ? Vous répondrez par un développement organisé et illustré d'exemples que vous emprunterez aussi bien aux quatre textes du corpus qu'aux oeuvres étudiées au cours de l'année et à vos propres lectures ?
Pourquoi l'humanisme peut-il être considéré en tant que mouvement littéraire et pensée philosophique ?
« Le théâtre n'est pas le pays du réel: il y a des arbres de carton, des palais de toile,un ciel de haillons, des diamants de verre, de l'or de clinquant, du fard sur la pêche, du rouge sur la joue, un soleil qui sort de dessus terre. C'est le pays du vrai. Il y a des coeurs humains sur la scène, des coeurs humains dans la coulisse, des coeurs humains dans la salle ». En vous appuyant sur des exemples précis, issus des oeuvres que vous avez étudiées, lues ou vues, vous analyserez et apprécierez cette affirmation de Hugo dans Post-Scriptum de ma vie ?
Dans Études sur le temps humain, Georges Poulet rend compte de ce qu'il appelle « la mesure de l'instant parfait chez Casanova » en la définissant comme « un moment de nouveauté pure, où rien ne compte, ni passé, ni avenir, où le présent se limite à la somme de joie goûtée à l'intérieur de ses limites. Moment que rien ne prépare, que rien non plus ne prolonge » ?
« c'est dans les grands romans que l'humanité a déposé ses plus précieux trésors de sagesse et de sagacité, de poésie et de connaissance des coeurs... ». En vous fondant sur votre expérience de lecteur, vous direz quelles réflexions vous suggère ce propos de C. Roy ?
Quel vous semble être le registre le plus efficace pour défendre une cause humaines ou dénoncer une injustice ?
Le rôle des passions humaines selon Balzac ?
Pensez-vous que la littérature soit une bonne arme contre les inégalités et les abus humains ?
« qu'est-ce que l'acanthe grecque ? Un artichaut stylisé. Stylisé, c'est-à-dire humanisé : tel que l'homme l'eût fait s'il eût été Dieu. l'homme sait que le monde n'est pas à l'échelle humaine ; et il voudrait qu'il le lût. Et lorsqu'il le reconstruit, c'est à cette échelle qu'il le reconstruit... Dans ce qu'il a d'essentiel, notre art est une humanisation du monde. » c'est ainsi qu'André Malraux, dans Les Noyers de l'Altenburg, lait parler, au colloque international de l'Altenburg, le père du narrateur, le professeur Vincent Berger. En prenant appui sur des exemples précis, empruntés à des oeuvres littéraires, musicales, picturales ou autres, vous expliquerez comment vous comprenez ces propos et direz ce que vous en pensez ?
Pour André Malraux, l'essentiel de l'émotion tragique, c'est la conscience simultanée de la servitude humaine et de l'indomptable aptitude des hommes à fonder leur grandeur sur elle. Vous illustrerez ce jugement à partir d'un oeuvre dramatique et d'un roman de Malraux que vous avez étudiés ?
Dans son essai sur le roman, Georges Duhamel écrit: Le but suprême du romancier est de nous rendre sensible l'âme humaine, de nous la faire connaître et aimer dans sa grandeur comme dans sa misère, dans ses victoires et dans ses défaites. Admiration et pitié, telle est la devise du roman. Après vous être interrogé sur la signification et la portée de cette réflexion, vous en éclairerez les divers aspects en vous référant de façon précise aux oeuvres étudiées en classe et à vos lectures personnelles ?
Dans la Revue des deux Mondes, en 1838, Gustave Planche écrivait, à propos de Ruy Blas, de Victor HUGO: Toute la pièce n'est qu'un puéril entassement de scènes impossibles. Elle ne relève ni de la réalité historique, ni de la réalité humaine, ni de la poésie lyrique. Selon vous, d'après les drames romantiques que vous connaissez, ce jugement est-il justifié ?
