En quoi le texte et la mise en scène de En attendant Godot renouvelle- ils l'art dramatique et le questionnement de l'homme ?
Peut-on dire que les héros des pièces de Victor Hugo, d'Alfred de Musset (extrait Fantasio, Caprices de Marianne, Hernani, etc.) sont des héros romantiques et qu'ils illustrent bien ce que doit être le personnage principal d'un drame romantique ?
P.H.SIMON qui affirme que : « Un texte dramatique est un texte littéraire conçu en vue d'être représenté ; sa nature est double : il n'existe pas sans un style, appréciable à la lecture, et, pourtant, ses valeurs propres ne peuvent jaillir pleinement que par le jeu du théâtre, par la représentation ». Qu'en pensez-vous ?
Mesurer les écarts entre la tragédie classique et le drame romantique.
Au théâtre, tirades ou monologues laissent s'exprimer longuement un personnage. Pensez vous que les dramaturges aient intérêt à les éviter, au profit des dialogues, comportant des répliques plus brèves ?
Guy de Maupassant, s'interroge sur les buts du romancier et Molière sur le devoir de la comédie. A partir de leur réflexion et de la vôtre, vous vous interrogerez sur les buts de l'écrivain en vous fondant sur les textes vus en classe et sur vos connaissances personnelles sans vous limiter forcément aux romanciers et aux dramaturges.
Selon Sylvain Fort, toute la pièce montre que Karl est fondamentalement un être de renoncement. Dans quelle mesure peut-on considérer que ce jugement s'applique à Hernani et peut-être plus généralement au héros du drame romantique ?
En associant votre vision du théâtre dans le monde, montrez en quoi il est important de réécrire ou de rejouer les textes dramatiques antiques et classiques.
Un dramaturge doit-il doit privilégier la parole théâtrale aux dépens du langage non oral ?
Qu'est-ce qui oppose le drame romantique à la tragédie classique ?
Ionesco remet en cause la distinction traditionnelle entre le comique et le tragique : j'ai intitulé mes comédies antipièces, drames comiques, et mes drames pseudodrames ou farces tragiques, car, me semble-t-il, le comique est tragique, et la tragédie de l'homme est dérisoire. En vous appuyant sur votre lecture de Dom Juan, de Tartuffe, et des textes de corpus (Beckett, Bücner, Koltes) et de toute autre texte théâtral pertinent vous pourrez expliquer, commenter et éventuellement discuter ces propos de Ionesco.
Dans L'Immortalité (Gallimard, 1990), un personnage de Milan Kundera déclare : La tension dramatique, c'est la véritable malédiction du roman parce qu'elle transforme tout, même les plus belles pages, même les scènes et les observations les plus surprenantes, en une simple étape menant au dénouement final, où se concentre le sens de tout ce qui précède. Dévoré par le feu de sa propre tension, le roman se consume comme une botte de paille. Vous confronterez à cette affirmation votre propre expérience de la lecture romanesque.
« Condamnés à expliquer le mystère de la vie, les hommes ont inventé le théâtre ». Louis Jouvet. Commentez et discutez cette réflexion sur la fonction du théâtre. Les oeuvres dramatiques que vous avez lues ou étudiées vous ont-elles permis d'expliquer le mystère de la vie, du moins certains problèmes essentiels ?
En quoi peut-on dire que Roméo et Juliette est un drame historique ?
Vous êtes un dramaturge contemporain et vous devez défendre les vertus du théâtre.
Peut-on dire que les héros des pièces de Victor Hugo, d'Alfred de Musset (extrait Fantasio, Caprices de Marianne, Hernani, etc.) sont des héros romantiques et qu'ils illustrent bien ce que doit être le personnage principal d'un drame romantique ?
En vous appuyant sur votre lecture d' Ubu Roi ainsi que sur La Cantatrice Chauve et sur vos connaissances personnelles, vous vous demanderez de quelles ressources dispose le dramaturge pour faire rire le spectateur.
