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Sujet : On a souvent reproché au roman d'entretenir les rêves et illusions du lecteur. Ce reproche vous parait-il pleinement fondé ?

Définitions des termes :
  • Roman : Récit en prose d'aventures imaginaires qui se distingue : a) de la nouvelle, par sa durée prolongée dans le temps ou par le fait que, même dans un récit assez court, nous avons une vue de la psychologie totale des personnages; b) du conte, par le fait qu'il donne l'existence aux choses et aux êtres qu'il décrit, sans les considérer comme des inventions merveilleuses ou des symboles philosophiques. Oeuvre d'imagination en prose, assez longue, qui présente et fait vivre des personnages donnés comme réels, dont elle raconte leurs histoire, aventures, psychologies, destins. Les romans se distinguent par l'importance relative des divers éléments qui coexistent dans la plupart d'entre eux : a) l'action, qui domine dans le roman d'aventures, policier, de cape et d'épée, le roman noir (genre venu d'Angleterre, très à la mode à la fin du XVIIIe s. et au début du XIXe : récit d'aventures merveilleuses et terribles dans des décors effrayants) ; b) l'analyse psychologique qui prédomine dans le roman dit d'analyse, le roman autobiographique (confession de l'auteur sous forme de récit ou de journal), le roman intime ou intimiste, le roman par lettres ou épistolaire; c) la peinture de la société : roman historique, picaresque, de moeurs, paysan, populiste, de la famille, d'une époque; roman fleuve : vaste roman qui se déroule sur un long espace de temps et donne souvent, grâce à plusieurs intrigues simultanées, une large vue de la société d'une époque : Exemple: Les hommes de bonne volonté, de Jules Romains; d) la peinture du monde extérieur : roman exotique, planétaire (c'est-à-dire, après 1920, le roman qui se passe à travers tous les pays du monde); e) les idées : le roman peut avoir un but didactique (roman scientifique, allégorique, symbolique), contribuer à développer le savoir vivre et la politesse (XVIIe s. roman pastoral, précieux), défendre des idées morales et philosophiques (roman à thèse), attaquer la société (roman satirique), proposer un idéal social.
  • rêve : Succession d'images qui se déroulent dans la conscience pendant le sommeil et que le sujet endormi vit comme des événements réels. Pour les anciens, le rêve est un signe qui vient de l'Au-delà. Pour les scientistes du XIXe siècle, c'est la mécanique nerveuse, libérée du contrôle de la conscience vigilante, qui explique cette succession d'images peu cohérentes. Ni l'explication magique, ni l'application physiologique ne découvrent au rêve un sens humain. Le sens du rêve est situé en quelque sorte soit au-dessus, soit au-dessous de l'homme : les dieux parlent en mes songes ou bien c'est mon corps qui rêve, mais ce n'est pas moi qui rêve. Mes rêves, si l'on peut dire ne me concernent pas. Freud, le premier, donne au rêve un sens humain : Le rêve est la satisfaction d'un désir. La censure (voir ce mot) qui, à l'état de veille, refoule les désirs scabreux, interdits, se trouve pendant le rêve non pas supprimée mais affaiblie. Les désirs interdits se satisfont dans le rêve, mais d'une façon encore détournée, voilée, symbolique. Le rêve nécessite donc une interprétation et son incohérence n'est qu'apparente. Sous les images manifestes, patentes, du rêve, le psychanalyste doit découvrir des significations cachées.
  • illusion : Il convient de distinguer les illusions des sens et les illusions intellectuelles. Les premières ont une origine physiologique. Les secondes ont pour fondement les désirs et les passions.

Extrait du corrigé : Le roman se caractérise par son contenu fictionnel : il s'agit pour lui, au premier abord, de raconter une histoire inventée, parfois dans le seul but de divertir un public. On pourra donner l'exemple des romans de chevalerie, des romans d'aventure, ou encore des romans de gare. Le lecteur peut lire naïvement ces romans et voir son rapport au réel altéré par eux : c'est le cas de Madame Bovary, qui trouve le réel trop fade par comparaison avec le monde décrit dans les romans de Walter Scott, et qui échoue à reconstituer dans sa vie ce qu'elle a lu dans les romans, si bien qu'elle échoue finalement à vivre. On pourra aussi penser à l'exemple de Julien Sorel dans Le Rouge et le Noir, exalté par ses lectures et s'attachant, en y échouant, à mettre dans le réel la même exaltation qu'il a trouvée dans ses livres. Le roman présenterait alors le danger de déformer le rapport que l'homme entretient avec le réel, et le reproche contenu dans le sujet se fonderait par cela.   II. Le roman, interprète du réel.   Cependant, le roman n'a d'autre source que le réel lui-même, il fait simplement un travail d'interprétation et d'esthétisation de ce réel - cette remarque vaut pour tout phénomène artistique, le réel étant toujours, en dernière analyse, le référent de ce phénomène, qu'on le reproduise ou que l'on s'en détache. Les courants romanesques du réalisme et du naturalisme se donnent ainsi pour but de donner à voir le réel, de mettre au jour ses mécanismes (que l'on pense par exemple à la précision chirurgicale que Zola entend donner à ses personnages et aux milieux dans lesquels ils évoluent, dans le but de dessiner un portrait fidèle de la vie sous le second empire, ce qui passe par un immense travail de documentation et d'analyse quasi-scientifique - on pourra se référer par exemple à son texte théorique, Le roman expérimental, et choisir un volume des Rougon-Macquart dans lequel ce projet apparaît nettement - Germinal, par exemple). Alors le romancier écrit toujours parce qu'il entend donner à voir le réel à travers le prisme de sa propre vision, et non pas pour détacher ses lecteurs du réel et les entraîner dans des rêves et des illusions dangereux.

Corrigé : Corrigé de 1416 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " On a souvent reproché au roman d'entretenir les rêves et illusions du lecteur. Ce reproche vous parait-il pleinement fondé ?" a obtenu la note de :

5.1 / 10

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