En vous appuyant sur le corpus, vos lectures et éventuellement votre expérience de spectateur, vous vous demanderez de quelles ressources spécifiques dispose le théâtre pour représenter les conflits, les débats, les affrontements qui peuvent exister dans les rapports humains ?
Dans un conte de Voltaire, « Le Taureau blanc » un personnage s'exprime ainsi : « Les contes que l'on pouvait faire à la quadrisaleule de ma grand-mère ne sont plus bons pour moi... qui ai lu « L'Entendement humain » du philosophe égyptien nommé Locke et la « Matrone d'Ephèse ». Je veux qu'un conte soit fondé sur la vraisemblance, et qu'il ne ressemble pas toujours à un rêve. Je désire qu'il n'ait rien de trivial ni d'extravagant. Je voudrais surtout que, sous le voile de la fable, il laissât entrevoir aux yeux exercés quelque vérité fine qui échappe au vulgaire. » Ce texte nous donne-t-il une définition satisfaisante du conte en tant que genre littéraire ?
Montherlant écrit dans ses Notes de Théâtre (Théâtre, Bibliothèque de la Pléiade, p. 1075) : « Une pièce de théâtre ne m'intéresse que si l'action extérieure, réduite à la plus grande simplicité, n'y est qu'un prétexte à l'exploration de l'homme; si l'auteur s'y est donné pour tâche non d'imaginer et de construire mécaniquement une intrigue, mais d'exprimer avec le maximum de vérité, d'intensité et de profondeur un certain nombre de mouvements de l'âme humaine. » Expliquez et discutez ?
Expliquez et discutez ces lignes de Mallarmé: La poésie est l'expression, par le langage humain ramené à son rythme essentiel, du sens mystérieux des aspects de l'existence; elle doue ainsi d'authenticité notre séjour et constitue la seule tâche spirituelle ?
Que pensez-vous de cette condamnation portée par Marcel Aymé contre le romantisme: La grande habileté du romantisme, qui est aussi son crime et son abjection, a été de solliciter les régions mineures de l'humanité, de flatter les faibles dans leurs faiblesses. Alors que les classiques s'adressaient à l'homme, à sa raison, à sa conscience virile, la nouvelle école se tournait aux femmes, aux adolescents et visait leur sensiblerie, leur système nerveux. ?
Etudiez ces réflexions d'Alfred de Vigny sur la vérité dans l'art : « L'ART ne doit jamais être considéré que dans ses rapports avec sa BEAUTE IDÉALE. Il faut le dire, ce qu'il y a de VRAI n'est que secondaire; c'est seulement une illusion de plus dont il s'embellit, un de nos penchants qu'il caresse. Il pourrait s'en passer, car la VÉRITÉ dont il doit se nourrir est la vérité d'observation sur la nature humaine, et non l'authenticité du fait. Les noms des personnages ne font rien à la chose. « L'IDÉE est tout. Le nom propre n'est rien que l'exemple et la preuve de l'idée. » (Cinq-Mars, Préface, 1826.) (C. A. Lettres, Jeunes Filles, 1946.) ?
Vous connaissez les critiques dont le Romantisme a été l'objet. Vous essaierez de faire une Apologie du Romantisme, en montrant qu'il a été une réaction légitime contre le néo-classicisme et un mouvement bien français et bien humain ?
Ernest Lavisse a dit dans un discours à des enfants: j'ai appris à aimer le 18e siècle malgré ses illusions, parce qu'il a été un siècle humain succédant à un siècle dur ?
On peut définir ainsi la comédie, dit Chamfort, l'art de faire servir la malignité humaine à la correction des moeurs. qu'en pensez-vous ?
Voltaire écrit en 1726: Le but de la vie humaine, c'est l'action. Vous direz comment la sienne propre a diversement rempli cet objet ?
Expliquez, en empruntant des exemples au théâtre de Molière, cette pensée d'Anatole France: Le comique est vite douloureux quand il est humain ?