« Le personnage dramatique ne commence vraiment à vivre que sur scène. Les diverses interprétations qu'on peut en donner le modifient de façon sensible » de Maurice Desotes dans Les grands rôles du théatre de Racine en 1957. Je doit discuter cette affirmation en un développement organisé, s'appuyant sur des exemples précis tiré du corpus donné c'est à dire Phèdre de Racine, Hernani de Victor Hugo, En attendant Godot de Beckett et Le Roi se meurt de Ionesco.
Pensez-vous qu'un metteur en scène puisse monter une pièce en toute liberté ou bien qu'il doive chercher à mettre en valeur les intentions du dramaturge ?
THEATRE ENGAGE OU THEATRE PUR: Je n'arrive pas à considérer le théâtre comme une façon d'amuser, de distraire; je préfère le considérer comme un moyen de libération de préjugés, d'injustices. Que veut dire Armand GATTI, auteur dramatique, lorsqu'il énonce cette opinion ? Cette conception du théâtre vous paraît-elle acceptable ?
Qu'on le veuille ou non, une œuvre dramatique n'existe que du soir où elle est créée, c'est-à-dire où elle vit devant un public. Mais quel est le rôle de celui-ci ?
On a dit que la vérité de Baudelaire était dans le conflit de son idéal et de son spleen, dans ce drame de l'homme aux prises avec l'existence. Cela vous paraît-il être une suffisante définition de l'oeuvre baudelairienne ?
Expliquez et justifiez ce mot de Jules Lemaître : « Le Cid est un accident dans la carrière dramatique de Corneille ».
Quelles réflexions vous inspirent ses affirmations de Beaumarchais sur la tache de l'auteur dramatique : « Les vices, les abus, voilà ce qui ne change point mais se déguise en mille formes sous le masque des moeurs dominants : leur arracher ce masque et les montrer à découvert, telle est la noble tâche de l'homme qui se voue au théâtre [...] » ?
Faut il chercher le sens d'une oeuvre dramatique dans son dénouement ? Vous prendrez appuie sur les textes du corpus et vos études en classe.
« Vous qui tenez ce livre d'une main blanche, vous qui vous enfoncez dans un moelleux fauteuil en vous disant : peut-être ceci va-t-il m'amuser... Ah ! Sachez-le : ce drame n'est ni une fiction ni un roman. All is true, il est si véritable que chacun peut en connaître les éléments chez soi, dans son coeur peut-être ». Stendhal. Cette affirmation rejoint-elle votre conception du roman ?
« Voilà le fond, dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra,etc. [...] Le genre d'une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en oeuvre » écrit Beaumarchais. En vous appuyant sur les textes du corpus ainsi que sur les pièces que vous connaissez, vous commenterez et apprécierez cette affirmation.
« Dans le système qui vient de s'éteindre, toute tragédie était une catastrophe et un dénouement d'une action déjà mûre au lever du rideau, qui ne tenait plus qu'à un fil et n'avait plus qu'à tomber », écrit Alfred de Vigny en 1830, opposant la tragédie classique au drame romantique. Discutez cette affirmation en vous appuyant sur les textes du corpus ainsi que sur ceux que vous avez étudiés en classe et vos lectures personnelles.
Peut-on dire que les héros des pièces de Victor Hugo, d'Alfred de Musset sont des héros romantiques et qu'ils illustrent bien ce que doit être le personnage principal d'un drame romantique ?
La plus grande confusion règne au royaume de Dramaturgie : les protagonistes se trompent de pièce, échangent leurs rôles... En vous fondant sur deux pièces que vous connaissez bien, imaginez qu'un personnage de l'une fasse irruption dans l'autre. Rédigez la scène.
En réfléchissant aux fonctions de la lettre, vous vous demanderez sur quels éléments scénographiques ou autres peut reposer au théâtre la progression dramatique.
