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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- mot : 1. Élément du discours, signe d'une idée distincte. 2. Unité linguistique composée et fonctionnant de manière relativement autonome : « Segment de la chaîne parlée ou du texte écrit tel qu'on le puisse séparer de son contexte en le prononçant isolément ou en le séparant par un blanc des autres éléments du texte et lui attribuer une signification et une fonction spécifique » (MARTINET). 3. Au pluriel, souvent synonyme de paroles.
- temps : Milieu indéfini et homogène, analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Temps objectif: Mouvement continu et irréversible (« flèche du temps ») par lequel le présent rejoint le passé. Temps subjectif: Sentiment intérieur de la temporalité, telle qu'elle est vécue par le sujet (synonyme : durée).
- mythe : Récit allégorique et fictif permettant d'exposer une doctrine.
Extrait du corrigé : Les pratiques de réécritures sont aussi anciennes que la Littérature elle-même. Les textes d’Homère ont connu des l’antiquité des compléments a ce point savants et similaires au texte original que l’on a pu les confondre avec ce dernier. Mais les pratiques de réécritures (ou pratiques hypertextuelles pour reprendre l’expression consacrée par Gérard Genette dans son ouvrage majeur consacre a la question : Palimpsestes) ne sont pas seulement anciennes : elles sont également multiples. En effet, nous pouvons voir qu’elles s’attaquent soit au style, soit au sens de l’œuvre, avec une variété d’intentions qui dessinent tout un panel d’intentions et de fonctions incarnées par la réécriture. D’après Giraudoux, les réécritures permettent « d’épousseter de temps en temps les statues éternelles ». Analysant ce propos, nous pouvons l’entendre comme l’expression de l’idée selon laquelle les réécritures sont le moyen de débarrasser une œuvre fameuse et reconnue de ce qui l’a fait appartenir trop visiblement a une époque révolue et a une culture définie, d’une part ; mais aussi comme l’idée que les réécritures permettent d’intéresser davantage un public contemporain en chargeant l’œuvre réécrite de significations, voire d’allusions, a la situation politique et sociale contemporaine des spectateurs de l’œuvre. Nous dirons donc qu’ « épousseter » une œuvre en la réécrivant revient donc d’une part à enlever quelque chose de cette œuvre (ce qui la fait appartenir a une époque révolue) et à lui ajouter quelque chose d’autre (ce qui la fait entrer dans une nouvelle ère de références). Avant de nous demander quelles sont les fonctions de la réécriture du mythe d’Electre chez Giraudoux, nous commencerons par nous demander dans quelle mesure son œuvre appartient bel et bien à ce genre particulier qu’est le genre des réécritures. Nous verrons ensuite que la réécriture du mythe d’Electre par Giraudoux a deux fonctions majeures que nous expliciterons : faire entrer le mythe grec dans l’ère de la modernité, d’une part ; proposer une variation personnelle réexaminant ses enjeux et sa signification, de l’autre.
Corrigé directement accessible
Le corrigé du sujet " Les réécritures permettent-elles, selon le mot de GIRAUDOUX, d'épousseter de temps en temps les statues éternelles ? En vous appuyant sur le mythe d'Electre et ses réécritures, vous vous demanderez quelles sont leurs fonctions." a obtenu la note de : aucune note
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