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La laideur peut-elle être une source d'inspiration pour un poète au même titre que la beauté ?

Le narrateur du Temps retrouvé croise une femme qu'il a aimée dans sa jeunesse et pour laquelle il conserve une vive affection. Il perçoit, sous ses traits vieillissants, les traces de sa beauté d'autrefois. En vous inspirant de l'extrait proposé (texte D), vous imaginerez la description qu'il pourrait en faire. (Bac 2008 - 1S et 1ES)

Un éditeur contemporain présente ainsi une collection d'ouvrages littéraires: La modernité n'a rien à voir avec la date de parution des écrits. Des textes écrits il y a plusieurs siècles sont résolument modernes. Ils répondent parfois mieux que les œuvres plus récentes à nos préoccupations et à notre soif de beauté. Partagez vous cette opinion ? Vous appuierez votre réponse sur des analyses tirées de vos lectures.

Composez une anthologie de poèmes sur la Beauté.

Henri Coulet écrit, dans Le Roman jusqu'à la révolution : « Le réel n'intéresse les romanciers que s'il est vécu par l'homme : ils peignent les passions bien plus que les objets, ils s'attachent beaucoup plus à reconstituer les émotions et les réflexions d'un personnage qu'à construire une intrigue parfaitement cohérente et à en inventer des circonstances rigoureusement possibles ; l'équilibre de l'imagination et de l'observation, qui s'entraident pour obtenir du lecteur l'adhésion lucide et critique à un faux plus vrai que le vrai, est accompli dans la description de la vie intérieure, non dans celle du monde et des actes extérieurs ; la vraisemblance de celle-ci est souvent sacrifiée à l'intensité de celle-là ». Dans quelle mesure ces propos caractérisent-ils la démarche de Marivaux dans Le Paysan parvenu ?

La nouvelle suggère, laisse beaucoup de blanc, de marge que le lecteur comble à son gré.

La poésie ne doit-elle servir que la beauté et se détourner du réalisme ?

« Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ». (Beaumarchais)

Victor Hugo, qui admirait beaucoup Shakespeare, écrivait dans sa préface de Cromwell « car la poésie, la vraie, est dans l'harmonie des contraires ». Montrez comment Roméo et Juliette illustre cette harmonie des contraires.

Pour Théophile Gautier, il n'y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid (Préface de Mademoiselle de Maupin). D'après les textes et tableaux étudiés, pensez-vous que l'oeuvre engagée perde nécessairement toute valeur artistique ?

La littérature et le savoir de notre siècle tendent beaucoup plus à détruire qu'à édifier affirme J.J. Rousseau dans la préface de son oeuvre L'Emile. Vous vous interrogerez sur la portée de cette affirmation.

Quand, à propos d'un personnage de roman, on emploie l'expression « C'est un beau personnage !» parle-t-on seulement de la beauté physique ou morale de ce personnage ? Que veut-on dire ?

Toute comédie n'est qu'un long apologue disait Beaumarchais dans la préface du Mariage de Figaro. Vous vous demanderez si toute oeuvre comique a pour but de transmettre une morale.

Les romans dont les héros ont beaucoup de défauts sont-ils décevants ?

Deux camarades discutent de la beauté du théâtre. L'un pense qu'elle vient de la représentation, de l'éclairage, de la gestuelle, de la mise en scène ; l'autre qu'elle naît de la façon dont le texte a été écrit. Imaginez leur dialogue argumenté.

Les romans dont les héros ont beaucoup de défauts vous semblent-ils intéressants ?

La poésie ne montre-t-elle que la beauté ou peut-elle s'intéresser à d'autres sujets ?

Certains auteurs ont affirmé : « L'art le plus beau est celui qui puise son inspiration dans la tristesse et le malheur ». Etes-vous d'accord avec cette citation ?

En vous appuyant sur des exemples précis empruntés à la pièce de Beaumarchais : Le Mariage de Figaro, vous essaierez de définir en quoi consiste le plaisir du théâtre.