Peut-on dire que les héros des pièces de Victor Hugo, d'Alfred de Musset (extrait Fantasio, Caprices de Marianne, Hernani, etc.) sont des héros romantiques et qu'ils illustrent bien ce que doit être le personnage principal d'un drame romantique
« C'est par le héros que le drame romantique rejoint la tragédie grecque. Confrontation du héros et de la cité, tandis que dans la tragédie grecque, c'est la cité qui l'emporte. Ici, c'est le héros qui est valorisé dans son échec même. » Partagez-vous ce jugement d'Anne Ubersfeld ?
Vous vous demanderez si et en quoi ces héros et personnages des drames romantiques peuvent encore nous concerner ?
On a dit que la vérité de Baudelaire était dans le conflit de son idéal et de son spleen dans ce drame de l'homme aux prises avec l'existence. Cela vous paraît-il être une définition suffisante de l'oeuvre baudelairienne ?
Pierre-Aimé Touchard écrivait dans une étude récente sur Molière : « l'auteur dramatique n'est auteur que parce qu'il est lui-même le théâtre d'un incessant conflit qu'il ne peut ni résoudre ni dépasser, et dont il essaye de se délivrer en l'objectivant, en le dépliant sous nos yeux. » Vous examinerez quelques exemples pour expliquer et au besoin discuter cette assertion.
"C'est par le héros que le drame romantique rejoint la tragédie grecque. Confrontation du héros et de la cité, tandis que dans la tragédie grecque, c'est la cité qui l'emporte. Ici, c'est le héros qui est valorisé dans son échec même." Partagez-vous ce jugement d'Anne Ubersfeld ?
Voilà le fond dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra, etc. (...) Le genre d'une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en œuvre. (Beaumarchais). En vous appuyant sur le corpus de documents et sur les pièces que vous connaissez, vous commenterez et apprécierez cette affirmation ?
Dans le drame romantique, l'élément perturbateur, c'est le héros: hors-la-loi comme hernani, valet amoureux d'une reine comme ruy blas, poète marginal comme catterton. Etre maudit, il charrie la destruction avec lui." Dans quelle mesure cette affirmation s'applique-t-elle aux héros romantique que vous connaissez? Vous appuierez votre reflexion sur les textes que vous aver étudiés en cours ainsi que sur vos lectures perssonnels ?
On demande à Racine d'écrire à l'attention de la troupe qui va jouer Andromaque, la manière dont il faut jouer pour le dénouement. Ecrivez cette lettre que le dramaturge envoie pour commenter la scène.
Vous aurez soin d'indiquer les didascalies nécessaires à la mise en scène mais aussi leurs justifications
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C'est par le héros que le drame romantique rejoint la tragédie grecque. Confrontation du héros et de la cité, tandis que dans la tragédie grecque, c'est la cité qui l'emporte. Ici, c'est le héros qui est valorisé dans son échec même. Partagez-vous ce jugement d'Anne Ubersfeld ?
Vous montrerez, en vous appuyant sur les oeuvres dramatiques, anciennes ou modernes que vous avez étudiées ou découvertes, que le théâtre correspond bien à ce double rôle ?
Un critique contemporain affirme : La comédie vit des changements de rythme, du hasard, et de l'invention dramaturgique et scénique. Cela ne signifie pas toutefois que la comédie bafoue toujours l'ordre et les valeurs de la société où elle opère.
Analysez et commentez ces propos en vous appuyant sur Casina ou les tireurs de sort de Plaute, Les Fourberies de Scapin de Molière, et Arlequin serviteur de deux maîtres de Goldoni.
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Après avoir parlé du théâtre de Samuel Beckett, Gaëtan Picon déclare à propos des pièces d'Ionesco qu'on assiste à notre époque à une mise en question de la convention théâtrale. En vous appuyant sur l'oeuvre d'un des écrivains que l'on a rangés parmi les créateurs d'un anti-théâtre vous montrerez comment elle s'oppose sur le plan des structures dramatiques et sur celui de la conception du comique au théâtre traditionnel ?