Appréciez cette opinion d'un critique contemporain: Les circonstances de la vie de Molière l'ayant mis à même d'embrasser du regard toute la comédie humaine, c'est toute la comédie humaine qu'il a transportée sur le théâtre ?
Commentez : « la tragédie humaniste vise moins à individualiser les personnages et encre moins à les montrer en action car opposé sous des noms qui les symbolisent, des principes d'action. C'est pourquoi les tragédies de Garnier subordonnent l'action dramatique à la rhétorique ». ?
Dans la scène du dénouement, Perdican s'exclame « Orgueil, le plus fatal des conseillers humains, qu'es-tu venu faire entre cette fille et moi ? » et un critique, Jean Giraud, écrit de Camille : « Elle est tout orgueil. Elle met une intelligence aiguë, une volonté redoutable, au service de son amour propre ».
En analysant le comportement des protagonistes d'On ne badine pas avec l'amour, vous montrerez que ce proverbe de Musset est effectivement un drame de l'orgueil. Mais n'est-il que cela
?
Pourquoi, dans les apologues, les personnages principaux sont-ils parfois des animaux plutôt que des humains ? Quel intérêt y trouvent les auteurs ?
Peut-on considérer Montaigne comme un humaniste ?
Pensez-vous que la littérature soit une bonne arme contre les inégalités et les abus humains ?
Dans quelle mesure peut-on parler d'engagement humaniste au 16e siècle ?
La littérature vous semble être plutôt un moyen de se divertir c'est à dire de se détourner du monde réel ou un moyen particulier privilégié de rendre compte du monde réel, de la vie des hommes, de la nature humaine ?
Un critique contemporain présente le mythe antique comme « une histoire vraie qui s'est passée au commencement des temps et qui sert de modèle aux comportements humains. » En vous appuyant sur l'oeuvre théâtrale du XXe que vous avez étudiée, vous vous demanderez dans quelle mesure elle exploite le mythe ainsi défini ?
Seriez-vous aussi sévère qu'un critique affirmant, à propos de la reprise des mythes antiques par les dramaturges modernes : « Il y a une étonnante mesquinerie à rapetisser ainsi ces grandes figures qui, sur la route de l'humanité, incarnent nos éternelles passions. » ? Pour répondre, vous vous appuierez sur la pièce étudiée cette année ?
De nombreux auteurs tels que Voltaire ont pris leur plume pour une épée (Jean-Paul Sartre, Les Mots, 1964). Pensez-vous que la littérature soit une bonne arme contre les inégalités ou les abus humains ? Quel(s) genre(s) et quel(s) registre(s) vous semblent-ils le(s) plus efficace(s) dans ce domaine ? Vous appuierez votre réponse sur des exemples précis, tirés de vos lectures personnelles, des textes étudiés en cours et de Candide ?
D'après un critique de théâtre, les pièces mettent souvent en scène des personnages à l'âme exceptionnelle, qui n'ont pas toujours raison socialement mais qui donnent du sens à la vie humaine. Votre lecture de théâtre confirme-t-elle ou nuance-t-elle ce jugement ?
Le but de la vie humaine est-il l'action (Voltaire) ?
Dans la préface d'une de ses tragédies, Racine prétend « avoir suivi l'Histoire avec beaucoup de fidélité ». Certains critiques se sont plu, au contraire, à retrouver dans ses pièces un reflet de son époque.
En faisant la part de la vérité historique et de l'actualité dans le théâtre de Racine, vous montrerez qu'il se recommande surtout par sa valeur générale et humaine.
?
Au terme d'un siècle des droits de l'homme et du crime contre l'humanité, peut-on encore obéir sans approuver ?
Condorcet a résumé l'effort de la philosophie du XVIIIe par : raison, tolérence et humanisme. Vous analyserez et discuterez de ce jugement ?
Pensez-vous que la littérature soit une bonne arme pour lutter contre les inégalités ou les abus humains ?
De quelles ressources spécifiques dispose le théâtre pour représenter les conflits, les débats, les affrontements qui peuvent exister dans les rapports humains ?
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