Dans la préface de l'édition de 1785 du Mariage de Figaro, Beaumarchais remarque au sujet de sa pièce : « Personne n'étant tenu de faire une comédie qui ressemble aux autres, si je me suis écarté d'un chemin trop battu, pour des raisons qui m'ont parus solides, ira-t-on me juger, comme l'on fait messieurs tels, sur des règles qui ne sont pas les miennes ? » Vous expliquerez et commenterez cette situation en vous appuyant sur votre connaissance de l'oeuvre.

« Chacun de nous se fait donc simplement une illusion du monde, illusion poétique, sentimentale, joyeuse, mélancolique, sale ou lugubre suivant sa nature. Et l'écrivain n'a d'autre mission que de reproduire fidèlement cette illusion avec tous les procédés d'art qu'il a appris et dont il peut disposer ». Cette réflexion permet de mieux poser les rapports entre le réel, l'art et le beau. Vous analyserez et vous direz dans quelle mesure elle vous paraît donné une définition satisfaisante du roman.

Dans la préface du Mariage de figaro, Beaumarchais affirme avoir construit sa pièce de « façon a y faire entrer la critique d'une foule d'abus qui désolent la société». Le théâtre est-il selon vous un lieu propice à une telle critique ?

Parlant du monde et de ses personnages, Albert Camus écrit dans l'Homme révolté : Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau, ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est jamais de si bouleversant héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leurs passions. Vous expliciterez et illustrerez ce point de vue à partir de vos lectures romanesques et vous le discuterez si cela vous semble nécessaire.

Parlant du monde romanesque et de ses personnages, Albert Camus écrit dans L'Homme révolté : les personnages ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le notre. Mais eux du moins,courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion. Commentez. Objets d'étude (extraits) : La Princesse de Clèves de La Fayette, Histoire du Chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut de l'abbé Prévost, le Rouge et Noir de Stendhal et La Condition Humaine de Malraux.

Pour présenter un recueil des plus beaux poèmes français, le critique littéraire Robert Kanters écrit : « Ce n'est pas un livre comme un autre dont vous venez de tourner les premières pages. C'est un jardin qui vous accueille, si vous le voulez, peuplé d'amis connus et inconnus. » Quel est le meilleur des « amis » que vous reconnaîtriez dans ce «jardin » des poètes ? Faites-nous comprendre et partager votre amitié. ?

Vous supposerez qu'après la mort de Pascal, un janséniste, son ami, consigne dans ses Mémoires les impressions qu'il éprouve et les souvenirs qu'il tient à fixer. Il rappelle d'abord les services que Pascal a rendus à la cause de Port-Royal; il caractérise l'ardeur avec laquelle Pascal a cherché la vérité dans ses « conversions » ; il parle du livre ébauché par Pascal en vue d'ébranler les indifférents et de les ramener à Jésus. Enfin, il cite quelques-unes des Pensées, pour en montrer toute la beauté.

Vous expliquerez cette pensée de Jean Rostand en l'appliquant à l'oeuvre de Ronsard et de Du Bellay : « Dans le domaine spirituel, parmi les oeuvres qui durent, il en est qui demeurent vivantes et pleines de suc, tandis que d'autres ne subsistent que comme de beaux fossiles caractéristiques d'une époque. » ?

A propos du romancier, Marcel Proust écrit: D'un mot, il peut nous affranchir. Par lui, nous perdons notre ancienne condition pour connaître celle du général, du tisseur, de la chanteuse, du gentilhomme campagnard, la vie des champs, le jeu, la chasse, la haine, l'amour, la vie des camps... Notre infortune ou notre fortune cesse pour un instant de nous tyranniser... C'est pourquoi, en fermant un beau roman triste, nous nous sentons si heureux. Commentez et critiquez.

« Toute comédie n'est qu'un long apologue ». Êtes vous d'accord avec cette affirmation de Beaumarchais ? Appuyez-vous, afin d'argumenter votre devoir, sur des exemples de comédie.