Après avoir parlé du théâtre de Samuel Beckett, Gaëtan Picon déclare à propos des pièces d'Ionesco qu'on assiste à notre époque à une mise en question de la convention théâtrale. En vous appuyant sur l'oeuvre d'un des écrivains que l'on a rangés parmi les créateurs d'un anti-théâtre vous montrerez comment elle s'oppose sur le plan des structures dramatiques et sur celui de la conception du comique au théâtre traditionnel ?
Dans ses Entretiens autour du cinématographe (1951), Jean Cocteau déclarait : « Je ne crois pas à ce terme à la mode : l'évasion. Je crois à l'invasion. Je crois qu'au lieu de s'évader par une oeuvre, on est envahi par elle. [...] Ce qui est beau, c'est d'être envahi, habité, inquiété, obsédé, dérangé par une oeuvre. » A l'aide d'exemples précis tirés de votre culture littéraire et artistique, vous analyserez et commenterez ces propos du poète, romancier, dramaturge et cinéaste Jean Cocteau ?
En vous appuyant sur votre expérience de lecteur et de spectateur, vous expliquerez et discuterez cette réflexion de H. Gouhier: «La représentation n'est pas une sorte d'épisode qui s'ajoute à l'oeuvre; la représentation tient à l'essence même du théâtre ; l'oeuvre dramatique est faite pour être représentée : cette intention la définit. » ?
Partagez-vous cette opinion ? Vous donnerez votre point de vue en vous fondant sur les personnages présents dans les oeuvres dramatiques que vous connaissez ?
Dans son essai sur le théâtre Notes et Contre-notes, le dramaturge Eugène Ionesco compare les pièces de théâtre à un match. Qu'en pensez vous ? Vous répondrez dans ce développement composé, en vous appuyant sur votre expérience de lecteur et de spectateur ?
« Un vieillard amoureux prétend épouser demain sa pupille : un jeune amant plus adroit le prévient, et ce jour même en fait sa femme, à la barbe et dans la maison du tuteur. Voilà le fond font on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra, etc. (...) Le genre d'une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en oeuvre. » (Beaumarchais, Lettre modérée) Vous commenterez et apprécierez cette affirmation et vous vous demanderez ce qui, au théâtre, donne à une pièce son régime ?
Dans les comédies, il s'agit de re-créer le choc entre deux conceptions de la vie, le moment historique clé d'une société : l'effondrement d'un état féodal. Le monde est la Galice et sa synthèse le repentir de Don Juan Manuel, dernière décantation de l'âme galicienne. L'intention artistique : capter un moment d'un changement historico-social au moyen de l'écriture. La forme littéraire que choisit Valle Inclan pour représenter cet instant est le drame historique. Dans quelle mesure et jusqu'a quel point peut on dire, après avoir analysé les nuances de la citation, que les Comedias Barbaras sont un drame historique ?
O. Wilde aurait dit au sujet d'un personnage de Balzac : « La mort de Lucien de Rubempré est le plus grand drame de ma vie ». M. Vargas LLosa commentant cette phrase ajoute : « Une poignée de personnages littéraires ont marqué ma vie de façon plus durable qu'une bonne partie des êtres en chair et en os que j'ai connus ». Que pensez-vous de ces affirmations ? Vous répondrez en vous appuyant sur des exemples précis ?
Dans Pour un nouveau roman, Alain Robbe-Grillet écrit : Un roman, pour la plupart des amateurs - et des critiques - c'est avant tout une histoire. Un vrai romancier, c'est celui qui sait raconter une histoire. Le bonheur de conter, qui le porte d'un bout à l'autre de son ouvrage, s'identifie à sa vocation d'écrivain. Inventer des péripéties palpitantes, émouvantes, dramatiques, constitue à la fois son allégresse et sa justification. Vous analyserez et discuterez ce propos, en étayant votre argumentation sur des exemples précis ?
