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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
- poète : Celui qui écrit des poèmes (en vers ou en prose).
- sujet : L'esprit qui connaît par opposition à l'objet connu. Egalement, en politique, l'individu soumis à l'autorité politique du souverain.
- essence : Ce qui fait qu'une chose est ce qu'elle est, sa nature. L'essence est pensée comme éternelle ou au contraire comme en devenir. Du latin esse, « être ». L'essence d'une chose, c'est sa nature, ce qui définit son être. Une qualité essentielle s'oppose alors à une qualité accidentelle, c'est-à-dire non constitutive de l'être de la chose.
Extrait du corrigé : « Demain dès l'aube » où il traite de la perte douloureuse de sa fille Léopoldine 2) La vie comme déchéance Si la poésie évoque la vie, elle la présente souvent comme une déchéance inéluctable. La vie est donc présentée dans son rapport à la mort, en tant que chemin vers la mort. Le poète peut donc évoquer la vie dans ce qu'elle a de plus laid et de plus immonde, rappelant ainsi sa finalité ultime : la mort. La représentation poétique de la vie comme déchéance prend souvent la forme du pourrissement, de la putréfaction. Ex : · « La Ballade des pendus » de Villon et en particuliers ces vers présentant de façon très visuelle la décomposition des corps des pendus : Vous nous voyez attachés ici, cinq, six: Quant à notre chair, que nous avons trop nourrie, Elle est depuis longtemps dévorée et pourrie, Et nous, les os, devenons cendre et poussière. De notre malheur, que personne ne se moque, Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre! · « Une charogne » de Baudelaire : poème centré autour du thème de la décomposition et de la pourriture. 3) La fuite du temps : un thème poétique universel Le thème de la fuite du temps, témoignant de la brièveté de la vie et présentant la mort comme un but inéluctable est un thème courant de la poésie, en particulier de la poésie lyrique du Romantisme. Les Romantiques ont souvent pour sujet principal le Temps dans ce qu'il a de destructeur, ce sujet évoquant en creux l'ombre de la mort, planant sur les hommes et obsédant leurs pensées. Mais des poètes issus de divers courants et mouvements ont traité de cette fuite tragique et angoissante du temps. Ex : · Le poème « On vit, on parle » de Hugo, extrait des Contemplations, prend la forme d'un tableau universel de l'existence humaine, de l'enfance à la mort, présentant cette dernière comme le port ultime où s'arrête le voyage de la vie : On est flot dans la foule, âme dans la tempête; Tout vient et passe; on est en deuil, on est en fête; On arrive, on recule, on lutte avec effort.
Corrigé de 2101 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Ronsard a écrit en 1550 que « la mort guide nos pas » (odes II, 12). Pensez-vous que les poètes doivent en faire un sujet essentiel de leurs textes ?" a obtenu la note de : aucune note
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