Quelles réflexions vous inspirent ses affirmations de Beaumarchais sur la tache de l'auteur dramatique : « Les vices, les abus, voilà ce qui ne change point mais se déguise en mille formes sous le masque des moeurs dominants : leur arracher ce masque et les montrer à découvert, telle est la noble tâche de l'homme qui se voue au théâtre [...] » ?

« L'écriture est hautement privilégiée lorsqu'il s'agit de transmettre un savoir », écrit Simone de Beauvoir dans Tout compte fait. Partagez-vous son opinion ?

Écrire un monologue délibératif. Après avoir quitté Céphise, Andromaque se retrouve devant le tombeau de Hector où gît son mari, elle se demande si elle doit épouser Pyrrhus ou pas.

Qu'est-ce qu'un beau poème sinon une folie retouchée ?

« La foule demande au théâtre des sensations, la femme, des émotions ; le penseur, des méditations. Tous veulent un plaisir ; mais beaucoup, le plaisir des yeux ; celles-là, le plaisir du coeur ; les derniers, le plaisir de l'esprit ». Dans un devoir correctement composé vous direz dans quelle mesure vous partagez cette opinion de Victor Hugo. Votre réflexion prendra appui sur des exemples précis ; son développement, sur des analyses pertinentes.

« Voilà le fond, dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra,etc. [...] Le genre d'une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en oeuvre » écrit Beaumarchais. En vous appuyant sur les textes du corpus ainsi que sur les pièces que vous connaissez, vous commenterez et apprécierez cette affirmation.

Théophile Gautier écrit en 1834 dans la préface de Mademoiselle de Maupin : « Il n'y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid ». Vous réagissez à cette citation dans un article destiné au courrier des lecteurs de votre journal habituel. Votre réflexion portera sur la poésie et non sur l'art en général.

À bas la nature, vive l'art ! (Jean-Michel Ribes, Musée haut, musée bas). Pensez-vous que l'art, en particulier la littérature, consiste forcément à tourner le dos aux beautés de la nature ? Vous vous référerez principalement à des textes de genres et d'époques variés, sans oublier d'évoquer d'autres formes d'expression artistique (peinture, sculpture, cinéma ... ).

La poésie ne doit-elle être que beauté ?

Dans la préface du Mariage de Figaro, Beaumarchais affirme avoir construit sa pièce « de façon à y faire entrer la critique d'une foule d'abus qui désolent la société ». Le théâtre est-il, selon vous, un lieu propice à une telle critique ? Vous y répondrez dans un développement argumenté, en vous appuyant sur les textes étudiés et sur vos lectures personnelles et votre expérience de spectateur.

La poésie ne vise-t-elle qu'à évoquer les beautés du monde ?

Dans le Barbier de Séville, Beaumarchais fait dire au personnage de Figaro : « Je me presse de rire de tout de peur d'être obligé d'en pleurer ». Pourquoi rit-on de situation grave voire tragique ? N'y a-t-il pas là une contradiction ?

Jean-Jacques Rousseau a écrit dans la préface Émile : « La littérature et le savoir de notre siècle tendent beaucoup plus à détruire qu'à édifier ». Pourrait-on appliquer ces propos au Candide de Voltaire ?

« La littérature et le savoir de notre siècle tendent beaucoup plus à détruire qu'à édifier » affirme J.J. Rousseau dans la préface de son oeuvre L'Émile. Vous vous interrogerez sur la portée de cette affirmation.

« Le langage nous réintègre à la communauté humaine : il faut écrire l'échec, la maladie, la mort, non pas pour désespérer les lecteurs, mais au contraire pour essayer de les sauver du désespoir. » Commentez cette citation de Simone de Beauvoir.

A la lecture du monologue de Figaro dans le Mariage de Figaro de Beaumarchais, Louis XVI se serait écrié : "[...] il faudrait détruire la Bastille pour que la représentation de cette pièce ne fut pas une inconséquence (acte ou parole irréfléchis) dangereuse." La représentation d'une pièce de théâtre est-elle nécessaire à son caractère exemplaire (qui peut servir d'exemple ou de référence) ?