Voilà le fond dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra, etc. [...] Le genre d'une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractères qui le mettent en oeuvre. (Beaumarchais) En vous appuyant sur le corpus de documents et sur les pièces que vous connaissez, vous commenterez et apprécierez cette affirmation ?
Pour André Malraux, l'essentiel de l'émotion tragique, c'est la conscience simultanée de la servitude humaine et de l'indomptable aptitude des hommes à fonder leur grandeur sur elle. Vous illustrerez ce jugement à partir d'un oeuvre dramatique et d'un roman de Malraux que vous avez étudiés ?
Dans le journal d'un poète, en 1836, Alfred de Vigny écrivait: Le drame est vrai puisque, dans une action tantôt comique, tantôt tragique, suivant les caractères, il finit avec tristesse comme la vie des hommes puissants de caractère, énergiques de passion. Le drame n'a été appelé bâtard que parce qu'il n'est ni comédie ni tragédie. [...] Mais les vivants sont ainsi. Vous expliquerez cette opinion en l'illustrant à partir des drames romantiques que vous connaissez ?
Dans la Revue des deux Mondes, en 1838, Gustave Planche écrivait, à propos de Ruy Blas, de Victor HUGO: Toute la pièce n'est qu'un puéril entassement de scènes impossibles. Elle ne relève ni de la réalité historique, ni de la réalité humaine, ni de la poésie lyrique. Selon vous, d'après les drames romantiques que vous connaissez, ce jugement est-il justifié ?
En réfléchissant aux fonctions de la lettre dans ces différentes scènes, vous vous demanderez sur quels éléments scénographiques ou autres peut reposer au théâtre la progression dramatique ?
En 1898, après les premières représentations de Lorenzaccio, Jules Lemaître écrivait : « Le personnage de Lorenzaccio est aussi riche de signification qu'un Faust ou qu'un Hamlet ; comme eux, il figure dans une fable particulière, l'homme, l'éternel inquiet et l'éternel déçu, sous un de ses plus larges aspects. Et ce personnage est une créature vivante, il est de chair, de sang, de nerfs et de bile. » Vous commenterez ce jugement en vous appuyant notamment sur les théories romantiques du drame ?
Qu'est-ce qu'un drame romantique ?
Expliquez et discutez, si vous le jugez nécessaire, cette opinion de Vigny : « Le genre bâtard, c'était la tragédie faux antique de Racine. Le drame est vrai, puisque, dans une action tantôt comique, tantôt tragique, suivant les caractères, il finit avec tristesse comme la vie des hommes puissants de caractère, énergiques de passion. « Le drame n'a été appelé bâtard que parce qu'il n'est ni comédie ni tragédie, ni Démocrite rieur, ni Héraclite pleureur. Mais les vivants sont ainsi. Qui rit toujours, ou toujours pleure? Je n'en connais pas, pour ma part. » (Journal d'un Poète, 1836. Ed. de la Pléiade, pp. 1043-44.) ?
Expliquez et discutez la conception de l'art dramatique qui apparaît dans les lignes suivantes : « Quoi! Vous ne concevez pas l'effet que produiraient sur vous une scène réelle, des habits» vrais, des discours proportionnés aux actions, des actions simples, des dangers dont il est impossible que vous n'ayez tremblé pour vos parents, vos amis, pour vous-même? Un renversement de fortune, la crainte de l'ignominie, les suites de la misère, une passion qui conduit l'homme à sa ruine, de sa ruine au désespoir, du désespoir à une mort violente, ne sont pas des événements rares, et vous croyez qu'ils ne vous affecteront pas autant que la mort fabuleuse d'un tyran, ou le sacrifice d'un enfant aux autels des dieux d'Athènes ou de Rome? » (Diderot, Entretiens sur « Le Fils naturel », 1757, Troisième entretien, éd. de La Pléiade, p. 1284) ?