Imaginez un dialogue entre Baudelaire et Mallarmé qui affirmait, dans sa Lettre à Cazalis (1867, Propos sur la poésie) : « Il n'y a que la Beauté - elle n'a qu'une expression parfaite, la Poésie.» Votre dialogue pourra commencer par cette phrase et devra comporter des références précises aux poèmes que vous connaissez ?

Voilà le fond dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra, etc. (...) Le genre d'une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en œuvre. (Beaumarchais). En vous appuyant sur le corpus de documents et sur les pièces que vous connaissez, vous commenterez et apprécierez cette affirmation ?

En toute société, l'artiste, l'écrivain demeure un étranger. Partagez-vous l'opinion de Simone de Beauvoir sur la place et la fonction de l'artiste dans la société ?

À partir de l'exemple de Charles Juliet dans Lambeaux et d'autres autobiographes, expliquez pourquoi des auteurs se lancent dans le récit de leur autobiographie ?

"En toute société, l'artiste, l'écrivain demeure un étranger" affirme Simone de Beauvoir dans la Force de l'Âge. Partagez-vous cette opinion sur la place et la fonction de l'artiste dans la société ?

Dans le barbier de seville, Beaumarchais denonce les inegalités par le rire, pensez vous que la comedie soit le moyen approprié pour critiquer ?

Beaucoup affirment que le théâtre ne prend son véritable sens que pendant la représentation et grâce à elle - la simple lecture de l'oeuvre rédigée par l'écrivain passerait ainsi à côté de l'essentiel : on ne peut pas lire le théâtre . Vous expliquerez, en vous référant à des textes de théâtre étudiés en classe ou à d'autres expériences de spectacle, ce que vous pensez de cette affirmation ?

Dans "Le barbier de Seville", Beaumarchais fait dire à Figaro : "je me presse de rire de tout de peur d'etre obligé d'en pleurer". Cette attitude vous semble-t-elle propre a caractériser l'ensemble du genre comique au théâtre ?

Partagez-vous l'opinion de Jean Jacques Rousseau dans la préface de l'Emile sur la litterature et le savoir de notre époque tendant beaucoup plus à détruire qu'à édifier ?

Pensez-vous que la poésie ne doive servir que la beauté et se détourner du réalisme ?

L'apparition du poème en prose a soulevé beaucoup de réticences, certains ont meme parlé à son sujet d'aveu d'impuissance. Que pensez vous de ce point de vue ?

Ecrivez un conte à partir de cette moralité : « Quand d'une charmante beauté Le galant fait le dégoûté Il a beau dire, il a beau feindre C'est qu'il n'y peut atteindre ». Situez votre conte à l'époque contemporaine, sur des oppositions simples, un schéma narratif très net, la présence du merveilleux et les interventions du narrateur ?

Molière, dans sa préface de Tartuffe a écrit : Les plus beaux traits d'une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire. Justifier cette thèse en vous référant à différents exemples de comédie ?

Selon André Breton, un poème doit être une débâcle de l'intellect. Paul Valéry affirme au contraire: j'aimerais infiniment mieux écrire en toute conscience, et dans une entière lucidité quelque chose de faible, que d'enfanter à la faveur d'une transe et hors de moi-même un chef d'oeuvre d'entre les plus beaux. Faut-il donc condamner totalement le surréalisme ?

Commentez ce jugement de Théodore de Banville sur Beaudelaire: Il a accepté tout l'homme moderne avec ses défaillances, avec sa grâce maladive, avec ses aspirations impuissantes ?

Dans ses Entretiens autour du cinématographe (1951), Jean Cocteau déclarait : « Je ne crois pas à ce terme à la mode : l'évasion. Je crois à l'invasion. Je crois qu'au lieu de s'évader par une oeuvre, on est envahi par elle. [...] Ce qui est beau, c'est d'être envahi, habité, inquiété, obsédé, dérangé par une oeuvre. » A l'aide d'exemples précis tirés de votre culture littéraire et artistique, vous analyserez et commenterez ces propos du poète, romancier, dramaturge et cinéaste Jean Cocteau ?