Francisque Sarcey affirmait: Je suis convaincu qu'un drame excellent doit se pouvoir jouer dans une grange et y réussir, tout aussi bien que sur une grande scène, où s'ajoute pourtant au mérite de l'oeuvre, la séduction du décor et du costume. Expliquez et discutez ?
Un dramaturge contemporain, Armand Salacrou soutient qu'une pièce n'est pas faite pour les personnages, mais les personnages pour la pièce. Vous expliquerez et discuterez cette opinion en vous fondant sur des exemples choisis dans le théâtre français de toutes les époques ?
Commentez et discutez ces lignes de Baudelaire : « L'art est-il utile? Oui. Pourquoi ? Parce qu'il est l'art. Y a-t-il un art pernicieux? Oui. C'est celui qui dérange les conditions de la vie. Le vice est séduisant, il faut le peindre séduisant; mais il traîne avec lui des maladies et des douleurs morales singulières. Il faut les décrire. Etudiez toutes les plaies comme un médecin qui fait, son service dans un hôpital, et l'école du bon sens, l'école exclusivement morale, ne trouvera plus où mordre. Le crime est-il toujours châtié, la vertu gratifiée? Non; mais cependant si votre roman, si votre drame est bien fait, il ne prendra envie à personne de violer les lois de la nature. La première condition nécessaire pour un art sain est la croyance à l'unité intégrale. Je défie qu'on me trouve un seul ouvrage d'imagination qui réunisse toutes les conditions du beau et qui soit un ouvrage pernicieux. » (L'Art romantique, « Les drames et les romans honnêtes ».) ?
Vigny dit lui-même de ses poèmes qu'ils sont des compositions dans lesquelles une pensée philosophique est mise en scène sous une forme épique ou dramatique. Vous expliquerez cette définition en prenant comme exemple une pièce de Vigny à votre choix ?
Quelles différences y a-t-il entre une tragédie classique et un drame romantique ? Pour plus de précision, vous comparerez deux pièces que vous connaissez bien ?
La Bruyere trouvait le caractère de Tartuffe outré et invraisemblable. Il a refait le portrait de l'hypocrite dans Onuphre. Vous comparerez les deux personnages et vous direz lequel vous semble plus vrai, plus vivant, plus dramatique ?
Tartuffe est-il un drame ou une comédie ?
Le Cid est-il le plus beau de nos drames romantiques ?
La Fontaine, poète dramatique ?
« Toutes les situations dramatiques peuvent être rendues comiques avec un peu d'adresse ». (Souriau)
Expliquez cette affirmation en précisant à quoi peut tenir le comique d'une situation à l'origine du dramatique dans la pièce de Molière, Dom Juan et dans le Mariage de Figaro de Beaumarchais
?
Est-il possible de donner la même force dramatique au héros positif qu'au héros négatif ?
Commentez : « la tragédie humaniste vise moins à individualiser les personnages et encre moins à les montrer en action car opposé sous des noms qui les symbolisent, des principes d'action. C'est pourquoi les tragédies de Garnier subordonnent l'action dramatique à la rhétorique ». ?
Dans la scène du dénouement, Perdican s'exclame « Orgueil, le plus fatal des conseillers humains, qu'es-tu venu faire entre cette fille et moi ? » et un critique, Jean Giraud, écrit de Camille : « Elle est tout orgueil. Elle met une intelligence aiguë, une volonté redoutable, au service de son amour propre ».
En analysant le comportement des protagonistes d'On ne badine pas avec l'amour, vous montrerez que ce proverbe de Musset est effectivement un drame de l'orgueil. Mais n'est-il que cela
?
Les grandes oeuvres dramatiques du passé sont aussi aptes - sinon plus - que celles écrites aujourd'hui en lien direct avec l'actualité à mettre en question le monde dans lequel nous vivons : partagez-vous cette opinion ?