Selon Stendhal, « Toute oeuvre d'art est un beau mensonge. » Vous illustrerez et, au besoin, commenterez cet aphorisme en fondant votre argumentation sur des exemples précis tirés de votre culture littéraire et artistique ?

« Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. - Et je l'ai trouvée amère. - Et je l'ai injuriée », écrit Rimbaud dans Une saison en enfer. Dans cette phrase, Rimbaud se présente comme un « poète maudit ». Pensez-vous que la poésie soit source de souffrance pour le poète ? N'est-elle que cela ? Vous appuierez votre réponse sur des exemples précis ?

Pourquoi la mort est-elle un des thèmes privilégiés de la poésie lyrique ? [Corpus : « Sur un tombeau », Plaintes d'Acante de Tristan l'Hermite ; « Lorsque la mort viendra », Pour un Vitrail de Anne Perrier ; « Les jours bleuiront », extrait des Coqs à l'âne - Norge] ?

En toute société, l'artiste, l'écrivain demeure un étranger affirme Simone de Beauvoir dans la Force de l'Âge. Partagez-vous cette opinion sur la place et la fonction de l'artiste dans la société ?

En quoi Baudelaire, dans Les Fleurs du mal, a t-il réussi à extraire la beauté du mal et en quoi il n'y est pas parvenu?

Molière, dans sa préface de Tartuffe a écrit : Les plus beaux traits d'une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire. Justifier cette thèse en vous référant à différents exemples de comédie ?

« Un vieillard amoureux prétend épouser demain sa pupille : un jeune amant plus adroit le prévient, et ce jour même en fait sa femme, à la barbe et dans la maison du tuteur. Voilà le fond font on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra, etc. (...) Le genre d'une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en oeuvre. » (Beaumarchais, Lettre modérée) Vous commenterez et apprécierez cette affirmation et vous vous demanderez ce qui, au théâtre, donne à une pièce son régime ?

« Si un homme n'a jamais lu les bons auteurs, les livres qui bouleversent les coeurs et les intelligences de millions de lecteurs, s'il ne peut réciter une ou deux douzaines de vers de son poète favori - n'en aurait-il qu'un - celui-là est condamné à l'indigence spirituelle, à vivre à « mi-coeur » ; il se prive d ; il se prive dune part immense des joies que procure la connaissance du beau ». Lev Kassil, le Courrier de l'Unesco, février 1968. Vous vous interrogerez sur ce jugement en vous référant aux oeuvres littéraires que vous avez appréciées ?

Si je veux peindre le printemps, il faut que je sois en hiver ; si je veux décrire un beau paysage, il faut que je sois dans les murs (de la ville), et j'ai déjà dit cent fois que, si jamais j'étais mis à la Bastille, j'y ferai le tableau de la liberté ». Que pensez-vous de cette opinion de Rousseau sur l'inspiration ?

Accordez-vous beaucoup d'importance au dénouement quand vous jugez une pièce de théâtre ou un roman ? Vous donnerez votre avis puis vous direz quels doivent être les qualités d'un bon dénouement ?

Il vous est déjà arrivé, pour qualifier un roman, d'employer ces formules : « c'est un bon roman » ou « c'est un beau roman ». En vous fondant sur votre expérience de lecteur, vous direz quelles réflexions vous suggère cette opposition ?

« Il m'a paru plaisant, et d'autant plus agréable que la tâche était plus difficile, d'extraire la beauté du Mal. », écrit Baudelaire. Pensez-vous que la poésie ne doive servir que la Beauté et se détourner du réalisme ?

Dans la préface du Mariage de Figaro, Beaumarchais affirme avoir construit sa pièce de façon à y faire entrer la critique d'une foule d'abus qui désolent la société . Le théâtre est-il selon vous, un lieu propice à une telle critique ?

Molière, dans sa préface de Tartuffe a écrit : Les plus beaux traits d'une sérieuse morale sont moins puissants, le plus souvent, que ceux de la satire. Justifier cette thèse en vous référant à différents exemples de comédie ?

Voilà le fond dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra, etc. [...] Le genre d'une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractères qui le mettent en oeuvre. (Beaumarchais) En vous appuyant sur le corpus de documents et sur les pièces que vous connaissez, vous commenterez et apprécierez cette affirmation ?

Dans Entretiens sur le cinématographe, Jean Cocteau déclare: Je ne crois pas à ce terme à la mode: l'évasion. Je crois qu'au lieu de s'évader par une oeuvre, on est envahi par elle. Ce qui est beau, c'est d'être envahi, habité, inquiété, obsédé, dérangé par une oeuvre. Vous commenterez et discuterez cette opinion en empruntant des exemples précis aux textes au programme et à vos lectures personnelles ?

Dans Emile ou De l'Education, en 1762, Jean-Jacques Rousseau condamne ainsi les Fables de La Fontaine : « On fait apprendre les Fables de La Fontaine à tous les enfants, et il n'y en a pas un seul qui les entende : quand ils les entendraient, ce serait encore pis. car la morale en est tellement mêlée et si disproportionnée à leur âge qu'elle les porterait plus au vice qu'à la vertu. » Puis, après un commentaire linéaire railleur du « Corbeau et le renard ». il poursuit : « Suivez les enfants apprenant leurs fables, et vous verrez, que quand ils sont en état d'en faire l'application, ils en sont presque toujours une contraire à l'intention de railleur [...] les enfants se moquent du corbeau, mais s'affectionnent tous au renard [...] ils prendront toujours le beau rôle, c'est le choix de l'amour-propre, c'est un choix très naturel. » Partagez-vous ce jugement sévère de Rousseau, ou jugez-vous les Fables que vous connaissez selon d'autres critères que celui de moralité ?

Écrire son autobiographie apparaît souvent comme une nécessité pour l'écrivain. Dans quelle mesure peut-on dire qu'il s'agit d'une « seconde naissance », selon la formule qu'utilise Charles Juliet à la fin de son oeuvre intitulée Lambeaux ? Vous vous appuierez sur les textes du corpus, les textes lus et étudiés, et vos lectures personnelles ?

Les plus désemparés sont les chants les plus beaux / Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots. Musset, Nuit de Mai ?

Que pensez-vous de ce jugement porté en 1859 par Baudelaire sur le réalisme : « Dans ces derniers temps nous avons entendu dire de mille manières différentes : « Copiez la nature; ne copiez que la nature. Il n'y a « pas de plus grande jouissance ni de plus beau triomphe « qu'une copie excellente de la nature. » Et cette doctrine, ennemie de l'art, prétendait être appliquée non seulement à la peinture, mais à tous les arts, même au roman, même à la poésie. A ces doctrinaires si satisfaits de la nature un homme imaginatif aurait certainement eu le droit de répondre : « Je trouve inutile et fastidieux « de représenter ce qui est, parce que rien de ce qui est « ne me satisfait. La nature est laide, et je préfère les « monstres de ma fantaisie à la trivialité positive. » (Curiosités esthétiques. Salon de 1859, Édition de la Pléiade, p. 764.) ?

Etudiez ces réflexions d'Alfred de Vigny sur la vérité dans l'art : « L'ART ne doit jamais être considéré que dans ses rapports avec sa BEAUTE IDÉALE. Il faut le dire, ce qu'il y a de VRAI n'est que secondaire; c'est seulement une illusion de plus dont il s'embellit, un de nos penchants qu'il caresse. Il pourrait s'en passer, car la VÉRITÉ dont il doit se nourrir est la vérité d'observation sur la nature humaine, et non l'authenticité du fait. Les noms des personnages ne font rien à la chose. « L'IDÉE est tout. Le nom propre n'est rien que l'exemple et la preuve de l'idée. » (Cinq-Mars, Préface, 1826.) (C. A. Lettres, Jeunes Filles, 1946.) ?