Ionesco remet en cause la distinction traditionnelle entre le comique et le tragique : j'ai intitulé mes comédies antipièces, drames comiques, et mes drames pseudodrames ou farces tragiques, car, me semble-t-il, le comique est tragique, et la tragédie de l'homme est dérisoire. En vous appuyant sur votre lecture de Dom Juan, de Tartuffe, et des textes de corpus (Beckett, Büchner, Koltes) et de toute autre texte théâtral pertinent vous pourrez expliquer, commenter et éventuellement discuter ces propos de Ionesco?
En 1898, après les premières représentations de Lorenzaccio, Jules Lemaître écrivait : « Le personnage de Lorenzaccio est aussi riche de signification qu'un Faust ou qu'un Hamlet ; comme eux, il figure dans une fable particulière, l'homme, l'éternel inquiet et l'éternel déçu, sous un de ses plus larges aspects. Et ce personnage est une créature vivante, il est de chair, de sang, de nerfs et de bile. » Vous commenterez ce jugement en vous appuyant notamment sur les théories romantiques du drame ?
Seriez-vous aussi sévère qu'un critique affirmant, à propos de la reprise des mythes antiques par les dramaturges modernes : « Il y a une étonnante mesquinerie à rapetisser ainsi ces grandes figures qui, sur la route de l'humanité, incarnent nos éternelles passions. » ? Pour répondre, vous vous appuierez sur la pièce étudiée cette année ?
« L'esthétique de l'épopée n'est pas celle du drame : le paroxysme ne se trouve pas à la fin, mais au milieu, comme dans cette chanson où la mort de Roland est la flèche mystique d'une cathédrale héroïque. [...] L'accumulation incantatoire, les répétitions qui tassent le récit, apparentent l'art épique à la musique [...] et à l'architecture, selon une disposition du temps et de l'espace déterminée par une intention symbolique. On veut suggérer l'élan militaire ou mystique, provoquer l'admiration ou l'horreur. » Commentez et discutez ces affirmations de D. Poirion ?
"Nous forgeons l'esprit, le dramaturge le libère". Que pensez vous de cette assertion d'un poète ?
Peut-on dire que les héros des pièces de Victor Hugo, d'Alfred de Musset (extraits Fantasio, Caprices de Marianne, Hernani, etc.) sont des héros romantiques et qu'ils illustrent bien ce que doit être le personnage principal d'un drame romantique ?
Voilà le fond, dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra,etc. [...] Le genre d'une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en oeuvre. écrit Beaumarchais. En vous appuyant sur les textes du corpus ainsi que sur les pièces que vous connaissez, vous commenterez et apprécierez cette affirmation ?
Peut-on dire que comédie ou tragédie il n'y a pas de théâtre sans drame ni conflit ?
Dans son essai critique Sur Racine, Roland Barthes qualifie Bérénice de « tragédie de l'aphasie » ; Jean Starobinski, quant à lui, souligne « que dans le théâtre français classique, et singulièrement chez Racine, les gestes tendent à disparaître au profit du langage, il faut ajouter au profit du regard. Les scènes chez Racine sont des « entrevues ». Les personnes du drame se parlent et s'entre-regardent mais les regards échangés ont valeur d'étreinte et de blessure... Ils troublent les âmes. Une contrainte esthétique devient ainsi moyen d'expression ». Dans quelles mesures cette définition de la tragédie correspond-elle à la pièce de Racine que vous avez étudiée ?
Hernani est-il un mélodrame d'un grand poète ?
Pourquoi moliere est-il le plus populaire des auteurs dramatique francais ?
Les drames romantiques ne présentent-ils que des faiblesses ?
En quoi les rapports qui s'établissent entre maîtres et valets dans la comédie du XVIIe siècle que vous avez étudiée permettent-ils au dramaturge d'«arracher les masques » ?
Quels rôles les dramaturges du XVIIIe siècle font-ils jouer aux valets de leurs comédies ?
sur quels éléments scénographiques ou autres peut reposer, au théâtre, la progression dramatique ?
En quel sens peut-on dire que le « drame peint la vie » ?
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