Commentez et discutez ces lignes de Baudelaire : « L'art est-il utile? Oui. Pourquoi ? Parce qu'il est l'art. Y a-t-il un art pernicieux? Oui. C'est celui qui dérange les conditions de la vie. Le vice est séduisant, il faut le peindre séduisant; mais il traîne avec lui des maladies et des douleurs morales singulières. Il faut les décrire. Etudiez toutes les plaies comme un médecin qui fait, son service dans un hôpital, et l'école du bon sens, l'école exclusivement morale, ne trouvera plus où mordre. Le crime est-il toujours châtié, la vertu gratifiée? Non; mais cependant si votre roman, si votre drame est bien fait, il ne prendra envie à personne de violer les lois de la nature. La première condition nécessaire pour un art sain est la croyance à l'unité intégrale. Je défie qu'on me trouve un seul ouvrage d'imagination qui réunisse toutes les conditions du beau et qui soit un ouvrage pernicieux. » (L'Art romantique, « Les drames et les romans honnêtes ».) ?

Commentez et discutez ce jugement d'André Gide: J'ai écrit, et je suis prêt à récrire encore, ceci qui me paraît d'une évidente vérité: C'est avec les beaux sentiments qu'on fait de la mauvaise littérature. Je n'ai jamais dit ni pensé qu'on ne faisait de la bonne littérature qu'avec les mauvais sentiments. J'aurais aussi bien pu écrire que les meilleurs intentions font souvent les pires oeuvres d'art et que l'artiste risque de dégrader son art à le vouloir édifiant?

Rousseau est le premier qui ait forcé tout le beau monde à sortir des salons et à quitter la grande allé du parc pour la vraie promenade aux champs (Sainte-Beuve). qu'en pensez-Vous ?

Beaucoup plus parfait que Corneille et moins grand, Racine doit être moins révéré (Joubert). qu'en pensez-vous ?

Pascal a beaucoup utilisé les Essais de Montaigne, qui, cependant, lui était antipathiques par certains côtés. Vous comparerez les deux écrivains et vous direz ce qui plaisait à l'auteur des Pensées et ce qui le choquait dans l'ouvrage de Montaigne ?

Le Cid est-il le plus beau de nos drames romantiques ?

Appréciez ce mot de M. de Malézieu à La Bruyère dont il venait de lire "Les Caractères": "Voilà de quoi vous attirer beaucoup de lecteurs et beaucoup d'ennemis".

« Toutes les situations dramatiques peuvent être rendues comiques avec un peu d'adresse ». (Souriau) Expliquez cette affirmation en précisant à quoi peut tenir le comique d'une situation à l'origine du dramatique dans la pièce de Molière, Dom Juan et dans le Mariage de Figaro de Beaumarchais ?

Goethe affirme en 1829 dans sa Conversation avec Eckermann : « J'appelle classique ce qui est beau, romantique ce qui est malade ». Dans quelle mesure, cette affirmation peut-elle s'appliquer aux oeuvres étudiées ?

La littérature et le savoir de notre siècle tendent beaucoup plus à détruire qu'à édifier affirme J.J. Rousseau dans la préface de son oeuvre L'Emile. Vous vous interrogerez sur la portée de cette affirmation ?

Dans Le Barbier de Séville, Beaumarchais fait dire à Figaro : « je me presse de rire de tout avant d'être obligé d'en pleurer ». Pensez-vous que cette citation permet de définir le genre de la comédie ?

Les plus désespérés sont les chants les plus beaux./Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots écrit Alfred de Musset (1810-1857) dans sa Nuit de mai. Commentez et discutez cette affirmation en vous appuyant sur le corpus et sur les poèmes que vous connaissez. Pensez-vous que le poète soit condamné à l'incompréhension et que la source de la poésie se trouve le plus souvent dans la souffrance ?

La littérature doit-elle être morale ? (Mariage de Figaro et de sa préface de Beaumarchais) ?

Dans la préface du Mariage de Figaro, Beaumarchais affirme avoir construit sa pièce « de façon à y faire entrer la critique d'une foule d'abus qui désolent la société ». Le théâtre est-il, selon vous, un lieu propice à une telle critique ? Vous y répondrez dans un développement argumenté, en vous appuyant sur les textes étudiés et sur vos lectures personnelles et votre expérience de spectateur. ?

Lettre de Apollinaire à André Breton 14 février 1916 En réalité je n'ai lu avec soin que des livres spéciaux sur tous les sujets, des catalogues, des livres de linguistiques, les contes de Perrault, des voyages et des poètes par fragments ou entièrement Villon, Racine, La fontaine et beaucoup d'auteurs célèbres... et en 1901 j'ai lu pas mal de romans de chevaleries. Cette lettre éclaire-t-elle notre lecture d'Alcools ?

« Les plus désespérés sont les chants les plus beaux. Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots » (Musset, La Nuit de Mai) Que pensez-vous de cette conception de la poésie ?

Voilà le fond, dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra,etc. [...] Le genre d'une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en oeuvre. écrit Beaumarchais. En vous appuyant sur les textes du corpus ainsi que sur les pièces que vous connaissez, vous commenterez et apprécierez cette affirmation ?

Êtes-vous d'accord pour affirmer avec une critique de la pièce de Beaumarchais que la pièce du Barbier de Séville est fait sur du rien ?

Commentez les propos de Proust sur le Beau en littérature : Si l'on cherche ce qui fait la beauté absolue de certaines choses, on voit que ce n'est pas la profondeur, ou telle ou telle autre vertu qui semble éminente. Non, c'est une espèce de fondu, d'unité transparente où les choses, perdant leur premier aspect de choses sont venues se ranger les unes à côté des autres dans une espèce d'ordre, pénétrées de la même lumière. Je suppose que c'est ce qu'on appelle le vernis des peintres ?

En quoi peut-on dire que Beckett a transformé au XXe siècle l'idée que l'on se fait de la représentation théâtrale ? Vous répondrez à cette question en vous servant d'exemples pris dans Oh les beaux jours ?

Dans quelle mesure Flaubert dans Madame Bovary vous semble-t-il avoir concilié le réalisme de ses peintures avec ses préoccupations d'artiste soucieux de la souveraine beauté de la forme ?

Discuter cette boutade de Diderot: Voltaire aura beau faire, il ne sera jamais que le second dans tous les genres ?

Dans la préface d'une de ses tragédies, Racine prétend « avoir suivi l'Histoire avec beaucoup de fidélité ». Certains critiques se sont plu, au contraire, à retrouver dans ses pièces un reflet de son époque. En faisant la part de la vérité historique et de l'actualité dans le théâtre de Racine, vous montrerez qu'il se recommande surtout par sa valeur générale et humaine. ?

Musset déclare : « Les chants désespérés sont les chants les plus beaux ». Les Parnassiens ont au contraire affirmé que la seule poésie valable doit être impersonnelle. Commentez ces deux affirmations contradictoires ?

« Le beau est toujours bizarre ». Cette affirmation de Charles Baudelaire résume-t-elle l'esthétique des Fleurs du Mal ?

« Qu'est-ce qu'un beau poème sinon une folie retouchée ? » (G. Bachelard, Poétique de la rêverie). Comment comprenez-vous cette définition du texte poétique ?

« Les plus désespérés sont les chants les plus beaux Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots » (Musset, La Nuit de Mai). Que pensez-vous de cette conception de la poésie ?

Écrire son autobiographie apparaît souvent comme une nécessité pour l'écrivain. Dans quelle mesure peut-on dire qu'il s'agit d'une « seconde naissance », selon la formule qu'utilise Charles Juliet à la fin de son oeuvre intitulée Lambeaux ?

Selon Alain, « il n'y a point de fatalité dans le roman : au contraire, le sentiment qui y domine est d'une vie où tout est voulu, même les passions et les crimes, même le malheur » (Système des Beaux-Arts, 1920). Partagez-vous cette opinion ?

La poésie est-elle la chose qui fait le beau dans la parole ?

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